L’érosion littorale menace les plages espagnoles // Coastal erosion threatens Spanish beaches

Concentrations de CO2 : 433,50 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Avec le réchauffement climatique, les tempêtes sont de plus en plus violentes et il est de plus en plus difficile de faire face à l’érosion côtière. La France et l’Espagne sont confrontées aux même difficultés.

Chaque hiver, des tempêtes ravagent des pans entiers de la côte espagnole, réduisant à néant les travaux de reconstruction de l’été et menaçant les fondements de l’industrie touristique, pourtant vitale pour le pays. Certaines destinations de vacances balnéaires se tournent désormais vers des solutions naturelles pour tenter de sauver leurs paysages et leurs moyens de subsistance. Dans la région nord-est de la Catalogne, la plage de Montgat a pratiquement disparu : les rochers qui étaient restés longtemps enfouis sous de vastes étendues de sable ont été mis à nu par les éléments.

Le littoral à Montgat (Crédit photo : Josep Lago / AFP)

Avec les tempêtes de plus en plus violentes, les vagues dévorent la côte, et les maisons des pêcheurs sont en passe d’être menacées elles aussi. Le problème est grave en Catalogne car ces villages côtiers et les stations balnéaires attirent des foules de touristes. Une voie ferrée historique reliant Barcelone à la ville de Mataro, parallèle à la côte, se rapproche chaque hiver un peu plus de la mer. Combien de temps pourra-t-elle résister ?

Au sud de Barcelone, l’érosion hivernale a atteint une intensité telle que des plages disparaîtront dans les dix prochaines années, selon un rapport de Greenpeace Espagne publié en 2024. Les autorités espagnoles ont tenté d’exploiter les processus naturels pour stopper le recul des plages. Toutefois, la technique habituelle consistant à déverser des tonnes de sable vouées à être emportées par la prochaine succession de tempêtes hivernales, ou à remplacer les pavés des promenades, n’est pas une solution à long terme. La régénération artificielle n’est plus possible ; son entretien est coûteux et inefficace.

Les plages se régénèrent naturellement lors des périodes plus clémentes, surtout en été, mais ce renouveau ne se produit que dans des espaces très naturels. C’est pourquoi Calafell, une ville de 30 000 habitants au sud de Barcelone, qui dépend principalement du tourisme, a supprimé 800 mètres carrés de sa promenade et deux digues.

Front de mer ‘pieds dans l’eau’ de Calafell (Crédit photo : Office du tourisme)

Des barrières de roseaux ont été mises en place le long de la plage pour retenir le sable et créer des dunes. On a aussi reconstitué les zones érodées avec du sable de même nature prélevé à proximité, et utilisé des drones pour observer la zone. Avec cette solution, dans une zone de 4 500 mètres carrés, 1 000 mètres cubes de sable ont été gagnés. En moyenne, le sable atteint 25 centimètres, mais dans certaines zones, il atteint un 1,50 m de haut.

D’autres municipalités catalanes ont essayé de prendre des mesures similaires en supprimant les parkings, les brise-lames et les étals de plage, mais les solutions naturelles n’ont qu’une portée limitée. Calafell envisage de démolir la partie la plus large et la plus moderne de sa promenade, mais la partie historique est intouchable en raison de la proximité des habitations. À Sitges, au sud de Barcelone, la restauration des dunes a été privilégiée, mais il est hors de question de démanteler la promenade centenaire du front de mer.

Les belles plages espagnoles, baignées par un chaud soleil, jouent un rôle fondamental dans le secteur du tourisme. Près de 100 millions de visiteurs étrangers ont afflué dans le pays en 2025 et le tourisme est le moteur d’une économie espagnole en pleine croissance, soutenant 2,7 millions d’emplois et représentant plus de 12 % du PIB. La protection des plages est un enjeu majeur de l’autre côté des Pyrénées.

Source : France Info, AFP.

Les plages françaises sont confrontées au même problème que les plages espagnoles. Les enrochements sont souvent une solution de misère. À Lacanau (Gironde), les pouvoirs publics ont engagé une réflexion sur la relocalisation de 1200  logements et commerces vers l’intérieur des terres.

