Eruption du Cumbre Vieja : coup dur pour le tourisme // Cumbre Vieja eruption : a hard blow to tourism

9 heures : Comme je l’ai indiqué précédemment, le tourisme représente avec l’agriculture la principale ressource économique de La Palma. Bien que seulement 10% de l’île soient affectés par l’éruption, cette dernière a freiné l’ardeur des agences de voyages. L’escale de la Mini Transat Eurochef 2021 aura permis de faire entrer un peu d’argent (on s’attend à ce qu’elle rapporte 1,2 million d’euros) mais la perte financière causée par l’éruption est bien réelle.

Le pont de La Toussaint devrait permettre de compenser un peu cette perte, mais un grand nombre d’établissements touristiques sont fermés et le nombre de lits a chuté. Il y avait 8.000 lits disponibles en janvier 2020 contre seulement 4 855 actuellement. Le taux d’occupation des infrastructures touristiques atteint seulement 40 % contre 70% habituellement à cette période de l’année. Au final, les hôteliers travaillent « à perte » puisque les voyagistes représentent 90 % de la clientèle en haute saison.

Source: presse espagnole.

L’éruption semblait avoir quelque peu baissé d’intensité le 30 octobre. Les panaches de cendre avaient remplacé les fontaines de lave sur les images des webcams, mais le volcan continue à déverser sa lave comme le montre une vidéo réalisée avec un drone par L’Institut géologique et minier le 30 octobre en fin d’après-midi:

9:00 am : As I indicated previously, tourism represents with agriculture the main economic resource of La Palma. Although only 10% of the island is affected by the eruption, the latter dampened the ardor of travel agencies. The 2021 Mini Transat Eurochef stopover will have brought in some money (it is expected to bring in 1.2 million euros) but the financial loss caused by the eruption is very real .
The AllSaints Day holiday should compensate a little for this loss, but a large number of tourist infrastructures are closed and the number of beds has dropped. There were 8,000 beds available in January 2020 compared to only 4,855 currently. The occupancy rate of tourist infrastructures is only 40% against 70% usually at this time of year. In the end, hoteliers make no profits since tour operators represent 90% of customers in high season.

Source: Spanish press.

The eruption appeared to have subsided somewhat on October 30th. The ash plumes had replaced the lava fountains on the webcam images, but the volcano continues to pour out its lava as shown in a video made with a drone by the Geological and Mining Institute on October 30th in the late afternoon (see above).

Le Cumbre Vieja le 31 octobre au matin

A la veille de la COP 26… // On the eve of COP 26…

Peut-être est-ce l’approche de la COP 26 de Glasgow qui motive les journalistes, mais les articles relatifs au réchauffement climatique sont nombreux dans la presse ces jours-ci. Aux Etats Unis, le départ de Donald Trump de la Maison Blanche a changé la donne. La presse outre-atlantique s’exprime désormais librement sur le sujet, sans risques de représailles de la part de l’administration Biden.

L’un des articles récemment publiés s’attarde sur les causes du réchauffement climatique et en particulier l’augmentation constante des concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère.

En France, les médias sous l’influence du gouvernement ont tendance à faire retomber la responsabilité du problème sur le citoyen moyen dont l’habitation serait une passoire thermique, avec une cheminée qui enverrait dans l’air des particules nocives et un véhicule dont les gaz d’échappement empoisonneraient l’atmosphère. Mais silence radio, ou presque, sur les usines polluantes.

Il ne fait guère de doute qu’à l’échelle de la planète la combustion à grande échelle du charbon, du gaz naturel et du pétrole pour produire de l’électricité sont les principales sources d’émissions de gaz à effet de serre, que ce soit le CO2 ou le méthane (CH4). Il ne faudrait pas, pour autant, oublier les activités humaines car le chauffage de nos maisons, la climatisation, nos voitures et notre mode de production de la nourriture contribuent également à aggraver la situation climatique.

C’est surtout le CO2 qui inquiète car il représente 65% des émissions de gaz à effet de serre. Il provient essentiellement des combustibles fossiles, mais aussi de la déforestation et de la destruction d’autres plantes qui absorbent le gaz carbonique. .

