Pollution mortelle // Deadly pollution

Une nouvelle étude publiée dans la revue médicale Lancet Planetary Health nous informe que les décès dus à la pollution atteignent actuellement 9 millions de personnes chaque année. En d’autres termes, la pollution est responsable d’un décès sur six chaque année dans le monde. La pollution de l’air, l’eau contaminée et l’exposition aux produits chimiques toxiques sont les principales causes de ce nombre très élevé de morts. La plupart des victimes se trouvent dans les pays en voie de développement, avec 90 % des décès dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
La pollution de l’air, qui est principalement causée les mêmes combustibles fossiles qui causent le réchauffement climatique (pétrole, charbon et gaz naturel), est responsable de la majorité des décès, soit environ 6,7 millions par an. La pollution de l’eau a fait 1,4 million de morts et l’empoisonnement au plomb en a causé près d’un million. Les décès dus à ces facteurs de risque de pollution modernes, conséquences de l’industrialisation et de l’urbanisation, ont augmenté de 7 % depuis 2015 et de plus de 66 % depuis 2000.
Au fur et à mesure que les pays en voie de développement deviennent plus prospères, le type de décès lié à la pollution change. Par exemple, à mesure que les maisons reçoivent la plomberie, l’électricité, les fours à gaz et le chauffage central, il y a moins de personnes exposées à l’eau potable contaminée et à la pollution de l’air provenant des cuisinières intérieures. En revanche, les combustibles fossiles brûlés pour cuisiner et produire de la chaleur et de l’électricité créent davantage de pollution atmosphérique. De plus, les économies en cours d’industrialisation voient davantage de produits chimiques toxiques s’infiltrer dans le sol et l’eau des usines.
On observe une baisse du nombre de décès attribuables aux types de pollution associés à l’extrême pauvreté. Cependant, cette diminution des décès dus à la pollution de l’air domestique et à la pollution de l’eau est compensée par une augmentation des décès attribuables à la pollution de l’air ambiant et à la pollution chimique. Par exemple, la pollution de l’air intérieur et la contamination de l’eau restent les principales causes de décès en Afrique, tandis qu’en Chine, ces problèmes sont largement dépassés par la pollution de l’air extérieur et l’exposition aux produits chimiques toxiques.
Une grande partie de la pollution dans les pays en voie de développement provient de processus industriels tels que l’exploitation minière, le raffinage, la fabrication de produits destinés aux consommateurs des pays développés. Une étude de novembre 2021 dans la revue Nature Communications a révélé que la consommation dans les pays du G-20 est responsable de la pollution de l’air qui cause 2 millions de décès prématurés par an.
Bien que la pollution de l’air soit moins meurtrière aux États-Unis, elle est toujours bien présente. Début 2022, un rapport de l’American Lung Association a révélé que plus de 40% des Américains, soit plus de 137 millions de personnes, vivent dans des zones où prévalent des niveaux dangereux de pollution par les particules ou d’ozone troposphérique (c’est-à-dire le smog).
Les scientifiques sont persuadés qu’une transition rapide des combustibles fossiles vers des sources d’énergie propres réduirait à la fois la pollution de l’air et de l’eau et ralentirait le réchauffement climatique. Les auteurs du rapport paru dans The Lancet Planetary Health appellent à des systèmes de surveillance de la pollution de l’air à l’échelle internationale et au financement de projets de contrôle de cette même pollution.
Source : Yahoo Actualités, The Washington Post.

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A new study released in the medical journal Lancet Planetary Health informs us that deaths from pollution have increased to 9 million people each year. In other words, pollution is responsible for one of six annual deaths worldwide. Air pollution, contaminated water and toxic chemical exposure are the main drivers of this death toll.

Most victims are concentrated in developing countries, with 90% of the deaths in low- and middle-income countries.

Air pollution, which is mainly caused by burning the same fossil fuels that cause climate change, such as oil, coal and natural gas, is responsible for the majority of the deaths, approximately 6.7 million per year. Water pollution caused 1.4 million deaths and lead poisoning caused almost one million. Deaths from these modern pollution risk factors, which are the consequence of industrialisation and urbanisation, have risen by 7% since 2015 and by over 66% since 2000.

