Nouveaux squelettes découverts à Pompéi (Italie) // New skeletons discovered at Pompeii (Italy)

Selon l’agence de presse italienne ANSA, les fouilles de Pompéi ont mis à jour les squelettes intacts de trois personnes qui pensaient être à l’abri de l’éruption du Vésuve en l’an 79 de notre ère. Les ossements sont probablement ceux de deux femmes et trois enfants. Ils ont été découverts dans la maison qui avait déjà révélé l’inscription au charbon de bois prouvant que l’éruption avait eu lieu au mois d’octobre, deux mois plus tard qu’on le pensait initialement. Les archéologues pensent que les cinq personnes s’étaient mises à l’abri dans une petite pièce, mais ont péri suite à l’effondrement du toit ou parce qu’elles ont été brûlées.

Source : ANSA.

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According to the Italian news agency ANSA, new excavations in Pompeii have yielded the intact skeletons of people who took refuge from the eruption of Mount Vesuvius in A.D.79. The bones, believed to be those of two women and three children, were discovered inside the house which had already revealed a charcoal inscription that historians say dates the deadly eruption to October, two months later than previously thought. Archaeologists think the people sought safety in a small room but were either crushed when the roof caved in or burned.

Source : ANSA.

Photo: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici un résumé de l’activité volcanique à travers le monde en se référant au Global Volcanism Program  de la Smithsonoan Institution:

L’activité de l’Etna (Sicile) se caractérise par des émissions de gaz au niveau des cratères sommitaux, avec une activité strombolienne dans la Bocca Nuova, le Cratère nord-est (CNE), le Cratère sud-est (CSE) et le Nouveau cratère sud-est (NCSE). Les émissions de gaz ont augmenté dans la Voragine au niveau d’une bouche qui s’est ouverte le 7 août 2016 dans la partie orientale du cratère. Le cratère continue de s’élargir et de se creuser. L’activité du CNE consiste en émissions de gaz et une activité explosive de fréquence et d’intensité variables. Des panaches fumerolliens s’élèvent de la lèvre et des parois du CSE et du NCSE. La bouche E du NCSE fait entendre des explosions stromboliennes et émet de la cendre.

Source: INGV.

Le Fuego (Guatemala) est toujours très actif. Des lahars se précipitent toujours dans les ravines Las Lajas et Mineral en charriant des blocs pouvant atteindre 2 mètres de diamètre ainsi que des branches et des troncs d’arbres. Entre 8 et 15 explosions sont enregistrées chaque heure ; elles génèrent des panaches de cendre grise s’élevant entre 750 et 850 mètres au dessus du cratère. . Des retombées de cendre sont signalées dans les zones sous le vent. Les fontaines de lave montent parfois jusqu’à 100 et 200 mètres de hauteur. Des avalanches de blocs dévalent les ravines El Jute (SE), Ceniza (SSW) et Las Lajas (SE), et atteignent des zones de végétation.

Source: INSIVUMEH.

Les explosions du dôme de lave du Santiaguito (Guatemala) génèrent des panaches de cendre pouvant s’élever jusqu’à 500 à 700 mètres au-dessus du sommet. Des avalanches de matériaux descendent les flancs ouest et est du dôme de lave.

Source: INSIVUMEH.

Le dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) continue de croître à un rythme de 6 200 mètres cubes par jour, donc p^lus rapidement que la semaine dernière. Le 18 octobre 2018, le volume du dôme était estimé à 201 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 1 à 4.

Source: VSI.

Le tremor continue de diminuer et se maintient à un niveau très bas sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) mais l’éruption se poursuit. De fortes émissions de gaz émanent de la bouche principale ainsi que des zones situées le long des tunnels de lave. On observe toujours un léger gonflement de l’édifice volcanique.

Source: OVPF.

Des événements stromboliens fréquents sont observés sur le Turrialba (Costa Rica) depuis le 5 octobre 2018. Les émissions périodiques de gaz et de cendre s’élèvent à 200-500 mètres au-dessus du cratère.

L’éruption du Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit, comme en témoignent les fontaines et coulées de lave visibles sur les données satellitaires et les webcams, ainsi que le tremor continu. Les données satellitaires indiquent que la partie ouest du champ de lave sur le flanc sud est active. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.

Source: AVO.