Le méthane émis, entre autres, par le bétail, la décomposition des déchets et la production de pétrole et de gaz, représente 14% des émissions de gaz à effet de serre.

Selon l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) aux Etats Unis, la production d’électricité et de chauffage entre pour un quart (25%) dans les émissions de gaz à effet de serre, alors que la production de nourriture, en particulier avec les terres agricoles, compte pour 24%. De son côté, les cimenteries et les aciéries produisent 21% de ces gaz nocifs et les moyens de transport en émettent 14%.

S’agissant des pays responsables des émissions de gaz à effet de serre, une étude effectuée par l’université d’Oxford place l’Asie largement en tête avec 53% de ces émissions à l’échelle de la planète. Viennent ensuite l’Amérique du Nord (18%), l’Europe (17%), l’Afrique et l’Amérique du Sud (3-4% chacune) et l’Océanie (Australie et île du Pacifique (1,3%).

Toutefois, si on se place au seul niveau de la population, l’ordre change, et les émissions par habitant de la Chine et de l’Inde sont éclipsées par un certain nombre de pays beaucoup plus petits comme l’Australie, le Canada et des pays producteurs de pétrole comme le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis.
Il est également important de noter que certains pays ont une longue histoire de production d’émissions en raison d’une industrialisation plus précoce. En ce qui concerne les contributions au dioxyde de carbone depuis 1751, les États-Unis sont de loin en tête. Le pays est responsable de 25% des émissions historiques, soit deux fois plus que la Chine. Le Royaume-Uni est un autre grand émetteur historique. Ainsi, jusqu’en 1882, plus de la moitié des émissions cumulées mondiales provenaient du seul Royaume-Uni.
Comme je l’ai indiqué à maintes reprises, le réchauffement climatique est un problème mondial. Les solutions proviendront d’actions prises par les pays et les individus, d’où l’importance que devraient – en théorie – avoir les COP comme celle qui va se tenir à Glasgow.
Le passage à des sources d’énergie renouvelables (l’éolien et le solaire)e, ainsi que les changements alimentaires, le reboisement, le passage aux systèmes de transport électriques et l’arrêt de l’extraction des combustibles fossiles, sont autant d’actions qui pourraient aider à réduire les émissions de carbone. Le problème, c’est que la volonté politique de nos gouvernants fait souvent défaut.

Source: Yahoo News.

Je ne suis pas certain que la COP 26 – avec, entre autres, l’absence remarquée du président chinois – fera beaucoup avancer les choses. Vladimir Poutine ne sera pas présent physiquement. Les Américains seront en Ecosse, mais la marge de manoeuvre de Joe Biden dans son pays est extrêmement étroite car les Républicains continuent à traîner les pieds en matière de réchauffement climatique. Ce sont les intérêts pétroliers qui mènent la barque.

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The approach of the COP 26 in Glasgow may have motivated the journalists, and articles relating to global warming are numerous in the press these days. In the United States, Donald Trump’s departure from the White House has changed the situation. The press across the Atlantic now expresses itself freely on the subject, without risk of reprisals from the Biden administration.
One of the recently published articles focuses on the causes of global warming and in particular the constant increase in carbon dioxide (CO2) concentrations in the atmosphere.
In France, the media under the influence of the government tend to blame the problem on the average citizen whose home is a heat sieve, with a chimney that sends out harmful particles and a vehicle whose exhaust fumes. poison the atmosphere, but radio silence on polluting factories.
There is little doubt that on a global scale the large-scale combustion of coal, natural gas and oil to generate electricity are the main sources of greenhouse gas emissions, either CO2 or methane (CH4). However, we should not forget about human activities because the heating of our homes, air conditioning, our cars and our way of producing food also contribute to worsening the climate situation.
It is above all CO2 that poisons the atmosphere because it represents 65% of greenhouse gas emissions. It comes mainly from fossil fuels, but also from deforestation and the destruction of other plants that absorb carbon dioxide. .
Methane emitted by livestock, waste decomposition, and oil and gas production, among others, accounts for 14% of greenhouse gas emissions.
According to the Environmental Protection Agency (EPA) in the United States, the production of electricity and heating accounts for a quarter (25%) of greenhouse gas emissions, while the production of food, especially with agricultural land, accounts for 24%. For its part, cement and steel works produce 21% of these harmful gases and means of transport emit 14%.
Regarding the countries responsible for greenhouse gas emissions, a study carried out by the University of Oxford places Asia largely in the lead with 53% of these emissions worldwide. Next come North America (18%), Europe (17%), Africa and South America (3-4% each) and Oceania (Australia and Pacific Island (1.3 %).

