Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

Un séisme de M4.8 a été détecté sur le Bárðarbunga (Islande) à 8 h 41 le 21 février 2023, suivi de plusieurs répliques. Le Bárðarbunga est un volcan situé sous le glacier Vatnajökull.
Le dernier séisme d’une intensité similaire a été enregistré en juillet 2022, avec une magnitude de M 4,9. Il y a eu un autre séisme en février 2022. Au cours des dernières années, plusieurs événements semblables ont été enregistrés chaque année sur le Bárðarbunga.
Selon le Met Office, le dernier séisme a été causé par une intrusion magmatique, mais rien n’indique que le magma est en train de remonter vers la surface et qu’une éruption est imminent..
Un épisode d’inflation est observé sur le Bárðarbunga depuis la fin de l’éruption dans l’Holuhraun en 2015.
Rien n’indique, non plus, que l’activité actuelle est liée à l’inflation du sol et à la fonte de la glace da,s la région de l’Askja.
Source: médias d’information islandais.

Vue de la dernière éruption en février 2015 (Source: Met Office)

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Sur la Grande Île d’Hawaï, l’éruption sommitale du Kilauea, dans le cratère de l’Halema’uma’u, a considérablement diminué au cours des derniers jours.
Le HVO indique que les bouches qui alimentaient le lac ouest, ont cessé de fonctionner. Le lac reste actif mais avec de faibles émissions de lave. La majeure partie de sa surface est recouverte d’une croûte. La réduction de l’activité va de pair avec une phase de déflation du sommet du Kilauea qui a commencé le matin du 17 février 2023. L’activité de surface du lac de lave devrait reprendre lorsque le sommet entrera de nouveau en inflation.

L’activité éruptive se limite au cratère. Aucun changement significatif n’a été observé le long de la zone de rift est ou de la zone de rift sud-ouest.
Source : HVO.

Les tiltmètres du HVO confirment la baisse d’activité des derniers jours

Vue du lac de lave à la mi-janvier 2023 (image webcam)

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L’activité sismique sous le volcan Trident (Katmai / Péninsule de l’Alaska) a récemment augmenté. Il n’y a aucun signe d’activité dans les autres paramètres de surveillance. En raison de cette hausse, l’Observatoire des volcans de l’Alaska a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au JAUNE et le niveau d’alerte volcanique à ‘Advisory’ ‘surveillance conseillée)..
La période actuelle d’activité sismique a commencé le 24 août 2022. La profondeur des événements au début de l’essaim était assez grande pour la plupart, à environ 25 km sous le niveau de la mer, et les secousses sont devenues progressivement moins profondes à environ 5 km au cours des quatre jours suivants. Depuis la fin août 2022, la plupart des séismes ont été localisés dans la croûte peu profonde, à moins de 6 km sous le niveau de la mer. Depuis le 1er janvier 2023, les séismes sous le Trident se produisent à raison d’une dizaine par jour. L’événement le plus significatif mesurait M4,6 le 20 novembre.
Il est très probable, bien que pas certain, que l’activité sismique observée dans la région soit due à des mouvements de magma ou de fluides magmatiques en profondeur. Cependant, rien n’indique qu’une éruption du Trident soit imminente, ou même qu’elle se produise.

Crédit photo: AVO

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La sismicité sous l’Aniakchak (péninsule de l’Alaska) a récemment augmenté et s’est déplacée vers la surface. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée au JAUNE et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à ADVISORY (surveillance conseillée). Il n’y a aucun autre signe d’activité dans les paramètres de surveillance. Rien n’indique qu’une éruption de l’Aniakchak soit imminente ou même qu’elle se produise.
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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Toujours en Alaska, la couleur de l’alerte aérienne pour le mont Young du Semisopochnoi (Aléoutiennes) a été abaissée au JAUNE et le niveau d’alerte volcanique à ‘ADVISORY’ (surveillance conseillée). Bien que le cône nord actif du mont Young continue d’émettre un volumineux panache de vapeur, aucune émission de cendres ou activité explosive n’a été détectée depuis fin janvier.
Source : AVO.

