Climat : La fin de La Niña // Climate : The end of La Niña

El Niño est un phénomène qui touche la région équatoriale de l’océan Pacifique, où la température de surface de la mer devient plus élevée que d’habitude. Il s’agit d’une variation climatique naturelle qui entraîne un réchauffement climatique et une augmentation de certains événements extrêmes. Le dernier épisode El Niño a débuté au printemps 2023 et s’est intensifié pendant l’été et l’automne de cette même année. Il a ensuite décliné et a été remplacé par La Niña, un phénomène de refroidissement qui a duré très peu de temps cette fois-ci. Nous sommes en avril 2025 et les climatologues affirment que la phase La Niña est terminée.
L’atmosphère a commencé à subir l’influence de La Niña à l’automne 2024, mais les températures océaniques plus froides que la moyenne dans l’océan Pacifique oriental, qui marquent généralement son arrivée, ne sont apparues qu’à la fin de l’année. Une fois arrivée, La Niña ne s’est maintenue que pendant quelques mois. Selon un rapport de la NOAA, la région équatoriale de l’océan Pacifique entre actuellement dans une phase neutre qui devrait durer jusqu’à la fin du printemps, avant de continuer pendant l’été et au moins jusqu’au début de l’automne 2025.
Les météorologues surveillent de près le comportement de La Niña et El Niño, car ils influencent le climat mondial de manière assez constante et prévisible sur le long terme.
Bien que La Niña soit terminée, ses effets persisteront, même s’ils seront probablement atténués par sa faible durée et son intensité moindre.

L’évolution de la météo dans les mois à venir sans La Niña et El Niño est incertaine. L’absence de ces deux phénomènes rendra difficile la prévision de tempêtes et de cyclones dans l’océan Atlantique lors de la saison des ouragans, qui débute en juin. Les conditions neutres des océans pourraient prendre fin lors de la période la plus active de la saison, qui va de la mi-août jusqu’à la mi-octobre, ce qui aura un impact sur la formation de systèmes météorologiques.

Rappelons que le passage d’un épisode El Niño particulièrement chaud a entraîné des records de chaleur dans les deux dernières années. La température globale des océans a atteint des records pendant une grande partie de 2023 et 2024. El Niño a évolué vers des conditions neutres peu avant le début de 2024 qui fut une saison des ouragans particulièrement active. Cinq d’entre eux, dont Helene et Milton, ont frappé les États-Unis. À l’échelle mondiale, les températures continuent d’augmenter. L’effet de refroidissement La Niña n’est pas toujours perceptible. Des températures plus élevées que la moyenne restent prévues au cours des prochains mois.
Source : CNN via Yahoo News.

Image illustrant l’impact d’El Niño et La Niña sur le Pacifique oriental au niveau de l’équateur ((Source: Wikipedia)

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El Niño is a phenomenon that affects the equatorial region of the Pacific Ocean where sea surface temperature becomes warmer than usual.. It is a natural climate variation that induces global warming and an increase in certain extreme events. The latest El Niño began in the spring of 2023 and grew during the summer and autumn of that year. It then declined and was replaced by La Niña, a cooling phenomenon that was very short this time. We are in April 2025 and climatologists say La Niña has already come to an end.

The atmosphere first started to take on a La Niña look in autumn 2024, but the cooler than average ocean temperatures in the tropical Pacific Ocean that typically mark its arrival didn’t arrive until the end of the year. Once they finally did, they only maintained La Niña levels for a few months.

According to an NOAA report, the equatorial region of the Pacific Ocean is now entering a neutral phase that is forecast to last through the rest of spring, summer and into at least early autumn 2025.

Forecasters closely monitor La Niña and El Niño because they influence global weather in a way that’s largely consistent and predictable well in advance.

Although La Niña is dead, its fingerprints will linger even if they could be limited by its duration and strength.

The weather outlook for the coming months without La Niña and El Niño is uncertain. The absence of these two phenomena will make it difficult to forecast storms and cyclones in the Atlantic Ocean during the hurricane season, which begins in June. Neutral ocean conditions could end during the most active period of the season, which runs from mid-August to mid-October, which will impact the formation of weather systems. The passage of a particularly warm El Niño current led to record heat waves in the last two years. Global ocean temperatures reached record highs for much of 2023 and 2024. El Niño shifted toward neutral conditions shortly before the start of 2024, which was a particularly active hurricane season. Five of these hurricanes, including Helene and Milton, hit the United States. Globally, temperatures continue to rise. The cooling effect of La Niña is not always noticeable. Warmer-than-average temperatures are still expected in the coming months.

Source : CNN via Yahoo News.