However, when you account for population, the order changes, and the per capita emissions of China and India are dwarfed by a number of much smaller nations, including Australia, Canada and oil-producing countries like Qatar, Kuwait and the United Arab Emirates.

It’s also important to note that some countries have a longer history of producing emissions due to earlier industrialization. When it comes to carbon dioxide contributions since 1751, the U.S. is the leader by far. It is responsible for 25 percent of historical emissions, twice as much as China — the world’s second-largest national contributor, according to data from Oxford.

Another large historical emitter is the United Kingdom. The same data shows that until 1882, more than half the world’s cumulative emissions came from the U.K. alone.

As I put it often before, global warming is a worldwide problem and the solutions to it come from actions taken by both countries and individuals, hence the importance of the Conferences of the Parties like the one to be held in Glasgow.

Switching to renewable sources of energy such as wind and solar, as well as dietary shifts, reforestation, moving to electric transport systems and halting extraction of fossil fuels, are all actions that could help ease carbon emissions. But the political will of our leaders is often missing.

Source: Yahoo News.

I am not sure that COP 26 – with, among other things, the noted absence of the Chinese president – will make much progress. Vladimir Putin will not be physically present. The Americans will be in Scotland, but Joe Biden’s room for maneuver in his country is extremely narrow as the Republicans continue to drag their feet on global warming. Oil interests are leading the way.

La courbe de Keeling montre que les concentrations de CO2 dans l’atmosphère restent beaucoup trop élevées.

La pierre ponce menace le bon fonctionnement des centrales nucléaires au Japon // Pumice threatens the good operation of nuclear plants in Japan

Dans une note publiée sur ce blog le 13 août 2021, j’expliquais qu’une éruption avait début le 12 de ce mois sur le Fukutoku-Oka-no-ba, un édifice sous-marin situé à 5 km au NE de l’île de Minami-Ioto. Selon le VAAC de Tokyo, le panache de cendre montait jusqu’à 16,4 km au-dessus du niveau de la mer et se dirigeait vers le SSO en direction des Philippines. Les autorités japonaises affirment que c’est l’une des plus importanres éruptions depuis 1945. Le volcan a émis un volume de ponce et de cendre estimé à 100 millions de mètres cubes.

Les autorités japonaises s’inquiètent aujourd’hui des conséquences de cette éruption. Des bancs de pierre ponce produits par l’éruption du mois d’août se sont échoués sur le rivage de l’île principale de la préfecture d’Okinawa et dans d’autres secteurs, affectant la pêche et les opérations maritimes. Les bancs de ponce sont également signalés dans la préfecture de Kagoshima. Le 27 octobre, un membre de l’Autorité de régulation nucléaire a expliqué que la pierre ponce pourrait affecter la prise d’eau utilisée dans les centrales nucléaires pour le refroidissement des réacteurs.
Des bancs de pierre ponce auraient commencé à s’échouer sur l’île de Kita-Daitojhima début octobre et auraient également été confirmées dans tout l’archipel d’Okinawa.
Le gouvernement japonais a déclaré qu’environ 10 tonnes de pierre ponce étaient évacuées chaque jour dans le port de pêche de Hentona, dans le village de Kunigami, mais les pierres continuent à s’échouer sans arrêt sur le rivage. Environ 750 bateaux de pêche n’ont pas pu quitter le port en raison des risques pour les moteurs des embarcations.
Les bancs de pierre ponce dérivent au gré des courants. Certains d’entre eux se sont échoués sur les rivages de la préfecture d’Okinawa. D’autres pourraient être transportés vers le nord par le courant Kuroshivo et affecter davantage de zones.
Les responsables de l’Autorité de régulation nucléaire ont déclaré que l’un des moyens les plus efficaces pour se débarrasser de la pierre ponce est celui utilisé pour éliminer les méduses quand elles deviennent envahissantes. L’installation de clôtures devant les prises d’eau est également efficace. .
Source : The Japan Times, The Watchers.