A noter que le Mt Cerberus est devenu le Mt Young (Source: AVO)

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En Indonésie, l’éruption au niveau du cratère principal (cratère sud) du Karangetang se poursuit. Les images de la webcam montrent trois coulées de lave le long des flancs S, SO et O. Des matériaux incandescents jonchent la zone sommitale, probablement éjectés lors des explosions, ou suite à des effondrements du cratère.

77 personnes ont été déplacées par l’éruption et vivent dans le musée d’East Siau qui a été transformé en centre d’évacuation temporaire. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 2,5 km du cratère principal, avec une extension à 3,5 km sur les flancs S et SE.
Source : PVMBG.

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L’INGV indique que la lave émise lors de l’éruption qui s’est terminée le 6 février 2023, à la base NE du cratère SE de l’Etna (Sicile), dans la Vallée del Leone à environ 2 800 m d’altitude, a couvert une superficie estimée à 0,96 kilomètres carrés, avec un volume compris entre 4 800 000 et 6 100 000 mètres cubes.
Avec la fin de l’éruption, la couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune, puis au Vert.

La webcam a fourni de belles images de l’éruption

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

J’ai dressé un bilan de l’année volcanique 2022. Vous le trouverez en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/bilan-dactivite-volcanique-2022/

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity around the world.

An M4.8 earthquake was detected at Bárðarbunga (Iceland) at 8:41am on February 21st, 2023, followed by several aftershocks. Bárðarbunga is located under Vatnajökull glacier.

The last time there was a quake of similar magnitude was in July 2022, measuring M 4.9. There was another quake in February 2022. In the past few years, several quakes of this magnitude have always been recorded in Bárðarbunga every year

According to the Met Office, the earthquake was caused by a magma intrusion, but there are no indications the magma is on its way up to the surface and that an eruption is imminent. .

Land rise has been occurring at Bárðarbunga since the end of the Holuhraun eruption in 2015.

There are no indications the current activity is related to the land rise and melting ice currently occurring at Askja volcano.

Source : Icelandic news media.

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On Hawaii Big Island, the summit eruption of Kilauea Volcano, within Halemaʻumaʻu crater, has greatly diminished over the past days.

HVO indicates that the vents that feed the western lake are nolonger erupting. The lake remains active but with weak lava flows. Most of the surface is crusted over. The reduction in activity is related to a deflationary tilt drop that began in the early morning of February 17th, 2023. Surface eruptive activity is expected to resume when the summit re-inflates.

All recent eruptive activity has been confined to the crater. No significant changes have been observed along the East Rift Zone or Southwest Rift Zone.

Source : HVO.

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Seismic activity beneath Trident Volcano (Katmai / Alaska Peninsula) has recently increased although there have been no signs of unrest in other monitoring data. Due to this increase, the Alaska Volcano Observatory is raising the Aviation Color Code to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY.

The current period of seismic unrest began on August 24th, 2022. Earthquake depths at the beginning of the swarm were mostly deep, around 25 km below sea level, and became progressively shallower to around 5 km over the following four days. Since late August 2022, most earthquakes have been located in the shallow crust, with depths less than 6 km below sea level. Since January 1st, 2023, earthquakes under Trident are occurring at an average rate of about ten per day. The largest event measured M4.6 on November 20th.

It is most likely, though not certain, that the unrest observed in the area is due to movement of magma or magmatic fluids at depth there. However, there is no indication that an eruption of Trident is imminent, or that one will occur.

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Seismicity beneath Aniakchak (Alaska Peninsula) has recently increased and shifted to shallower depths. As a consequence, the Aviation Color Code has been raised to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY.  There are no signs of unrest in other monitoring data.  There is no indication that an eruption of Aniakchak is imminent, or that one will occur.