Photo : C. Grandpey

Déjà le 22 juin 2018, j’avais publié une note sur la menace que fait planer la hausse du niveau de l’océan Atlantique sur le côte landaise :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/06/22/lacanau-gironde-sous-la-menace-de-locean-atlantique/

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With global warming, storms are becoming increasingly violent, making it harder and harder to combat coastal erosion. France and Spain face the same challenges.
Every winter, storms ravage entire sections of the Spanish coast, wiping out summer reconstruction efforts and threatening the foundations of the tourism industry, which is vital to the country. Some seaside holiday destinations are now turning to natural solutions to try to save their landscapes and livelihoods. In the northeastern region of Catalonia, Montgat beach has practically disappeared: the rocks that had long been buried under vast stretches of sand have been exposed by the elements.
With increasingly violent storms, waves are devouring the coastline, and the fishermen’s homes are also threatened. The problem is serious in Catalonia because these coastal villages and resorts attract crowds of tourists. A historic railway line linking Barcelona to the city of Mataró, running parallel to the coast, gets a little closer to the sea each winter. How long can it hold out?
South of Barcelona, ​​winter erosion has reached such an intensity that beaches will disappear within the next ten years, according to a Greenpeace Spain report published in 2024. Spanish authorities have tried to harness natural processes to halt beach erosion. However, the usual technique of dumping tons of sand destined to be washed away by the next succession of winter storms, or replacing the paving stones on promenades, is not a long-term solution. Artificial regeneration is no longer possible; its maintenance is costly and ineffective.

Beaches regenerate naturally during milder periods, especially in summer, but this renewal only occurs in very natural areas. This is why Calafell, a town of 30,000 inhabitants south of Barcelona, ​​which relies heavily on tourism, removed 800 square meters of its promenade and two breakwaters.

Reed barriers were installed along the beach to retain the sand and create dunes. Eroded areas were also replenished with sand of the same type from nearby sources, and drones were used to monitor the area. With this solution, 1,000 cubic meters of sand were reclaimed from a 4,500-square-meter area. On average, the sand reaches a depth of 25 centimeters, but in some areas, it reaches 1.50 meters.

Other Catalan municipalities have tried similar measures by removing parking lots, breakwaters, and beach stalls, but these natural solutions have only a limited impact. Calafell plans to demolish the widest and most modern section of its promenade, but the historic part is untouchable due to its proximity to residential areas. In Sitges, south of Barcelona, ​​dune restoration has been prioritized, but dismantling the century-old seafront promenade is out of the question.

Spain’s beautiful, sun-drenched beaches play a vital role in the tourism sector. Nearly 100 million foreign visitors flocked to the country in 2025, and tourism is the driving force behind Spain’s booming economy, supporting 2.7 million jobs and accounting for more than 12% of GDP. Beach protection is a major issue on the other side of the Pyrenees.
Source: France Info, AFP.

French beaches face the same problem as Spanish beaches. The riprap is often a poor substitute. In Lacanau (Gironde), the authorities have begun considering the relocation of 1,200 homes and businesses inland.
Back on June 22, 2018, I published a report on the threat posed by rising Atlantic sea levels to the Landes coast:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/06/22/lacanau-gironde-sous-la-menace-de-locean-atlantique/

Vulcano (Îles Éoliennes) : Bains de boue et érosion littorale // Vulcano (Aeolian Islands) : mud baths and coastal erosion

Quand on débarque de l’aliscaphe ou du bateau sur l’île de Vulcano, la première odeur que l’on perçoit le plus souvent est celles de l’hydrogène sulfuré en provenance d’une mare de boue à proximité de Porto Levante. Cette boue attire chaque année des milliers de touristes parmi lesquels certains espèrent soigner des maladies de peau, tandis que d’autre préfèrent profiter des jacuzzi naturels alimentés par des remontées de gaz depuis le fond de la mer. En général, les gaz volcaniques sont emportés par le vent qui balaye régulièrement les bien nommées Iles Eoliennes.

Photos: C. Grandpey

Après plusieurs années de fermeture et une série de procédures judiciaires, les bains de boue de Vulcano sont de nouveau accessibles pour la saison touristique 2026. Les habitants et les professionnels du tourisme ont accueilli cette nouvelle avec enthousiasme. La zone thermale, gérée par la société Geoterme, attirait chaque année des milliers de touristes du monde entier en quête des bienfaits de la boue dans ce bassin situé à proximité de la mer, dans le secteur de Levante. Le tourisme à Vulcano peut désormais reprendre, même en basse saison, après avoir été complètement interrompu par la fermeture des bains de boue.

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Parallèlement, sur l’île de Vulcano, le comité « Amici delle Sabbie Nere » (« Amis des Sables Noirs ») a été créé afin d’inciter les autorités à lutter contre l’érosion côtière. Cette érosion ronge progressivement le littoral de la magnifique baie des Sables Noirs (Baia delle Sabbie Nere). Ce qui, jusqu’à l’année dernière, était une destination prisée des touristes du monde entier – la reine Élisabeth figure parmi ses premières visiteuses en 1961 – a été profondément bouleversé par l’érosion. La mer a progressé au centre de la baie et séparé la plage en deux parties désormais séparées par une bande de mer d’une vingtaine de mètres.