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In a post published on this blog on August 13th, 2021, I explained that an eruption had started on August 12th at Fukutoku-Oka-no-ba, an underwater volcano located 5 km NE of Minami-Ioto Island. According to the Tokyo VAAC, the ash plume rose to 16.4 km above sea level and was heading SSW toward the Philippines. Japanese authorities said it was one of the largest among all land and sea eruption in Japan since 1945. The estimated volume of ejected pumice and ash was at least 100 million cubic meters.

Japanese authorities today worry about the consequences of this eruption. A large number of pumice stones produced by the August eruption have washed ashore on the main island of Okinawa Prefecture and other places, affecting fisheries and ship operations. The pumice is also being reported in the Kagoshima Prefecture. On October 27th, a member of the Nuclear Regulation Authority warned that the pumice might affect the intake of water used for cooling nuclear reactors.

Pumice stones are said to have begun washing ashore on Kita-Daitojhima island in early October and have been confirmed throughout Okinawa Island as well.

The government said about 10 tons of pumice have been removed every day at the fishing port of Hentona in the village of Kunigami, but the stones are said to have continued washing ashore at the port seemingly endlessly. About 750 fishing boats have been unable to leave the port due to concerns about engine trouble.

The pumice stones are swept away mainly by the currents. Some of them have washed ashore in Okinawa Prefecture. Others may be carried northward by the Kuroshivo current and affect more areas.

Officials of the Nuclear Regulation Authority said one of the effective ways to get rid of pumice is the measure being taken at each plant to remove jellyfish in the event of a plague. They also say installing fences in front of the water intake equipment can work.

Source: The Japan Times, The Watchers.

Image satellitaire du panache éruptif (Source: NASA/NOAA)

Source: Japan Coast Guard

Un Indice de Destruction Volcanique? // A Volcanic Destruction Index?

Ma note précédente intitulée « Eruption de destruction majeure » met en évidence les difficultés rencontrées par le habitants de La Palma devant la destruction provoquée par l’éruption du Cumbre Vieja.

Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, aussi spectaculaire soit-elle, cette éruption ne peut pas être qualifiée de majeure. C’est une belle éruption strombolienne, semblable à celles qui se produisent de temps à autre sur l’Etna en Sicile. D’ailleurs, les scientifiques lui ont attribué un Indice d’Explosivité Volcanique (Volcanic Explosivity Index – VEI ) de 2 sur une échelle de 8. Les dégâts, quant à eux, atteindraient un niveau beaucoup plus élevé si une échelle de destruction semblable existait. Je trouve fort dommage que ce ne soit pas le cas.

S’agissant des séismes, il existe deux échelles, celle de Richter et celle de Mercalli. Instaurée en 1935, l’échelle de Richter permet de quantifier la magnitude d’un séisme. Jusqu’à ce jour, l’événement le plus puissant a été enregistré à Valdivia au Chili le 22 mai 1960. Il avait une magnitude de M 9,5. A noter que l’échelle de Richter ne commence pas à 0 pour se terminer à 9, comme on l’entend dire trop souvent. Elle est  » ouverte « , ne possède ni limite inférieure, ni limite supérieure

De son côté l’échelle MSK (Mercalli modifiée) mesures les effets d’un séisme, à un endroit donné, sur des objets naturels, sur des installations industrielles et sur les êtres humains. Bref, elle mesure les dégâts produits par un séisme. Elle est graduée en chiffres romains de I à XII. Par exemple, le degré I indique une secousse non perceptible. Une secousse de degré V réveille les dormeurs. Le degré IX indique des dommages généralisés, le degré X une destruction générale des bâtiments et le degré XII un changement du paysage.