Rebond isostatique et éruptions en Antarctique ? // Isostatic rebound and eruptions in Antarctica ?

À la fin du documentaire consacré au « Réveil des volcans d’Europe » (France 5 le 7 avril 2025), Jamy Gourmaud aborde le sujet du rebond isostatique en Antarctique.

Le rebond isostatique est un phénomène que l’on peut rapprocher du bradyséisme qui affecte les Champs Phlégréens en Italie. À Pouzolles, le sol subit des variations de niveau au gré des phases de gonflement et de dégonflement de la chambre magmatique qui se trouve sous cette région. S’agissant des glaciers, avec leur fonte leur masse diminue, ce qui pourrait favoriser la poussée du magma qui sommeille sous la surface de la Terre ; on aurait affaire à une sorte de bradyséisme glaciaire.

Traces du bradyséisme sur le temple de Sérapis à Pouzzoles (Photo: C. Grandpey)

Plusieurs scientifiques ont évoqué le rebond isostatique à propos de l’Islande. Le documentaire diffusé le 7 avril nous explique que le soulèvement du substrat rocheux pourrait également se produire en Antarctique et favoriser le déclenchement d’éruptions sur le Continent blanc.
En étudiant l’interaction entre le volcanisme et la glaciation au cours des 150 000 dernières années, des scientifiques américains et allemands ont déterminé – dans une étude publiée début 2025 – que que le rebond isostatique pourrait augmenter la fréquence et l’intensité de l’activité volcanique dans le système de rift antarctique occidental (West Antarctic Rift System – WARS). Les résultats de l’étude ont été publiés dans la revue Geochemistry, Geophysics, Geosystems.
Comme l’a précisé Jamy Gourmaud, l’une des zones volcaniques les plus actives au monde, la région de WARS abrite plus de 130 volcans, dont beaucoup sont situés le long de la côte ouest de l’Antarctique. Si certains de ces volcans, comme le mont Erebus, sont visibles, beaucoup d’autres se cachent sous une épaisse couche de glace, une couche qui s’amincit et recule lentement.

Sommet de l’Erebus (Crédit photo: Wikipedia)

Les auteurs de l’étude ont analysé la « dynamique interne » du système d’alimentation magmatique dans la région en concevant un modèle de chambre magmatique thermomécanique et en simulant diverses baisses de pression causées par la déglaciation. L’étude a également examiné comment ce changement de pression faisait augmenter la taille de la chambre magmatique tout en impactant l’émission des substances volatiles. Après avoir effectué plus de 4 000 simulations, ils ont découvert que plus la chambre magmatique était grande, plus elle était impactée par le retrait des glaciers qui la surmontent.
Pour tester leurs conclusions, les chercheurs ont également exploré l’impact de la déglaciation dans les Andes, qui s’est produite il y a environ 18 000 à 35 000 ans. Ils ont trouvé des preuves d’une augmentation du volcanisme pendant la déglaciation au cours du dernier maximum glaciaire. La réduction de poids due à la fonte de la glace au-dessus permet également à l’eau dissoute et au dioxyde de carbone de former des bulles de gaz, ce qui provoque une accumulation de pression dans la chambre magmatique et peut éventuellement déclencher une éruption. »
Source : Populatr Mechanics via Yahoo News.

Comme je l’explique au cours de ma conférence « Volcans et Risques volcaniques », cette approche du rebond isostatique en milieu glaciaire est intéressante, mais nous ne disposons pas de suffisamment de recul dans le temps pour la valider. Le réchauffement climatique a vraiment commencé à s’accélérer dans les années 1970 et depuis cette époque, aucune éruption n’a été provoquée par un rebond isostatique. Les prochaines générations continueront ces observations et pourront affirmer si oui ou non la fonte des glaciers en milieu volcanique peut contribuer au déclenchement des éruptions.

La prochaine éruption du Katla (Islande) sera-t-elle provoquée par le rebond isostatique (Photo: C. Grandpey)

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At the end of the documentary about « The Awakening of Europe’s Volcanoes, » Jamy Gourmaud tackles the topic of isostatic rebound in Antarctica.
Isostatic rebound is a phenomenon similar to the bradyseism that affects the Phlegraean Fields in Italy. In Pouzolles, the ground undergoes fluctuations according to the swelling and deflation of the magma chamber beneath the region. As glaciers melt, their mass decreases, which could promote the upwelling of magma lying dormant beneath the Earth’s surface; this would be a kind of glacial bradyseism.
Several scientists have mentioned isostatic rebound in connection with Iceland. The documentary released on April 7 explains that the uplift of the bedrock could also occur in Antarctica and trigger eruptions on the White Continent.

