Exploration des profondeurs océaniques // Ocean depth exploration

Depuis des siècles, l’humanité est fascinée par la mer, avec des explorateurs en quête de nouvelles terres et de nouvelles aventures. L’océan représente environ 71% de la surface de la Terre, et c’est le plus grand écosystème de la planète; il recèle 99% de tout l’espace habitable dans le monde. Cependant, on sait peu de choses sur le fond de nos océans, les abysses et les fosses où se déclenchent la plupart des séismes dévastateurs. En fait, nous avons une meilleure connaissance de la surface de la planète Mars ou de la Lune que des fonds marins.
Les cinq principaux bassins océaniques, Pacifique, Atlantique, Indien, Arctique et Austral, contiennent 94 % de la faune sur Terre et 97 % de toute l’eau de notre planète bleue. Malgré le rôle central joué dans l’équilibre de notre planète, nous avons bien du mal à percer les mystères des profondeurs océaniques. Jusqu’à récemment, seuls 5% des océans avaient été explorés et cartographiés par les humains.
Des progrès ont toutefois été réalisés et un article récent publié par la BBC nous apprend qu’aujourd’hui environ 25 % (23,4 % pour être exact) des fonds marins ont été cartographiés grâce à une initiative internationale, Seabed 2030. S’appuyant en grande partie des données bathymétriques aimablement fournies par les gouvernements, les entreprises et les instituts de recherche, le projet fait partie d’une initiative plus large dirigée par l’ONU et baptisée The Ocean Decade.

Seabed 2030 espère cartographier 100% du fond des océans d’ici 2030, ce qui, selon les chercheurs, reste possible grâce aux progrès de la technologie et à la collecte des données déjà disponibles. Au cours de la seule année écoulée, Seabed 2030 a ajouté des données océaniques correspondant à environ la taille de l’Europe. Il faut toutefois noter que ces progrès ont été largement réalisés grâce à des archives récemment ouvertes, plutôt que par des missions de cartographie sur le terrain.
Les scientifiques pensent que la collecte de nouvelles données bathymétriques permettra d’approfondir notre compréhension du changement climatique et de mieux préserver les océans. La cartographie des fonds marins permettra aussi de détecter les tsunamis et autres catastrophes naturelles.
Une grande partie des données utilisées par Seabed 2030 existaient déjà. Comme indiqué plus haut, le groupe s’appuie en grande partie sur les contributions des gouvernements et des entreprises, bien que certaines de ces entités hésitent encore à ouvrir complètement leurs archives de peur de divulguer des secrets nationaux ou commerciaux.
Toutes les données collectées par Seabed 2030 seront mises à la disposition du public en ligne sur le site GEBCO (General Bathymetric Chart of the Oceans). Avant Seabed 2030, très peu de données concernant les fonds marins étaient disponibles pour un usage public. La plupart des mesures bathymétriques sont effectuées à l’aide de relevés d’altimètres satellitaires qui donnent une idée très approximative de la topographie des fonds marins. Certains scientifiques pensent que les efforts pour localiser l’épave du vol MH370 de Malaysia Airlines aurait été couronnés de succès si l’on avait utilisé des méthodes plus récentes et plus précises pour cartographier le fond de l’océan.
Jusqu’à ces dernières années, il était difficile de cartographier le fond des océans en raison d’un manque de technologie. Les techniques d’exploration océanique sont relativement nouvelles. Bien sûr, grâce aux satellites, nous pouvons cartographier les températures, les eaux et la couleur de la surface de l’océan (qui est un indicateur de la vie végétale), mais nous avons besoin d’une technologie beaucoup plus avancée pour cartographier les parties les plus profondes de nos océans où les conditions d’exploration deviennent extrêmes. La soi-disant «zone de lumière solaire» se termine à environ 200 mètres sous la surface, ce qui rend l’imagerie beaucoup plus délicate. De plus, la pression est extrêmement élevée. Autrement dit, il est plus facile d’envoyer une personne dans l’espace que d’aller au fond de l’océan !
Source : BBC.