Crédit photo : réseaux sociaux

Il y a quelques jours, la municipalité de Lipari a alloué 10 000 euros destinés à la remise en état et au nivellement de la plage. Malheureusement, cette intervention est impossible dans la zone envahie par la mer. Sans intervention immédiate, notamment par le réensablement de la plage, il y a le risque que le recul du rivage s’étende progressivement et devienne irréversible. L’érosion menacerait alors d’endommageant également les habitations, les hébergements et la jetée voisine.
L’association « Amici delle Sabbie Nere » regroupe des visiteurs réguliers de l’île de Vulcano et des habitants. Elle a contacté le maire de Lipari, le conseil municipal et l’ Agenzia del Demanio (Agence des biens de l’État) afin de s’enquérir des mesures prises ou envisagées pour remédier à l’érosion de la baie, notamment en mobilisant les ressources disponibles telles que les recettes de la taxe de débarquement, les fonds alloués à l’instabilité hydrogéologique, le PNRR et tout autre financement possible.
Source : Presse italienne

Je conseille la lecture du hors-série « L’Ile de Vulcano » (2005) dont je suis l’auteur et qui a été édité par L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.). J’y explique les bienfaits thérapeutiques des bains de boue. Le hors-série est disponible (prix: 5 euros) auprès de l’association :

https://www.lave-volcans.com/lave_gp/index.php?action=024

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When you step out of the hydrofoil or the boat on the island of Vulcano, the first smell you usually perceive is that of hydrogen sulfide from the mud baths near Porto Levante. This mud each year attracts thousands of tourists including some who hope of cure skin diseases, while others prefer to enjoy the natural hot tubs fed by gases rising from the bottom of the sea. Generally, these volcanic gases are blown away by the wind which regularly sweeps the aptly named Aeolian Islands.

After several years of closure and a series of legal proceedings, the « mud baths’ of Vulcano reopened for the 2026 tourist season. The islanders and tourism operators welcomed the news of the reopening of the thermal center, which during its operational years always attracted thousands of tourists from all over the world seeking the benefits of immersing themselves in the pond located near the sea, in Levante. The pond is managed by the company “Geoterme”. Now, tourism in Vulcano can restart even in the off-season, which had come to a halt after the closure of the mud pond.

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Meanwhile, on the island of Vulcano, the committee “Amici delle Sabbie Nere” (“Friends of the Black Sands”) has been formed to urge the authorities to prevent beach erosion. Coastal erosion is progressively erasing the shoreline of the beautiful Baia delle Sabbie Nere (Bay of Black Sands). What until last year was a pleasant destination for tourists from around the world, with Queen Elisabeth among its first visitors in1961, today appears deeply disfigured. The sea has advanced along the central area of the bay and has separated the beach into two isolated sections now divided by a stretch of sea of about twenty meters.

Just a few days ago, the Municipality of Lipari allocated 10,000.00 euros for the “grooming” and leveling of the beach. Unfortunately, this intervention will not be feasible in the area invaded by the sea. If immediate action is not taken, with a beach nourishment, there is a real and concrete risk that without such intervention the state of beach retreat may progressively and permanently extend, becoming irrecoverable, with damage also to homes, accommodation facilities, and the nearby pier.

The Committee “Amici delle Sabbie Nere” is made up of regular visitors to the island of Vulcano and locals. It has reached out to the Mayor of Lipari, the City Council, and the Agency of State Property to inquire about what actions have been taken or are intended to be taken to address the serious state of erosion of the bay and its infrastructure, potentially utilizing available resources such as the proceeds from the landing tax, funds allocated for hydrogeological instability, PNRR, and any other possible financing.

Source : Italian news media.

Érosion côtière en Islande // Coastal erosion in Iceland

J’ai déjà mis en garde à plusieurs reprises sur ce blog contre le danger des vagues à la plage de sable noir de Reynisfjara, dans le sud de l’Islande. Mais aujourd’hui, le message d’alerte est différent. Ces dernières semaines, la force inhabituelle des vagues a provoqué une importante érosion côtière à Reynisfjara, modifiant radicalement l’aspect et l’accessibilité de cette célèbre plage.
Des portions des colonnes de basalte qui se dressent au-dessus du rivage et sont un élément caractéristique de Reynisfjara, se retrouvent les pieds dans l’eau. Normalement, ces colonnes se dressent au ras du rivage, mais la forte houle et les vents persistants ont déplacé le sable et la roche de façon si spectaculaire que ce n’est plus le cas. Le sable qui protégeait le pied des falaises a été emporté, laissant les rochers et les colonnes à l’air libre et transformant le paysage d’une manière inédite. Un habitant a estimé que l’océan avait érodé l’intérieur des terres de plusieurs dizaines de mètres par endroits, faisant disparaître la plage dans sa totalité.