Au vu de ce qui se passe sur l’île de La Palma, je pense qu’il serait judicieux de mettre en place une double échelle semblable pour les volcans. Le VEI pourrait être conservé pour mesurer la puissance d’une éruption sur une échelle de 0 à 8, par exemple. Parallèlement, on pourrait imaginer un Indice de Destruction Volcanique -Volcanic Destruction Index, VDI, en anglais) pour faire référence aux dégâts causés par une éruption. Elle pourrait être graduée de 0 à 8, 10, ou 12 comme la MSK.

Avec 900 hectares couverts par la lave, 2150 bâtiments détruits, les dégâts occasionnés à l’agriculture, l’éruption de La Palma atteindrait probablement 5 ou 6 sur une échelle de 8 niveaux, en sachant que la colère du volcan n’est pas terminée.

A côté de cela, les éruptions du Piton de La Fournaise (Ile de la Réunion) confinées à l’Enclos Fouqué atteindraient un VEI de 1, 2 ou 3 selon leur intensité et un VDI de 1 seulement, car elles ne causent pas ou très peu de dégâts. En revanche, pour une éruption hors Enclos avec dégâts aux habitations, le VDI augmenterait en conséquence.

Les éruptions des volcans indonésiens ou philippins, beaucoup plus puissantes et destructrices auraient des niveaux élevés, que ce soit pour le VEI ou le VDI.

A méditer….

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My previous post entitled « Eruption of major destruction » highlights the difficulties encountered by the inhabitants of La Palma in the face of the destruction caused by the Cumbre Vieja eruption.
As I have stated several times, however spectacular it may be, this eruption cannot be called ‘major’. It is a nice Strombolian eruption, similar to those that occur from time to time on Mount Etna in Sicily. Confirming this, scientists have given it a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 2 on a scale of 8. The destruction would reach a much higher level if a similar scale of destruction existed. . I find it very unfortunate that this is not the case.

Regarding earthquakes, there are two scales, that of Richter and that of Mercalli. Introduced in 1935, the Richter scale makes it possible to quantify the magnitude of an earthquake. To date, the most powerful event was recorded in Valdivia, Chile on May 22nd, 1960. It had a magnitude of M 9.5. Note that the Richter scale does not start at 0 and end at 9, as we can hear it too often. It is « open », has neither lower limit nor upper limit
For its part, the MSK scale (modified Mercalli) measures the effects of an earthquake, at a given location, on natural objects, on industrial installations and on human beings. In short, it measures the destruction produced by an earthquake. It is graduated in Roman numerals from I to XII. For example, degree I indicates an imperceptible jerk. A degree V shake awakens sleepers. Degree IX indicates generalized damage, degree X a general destruction of buildings and degree XII a change in the landscape.

In view of what is happening on the island of La Palma, I think it would be wise to set up a similar double scale for volcanoes. The VEI could be kept to measure the power of an eruption on a scale of 0 to 8, for example. At the same time, one could imagine a Volcanic Destruction Index (VDI) to refer to the damage caused by an eruption. It could be graduated from 0 to 8, 10, or 12 like the MSK.
With 900 hectares covered by lava, 2,150 buildings destroyed, damage to agriculture, the eruption of La Palma would probably reach 5 or 6 on a scale of 8 levels, knowing that it is not over. .
Besides that, the eruptions of Piton de La Fournaise (Reunion Island) confined to the Enclos Fouqué would reach an VEI of 1, 2 or 3 depending on their intensity and a VDI of only 1, because they cause no or very little damage. On the other hand, for an eruption outside the Enclos with damage to homes, the VDI would increase accordingly.
The much more powerful and destructive eruptions of Indonesian or Philippine volcanoes would have high levels, whether for VEI or VDI.
Just think over it….

La lave dans La Laguna le 21 octobre 2021 (Crédit photo: (Saul Santos / AP)