———————————————–

For centuries, humankind has been fascinated by the sea, exploring it and venturing towards the blue horizon in search of new land and adventures. Today, we know that the ocean makes up about 71% of the Earth’s surface, and it is the biggest ecosystem of the planet, holding 99% of all habitable space in the world. However, little is known about the bottom of our oceans, the abysses and the trenches where most of the devastating earthquakes are triggered. Actually, we have a better knowledge of the surface of Mars or the Moon than of the seafloor.

The five main ocean basins, the Pacific, Atlantic, Indian, Arctic and Southern Oceans contain 94% of the world’s wildlife and 97% of all the water on our blue planet. Despite the central role it obviously plays in our planet’s balance, we do not know much about its mysteries.

It might be shocking to find out, but until recently only 5% of the ocean had been explored and charted by humans.

Some progress has been made today and a recent article released by the BBC informs us that roughly 25 percent (23.4 percent to be exact) of the Earth’s sea floor has now been mapped, thanks to an international initiative known as Seabed 2030. Relying largely on voluntary contributions of bathymetric data by governments, companies and research institutions, the project is part of a larger UN-led initiative called The Ocean Decade. Seabed 2030 hopes to map 100 percent of the ocean floor by 2030, which researchers say will be possible thanks to advances in technology and corralling already available data. Over the past year alone, Seabed 2030 has added measurements of the oceans for roughly the size of Europe, primarily through newly opened archives, rather than active mapping efforts.

Scientists believe collecting more bathymetric data will help further our understanding of climate change and ocean preservation efforts. Ocean floor mapping also helps in the detection of tsunamis and other natural disasters.

As the BBC notes, much of the data used in Seabed 2030 already existed. The group largely relies on contributions from governments and companies, though some of these entities are still reluctant to completely open up their archives for fear of spilling national or trade secrets.

All the data that Seabed 2030 is collecting will be available to the public online on the GEBCO (General Bathymetric Chart of the Oceans) global grid. Prior to Seabed 2030, very little directly measured ocean floor data was available for public use. Most bathymetric measurements are estimated using satellite altimeter readings, which give a very rough idea of the shape of the sea floor surface. Some scientists believe a global effort to locate the crash of Malaysia Airlines flight MH370 would have been better informed by newer, more precise methods to chart the ocean floor.

Up to now, it was difficult to map the ocean seafloor because of a lack of technology. Ocean exploration technology is relatively new. Of course, with satellites we can chart the ocean surface temperatures, waters and colour (which is an indicator of plant life), but we need much more advanced technology to map its deeper parts. Also, it is difficult to see in deep water.

Another reason for the relatively small amount of ocean we have explored is that, at great depths, exploration conditions become extreme. The so-called “sunlight zone” ends at about 200 meters below the surface, making imaging much trickier, and pressure is extremely high.

Basically, it is easier to send a person in space than it is to get the bottom of the ocean! I

Source: The BBC.

Prévision d’exploration océanique par la mission Ocean Exploration de la NOAA pour 2022 (Source: NOAA)

Exploration de la dorsale médio-atlantique // Exploring the Mid-Atlantic Ridge

L’Organisation des Nations Unies a mis en place des journées internationales. Ainsi, en juin 2022, il y a eu la journée des parents, de la bicyclette, de la langue russe… Vous trouverez la liste complète avec de lien: https://www.un.org/fr/observances/list-days-weeks