Une forte hausse du tremor sur le Semisopochnoi laisse supposer qu’un épisode éruptif a eu lieu à 4h47 (TU) le 26 octobre 2018 et est actuellement en phase de déclin. Les images satellitaires montrent un nuage de cendre qui est monté jusqu’à 3600 mètres d’altitude. En conséquence, l’alerte aérienne est passée à la couleur Orange et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à Vigilance.

Source: AVO.

La sismicité, la déformation et les émissions de gaz n’ont guère évolué sur le Kilauea (Hawaii) au cours de la semaine écoulée, mais l’éruption n’a toujours pas été officiellement déclarée terminée. Les signaux de déformation semblent indiquer la présence de magma sous la Middle East Rift Zone. L’accès à la totalité du champ de lave et l’approche des anciennes bouches éruptives sont toujours interdits.

Source: HVO, Protection Civile.

En ce moment; on observe en moyenne 23 explosions par jour sur la Sabancaya (Pérou). Elle génèrent des panaches de gaz et de cendre qui montent jusqu’à 3 km au-dessus du cratère. Le 19 octobre 2018, les émissions de SO2 atteignaient 2200 tonnes par jour.

Source : IGP.

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Here is a summary of volcanic activity around the world as seen by the Smithsonoan Institution’s Global Volcanism Program:

Activity at Mt Etna (Sicily) is characterized by gas emissions at the summit craters, with periodic strombolian activity in Bocca Nuova, Northeast Crater (NEC), Southeast Crater (SEC), and New Southeast Crater (NSEC). Gas emissions increased at Voragine Crater from a vent that formed on August 7th, 2016 on the E rim of the crater, and the crater continues to gradually widen and deepen. NEC activity is characterized by gas emissions and explosive activity of variable frequency and intensity. Fumarolic plumes rise from the rim and crater walls of NSEC and SEC. The E vent in NSEC produces strombolian explosions and ash emissions.

Source: INGV.

Fuego (Guatemala) is still very active. Lahars still descend the volcano’s Las Lajas and Mineral drainages, carrying blocks up to 2 metres in diameter along with branches and tree trunks.Between 8 and 15 weak explosions are recorded per hour, producing gray ash plumes that rise 750-850 metres above the crater. Ashfall is reported in areas downwind. Lava fountains sometimes rise 100-200 metres high. Avalanches of blocks descend the El Jute (SE), Ceniza (SSW), and Las Lajas (SE) drainages, with material reaching vegetated areas.

Source: INSIVUMEH.

Explosions at the Santiaguito lava-dome complex (Guatemala) generate ash plumes that rise up to 500-700 metres above the summit. Avalanches of material descend the W and E flanks of the lava dome.

Source: INSIVUMEH.

The lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) keeps growing at a rate of 6,200 cubic metres per day, faster than the previous week. On October 18th, 2018, the volume of the dome was estimated at 201,000 cubic metres. The alert level remains at 2, on a scale of 1-4.

Source: VSI.

The tremor keeps decreasing and is at a low level on Piton de la Fournaise (Reunion Island) but the eruption is continuing. Strong gas emissions rise from the main vent as well as from areas along the lava tube. A slight inflation of the volcanic edifice is still observed.

Source: OVPF.

Frequent strombolian events have been observed at Turrialba (Costa Rica) since October 5th, 2018. Periodic gas-and-ash emissions rise 200-500 m above the crater.

The eruption at Veniaminof (Aleutians / Alaska) continues, as evidenced by lava fountains and flows visible in satellite and webcam data, and low-level continuous tremor. Satellite data indicate that the western part of the south-flank flow field is active. The aviation colour code remains at Orange and the alert level remains at Watch.

Source: AVO.

Strong seismic tremor from Semisopochnoi (Aleutians / Alaska) suggests that an eruption began at 4:47 UTC on October 26th, 2018 and is currently diminishing. Satellite data show a small ash cloud at about 3,600 metres asl.  The aviation colour code and rhne volcano alert level have been raised to Orange and Watch, respectively.

Source: AVO.

Rates of seismicity, deformation, and gas release have not changed significantly on Kilauea (Hawaii) over the past week but the eruption has not yet been officially  declared over. Deformation signals are consistent with refilling of the middle East Rift Zone. Access to the entire flow field and vents is forbidden.

Source: HVO, Civil Defense.