Source : AVO.

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Still in Alaska, the Aviation Color Code for Semisopochnoi‘s Mount Young (Aleutians) has been lowered to YELLOW and Volcano Alert Level to ADVISORY. Although the active north cone of Mount Young continues to produce a robust steam plume, no ash emissions or explosive activity have been detected since late January.

Source : AVO.

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In Indonesia, the eruption at Karangetang’s Main Crater (S crater) continues. Webcam images show three lava flows descending the S, SW, and W flanks. Incandescent rocks dot the upper flanks, possibly from ejected or collapsed material from the crater.

77 people have been displaced by the eruption and are living in the East Siau Museum which was designated as a temporary evacuation shelter. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 2.5 km away from Main Crater with an extension to 3.5 km on the S and SE flanks.

Source : PVMBG.

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INGV indicates that the lava effusion which ended on February 6th, 2023 at the NE base of Etna’s SE Crater (Sicily), in the Valle del Leone at about 2,800 m elevation covered an area estimated at 0.96 square kilometers, with a volume ranging between 4,800,000 and 6,100,000 cubic meters.

With the end of the eruption, the aviation color code was lfirst owered to Yellow, then to Green.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

You will find a report of volcanic activity in 2022 by clicking on this link :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2023/01/02/volcanic-activity-report-2022/

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

L’agitation de l’Askja (Islande) [suite] // Unrest at Askja Volcano (Iceland) [continued]

Dans une note publiée le 12 février 2023, j’indiquais que des images satellites de l’Askja montrent des trous dus à la fonte de la glace à la surface de l’Oskjuvatn ; ils sont plus grands que les années précédentes. Les scientifiques ont déclaré que les trous ne peuvent s’expliquer que par une augmentation de l’activité hydrothermale dans le lac.
Des scientifiques de l’Université d’Islande ont survolé l’Askja à bord d’un avion de la Garde côtière le 16 février et ont pu observer la fonte anormalement rapide de la glace sur Öskjuvatn. D’habitude, l’eau est gelée jusqu’en avril. Une image satellite du 13 février (voir ci-dessous) montre que la neige a fondu sur les pentes à l’est d’Öskjuvatn. La glace a également fondu sur la moitié du lac, qui couvre une superficie de 1 100 hectares.
Les scientifiques sont convaincus que la fonte de la glace est causée par la chaleur due à l’activité hydrothermale. Ils attendent maintenant les résultats des instruments qui étaient à bord de l’avion de la Garde côtière, tels que les données radar et de température. L’équipe scientifique a largué un appareil GPS, une balise et un thermomètre depuis l’avion dans l’Öskjuvatn. Comme je l’ai déjà écrit, la terre s’est élevée de 50 centimètres depuis août 2021 et une chambre magmatique s’est formée sous le volcan. Des chercheurs de l’Université de Cambridge pensent qu’il y a au moins dix kilomètres cubes de magma sous le volcan
Les volcanologues islandais ne s’attendent pas à une éruption à court terme, mais reconnaissent leur incapacité à prévoir un tel événement. Ils pensent qu’ils en verront les signes annonciateurs sur les sismomètres du MET Office quelques heures ou quelques jours avant qu’il se produise.
Les touristes ne visitent pas l’Askja à cette période de l’année. Il faudra intensifier la surveillance du volcan lorsque le printemps arrivera et les touristes aussi.
Source : Iceland Review.

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In a post published on February 12th, 2023, I indicated that a series of satellite images of Askja showed large thaw holes in the ice on Oskjuvatn, as compared to previous years. Scientists then said that the holes were big and could only be explained by increased geothermal heat in the water.

University of Iceland scientists flew a Coast Guard plane over Askja on February 16th and could observe the unusually quick melting of ice on Öskjuvatn. The water is normally frozen until April. A satellite image from February 13th (see below) shows that snow had melted on the slopes east of Öskjuvatn. Ice had also melted from half of the lake, which covers an area of 1,100 hectares.