Le 8 juin 2022 était la Journée mondiale des océans, afin de mieux faire connaître l’immense masse d’eau salée qui couvre environ 71% de la surface de la Terre. Cependant, le plancher océanique reste l’un des endroits les plus mal connus de notre planète. Comme je le dis souvent, nous connaissons mieux la surface de Mars que les abysses de nos océans. Il est vrai que les couleurs des corps célestes sont plus fascinantes et font davantage rêver que l’obscurité complète des fonds marins.
De mai à août 2022, une mission d’exploration océanique de la NOAA – « Journey to the Ridge 2022 » (Voyage sur le Dorsale) – explorera une section mal connue de la dorsale médio-atlantique (DMA) au nord et autour des Açores. Ces neuf îles forment une région autonome du Portugal à la jointure des plaques nord-américaine, eurasienne et africaine. Les Açores sont l’expression du volcanisme de point chaud, bien qu’il diffère considérablement du point chaud observé à Hawaii.
Avec une longueur nord-sud de 16 100 km le long de l’Atlantique, la DMA est la plus longue chaîne de montagnes au monde et l’une des quatre principales dorsales qui donnent naissance à une nouvelle croûte océanique. De ce fait, la DMA est le site d’une activité volcanique et sismique intense. Dans certaines zones de la DMA, des bouches hydrothermales spectaculaires apparaissent souvent là où le magma fournit de la chaleur au cours de son ascension vers le fond marin.
Ces bouches, appelées aussi fumeurs noirs, servent d’habitat à de nombreuses communautés biologiques qui se développent grâce à des réactions chimiques qui remplacent la lumière du soleil. Cependant, on sait peu de choses sur la vie sur ces sites une fois que les bouches hydrothermales cessent leur activité, ou sur la vie qui se trouve au-delà des bouches, le long de la zone de faille. Les expéditions passées ont permis de découvrir de nouvelles espèces, inconnues auparavant.
L’expédition « Journey to the Ridge » fait partie d’un important programme d’exploration océanique pluriannuel et multinational axé sur l’amélioration des connaissances et de la compréhension de l’océan Atlantique Nord.
L’océan Atlantique Nord joue un rôle essentiel pour l’humanité car il fournit des ressources biologiques et géologiques, produit des fruits de mer et régule le climat; c’est aussi une voie de commerce et de voyage entre l’Europe et les Amériques. Avec la mondialisation, la nécessité de comprendre, conserver, gérer et défendre les ressources océaniques est devenu une priorité.
Le véhicule télécommandé (ROV) de la NOAA est capable d’atteindre des profondeurs allant de 250 à 6 000 m. Au cours des plongées, les chercheurs exploreront les habitats de coraux et d’éponges en eau profonde, d’éventuelles bouches d’hydrothermales, des systèmes de sulfures polymétalliques éteints, les zones de rift, ainsi que la colonne d’eau.
Source : HVO.

——————————————–

June 8th, 2022 was World Oceans Day, a day to appreciate the huge body of saltwater that covers about 71% of the Earth’s surface. However, the ocean floor remains one of the most poorly understood places on our planet. As I put it quite often, we know the surface of Mars better than the abysses of our oceans. It is true that the colours of space bodies are more fascinating than the complete darkness of the deep ocean floor.

From May to August 2022, a NOAA Ocean Exploration mission called “Journey to the Ridge 2022” will explore a poorly explored section of the Mid-Atlantic Ridge (MAR) north of and around the Azores Islands. These nine islands are an autonomous region of Portugal that sits at the triple junction boundary that separates the North American, Eurasian and African Plates. These volcanic islands are the expression of hotspot volcanism, though it differs significantly from the Hawaiian hotspot.

Spanning the north-south length of the Atlantic Ocean and stretching over 16,100 km, the MAR is the longest mountain range in the world and one of four major spreading ridges that create new oceanic crust. The MAR is the site of volcanic activity and frequent earthquakes. In other areas of the MAR, spectacular hydrothermal vents often form where magma provides heat as it rises to the seafloor.

These vents, called black smokers,are known to support diverse biologic communities that thrive on chemical reactions that replace the sunlight at the bottom of the ocean. However, little is known about life at these sites once vents go extinct, or what life lies beyond the vents, further away from the rift zone. Past expeditions have resulted in the discovery of new species, unseen before.

The « Journey to the Ridge » expedition is a part of a major multi-year, multi-national ocean exploration program focused on raising collective knowledge and understanding of the North Atlantic Ocean.