Explosions at Sabancaya (Peru) average 23 events per day. Gas-and-ash plumes rise as high as 3 km above the crater. On October 18th, SO2 emissions reached 2,200 tons per day.

Source: IGP.

L’éruption du Sabancaya (Source: IGP)

Petite coulée éphémère sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) – Crédit photo: Fabrice Juignier

Hawaii: Impact de l’éruption du Kilauea sur l’agriculture // Impact of the Kilauea eruption on agriculture

Une étude récente menée auprès des agriculteurs hawaïens par le Département d’agriculture tropicale et des ressources humaines a révélé que la dernière éruption du Kilauea avait causé près de 28 millions de dollars de dégâts. Les 46 fermiers qui ont participé à l’étude ont déclaré avoir perdu environ 27,9 millions de dollars suite à la destruction de leurs biens. Parmi les dégâts signalés, près des deux tiers – soit 17 millions de dollars – concernent plus particulièrement les récoltes, tandis que les terres, les bâtiments et les stocks détruits représentent respectivement 4,1 millions de dollars, 3,3 millions de dollars et 3 millions de dollars de pertes.
Un rapport de l’Association de la floriculture et des pépinières d’Hawaï a fait remarquer que les données contenues dans l’étude n’étaient pas exhaustives, mais fournissaient un bon aperçu de la gravité de l’impact de l’éruption sur l’agriculture de l’île. L’étude a révélé que 13,3 millions de dollars de dégâts concernent la floriculture, 6,5 millions de dollars la culture de la papaye et 2,5 millions de dollars les noix de macadamia.

La région de Kapoho, aujourd’hui en grande partie recouverte par la lave, offrait des conditions idéales pour faire pousser les orchidées. Après l’éruption, on a estimé que 10% des quelque 300 plantations d’orchidées à travers l’Etat avaient été touchés. Même si certaines nouvelles pépinières ont vu le jour, il faut parfois jusqu’à deux ans pour qu’une graine d’orchidée devienne une plante vendable dans des conditions idéales, et c’est une période pendant laquelle les agriculteurs ne disposent d’aucun revenu.
Environ 30 à 40% de la production de papaye de la Grande Ile a été détruite ou rendue inaccessible par l’éruption, avec un préjudice économique immédiat pour le secteur. Quelque 285 hectares de la meilleure zone de culture de la papaye ont été ensevelis sous la lave, ce qui soulève des questions sur l’avenir de ce secteur agricole. La plus grande partie de la récolte de papayes qui a été détruite était destinée à Oahu ou au Canada, tandis que la plupart des terres dévolues à l’exportation vers le Japon ou le continent américain ont été épargnées par la lave. Les agriculteurs qui ont perdu leurs terres n’en trouveront pas forcément d’autres pour les remplacer, même si l’étude montre que les fermiers les plus affectés pat l’éruption  seraient prêts à acheter de nouvelles terres. Certaines parties de la Grande Ile offrent des conditions propices à la culture de la papaye, mais le coût de leur défrichage ne serait pas supportable financièrement  pour la plupart des fermiers. Comme les orchidées, les papayes mettent du temps – environ un an – à se développer et l’assurance chômage arrive à son terme au bout de six mois. La communauté agricole a demandé que soit instituée une législation prolongeant l’assurance-chômage suffisamment longtemps pour couvrir les périodes de croissance des papayes, mais il n’est pas du tout certain qu’ils obtiennent satisfaction. .
Source: Hawaii Tribune Herald

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A recent survey conducted with farmers by the Hawaii’s College of Tropical Agriculture and Human Resources has reported that Kilauea’s last eruption caused nearly 28 million dollars in damages. The 46 respondents reported that they had collectively lost approximately 27.9 million dollars in destroyed property. Of the total damages reported, nearly two thirds – 17 million dollars – were specifically damage to crops, while destroyed land, buildings and inventory accounted for 4.1 million dollars, 3.3 million dollars and 3 million dollars in losses, respectively.

A statement by the Hawaii Floriculture and Nursery Association has indicated that the data from the survey is not “all-inclusive” but provides a snapshot of how devastating the eruption was for the island’s agricultural industries. The survey found that 13.3 million dollars of the reported damages were from the floriculture industry, with another 6.5 million dollars from the papaya industry and 2.5 million dollars from the macadamia nut industry.