Reynisfjara en 2022 (Photo: C. Grandpey)

Vue du littoral à Reynisfjara Beach le 9 février 2026 (Crédit photo : réseaux sociaux)

Selon les services météorologiques et côtiers, la cause de cette érosion littorale se trouve dans une période prolongée de forts vents d’est et une forte houle en janvier et début février. Ce régime météorologique a généré à plusieurs reprises de puissantes vagues qui ont frappé la côte sud. Ce phénomène a intensifié les processus côtiers naturels et déplacé le sable et les pierres bien plus que d’habitude à cette période de l’année.
L’érosion est si importante que certains sentiers pédestres et accès à la plage sont désormais plus proches du rivage que d’ordinaire, et que, par endroits, des zones auparavant accessibles ne sont plus praticables en toute sécurité.
Experts et habitants soulignent que si l’érosion côtière est un processus naturel le long des côtes islandaises, façonnées au fil des millénaires par l’activité volcanique et les puissantes vagues de l’Atlantique Nord, le niveau de changement actuel est exceptionnellement rapide et étendu. Là encore, du jamais vu !
Face à ces changements récents subis par le littoral islandais, les autorités et les organisations locales continuent de surveiller la situation et rappellent aux visiteurs de rester sur les sentiers balisés et les points de vue aménagés, et de respecter la signalisation de sécurité qui a récemment été renforcée. Compte tenu du paysage modifié et de la houle imprévisible, s’approcher de l’ancien rivage ou marcher près des falaises est dangereux et fortement déconseillé.

Sources : ARCTIC PORTAL.org.

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I have warned several times on this blog about the danger of the waves at Reynisfjara Black Sand Beach in southern Iceland.But today, the warning is different. Unusually strong ocean forces over recent weeks have caused extensive coastal erosion at Reynisfjara, dramatically changing the appearance and accessibility of the famous Black Beach.

Sections of the basalt column formations have been pushed out into the ocean by wave action. Normally these columns stand right at the shoreline, but heavy seas and persistent winds have shifted sand and rock so dramatically that this is no longer the case. The sand that normally protects the base of the cliffs has been swept away, leaving the rocks and columns more exposed and altering the landscape in ways they have never seen before. One resident estimated that the ocean has eroded inland by dozens of metres in some places, removing the usual beach area entirely.

Meteorological and coastal experts have pointed to a sustained period of strong easterly winds and high wave activity in January and early February as key factors driving the change. This weather pattern has repeatedly pushed powerful surf against the South Coast, intensifying natural coastal processes and moving sand and stones far more than is typical for this time of year.

The erosion has been so significant that some walking paths and beach access areas are now closer to the waterline than usual, and in some spots previously accessible areas are no longer safely reachable.

Experts and locals emphasise that while coastal erosion is a natural process along Iceland’s shores, shaped over millennia by volcanic activity and the North Atlantic’s powerful waves, the current level of change appears exceptionally rapid and extensive.

With the recent changes, authorities and local organisations are continuing to monitor conditions and remind visitors to stay on marked paths and designated lookout areas, and to respect safety signage. Given the altered landscape and unpredictable surf, approaching the old shoreline or walking closer to the cliffs is hazardous and strongly discouraged.

Sources: ARCTIC PORTAL.org.

https://arcticportal.org/

Nouvelles disparitions de maisons en Caroline du Nord // New collapses of houses in North Carolina

Dans une note publiée le 25 novembre 2024, j’indiquais qu’une tempête côtière en Caroline du Nord avait précipité une maison inoccupée dans l’océan, dans le village de Rodanthe, dans le comté de Dare, au large de l’île de Hatteras, le 15 novembre 2024. Il s’agissait de la sixième disparition de maison dans la région cette année-là. Une portion de la Route 12 a été temporairement fermée près du site de l’événement, ainsi que la plage face à Rodanthe, en raison de la présence de débris dangereux. Les visiteurs ont été priés de rester à l’écart de la zone. Le Service météorologique national avait prévu des rafales de vent pouvant atteindre 80 km/h le long de l’île, tout en avertissant d’un risque de submersion par l’océan.
Le 25 novembre 2024, six maisons avaient été avalées par l’océan à Rodanthe depuis mai de la même année. Fin septembre, trois maisons en bord de mer ont disparu en une semaine en raison de violentes tempêtes et de la montée du niveau de la mer. Le village de Rodanthe, ainsi que d’autres villages adjacents au littoral, est particulièrement exposé à l’érosion côtière causée par la combinaison des vents, des vagues, des marées et de la montée des eaux.