Studying the interplay between volcanism and glaciation over the past 150 thousand years, scientists from the U.S. and Germany determined that the isostatic rebound could increase the frequency and intensity of volcanoes in the West Antarctic Rift System (WARS). The results of the study were published in the journal Geochemistry, Geophysics, Geosystems.

One of the most volcanically active areas of the world, WARS is home to more than an estimated 130 volcanoes, many of which are located along Antarctica’s western coast. While some of these volcanoes, such as Mount Erebus, are visible, many more are hidden away beneath a deep sheet of ice, a sheet that is slowly thinning and retreating.

The authors of the study analyzed the“internal dynamics” of the magma plumbing system in the region by designing a thermomechanical magma chamber model and simulated various pressure decreases caused by deglaciation. The study also investigated how this change in pressure increased the size of the magma chamber while also impacting the expulsion of volatiles. After running more than 4,000 simulations, they found that the larger the magma chamber, the more impacted it was by retreating glaciers overhead.

To test their findings, the researchers also explored the impact of deglaciation in the Andes Mountains, which occurred around 18,000 to 35,000 years ago. They found evidence of increased volcanism during deglaciation during the Last Glacial Maximum. The reduced weight from the melting ice above also allows dissolved water and carbon dioxide to form gas bubbles, which causes pressure to build up in the magma chamber and may eventually trigger an eruption.”

Source : Populatr Mechanics via Yahoo News.

As I explain in my lecture « Volcanoes and Volcanic Risks, » this approach to isostatic rebound in a glacial environment is interesting, but we don’t have enough time to validate it. Global warming really started to accelerate in the 1970s, and since then, no eruption has been triggered by isostatic rebound. Future generations will continue these observations and will be able to determine whether or not the melting of glaciers in a volcanic environment can contribute to triggering eruptions.

Mars 2025 toujours trop chaud // March 2025 was still too hot

Selon l’Agence Européenne Copernicus, mars 2025 a été le deuxième mois de mars le plus chaud au niveau mondial, avec une température moyenne de 14,06°C, soit 0,65°C de plus que la moyenne 1991-2020 et 1,6°C de plus que le niveau préindustriel. Mars 2025 a également été le mois de mars le plus chaud pour l’Europe. Mars 2025 est seulement 0,08°C plus froid que le record de mars 2024 et à peine plus chaud qu’en 2016. Il faut toutefois noter que ces deux extrêmes précédents avaient été observés lors d’un fort épisode d’El Niño tandis que 2025 flirte avec La Niña, la phase inverse du cycle, synonyme d’influence rafraîchissante.

Les températures ont été majoritairement supérieures à la moyenne sur l’ensemble de l’Europe, les anomalies chaudes les plus importantes ayant été enregistrées sur l’Europe de l’Est et le sud-ouest de la Russie. En France, on à observé des températures légèrement supérieures aux normales avec un excédent de +0,65°C à l’échelle nationale.

En dehors de l’Europe, les températures ont été plus élevées que la moyenne sur une grande partie de l’Arctique, en particulier sur l’archipel canadien et la baie de Baffin. Elles ont également été supérieures à la moyenne aux États-Unis, au Mexique, dans certaines parties de l’Asie et en Australie. Les températures ont été très inférieures à la moyenne sur le nord du Canada, la baie d’Hudson et l’est de la Russie, y compris la péninsule du Kamtchatka.

La température moyenne de la surface de la mer en mars 2025 arrive en 2ème position, 0,12°C en dessous du record de mars 2024.

La glace de mer arctique a atteint en mars son étendue mensuelle la plus faible en 47 ans d’enregistrement par satellite, soit 6 % de moins que la moyenne. Il s’agit du quatrième mois consécutif au cours duquel l’étendue de la glace de mer a atteint un niveau record pour cette période de l’année.

La glace de mer de l’Antarctique a enregistré sa quatrième étendue mensuelle la plus faible pour le mois de mars, avec un niveau inférieur de 24 % à la moyenne.

Source : Météo France.

Anomalies de températures dans le monde en mars 2025
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According to the European agency Copernicus, March 2025 was the second warmest March on record, with an average temperature of 14.06°C, 0.65°C higher than the 1991-2020 average and 1.60°C higher than the pre-industrial level. March 2025 was also the warmest March on record for Europe. March 2025 is only 0.08°C colder than the record of March 2024 and barely warmer than 2016. It should be noted, however, that these two previous extremes were observed during a strong El Niño episode, while 2025 is flirting with La Niña, the reverse phase of the cycle, synonymous with a cooling influence. Temperatures were mostly above average across Europe, with the most significant warm anomalies recorded over Eastern Europe and southwestern Russia. In France, temperatures were slightly above average, with a national excess of +0.65°C.
Outside Europe, temperatures were above average over much of the Arctic, particularly over the Canadian Archipelago and Baffin Bay. They were also above average in the United States, Mexico, parts of Asia, and Australia. Temperatures were well below average over northern Canada, Hudson Bay, and eastern Russia, including the Kamchatka Peninsula.