The Kapoho region, now mostly buried in lava, had ideal conditions for orchid growers. After the eruption, it was estimated that 10 percent of the roughly 300 statewide orchid growers had been affected. Even though some new nurseries are beginning to see new growth, it can take up to two years to grow an orchid from seed to salable plant under ideal conditions, during which time farmers starting out will have no cash flow.

About 30 to 40 percent of the Big Island’s papaya production has been destroyed or rendered inaccessible by the eruption, resulting in immediate economic damage to the industry. Approximately 700 acres of the best growing area for papayas have been buried by lava, raising long-term questions about the industry’s future. The majority of the destroyed papaya crop was destined for Oahu or Canada, while most of the Japanese and mainland export growing lands were largely unaffected. However, those farmers who lost growing land may not be able to find replacements, although the survey suggested that most inundated farmers would be willing to buy new land. Some lands on the Big Island have appropriate conditions for papayas to grow, but the cost of clearing the land would not be economically feasible for most operations. Meanwhile, like the orchids, papayas take time to grow – about a year – while unemployment insurance runs out after six months. The farming community has discussed legislation extending unemployment insurance long enough to cover growing periods, but was not optimistic.

Source : Hawaii Tribune Herald

La culture de la papaye est l’un des piliers de l’économie hawaïenne (Photo: C. Grandpey)

La cendre volcanique du Kilauea (Hawaii) // Kilauea’s volcanic ash (Hawaii)

Dans son dernier article de la série «Volcano Watch», le HVO examine les effets et les dangers de la cendre volcanique émise lors de la dernière éruption du Kilauea. Au cours d’une éruption, les concentrations de dioxyde de soufre (SO2) dans l’air revêtent une grande importance car elles sont étroitement liées aux émissions de lave. Cependant, l’émission considérable de cendre volcanique lors de l’éruption du Kilauea en 2018 a suscité des inquiétudes quant aux impacts potentiels sur les zones sous le vent.
Lors d’une éruption, les réactions chimiques qui se produisent entre la cendre volcanique et le panache riche en SO2 provoquent des dépôts de couches de sels à la surface des particules de cendre. Elles contiennent toute une gamme de composants solubles. Au contact de l’eau, que ce soit lors des retombées de cendre dans les bassins de captage d’eau potable ou lorsque la pluie s’abat sur la cendre, les composants solubles sont lessivés. Cela peut avoir un impact positif sur les activités humaines et agricoles (si les cendres apportent des éléments nutritifs) ou bien un effet négatif (si la cendre libère des éléments potentiellement toxiques, telles que le fluor).
La composition de la couche d’éléments à la surface de la cendre peut être mesurée en laboratoire par des expériences de lixiviation, une technique d’extraction de produits solubles par un solvant, et notamment par l’eau. Dans le cas de la cendre volcanique, la lixiviation consiste à mélanger des échantillons récents avec de l’eau extrêmement pure et à mesurer l’évolution de la chimie de l’eau. Les résultats des mesures en laboratoire peuvent ensuite être mis en parallèle avec la quantité de cendre retombée au sol afin d’évaluer son impact potentiel sur les ressources en eau, l’agriculture et la santé humaine. Si la couche de cendre présente un danger, des actions de protection appropriées peuvent être envisagées.
L’USGS a collecté et analysé près de 30 échantillons de cendre émise lors d’effondrements au sommet du Kilauea en 2018. Toutes ces données sont consultables en ligne auprès de l’USGS.
La contamination de l’eau potable par le fluor est une préoccupation majeure pour la santé humaine. La bonne nouvelle, c’est que les dernières retombées de cendre du Kilauea n’ont pas déposé suffisamment de fluor sur les systèmes de captage d’eau potable pour causer des effets néfastes sur la santé. En fait, les analyses ont révélé des concentrations au moins dix fois inférieures au niveau maximal fixé par l’Environmental Protection Agency (EPA). La concentration de fluor dans la cendre émise pendant la dernière éruption du Kilauea est inférieure à 100 milligrammes par kilogramme. Ce chiffre est inférieur à la moyenne pour les autres éruptions dans le monde (129 mg par kg de cendre).
Les échantillons de cendre recueillis lors de la dernière éruption du Kilauea contiennent beaucoup de soufre, avec des concentrations dépassant tout ce qui a été mesuré lors d’éruptions volcaniques dans le monde. Cela n’est guère surprenant, au vu des émissions considérables de SO2 pendant l’éruption du Kilauea. Certains échantillons de cendre contenaient près de 25 000 milligrammes de soufre par kilogramme de cendre, ce qui correspond à plus de 2 cuillerées à café de soufre natif pour 450 grammes de cendre. L’impact de ce soufre sur l’eau potable à Hawaii ne concerne que son aspect visuel et n’affecte que le goût. Les concentrations étaient toujours inférieures au niveau maximum déterminé par l’EPA, malgré la quantité remarquable de soufre à la surface de la cendre.
Seuls le manganèse, l’aluminium et le fer ont été mesurés sur la cendre à des concentrations pouvant atteindre les seuils définis par l’EPA et provoquer un goût et une couleur indésirables de l’eau. Cependant, les concentrations ne constituent pas une menace pour la santé.
Bien que le danger pour l’homme soit faible, l’ingestion de grandes quantités de soufre peut entraîner des carences nutritionnelles chez les animaux en pâturage, et l’exposition au fluor peut entraîner l’érosion des dents, affecter les os et générer d’autres anomalies de croissance. En conséquence, le département d’agriculture tropicale et de ressources humaines de l’Université d’Hawaï a formulé des recommandations sur la protection du bétail.
Source: HVO.