The North Atlantic Ocean plays a pivotal role to humankind, providing biological and geological resources, seafood production and climate regulation and a route for trade and travel between Europe and the Americas. With increased globalization, efforts to understand, conserve, manage and defend the maritime commons have become an essential shared responsibility.

The dives with the remotely operated vehicle (ROV) may span depths ranging from 250 to 6,000 m deep. During dives, the researchers expect to explore deep-sea coral and sponge habitats, potential hydrothermal vent and extinct polymetallic sulfide systems, fracture and rift zones, and the water column.

Source: HVO.

Carte bathymétrique de la dorsale médio-atlantique (Source: Wikipedia)

Image du robot télécommandé (ROV) « Deep Discoverer » qui sera utilisé au cours de la mission « Voyage to the Ridge 2022 ». (Crédit photo: NOAA)

De la Geldingadalir (Islande) à la planète Mars // From Geldingadalir (Iceland) to Mars

Pour les scientifiques, l’Islande est un excellent terrain d’entraînement dans le domaine de la conquête spatiale. Aujourd’hui, ce pays sert de banc d’essai pour expérimenter des drones qui pourraient un jour être utilisés dans des missions martiennes.
Dans le cadre d’un tel projet, les scientifiques équipent les drones d’une gamme de dispositifs allant du Lidar capable de déterminer l’épaisseur et le volume de lave, aux caméras d’imagerie thermique et aux foreuses capables de prélever des échantillons. Les paysages islandais sont très semblables à ceux de Mars, ce qui en fait un lieu idéal pour tester différents types de technologies de drones.
Voici une vidéo tournée à Geldingadalir (Islande) dans laquelle le volcanologue Christopher Hamilton (Université d’Arizona) explique toutes les possibilités offertes par les drones :.

https://www.bbc.com/news/av/technology-58104819

Le 19 mars 2021, une éruption a commencé sur la péninsule de Reykjanes. C’était la première fois en 800 ans qu’un tel événement se produisait dans cette partie de l’Islande. À seulement 35 kilomètres de Reykjavik, la facilité d’accès a permis aux scientifiques de collecter des données qui sont souvent impossibles à rassembler lors d’éruptions plus dangereuses ou plus difficiles d’accès.
Christopher Hamilton est professeur de sciences planétaires à l’Université de l’Arizona. Il est également professeur adjoint à l’Université d’Islande. Il se trouvait en Islande lorsque le volcan est entré en éruption. Contrairement à certains autres scientifiques présents dans la Geldingadalir qui essayaient de percer les secrets de la Terre, Hamilton avait en tête des idées allant bien au-delà de notre planète.
Dans la vidéo ci-dessus, il explique vouloir se servir de cette éruption comme d’une fenêtre pour étudier d’autres planètes. Le paysage islandais relativement aride ressemble beaucoup à l’environnement martien
Hamilton a reçu une subvention de trois millions de dollars de la NASA pour mettre au point un drone capable de voler sur Mars. Il s’appelle RAVEN, acronyme de Rover Aerial Vehicle Exploration Network. (voir ma note du 19 janvier 2021 à propos de ce drone). Hamilton explique que les instruments utilisés dans l’espace doivent être testés dans différents environnements. L’Islande constitue un substitut parfait pour le paysage volcanique accidenté de la planète Mars. Avec ses étendues de glace stériles, ses immenses champs de lave et son activité volcanique constante, l’Islande est l’environnement parfait pour tester le projet de drone.
Dans le cadre de la mission Mars 2020 de la NASA, l’hélicoptère Ingenuity a permis de tester avec succès au mois d’avril 2021 un vol motorisé sur Mars. Cet hélicoptère était équipé de deux caméras, une pour la navigation et l’autre pour les images. Il a accompagné le rover (robot d’exploration) Perseverance de sorte que les deux véhicules ont prouvé que les hélicoptères et les rovers peuvent fonctionner ensemble sur Mars. Hamilton dit qu’il s’agit d’une technologie véritablement transformatrice ; la mission islandaise permettra de tester la prochaine génération de systèmes d’exploration spatiale.
Le drone RAVEN sera utilisé avec un rover et volera devant lui et en envoyant des données pour générer des cartes 3D. Il explorera des zones auparavant inaccessibles sur Mars et disposera d’une griffe capable de récupérer des échantillons de roches martiennes et de les apporter au rover.
Hamilton est convaincu que « le drone a révolutionné notre façon de travailler sur le terrain. Si on pouvait envoyer un drone équipé d’une griffe ou une perceuse pour pouvoir acquérir un échantillon et le ramener à un rover, cela fournirait un paradigme radicalement nouveau pour explorer les parties vraiment accidentées et encore inaccessibles de Mars. »