The average sea surface temperature in March 2025 ranks second, 0.12°C below the March 2024 record.
Arctic sea ice reached its lowest monthly extent in 47 years of satellite recording in March, 6% below average. This is the fourth consecutive month in which sea ice extent has reached a record low for this time of year.
Antarctic sea ice recorded its fourth lowest monthly extent for March, with a level 24% below average.
Source: Météo France.

La fonte des glaciers chinois (2ème partie) // The melting of Chinese Glaciers (part 2)

Un article du Courrier de l’UNESCO confirme que, dans sa course contre la fonte des glaciers, la Chine a mis au point des solutions créatives telles que des couvertures de nanomatériaux et des systèmes de neige artificielle pour ralentir le processus, et que ces solutions donnent des résultats prometteurs.
L’utilisation de telles techniques pour préserver les calottes glaciaires n’est pas nouvelle. Depuis le début du 21ème siècle, un nombre croissant de pays, dont l’Autriche, la France, l’Allemagne, l’Italie et la Suisse, ont commencé à protéger les glaciers en les recouvrant de géotextiles. Ces revêtements visent à augmenter l’albédo et à réduire l’absorption du rayonnement solaire, ralentissant ainsi la fonte des glaciers.

Couverture géotextile sur le glacier du Rhône en Suisse (Photo : C. Grandpey)

La Chine a adopté cette méthode et a mené une série d’expériences sur plusieurs glaciers. Des progrès prometteurs ont été réalisés. À 4 830 mètres d’altitude, sur le glacier Dagu, une zone d’essai de 500 mètres carrés a été sélectionnée et recouverte de géotextiles spécialement conçus. Au final, la fonte du glacier a été réduite d’environ 34 % entre août 2020 et octobre 2021.

 

Vue du glacier Dagu (Crédit photo : The Hindustan Times)

Parallèlement, des nanomatériaux plus performants ont été utilisés pour recouvrir une partie de la surface du glacier Ürümqi n°1, entre 3 740 et 3 990 mètres d’altitude. Cette technique permet d’« habiller » le glacier d’une couche de « protection de haute technologie », ce qui ralentit considérablement le processus de fonte, notamment pendant les saisons chaudes. Ces nanofibres, aux propriétés optiques et électriques remarquables, ont contribué à réduire la fonte du glacier jusqu’à 70 % pendant l’été. Néanmoins, des travaux supplémentaires seront nécessaires pour déterminer comment cette technique peut être étendue et rendue plus respectueuse de l’environnement. Bien qu’elle se soit avérée efficace pour ralentir le recul des glaciers, elle présente des risques environnementaux, des coûts élevés et ne peut être appliquée qu’à de petites zones.

Vue de l’expérience sur le glacier Ürümqi n°1 (Crédit photo : UNESCO)

La production de neige artificielle est une autre méthode de protection des glaciers. Elle consiste à intensifier les précipitations dans les zones montagneuses pour accroître la masse du glacier. Parallèlement, cela contribue à nettoyer la surface du glacier, ce qui améliore son albédo.
D’avril à mai 2023, un laboratoire chinois a mené une opération tridimensionnelle (générateurs de fumée, lancements de fusées et opérations aériennes) pour produire de la neige artificielle dans le bassin du glacier Bailanghe, dans les monts Qilian. À l’issue de l’opération, des chercheurs chinois ont développé un algorithme innovant qui améliore les méthodes d’évaluation traditionnelles. Les résultats ont montré que la production de neige a contribué à un gain de 5,9 % de la masse du glacier et a permis de réduire sa fonte en augmentant l’albédo de surface au cours des 1 à 2 jours suivants.

Production de neige artificielle pendant les Jeux d’Hiver de Sotchi (Crédit photo: presse chinoise)

Le rétrécissement rapide des glaciers est principalement dû au réchauffement climatique provoqué par les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine depuis la révolution industrielle. En conséquence, pour freiner efficacement ce processus, il est nécessaire de réduire les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale. Les émissions de poussière et de carbone noir issues des activités humaines devraient être réduites à l’échelle régionale car ces particules, en absorbant la lumière, accélèrent la fonte de la glace et de la neige en réduisant l’albédo.