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In its latest “Volcano Watch” article, HVO examines the effects and dangers of volcanic ash during Kilauea’s last eruption. During an eruption, a great importance is given to the sulphur dioxide (SO2) concentrations in the air because they are closely linked with lava emissions. However, vigorous volcanic ash production during the 2018 eruption of Kilauea raised new concerns about potential impacts for downwind communities.

During an eruption, chemical reactions that occur between volcanic ash and the SO2-rich plume form salt coatings on the surfaces of ash particles. These coatings contain a wide range of soluble components. Upon contact with water, either through ash falling into water catchments or by rain falling on ash, the soluble components are washed from the ash. This can impact human and agricultural activities, both positively (if ash supplies nutrient elements) and negatively (if ash releases potentially toxic species, such as fluoride).

The composition of the ash coating can be measured in the laboratory through ash leaching experiments. This is performed by mixing samples of freshly erupted volcanic ash with ultrapure water and measuring the change in the water chemistry. The results from the laboratory measurements can then be scaled with the amount of ashfall to evaluate the potential impact on water resources, agriculture, and human health. If the ash coating poses a hazard, then appropriate protective actions can be communicated.

USGS collected and analyzed almost 30 ash samples produced by collapse events at the summit of Kilauea in 2018. All data are available online from the USGS.

Contamination of drinking water by fluoride is of primary concern for human health. Some good news is that recent ashfall at Kilauea did not contribute sufficient fluoride to water catchment systems to cause adverse health effects. In fact, it was determined to be at least ten times lower than the maximum contaminant level (MCL) goal set by the U.S. Environmental Protection Agency (EPA). The concentration of fluoride on ash from the recent activity of Kilauea is below 100 milligrams of fluoride per kilogram of ash. This is lower than the average for other eruptions worldwide (129 mg per kg of ash).

Ash samples collected during the last Kilauea eruption contain a tremendous amount of sulphur, exceeding anything measured at previous eruptions from volcanoes around the world. This may not be surprising given the massive output of SO2 throughout Klauea’s eruption. Some of the Kilauea ash samples had nearly 25,000 milligrams of sulphur per kilogram of ash, which is over 2 teaspoons of native sulphur for every pound of ash. The impact of this sulphur on drinking water in Hawai‘i is largely aesthetic, affecting taste only. Concentrations were still below the EPA maximum contaminant level, despite the remarkable amount of sulphur on the ash surfaces.

Only manganese, aluminum, and iron were measured on the ash at concentrations that may reach defined EPA thresholds for causing undesirable taste and colour of water. However, the concentrations are not a threat to health.

Although the hazard to humans is low, grazing animals can experience nutritional deficiencies from ingesting high amounts of sulphur, and fluoride exposures can result in the erosion of teeth, loss of bone, and other growth abnormalities. Accordingly, recommendations for protecting livestock were issued by the University of Hawaii’s College of Tropical Agriculture and Human Resources.

Source: HVO.

Retombées de cendre sur l’Etna (Photo: C. Grandpey)

Emissions de SO2 sur le Kilauea (Photo: C. Grandpey)