As developing countries grow more prosperous, the type of pollution-related death changes. For instance, as homes get plumbing, electricity, gas ovens and central heating, there are fewer people exposed to contaminated drinking water and air pollution from indoor cookstoves. But the fossil fuels burned to cook and to produce heat and electricity create more air pollution and industrializing economies see more toxic chemicals leaching into soil and water from factories.

Reductions have occurred in the number of deaths attributable to the types of pollution associated with extreme poverty. However, these reductions in deaths from household air pollution and water pollution are offset by increased deaths attributable to ambient air pollution and toxic chemical pollution. For example, indoor air pollution and water contamination remain the leading environmental causes of death in Africa, while in China, those problems are far outpaced by outdoor air pollution and toxic chemical exposure.

Much of the pollution in developing countries comes from industrial processes such as mining, refining, manufacturing, for products that go to consumers in large economies. A November 2021 study in the journal Nature Communications found that consumption in the G-20 countries is responsible for air pollution that causes 2 million premature deaths annually.

Although air pollution may be less deadly in the United States, it is still prevalent. Earlier this year, an American Lung Association’s report for 2022 found that more than 40% of Americans, over 137 million people, live in areas with failing grades for healthy levels of particle pollution or ground-level ozone (i.e smog).

Environmental experts say that a quick transition from fossil fuels to clean sources of energy would both reduce air and water pollution and slow global warming. The authors of the Lancet Planetary Health report call for international air pollution monitoring systems and funding for pollution control projects.

Source: Yahoo News, The Washington Post.

 

Impressionnant nuage de pollution au-dessus de Pékin en janvier 2013 (Source: NASA)

Dernières nouvelles de Yellowstone // Latest news from Yellowstone

Créé en 1872 alors que les États-Unis se remettaient de la Guerre de Sécession, Yellowstone fut le premier parc national américain. Il abrite des geysers, des sources chaudes, des chutes d’eau et une très abondante faune. Aujourd’hui, Yellowstone fait face à son plus grand défi depuis des décennies.
Comme je l’ai déjà écrit, les inondations provoquées par les crues de plusieurs rivières ont détruit de nombreux ponts, emporté des kilomètres de routes et provoqué la fermeture du Parc à l’approche de la haute saison touristique. Yellowstone s’apprêtait à célébrer son 150ème anniversaire. Les localités proches du Parc ont été inondées et des centaines de maisons ont été envahies par l’eau de la rivière Yellowstone et de ses affluents.
L’ampleur des dégâts est en cours d’évaluation par les responsables de Yellowstone, mais sur la base d’autres catastrophes qui ont affecté des parcs nationaux, la reconstruction pourrait prendre des années et coûter plus d’un milliard de dollars. De plus, on se trouve dans un contexte de paysage écologiquement sensible où la période de travaux ne s’étend que du dégel au printemps jusqu’aux premières chutes de neige à l’automne.
D’après les responsables du parc, les dégâts les plus importants semblent concerner les routes, en particulier celle reliant l’entrée nord du parc à Gardiner (Montana) aux bureaux du Parc à Mammoth Hot Springs. Il est probable que des centaines de passerelles sur les sentiers ont été endommagées ou détruites.
Recréer une empreinte humaine dans un parc national est toujours une opération délicate, d’autant plus que le réchauffement climatique accélère la fréquence des catastrophes naturelles. Les incendies de forêt sont de plus en plus violents, dont un l’année dernière qui a détruit des ponts, des cabanes et d’autres infrastructures dans le Parc national du Lassen en Californie.

Sommet du Lassen Peak

Les inondations ont déjà causé d’importants dégâts dans d’autres parcs et menacent pratiquement tous les parcs nationaux. Le Parc national du mont Rainier a fermé pendant six mois après les pires inondations de son histoire en 2006.

 

La vallée de Yosemite, dans le parc national du même nom, a été inondée à plusieurs reprises, mais a subi ses pires dégâts il y a 25 ans lorsque de fortes pluies se sont abattues sur un important manteau neigeux, un scénario semblable à ce qui s’est passé à Yellowstone. Cet événement a provoqué la fermeture du parc pendant plus de deux mois.