RAVEN est un projet prévu pour s’étaler sur trois années. L’équipe de Christopher Hamilton espère tester un prototype d’ici 2022, et fournir des recommandations technologiques à la NASA d’ici 2023.
Source : BBC News.

——————————————-

Scientists are using Iceland as a testbed for deploying drone technology that they hope may one day feature on missions exploring Mars.

The project equips drones with a range of devices from Lidar which can help inform the thickness and volume of lava, to thermal imaging cameras and drills capable of taking core samples. The characteristics of Iceland’s environment are very similar to Mars making it an ideal test place for different types of drone technology.

Here is a video shot in Geldingadalir (Iceland) in which volcanologist Christopher Hamilton (University of Arizona) explains all the possibilities offered by the drones:.

https://www.bbc.com/news/av/technology-58104819

On March 19th, 2021, a new eruption started on the Reykjanes Peninsula. It was the first time in 800 years a volcanic eruption had occurred on that part of the country. Only 35 kilometres from Reykjavik, the ease of access provided an opportunity for scientists to collect data that is often lost at more hazardous or remote volcanic eruptions.

Christopher Hamilton is an associate professor of planetary sciences at the University of Arizona. He is also an adjunct professor at the University of Iceland. He happened to be in Iceland when the volcano erupted. Unlike some of the other scientists in Geldingadalir trying to unlock the secrets of the Earth, Hamilton’s interests went far beyond this planet.

In the video, he says that he wanted to be able to use this eruption as a window to study other planets. The landscape in Iceland, with relatively barren vegetation, is very similar to the Martian environment

Hamilton received a three-million-dollar grant from NASA to develop a drone that will fly on Mars. It is called RAVEN, which stands for Rover Aerial Vehicle Exploration Network. (see my post of January 19th, 2021 about this drone). Hamilton explained that instruments used in space need to be tested in different environments. Iceland is the perfect substitute for the rugged volcanic landscape found on Mars. With its barren icefields, huge lava fields, and constant volcanic activity, Iceland is the perfect test environment for the drone project.

Part of NASA’s Mars 2020 Mission, the Ingenuity helicopter successfully tested powered flight on Mars for the first time in April. This helicopter was equipped with two cameras, one for navigation and one for imaging. It accompanied the rover Perseverance, and together the crafts tested how helicopters and rovers can work together on Mars. Hamilton says this is a truly transformative technology; what they are testing in Iceland is the next generation of explorationsystems.

The RAVEN drone will work with a rover by flying ahead of it and sending back data to generate 3D maps. It will explore previously inaccessible areas on Mars, and have a claw that can retrieve Martian rocks and deliver them to the rover.

Hamilton is convinced that « the drone has completely revolutionized the way that we do fieldwork, If you could send a drone with a claw or a drill to be able to acquire a sample and bring it back to a rover, that provides a radically new paradigm for being able to explore the really rugged parts of Mars that we haven’t been able to get to on the ground. »

RAVEN is scheduled to be a three-year project. Christopher Hamilton’s team hopes to test a prototype by 2022, and to publish technological recommendations for NASA by 2023.

Source: BBC News.