Noircissement du Glacier Athabasca (Canada) par les particules de carbone (Photo: C. Grandpey)

D’autres mesures peuvent contribuer à réduire rapidement la vitesse de fonte des glaciers. Les opérations d’ensemencement des nuages, qui améliorent la capacité d’un nuage à produire de la pluie ou de la neige, pourraient être renforcées dans les zones glaciaires. Les méthodes de précipitations alpines pourraient être étudiées plus en détail et des programmes d’enneigement artificiel plus systématiques pourraient être mis en œuvre dans les zones glaciaires. L’intégration de modèles de fonte des glaciers permettrait de développer un système complet d’évaluation de l’enneigement artificiel, de la fonte des glaciers et des variations du ruissellement.
L’électricité verte pourrait être utilisée plus efficacement pour produire la neige artificielle en utilisant l’eau de fonte des glaciers pour reconstituer la masse glaciaire. L’électricité verte pourrait également alimenter des pompes à eau de fonte afin de nettoyer la surface des glaciers en évacuant les particules sombres qui absorbent la lumière. Ces techniques permettent de traiter les surfaces de manière écologique, efficace et rentable. Parallèlement, les drones peuvent être utilisés pour améliorer l’approvisionnement en neige et contribuer ainsi à reconstituer les glaciers.
Source : Courrier de l’UNESCO.

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An article in the UNESCO Courier confirms that in the race to save melting glaciers, China has come up with creative solutions – such as nanomaterial blankets and artificial snow systems – to slow the melting process, and they are yielding promising results.

The use of such techniques to preserve ice sheets is not new. Since the early 21st century, an increasing number of countries, including Austria, France, Germany, Italy, and Switzerland, have started to protect glaciers by covering them with geotextiles. Such coverings aim to increase surface albedo and reduce its absorption of solar radiation, thereby slowing down glacier melting.

China has adopted the method and has conducted a series of experiments on several glaciers. Some exciting progress has been made. At 4,830 metres above sea level on the Dagu Glacier, a 500 square metre trial area was selected and covered with specially designed geotextiles. As a result, the melt rate was reduced by approximately 34 per cent between August 2020 and October 2021.

Meanwhile, more advanced nanomaterials were used to cover a section of the surface of Ürümqi Glacier No.1 between 3,740 and 3,990 metres above sea level. This technique allows the glacier to be “dressed” in a layer of “high-tech protective gear”, which significantly slows down the melting process, particularly during hot seasons. These nanofiber materials, with their remarkable optical and electrical properties, have helped reduce the melting rate by as much as 70 per cent during the summer. Nevertheless, more work is needed to see how this technique can be expanded and made more environmentally friendly. While it has proven effective in slowing down glacier retreat, it does present environmental risks, high costs, and can only be applied to small areas.

Making artificial snow is another glacier protection method. It works by increasing precipitation in mountainous areas to supply more mass to the glacier. At the same time, it helps to clean the glacier surface, enhancing its albedo.

From April to May 2023, a Chinese laboratoryconducted a three-dimensional operation (smoke generators, rocket launches, and aircraft operations) to make artificial snow in the Bailanghe Glacier basin in the Qilian Mountains. After completing the operation, Chinese researchers developed an innovative algorithm that improves traditional evaluation methods. The results showed that the operation of making snow contributed to a 5.9 per cent gain in glacier mass, and helped reduce glacier melt by increasing surface albedo over the following 1-2 days.

The rapid shrinking of glaciers is mostly driven by global warming due to human-related greenhouse gas emissions since the industrial revolution. So, to effectively curb the process, greenhouse gas emissions must be reduced on a global scale. Dust and black carbon emitted by human activities should be decreased at the regional level, because these light-absorbing particles can accelerate the melting of ice and snow by reducing albedo.

Glacier Chine

Glacier Laohugou No. 12 dans les Qilian mountains de la province de Gansu (Crédit photo : Wikipedia)

Other measures can help to rapidly reduce the rate of glacier melt. Cloud seeding operations, which improve a cloud’s ability to produce rain or snow, could be strengthened in glacier basins. Alpine precipitation methods could be further investigated, and more systematic artificial snowing programs implemented in glacier areas. By integrating glacier melt models, a comprehensive system that assesses artificial snowing, glacier melting, and runoff changes can be developed.

Green electricity could be used more effectively to power the artificial snowmaking using glacier meltwater to reconstitute glacier mass. Green electricity can also drive meltwater pumps to clean glacier surfaces by flushing light-absorbing particles away. These techniques allow surfaces to be supplied and treated in a green, efficient, and cost-effective manner. Meanwhile, drones can enhance snow supply and replenish glaciers.

Source : UNESCO Courier.