Noirmoutier face aux assauts de l’océan

Lors d’une visite sur l’île de Noirmoutier en juin 2020, j’ai pu observer les traces des dégâts causés par la mer. Le village de La Guérinière en est un parfait exemple. Il suffit de se rendre sur le Boulevard de l’Océan où les anciens ouvrages, auparavant sous la dune, ont été mis à découvert par les vagues de la tempête Ciara. Sur la plage de la Cantine, le perré a été abîmé ; il s’agit d’un revêtement en pierres sèches ou en maçonnerie, destiné à renforcer un remblai, les rives d’un fleuve, les parois d’un canal, ou dans ce cas-ci une dune. A La Guérinière, des sacs de sable ont été déposés au niveau des brèches dans le rempart.

Des travaux ont été entrepris, avec installation d’enrochements, afin de contenir l’érosion littorale, mais il ne faut pas se faire d’illusion : le problème réapparaîtra à chaque tempête. Les rochers déversés à la hâte ne seront qu’un pansement provisoire et la mer aura tôt fait de les déstabiliser. Elle a envoyé sur certaines plages de la côte atlantique les solides blockhaus construits par les Allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale. Les rochers de Noirmoutier ne pèseront pas lourd face aux assauts des vagues ! Arrivera le jour – dans un avenir très proche au train où vont les choses – où les vagues atteindront les habitations. En observant les photos que j’ai prises au cours de ma visite, je me dis que celles construites à quelques dizaines de mètres du littoral ne vont pas tarder à être menacées.

Un article paru sur le site de la radio France Info nous rappelle que c’est sur ce bord de mer qu’ont été filmées, en 1972, des séquences du film « César et Rosalie ». On y voit la maison aux volets bleus devenue, depuis ce tournage, l’un des emblèmes de l’Ile vendéenne.

Ce patrimoine est lui aussi menacé, avec l’érosion de la dune et l’effondrement d’un muret qui protégeaient cette demeure des assauts de la mer. De gros enrochements ont été disposés pour protéger l’ensemble de la soixantaine d’habitations construites sur les plages de Mardi Gras et du Vieil. Reste à savoir s’ils seront capables de résister aux assauts de la mer lors des tempêtes de grandes marées, car c’est dans de telles circonstances que l’océan devient redoutable.

Pour faire face au phénomène d’érosion, les propriétaires du secteur des Dunes du Vieil se sont regroupés en Association Syndicale Autorisée (ASA) car en vertu d’une loi datant de 1907, les propriétaires de maisons donnant sur la plage endossent la responsabilité des murs qui leur appartiennent et qui protègent leurs maisons. Ensemble, les propriétaires entretiennent et financent certaines structures de défense contre la mer.

Comme ailleurs le long de la côte atlantique, le combat contre les éléments semble sans fin. Quelques centaines de mètres plus loin, la dune a été grignotée par la tempête Céline. À chaque grande marée, la dune diminue car elle est sapée par les assauts des vagues.

Aujourd’hui, l’ASA a pour projet de construire un grand enrochement sur ce secteur. Ces investissements sont financés à 50 % par la communauté de communes qui apprécie le partenariat avec les propriétaires. En plus des trois existantes, cinq autres ASA sont en cours de création. Noirmoutier doit en effet gérer 30 km de digues, 32 km de cordon dunaire et des systèmes d’endiguement. Une grande partie, située sur le domaine maritime, est à la charge des pouvoirs publics. L’aide des propriétaires est donc essentielle.

Source : France Info.

Photos: C. Grandpey

Islande : un « Pont entre les continents » ? Pas vraiment ! // Iceland : a « Bridge between continents » ? Not really !

La plupart des guides touristiques islandais parlent du « Pont entre les continents ». Il s’agit d’un pont symbolique reliant l’Europe et l’Amérique du Nord, situé sur la péninsule de Reykjanes. On peut lire sur la page web « Visit Reykjanes » que « la péninsule de Reykjanes se situe sur l’une des principales limites de plaques tectoniques au monde : la dorsale médio-atlantique. Obéissant à la théorie de la dérive des continents, les plaques tectoniques eurasienne et nord-américaine s’éloignent continuellement l’une de l’autre, mues par des forces colossales. À Sandvik, le « Pont entre les continents » est une petite passerelle au-dessus d’une importante fissure, qui est la preuve évidente de la présence d’une divergence de plaques divergentes. Construit en 2002, il symbolise la connexion entre l’Europe et l’Amérique du Nord.»