Le désert de l’Odadahraun a déjà servi de terrain d’entraînement aux missions lunaires (Photo: C. Grandpey)

Enfin une bonne nouvelle : pas d’exploration pétrolière au large du Groenland // Good news at last : no oil exploration off Greenland

Les médias français ont oublié de faire part d’une information particulièrement importante pour l’environnement de notre planète. Le gouvernement récemment élu du Groenland a décidé de suspendre toute exploration pétrolière au large de l’île/ Les autorités groenlandaises ont qualifié la décision d’ « étape en faveur de la Nature » parce que le gouvernement de l’Arctique « prend la crise climatique au sérieux. » La décision a été prise le 24 juin 2021 mais rendue publique le 15 juillet.

L’US Geological Survey estime qu’il pourrait y avoir 17,5 milliards de barils de pétrole et d’énormes réserves de gaz naturel au large du Groenland, même si l’éloignement de l’île et les conditions météorologiques difficiles en ont jusqu’à présent limité l’exploration. Aucun pétrole n’a encore été exploité autour du Groenland, mais ces réserves potentiellement vastes pourraient permettre aux Groenlandais de réaliser un vieux rêve  : obtenir leur indépendance vis-à-vis du Danemark.

Comme je l’ai écrit précédemment, le réchauffement climatique et la disparition de la glace pourraient mettre au jour des ressources naturelles comme le pétrole et les minéraux qui, si elles sont exploitées avec succès, pourraient changer radicalement l’économie de ce territoire semi-autonome de 57 000 personnes.

Pour justifier sa décision de suspendre l’exploration pétrolière, le gouvernement a déclaré : « L’avenir n’est pas dans le pétrole. Il appartient aux énergies renouvelables, et à cet égard, nous avons beaucoup plus à gagner. » Le gouvernement a également déclaré qu’il « veut assumer la coresponsabilité de la lutte contre la crise climatique mondiale ».

Lorsque le gouvernement actuel, dirigé par le parti Inuit Ataqatigiit, est arrivé au pouvoir lors des élections législatives d’avril, il a immédiatement tenu ses promesses électorales et arrêté les projets d’extraction d’uranium dans le sud du Groenland. L’île possède encore quatre permis actifs d’exploration d’hydrocarbures qu’elle ne peut annuler, mais ils sont détenus par deux petites sociétés et leur potentiel est très limité.

Le Danemark décide de la politique étrangère, de la défense et de la sécurité du Groenland et il accorde à l’île une subvention annuelle qui représente environ les deux tiers de l’économie groenlandaise.

Source : Associated Press.

————————————

The French news media have forgotten a pieca of news that is very important for the environment of our planet. The newly elected government of Greenland has decided to suspend all oil exploration off the island, calling it is “a natural step” because the Arctic government “takes the climate crisis seriously.”The decision was made on June 24th, 2021 but made public on Jyly 15th.

The U.S. Geological Survey estimates there could be 17.5 billion undiscovered barrels of oil aand huge quantities of natural gas off Greenland, although the island’s remote location and harsh weather have limited exploration. However, no oil has been found yet around Greenland, but officials had seen the potentially vast reserves as a way to help Greenlanders realize their long-held dream of independence from Denmark.

As I put it before, global warming means that retreating ice could uncover potential oil and mineral resources which, if successfully tapped, could dramatically change the fortunes of the semiautonomous territory of 57,000 people.

To justijy its decision to suspend oil exploration, the local government said : “The future does not lie in oil. The future belongs to renewable energy, and in that respect we have much more to gain.” The government also said it “wants to take co-responsibility for combating the global climate crisis.”

When the current government, led by the Inuit Ataqatigiit party came into power in an April’s parliamentary election, it immediately kept its election promises and stopped plans for uranium mining in southern Greenland. The island still has four active hydrocarbon exploration licenses, which it is obliged to maintain as long as the licensees are actively exploring, but they are held by two small companies and they have very limited potential.

Denmark decides foreign, defense and security policy, and supports Greenland with the annual grant that accounts for about two-thirds of the Arctic island’s economy.

Source : Associated Press.