Scientists are convinced that the melting is caused by geothermal heat. They are now waiting for the results from instruments on board the Coast Guard plane, such as radar and temperature data. The team also dropped a GPS device, a buoy, and a thermometer from the plane into Öskjuvatn lake. As I put it before, the land has risen by a total of 50 centimetres since August 2021, and a magma chamber has formed underneath. Researchers at Cambridge University assume that there are at least ten cubic kilometres of magma beneath the volcano

Icelanding volcanologists do not expect an eruption in the short term, but they don’t know for sure. They think they will see the signs of an eruption on the seismometers at the MET Office some hours or days before it happens.

Tourists are not visiting the Askja volcano at this time of year. It will be necessary to monitor conditions closely when spring comes and tourists arrive.

Source : Iceland Review.

 

Image satellite des zones de fonte dans l’Oskjuvatn le 13 février 2023 (Source : Iceland Review)

Un peu d’agitation en Islande // Some unrest in Iceland

Dans une note publiée le 22 octobre 2021, j’indiquais que l’Askja était étroitement surveillé et que la possibilité d’une éruption ne pouvait être écartée. Depuis le début du mois d’août 2021, l’inflation avait atteint 15 cm, soit une augmentation de 7 cm depuis le mois précédent. Elle était relativement stable, mais semblait ralentir. Selon le Met Office, cette inflation signifiait que le magma était en train de s’accumuler, très probablement à une profondeur de deux ou trois kilomètres.

Le 9 février 2023, le département de volcanologie et de risques naturels de l’Université d’Islande a publié une série d’images satellites de l’Askja sur sa page Facebook. On y voit des trous de fonte, plus grands que les années précédentes, dans la glace du lac. Les scientifiques disent que la grandeur des trous ne peut s’expliquer que par la chaleur produite par l’activité hydrothermale. En plus des trous dans la glace, les mesures GPS montrent que le sol autour d’Askja s’est soulevé d’environ 50 centimètres depuis août 2021, lorsque la surveillance du volcan a commencé. Cette inflation a évolué de manière relativement stable, avec peu d’activité sismique. En septembre 2021, une « phase d’incertitude » a été mise en place sur Askja en raison du soulèvement du sol.
La dernière éruption de l’Askja a eu lieu en 1961. Elle a duré 5 à 6 semaines et a produit environ 0,1 km3 de lave basaltique. Ce fut une éruption qualifiée de ‘modérée’. L’Askja entre en éruption en moyenne 2 à 3 fois par siècle.

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Il convient également de noter qu’un essaim sismique avec environ 70 événements a été enregistré dans la soirée du 10 février 2023 le long de la dorsale de Reykjanes. Huit secousses avaient une magnitude supérieure à M 3,0. L’événement le plus significatif mesurait M 3,8. La plupart des séismes avaient leurs épicentres à 4-5 km de la pointe sud de la péninsule, à des profondeurs de 4-7 km.
Selon le Met Office islandais, l’intensité et la fréquence des séismes ont considérablement diminué à mesure que la soirée avançait. Les secousses sismiques sont très fréquentes le long de la dorsale de Reykjanes et il n’y a aucun signe d’activité volcanique dans la région.

Source : Iceland Monitor, Iceland Review.

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In a post published on October 22nd, 2021, I indicated that Askja volcano was closely monitored ansd the possibility of an eruption could not be ruled out. Since the beginning of August 2021, inflation had amounted to 15 cm, an increase of 7 cm since a month before. The inflation was relatively steady, but probably slowing down. According to the Met Office, the inflation meant that magma was accumulating, most likely at a depth of two to three kilometers.

On February 9th, 2023, the Volcanology and Natural Hazard Group at the University of Iceland published a series of satellite images of Askja on their Facebook page, showing large thaw holes in the ice on the lake as compared to previous years. Scientists say that the holes are big and can only be explained by increased geothermal heat in the water.