Photo: C. Grandpey

Un article récent paru dans l’Iceland Monitor nous apprend que le « Pont entre les continents » est susceptible de changer de nom. C’est du moins l’avis du professeur émérite Páll Einarsson, qui affirme que ce nom est trompeur et montre une inexactitude géographique.
Einarsson a écrit dans une récente publication Facebook : « L’Islande a toujours été considérée comme faisant partie de l’Europe. Le continent américain commence au Groenland ; ce pont ne s’étend pas aussi loin. Comme c’est souvent le cas de nos jours, cette appellation semble refléter une erreur de traduction ou un malentendu.» Einarsson souligne que le pont enjambe la limite entre des plaques tectoniques – et non des continents – et explique que le qualifier de pont entre des continents ne correspond pas à la vérité. Il note que, bien que l’Islande se situe à la frontière des plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, elle reste fermement ancrée en Europe, tant géographiquement que culturellement. La partie occidentale de l’île repose sur la plaque nord-américaine, et la partie orientale sur la plaque eurasienne. « Cela ne signifie pas pour autant qu’une partie de l’Islande est américaine.»
Source : Iceland Monitor.

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Most guidebooks about places to see in Iceland tell about the « Bridge betwwen Continents ». It refers to a symbolic bridge between Europe and North America on the Reykjanes Peninsula. One can read on the Web page Visit Reykjanes that « the Reykjanes peninsula lies on one of the world’s major plate boundaries, the Mid-Atlantic Ridge. According to the continental drift theory, the Eurasian and North American tectonic plates are continuously drifting apart with great forces. The Bridge between two continents at Sandvík is a small footbridge over a major fissure, which provides clear evidence of the presence of a diverging plate margin. The bridge was built in 2002 as a symbol for the connection between Europe and North America. »

A recent article released in the Iceland Monitor informs us that the « Bridge Between Continents » may be due for a name change. This is the opinion of professor emeritus Páll Einarsson whoargues that the name is misleading and promotes a geographic inaccuracy.

Einarsson wrote in a recent Facebook post : “Iceland has always been considered a part of Europe. The American continent begins in Greenland ; this bridge doesn’t stretch that far. As is so often the case these days, the naming seems to reflect a mistranslation or misunderstanding.” Einarsson emphasizes that the bridge spans the boundary between tectonic plates – not continents – and says calling it a bridge between continents distorts the facts. He notes that while Iceland sits on the boundary of the North American and Eurasian tectonic plates, it remains firmly within Europe both geographically and culturally. The western part of the island lies atop the North American plate, and the eastern part rests on the Eurasian plate. « That doesn’t make part of Iceland American. »

Source : Iceland Monitor.

Trump s’en prend maintenant à l’océan ! // Trump is now attacking the ocean!