Les maisons de plage surélevées, posées sur pilotis, étaient autrefois protégées par les dunes et le sable sec. Mais ces dernières années, les fondations de nombre de ces maisons ont été régulièrement recouvertes, partiellement ou totalement, par l’eau de mer. Lorsque les maisons sont battues par des vents violents et de fortes vagues, l’eau érode le sable qui les soutient, augmentant ainsi les risques d’effondrement.

Crédit photo: USA Today

Aujourd’hui, en octobre 2025, nous apprenons qu’une neuvième maison a été avalée par l’océan sous l’effet de l’érosion accentuée par les vagues générées par les ouragans Humberto et Imelda. L’événement s’est produit plus au nord que les huit précédents.
Une vingtaine d’équipes ont été dépêchées à Buxton pour évacuer les matériaux accumulés. En effet, plusieurs autres maisons risquent encore de s’effondrer car les vagues continuent d’éroder leurs fondations. La hauteur des vagues a atteint jusqu’à 4,20 m le 2 octobre. Des années d’érosion côtière, combinées au passage au large des ouragans Humberto et Imelda, ont provoqué les derniers effondrements.
Depuis 2020, 21 maisons de plage ont ainsi disparu du littoral du Cap Hatteras. Neuf de ces effondrements se sont produits à Buxton depuis la mi-septembre. Les 12 autres ont eu lieu à Rodanthe, le plus récent avant le dernier effondrement a eu lieu en novembre 2024.

https://youtu.be/dD_A3UBrnlM

Source : Médias américains.

La France n’est pas à l’abri de telles disparitions d’habitations dans la mer lorsque surviennent des tempêtes au moment où les coefficients de marée sont élevés et supérieurs à 100. Si une tempête se produit dans de telles conditions, le danger devient très élevé pour la côte, comme on a pu l’observer à plusieurs reprises dans le passé. Dans de nombreux endroits, des enrochements ont été installés mais ils ne sont qu’une protection très provisoire car de puissantes vagues les détruisent rapidement. La seule solution pour lutter contre l’érosion côtière est de s’attaquer à la cause, à savoir le réchauffement climatique et les émissions de gaz à effet de serre.

Les prochaines grandes marées auront lieu du 6 au 10 octobre 2025 avec un coefficient maximal de 110, puis du 5 au 7 décembre 2025 avec un coefficient maximal de 98. Croisons les doigts pour que la mer soit calme…

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In a post released on 25 November 2024, I indicated a North Carolina coastal storm had sent an unoccupied house into the ocean in the village of Rodanthe in Dare County, off the island of Hatteras, on November 15th, 2024, marking the sixth house collapse in the area that year. A portion of Highway 12 was temporarily closed near the collapse, as well as the beach in front of Rodanthe due hazardous debris. Visitors were urged to stay clear of the area The National Weather Service had forecasted wind gusts up to 80 km per hour along the island while also warning of ocean overwash.

On 25 Novemver 2024, a total of six houses had collapsed in Rodanthe since May if that year. In late September, three beachfront houses had collapsed within a week due to intense storms and rising sea levels.

The village of Rodanthe, as well as others adjacent to the seashore, have been especially susceptible to coastal erosion caused by a combination of winds, waves, tides and rising seas. Elevated beach-style homes sitting atop pilings were once protected by dunes and dry sand. But in recent years, the bases of many of these homes have been regularly, either partially or fully, covered with ocean water. When the houses are battered by strong winds and large waves, the water erodes the sand supporting the homes, increasing the chance of collapse.

Today, in October 2025, we learn that a ninth home collapsed unto the ocean due to erosion from waves generated by hurricanes Humberto and Imelda. The event occurred farther north than any of the previous eight.

Around two dozen crews have been dispatched to Buxton for cleanup, as several other homes remain at risk of collapse as surf continues to erode their foundations. Wave heights reached up to 4.2 m on October 2. Years of coastal erosion, combined with the offshore passage of hurricanes Humberto and Imelda, led to the most recent collapses.

Since 2020, 21 privately owned beach homes have collapsed within Cape Hatteras National Seashore. Nine of those collapses occurred in Buxton since mid-September. The remaining 12 took place in Rodanthe, with the most recent before the latest collapse recorded in November 2024.

https://youtu.be/dD_A3UBrnlM

Source : U.S. News media.