Together with the thaw holes, GPS measurements show that the land around Askja has risen about 50 centimeters since August 2021, when monitoring began. The development has been relatively steady, with little seismic activity. In September 2021, an “uncertainty phase” hzad been declared on Askja due to the uplift that remains in effect.

The last eruption at Askja occurred in 1961. It lasted 5-6 weeks and produced about 0.1km3 of basaltic lava. It was considered a moderate eruption. Askja erupts on average 2-3 times every century.

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It should also be noted that a seismic swarm vith about 70 events was recorded in the evening of February 10th, 2023 along the Reykjanes Ridge. Eight of the quakes were over M 3.0 in magnitude. The largest event measured M 3.8. Most of the earthquakes are centered 4-5 km from the southernmost tip of the peninsula, at depths of 4-7 km.

According to the Icelandic Met Office, the intensity and frequency of the earthquakes significantly decreased as the evening progressed. Seismicity is very common along the Reykjanes Ridge and there were no indications of volcanic unrest in the area.

Source : Iceland Monitor, Iceland Review.

Image satellite de l’Oskjuvatn le 8 février 2023

Vue de la caldeira de l’Askja avec l’Oskjuvatn et le Viti (Photo : C. Grandpey)

Géothermie, l’énergie du futur ? // Is geothermal the energy of the future ?