 

Il est difficile de dire si Yellowstone sera confronté à une situation analogue, même si la reconstruction de la route qui passe près des Mammoth Hot Springs, où l’eau bouillante s’écoule sur une série de terrasses en travertin, présente un défi. Outre le contexte géologique proprement dite, des microbes et des insectes se développent dans un environnement que l’on ne trouve presque nulle part ailleurs. Par ailleurs, le Parc devra éviter d’endommager les artefacts archéologiques ou culturels de la région qui possède une riche histoire amérindienne.

La campagne de réparation de Yellowstone survient au moment où un nombre de plus en plus important de touristes est impatient de visiter les parcs nationaux américains. L’arriéré de leur budget d’entretien atteint des dizaines de milliards de dollars. Le Parc de Yellowstone devait recevoir de l’argent par l’intermédiaire du Great American Outdoors Act. Il s’agit d’une une loi adoptée par le Congrès en 2020 qui autorise le déblocage de près de 3 milliards de dollars pour l’entretien et d’autres projets sur les terres publiques. Yellowstone n’a toujours rien reçu et a maintenant besoin d’une rallonge pour faire face aux réparations les plus urgentes estimées à au moins 1 milliard de dollars.
La moitié sud du parc devrait rouvrir bientôt, ce qui permettra aux visiteurs de venir admirer le Vieux Fidèle, le Grand Prismatic et le Grand Canyon de Yellowstone et sa majestueuse chute d’eau.

 

Toutefois, la partie nord du Parc qui a le plus souffert des inondations pourrait ne pas rouvrir cette année,. Les touristes ne pourront donc pas voir Tower Fall ni Lamar Valley, l’un des meilleurs endroits pour voir des loups et des grizzlis.

 

La réouverture de certaines de ces zones dépendra de la rapidité avec laquelle les routes emportées pourront être réparées, les arbres abattus pourront être enlevés et les glissements de terrain pourront être dégagés. L’entretien des quelque 750 kilomètres de chaussée dans l’ensemble du Parc demande beaucoup de travail. Un responsable du parc a déclaré: « Je pense qu’il faudra probablement plusieurs années avant que le parc retrouve son aspect normal. »
Source : Yahoo Actualités.

Toutes les photos sont de C. Grandpey

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Dernières nouvelles: Le Parc national de Yellowstone rouvrira partiellement à 8 heures du matin le 22 juin 2022. Les services du Parc viennent d’annoncer que les visiteurs seront autorisés à parcourir uniquement la boucle sud du Parc dans le cadre d’un système de plaques d’immatriculation temporaire prévu pour gérer les foules. Les véhiculesavec des plaques paires et les groupes de motards seront autorisés les jours pairs et ceux avec des plaques impaires ou des plaques personnalisées (vanity plates) les jours impairs.
Les véhicules d’agences de voyage et les visiteurs avec une preuve de réservation pour la nuit dans les hôtels, les terrains de camping ou dans l’arrière-pays seront autorisés quel que soit leur numéro de plaque.
La boucle sud est accessible depuis les entrées sud, est et ouest du Parc. La boucle nord est fermée sine die.
Source : Service des parcs nationaux.

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Created in 1872 as the United States was recovering from the Civil War, Yellowstone was the first American National Park. Now, the home to geysers, hot springs, waterfalls and some of the country’s most plentiful and diverse wildlife. Today, Yellowstone is facing its biggest challenge in decades.

As I put it before, floodwaters wiped out numerous bridges, washed out kilometers of roads and closed the park as it approached peak tourist season during its 150th anniversary celebration. Nearby communities were swamped and hundreds of homes were flooded as the Yellowstone River and its tributaries raged.

The scope of the damage is still being tallied by Yellowstone officials, but based on other national park disasters, it could take years and cost upwards of $1 billion to rebuild in an environmentally sensitive landscape where construction season only runs from the spring thaw until the first snowfall.