L’Islande est connue pour ses faibles émissions de gaz à effet de serre, en grande partie grâce à l’énergie géothermique produite sur plus de 30 sites volcaniques qui alimentent également ses célèbres sources chaudes. L’utilisation par l’Islande de la géothermie pour le chauffage et d’un mélange de géothermie et d’hydroélectricité pour l’électricité lui a permis d’avoir de la chaleur et de l’électricité à des prix abordables, sans être impactée par le hausse du prix du gaz naturel comme ce fut la cas pour le reste de l’Europe suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
À l’heure actuelle, l’énergie géothermique représente moins de 1 % de la production d’électricité aux États-Unis. Contrairement à l’éolien et au solaire, qui ne produisent de l’énergie que dans certaines conditions, l’énergie géothermique est beaucoup plus constante. Les sources d’énergie éolienne et solaire doivent être complétées par des centrales qui brûlent du charbon ou du gaz. La géothermie n’a pas ce problème. En revanche, le coût de son exploitation peut être élevé dans les endroits qui nécessitent un forage profond. En 2021, un kilowattheure d’électricité généré par la géothermie coûtait en moyenne 3,991 dollars dans les pays du G20, contre 0,857 dollars pour l’énergie solaire et 1,325 dollars pour l’éolien terrestre.
Les progrès technologiques récents, tels que les systèmes EGS peuvent résoudre ce problème. [Remarque personnelle : EGS est l’abréviation de Enhanced Geothermal System, traduit littéralement par système géothermique amélioré, mais EGS est couramment utilisé sous l’appellation française ‘principe des systèmes géothermiques stimulés’ ou encore ‘géothermie profonde des réservoirs’ que nous utiliserons ici]. Dans un EGS, comme dans un puits de fracturation hydraulique, un fluide est injecté profondément sous terre, provoquant l’ouverture de fractures dans la roche, ce qui permet au fluide chaud de remonter vers la surface. En juin 2022, le Département Américain de l’Energie a annoncé un investissement de 165 millions de dollars dans la recherche et le déploiement de l’énergie géothermique. Le secteur privé prend également des mesures timides en matière d’énergie géothermique et un grand nombre de jeunes entreprises ont levé des millions de dollars en capital.
En janvier 2022, une entreprise danoise a signé un accord pour développer la plus grande centrale de chauffage géothermique de l’Union européenne. Des entreprises islandaises développent actuellement des projets de chauffage et d’énergie géothermiques dans d’autres pays. Dans le cadre d’un partenariat entre l’islandais Orka Energy Holding et le chinois Sinopec, la province chinoise de Xiong, qui compte 390 000 habitants, est en train de se convertir à la géothermie pour le chauffage résidentiel. Des puits d’environ 1 500 à 1 900 mètres de profondeur font remonter de l’eau à 70°C qui sert à chauffer les habitations. Dans cette région où les familles brûlaient auparavant du charbon pour se chauffer, le résultat est une réduction spectaculaire des émissions de carbone et de brouillard. Orka et la société islandaise Mannvit construisent également des centrales électriques qui produiront de l’électricité à partir de la géothermie dans des pays comme la Slovénie et la Hongrie.
Aux États-Unis, la géothermie représente 6 % de l’électricité produite en Californie et 10 % dans des états comme le Nevada. Hawaii, l’Utah, l’Oregon et l’Idaho qui ont également des centrales géothermiques. Comme en Islande, où 27 % de l’électricité et du chauffage de 90 % des foyers proviennent de la géothermie, ces États de l’ouest américain ont une activité volcanique qui fait remonter la chaleur près de la surface de la Terre. Cela rend la géothermie plus économiquement viable que dans la moitié Est des États-Unis où la chaleur est enfouie plus profondément sous terre.
Les détracteurs de la géothermie attirent l’attention sur les problèmes techniques liés au forage profond. Certaines sociétés espèrent faciliter le forage profond grâce à l’EGS, qui pourrait permettre un essor géothermique similaire à la fracturation hydraulique. Cette dernière a transformé l’extraction du pétrole et du gaz, mais pour le moment le coût de cette technologie reste trop élevé dans le secteur géothermique. On s’attend toutefois à ce qu’au cours de la prochaine décennie, l’intensification de la recherche et du développement dans le domaine de l’EGS réduise suffisamment les coûts pour rendre l’énergie géothermique économiquement compétitive.
En Oregon, la société AltaRock a mis en place un projet de démonstration sur le volcan Newberry qui permet de faire remonter de l’eau à plus de 400°C à 4 200 m sous terre. A 374°C, l’eau atteint l’état supercritique auquel elle s’écoule avec la facilité du gaz tout en gardant la densité d’énergie d’un liquide. Pour obtenir une eau aussi chaude dans des États comme celui de New York, il faudrait descendre de 6 000 ou 9 000 mètres de profondeur. AltaRock travaille actuellement en laboratoire avec la société Quaise Energy sur l’utilisation de la technologie des ondes millimétriques. (voir ma note du 27 décembre 2022 à ce sujet)
Les sceptiques font d’autre part remarquer que les systèmes de géothermie profonde rencontreront de nombreux obstacles techniques. Il y aura de l’eau qui s’échappera dans les fractures de la roche, le besoin de matériaux capables de résister à des températures extrêmement élevées et le fait que les nouvelles techniques opérationnelles dans une zone ne le seront pas forcément partout, étant donné la variabilité de la géologie à travers le pays.
Il y a aussi les obstacles politiques et économiques potentiels, tels que les objections de la population locale qui – comme pour la fracturation hydraulique – peuvent s’inquiéter des séismes qui pourraient être déclenchés par l’injection de liquide à l’intérieur de la Terre. Il y a aussi des coûts élevés que les distributeurs d’électricité devraient supporter, comme l’acheminement des lignes de transmission vers les sites des futures centrales géothermiques et le fait qu’un processus à forte consommation d’eau peut ne pas être réalisable dans les zones affectées par la sécheresse et le manque d’eau.

Néanmoins, les compagnies pétrolières et gazières sont de plus en plus intéressées. Elles possèdent la technologie et le savoir-faire pour effectuer des forages profonds. De plus, cette technologie a évolué et s’est développée, et peut être directement appliquée à la géothermie.
Source : Yahoo Actualités.