Based on what park officials have revealed, the greatest damage seemed to be to roads, particularly on the highway connecting the park’s north entrance in Gardiner, Montana, to the park’s offices in Mammoth Hot Springs. Perhaps hundreds of footbridges on trails may have been damaged or destroyed.

Re-establishing a human imprint in a national park is always a delicate operation, especially as a changing climate makes natural disasters more likely. Increasingly intense wildfires are occurring, including one last year that destroyed bridges, cabins and other infrastructure in Lassen Volcanic National Park in California. Flooding has already done extensive damage in other parks and is a threat to virtually all the national parks. Mount Rainier National Park closed for six months after the worst flooding in its history in 2006. Yosemite Valley in Yosemite National Park has flooded several times, but suffered its worst damage 25 years ago when heavy downpours on top of a large snowpack – a scenario similar to the Yellowstone flood – caused the closure of the park for more than two months.

It’s not clear if Yellowstone would face the same obstacles, though reconstructing the road that runs near Mammoth Hot Springs, where steaming water bubbles up over a series of stone terraces, presents a challenge. Along with the formation itself, there are also microbes and insects that thrive in the environment found almost nowhere else. And the park will need to avoid damaging any archaeological or cultural artifacts in the area with a rich Native American history.

Yellowstone’s recovery comes as a rapidly growing number of people line up to visit the country’s national parks, even as a backlog of deferred maintenance budget grows into tens of billions of dollars. The park was already due for funding from the Great American Outdoors Act, a 2020 law passed by Congress that authorizes nearly $3 billion for maintenance and other projects on public lands. Now it will need another infusion of money for more pressing repairs estimated at least $1 billion.

The southern half of the park is expected to reopen soon, allowing visitors to flock to Old Faithful, the Grand Prismatic Spring, and the Grand Canyon of the Yellowstone and its majestic waterfall.

But the flood-damaged northern end may not reopen this year, depriving visitors from seeing Tower Fall and Lamar Valley, one of the best places in the world to see wolves and grizzly bears.

Whether some of these areas are reopened will depend on how quickly washed-out roads can be repaired, downed trees can be removed and mudslides cleared.

Maintaining the approximately 750 kilometers of roadway throughout the park is a major job. A Park official said: “I think it’ll probably be several years before the park is totally back to normal. »

Source: Yahoo News.

Photos : C. Grandpey

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Latest news : Yellowstone National Park will partially reopen at 8 a.m. on June 22nd, 2022. The Park Service has just announced that visitors will be allowed on the Park’s southern loop under a temporary license plate system designed to manage the crowds: Those with even-numbered plates and motorcycle groups will be allowed on even-numbered days, and those with odd-numbered or vanity plates on odd-numbered days.

Commercial tours and visitors with proof of overnight reservations at hotels, campgrounds or in the backcountry will be allowed in whatever their plate number.

The southern loop can be accessed from the Park’s south, east and west entrances.

Source: National Park Service.

Coup de chaud sur le Mont Blanc !

La canicule qui affecte en ce moment la France n’épargne pas les Alpes et le toit de l’Europe transpire lui aussi. On a enregistré le 18 juin 2022 un nouveau record de température au Col Major (4750 m), à proximité du sommet du Mont Blanc où le thermomètre indiquait 10.4°C. Une température de 6.8°C avait été enregistrée en juin 2019.

Il est évident que les coups de chaud à répétition provoqués par le réchauffement climatique vont modifier la montagne, ne serait-ce qu’avec une accélération de la fonte des glaciers. Les alpinistes vont devoir se montrer extrêmement vigilants car les fortes températures entraînent le dégel du permafrost de roche qui assure la cohésion et la solidité des parois. Les « Cent plus belles courses » répertoriées dans les années 1970 par Gaston Rebuffat ont du plomb dans l’aile. L’inventaire réa lisé récemment par des ingénieurs savoyards a révélé que sur les 95 parcours étudiés, 93 sont affectés par les effets du changement climatique, dont 26 très affectés, et trois n’existent plus. ,

Le réchauffement climatique affecte également l’accès au sommet du Mont Blanc. Des crevasses de 16 mètres de profondeur sont apparues sur l’arête des Bosses, la dernière ligne droite avant l’ascension par la voie normale, la plus simple pour atteindre le sommet, et donc la plus fréquentée par les alpinistes.