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Iceland is known for its low greenhouse emissions thanks in part to its reliance on clean, geothermal energy derived from the more than 30 active volcanic systems that also power its famous hot springs. Iceland’s use of geothermal for heating and a mix of geothermal and hydropower for electricity has given it uninterrupted access to affordable heat and power, insulating its economy from the natural gas price shocks being felt by the rest of Europe since Russia’s invasion of Ukraine.

At present, geothermal energy accounts for less than 1% of the U.S. electricity portfolio. Unlike wind and solar energy, which do not produce as much energy in certain conditions, geothermal energy is much more constant. Wind and solar power sources need to be complemented with complementary plants which burn coal or gas. Geothermal does not have that problem. Yet the cost of tapping it can be expensive in places that require extensive digging. In 2021, a kilowatt hour of electricity generated by geothermal cost an average of $3,991 in G20 countries, compared to $857 for utility-scale solar power and $1,325 for on-shore wind

Recent technological advances, such as Enhanced Geothermal Systems (EGS) may solve that problem. In an EGS, much as in a fracking well, fluid is injected deep underground, causing fractures to open in the rock, which allows hot fluid to rise from far below. In June 2022, the U.S. Department of Energy (DOE) announced a $165 million investment in geothermal energy research and deployment. The private sector is also taking tentative steps into geothermal energy. A slew of geothermal energy startups have each raised millions of dollars in capital.

In January 2022, a Danish company signed an agreement to develop the largest geothermal heating plant in the European Union, and Icelandic companies are currently developing geothermal heating and energy projects in other countries. Under a partnership between Iceland’s Orka Energy Holding and China’s Sinopec, the 390,000-person Chinese county of Xiong is being converted to geothermal for residential heating. Wells roughly 1,500 to 1,900 meters deep bring up water at 70°C that is used to heat homes. In an area where families previously burned coal for heat, the result has been a dramatic cut in carbon emissions and smog. Orka and the Icelandic firm Mannvit are also building power plants that will produce electricity from geothermal in countries including Slovenia and Hungary.

In the U.S., geothermal accounts for 6% of the electricity produced in California and 10% in Nevada. Hawaii, Utah, Oregon and Idaho have geothermal plants as well. Like Iceland, where 27% of the electricity and heating in 90% of homes comes from geothermal, these western states have volcanic activity that brings heat close to the Earth’s surface. That makes geothermal more economically viable than in the eastern half of the U.S., where heat is buried deeper underground.

Skeptics of geothermal’s potential note the technological challenges to drilling deeper. Some energy companies hope to facilitate deeper drilling through EGS, which offers the possibility of a geothermal boom similar to the way fracking has transformed oil and gas extraction, but at the moment the cost is higher than other ressources. It is expected that over the next decade or so, increased research and development in EGS will bring the cost down enough to make geothermal energy economically competitive.

In Oregon, AltaRock is building a demonstration project at the Newberry Volcano to bring up water of more than 400°C from 4,200 m below ground. At 374°C, water reaches the supercritical state at which it flows with the ease of gas but carries the energy density of a liquid. Bringing up water that hot in states like New York would require going 6,000 to 9,000 meters below ground. AltaRock is currently working in a laboratory with the Quaise Energy company on using millimeter wave technology. (see my post of December 27th, 2022)

Skeptics point out that Enhanced Geothermal Systems will have plenty of technical obstacles. There will be water escaping into the rock cracks, the need for materials that can withstand incredibly high temperatures, and the fact that new techniques that work in one area may not apply everywhere, given the variability in geology around the country.

Then there are the potential political and economic roadblocks, such as objections of nearby residents who – like for fracking – may worry about earthquakes that could be triggered by injecting liquid into the Earth. There are also steep costs that utilities would have to bear, such as bringing transmission lines to the sites of future geothermal power plants and the fact that a water-intensive process may not be feasible in areas with water scarcity.

Nonetheless, oil and gas companies are increasingly interested. They have the technology and know-how to drill deep below the ground. Moreover, this technology has evolved and grown, and can be directly applied to geothermal power.

Source : Yahoo News.

Photos: C. Grandpey