Les guides de Saint-Gervais expliquent que le relief du mont Blanc s’est singulièrement modifié ces dernières semaines. Selon eux, la présence de la crevasse sur la voie d’accès au sommet est la conséquence du « réchauffement climatique qui fait que les masses de glace ont tendance à descendre plus vite de chaque côté. Cette arête s’est ouverte. »

L’ascension sera donc plus difficile cette année mais, comme le dit fort justement le maire de St Gervais, « c’est la montagne qui commande et c’est à nous de nous adapter. Et le jour où elle nous dira on ne peut plus passer, et bien on ne passera plus. »

Afin de ne pas dénaturer la montage, il a été décidé qu’aucun équipement de sécurité ne serait installé à proximité de cette crevasse. Tout restera en l’état, mais les guides de haute montagne seront encore plus pointilleux lors de la vérification des aptitudes physiques et techniques des alpinistes qui aspirent à vaincre le toit de l’Europe.

Source: Europe 1, ARPA Valle d’Aosta.

Photo: C. Grandpey

Glaciers des Bossons : travaux au niveau du lac glaciaire

Comme l’ensemble des glaciers alpins, le très célèbre Glacier des Bossons continue de fondre et de reculer avec la hausse des températures provoquée par le réchauffement climatique. En 2018, un lac glaciaire s’est formé au pied du glacier à 1695 mètres d’altitude et son volume augmente au fur et à mesure que le glacier fond. Pour éviter une vidange potentiellement trop importante et une crue torrentielle très dangereuse, la commune de Chamonix a décidé d’entreprendre des travaux pendant le mois de juin 2022.

Des glaciologues ont étudié l’évolution de la pièce d’eau et leur travaux ont mis en évidence sa rapide poussée de croissance. En juillet 2021, le volume du lac était estimé à 3 700 m³, mais parce que le débit de son exutoire reste inférieur au débit entrant, le lac périglaciaire gonfle, surtout l’été en période de fonte. En fondant, le glacier des Bossons recule de 4,5 à 6,5 mètres par an dans la zone du lac. Les glaciologues pensent que dès l’automne 2022, le lac pourrait atteindre 20 000 m³, soit cinq fois le volume enregistré au cours de l’été 2021.

Selon les autorités chamoniardes en charge de la sécurité et de la montagne,. « lorsque le glacier va se retirer, l’écoulement risque de basculer en rive gauche vers le torrent des Bossons et son quartier, car la pente du lit rocheux est orientée dans ce sens. » C’est pourquoi la commune de Chamonix a décidé d’entreprendre des travaux de déroctage pendant le mois de juin pour limiter l’impact d’une vidange soudaine imprévisible. Il s’agira de déplacer quelques gros blocs autour du déversoir actuel, afin d’abaisser le niveau du lac et réduire le danger.

Cette opération permettra une purge partielle du lac. Un suivi sera ensuite réalisé sur le lac et la langue glaciaire à l’aide de nouvelles sondes, de radars et de drones.

Le coût total de ces interventions est estimé à 128 000 euros.

Source: Le Dauphiné Libéré.

Avec le réchauffement climatique et la fonte des glaciers, les lacs qui se forment à leur front sont un sujets d’inquiétude pour les localités situées en aval. Toujours dans les Alpes, le glacier de Tête Rousse cache une volumineuse poche d’eau à 3200 mètres d’altitude. Lors de sa découverte en 2010, les autorités ont décidé de mettre en place une spectaculaire opération de pompage pour éviter une catastrophe. Tout le monde avait en tête le drame du 12 juillet 1892 quand la rupture d’une poche glaciaire avait entraîné une gigantesque vague de 300 000 mètres cubes qui avait enseveli les thermes de Saint-Gervais et fait au moins 175 victimes. Voir la description de cet événement sur ce blog en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/04/23/saint-gervais-haute-savoie-toujours-sous-la-menace-du-glacier-de-tete-rousse/

Photos: C. Grandpey

Vue du lac glaciaire (Crédit photo: Le Dauphiné)