Après s’en être pris à l’énergie éolienne, celui qui est censé être le président des États-Unis vient d’ouvrir un monument marin national à la pêche commerciale. L’Administration Trump a publié un décret autorisant la pêche commerciale à l’intérieur du Pacific Remote Islands Marine National Monument du Monument, une zone de 1 269 980 km² qui, selon la NOAA, comprend « le plus vaste ensemble de zones marines et terrestres protégées de la planète sous la juridiction d’un seul pays ». Ce monument national permet la protection de nombreuses espèces endémiques, notamment des coraux, des poissons, des crustacés, des mammifères marins, des oiseaux de mer, des oiseaux aquatiques, des oiseaux terrestres, des insectes et une végétation introuvable ailleurs. Le monument, initialement établi par l’ancien président George W. Bush, a ensuite été agrandi par le président Obama.
Dans un décret distinct, le président Trump a indiqué que d’autres secteurs protégés pourraient également être ouverts à la pêche commerciale à l’avenir. Ce décret ordonne aux responsables des ministères du Commerce et de l’Intérieur d’examiner tous les autres zones marines et de voir si la pêche commerciale peut être autorisée.
Le décret relatif au Pacific Remote Islands Marine National Monument stipule que la pêche sera autorisée à une distance de 50 à 200 milles nautiques des côtes. Seuls les navires battant pavillon américain ou certains navires étrangers avec à leur bord du personnel américain seront autorisés à y pêcher.
Le décret de Trump a été critiqué par les Démocrates et les écologistes qui ont exprimé leur inquiétude quant aux impacts environnementaux de l’autorisation de pêche commerciale. Un sénateur hawaïen a déclaré : « À l’heure où la crise climatique menace notre fragile écosystème océanique et nous coûte des vies et des moyens de subsistance chaque année, la réponse du président Trump consiste à détruire la protection de certaines des ressources naturelles les plus importantes de notre pays.» Une étude récente publiée dans la revue
Climatic Change nous explique que l’extension de la réserve en question pourrait au contraire rendre les populations de poissons pélagiques du Pacifique plus résistantes au réchauffement de l’océan. Des chercheurs ont constaté que d’ici 2060, la hausse des températures attirera le thon listao du Pacifique occidental vers les eaux protégées du Pacific Remote Islands Marine National Monument, loin de celles où est pratiquée la pêche intensive. Cela confirme que la décision de Trump est une catastrophe pour l’environnement.
Source : U.S. News media.

Source : U.S. Fish and Wildlife Service

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After attacking wind energy, the man who is supposed to be President of the United States is opening a national marine monument to commercial fishing. The Administration has issued an executive order that allows for commercial fishing within the Pacific Remote Islands Marine National Monument, an area of 1,269,980.00 km2 which is said by NOAA to include »the most widespread collection of marine- and terrestrial-life protected areas on the planet under a single country’s jurisdiction ». The national monument protects many endemic species including corals, fish, shellfish, marine mammals, seabirds, water birds, land birds, insects, and vegetation not found elsewhere. The monument, first established by former President George W. Bush, was later expanded by former President Obama.

In a separate executive order, President Trump indicated more monuments could similarly be opened to commercial fishing in the future. That order directed the leaders of the Commerce and Interior departments to review all other marine monuments and recommend whether commercial

The order pertaining to the Pacific Remote Islands Marine National Monument said fishing will be allowed 50-200 nautical miles from the coastlines. Only U.S.-flagged vessels or some foreign vessels with American workers will be allowed to fish there.

Trump’s order was criticized by Democrats and activists, who raised concerns about the environment impacts of enabling commercial fishing. Sais an Hawaiian Senator : “At a time when the climate crisis is threatening our fragile ocean ecosystem and costing us lives and livelihoods every year, President Trump’s response is to gut protections for some of our nation’s most important natural ressources.” A recent study in the journal Climatic Change suggests the expanded reserve could make pelagic fish populations in the Pacific more resilient to ocean warming. Researchers found that by 2060, warmer temperatures will attract skipjack tuna from the Western Pacific to the protected waters of the monument, away from areas that are heavily fished. This confirms that the Trump dcision is disastrous to the environment.

Source : U.S. News media.

Trump s’acharne contre l’énergie éolienne // Trump attacks wind power

Quelques jours après que toutes les agences climatiques ont déclaré que 2024 avait été l’année la plus chaude jamais enregistrée et que des mesures devaient être prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, l’Administration Trump a publié, le 16 avril 2025, un décret ordonnant l’arrêt de la construction d’un important projet éolien offshore destiné à alimenter plus de 500 000 foyers new-yorkais. Ce décret s’inscrit dans une série de mesures visant les énergies renouvelables.
Le secrétaire américain à l’Intérieur a ordonné au Bureau of Ocean Energy Management d’interrompre la construction d’Empire Wind, un projet qui avait reçu le feu vert de l’Administration Biden, au sud-est de Long Island. Le secrétaire à l’Intérieur a déclaré que le projet nécessitait un examen plus approfondi et a reproché à l’Administration Biden d’avoir pris une décision trop hâtive. L’entreprise norvégienne Equinor a déjà entrepris la construction d’Empire Wind qui devait produire de l’électricité en 2026.
Trump s’est toujours montré hostile aux énergies renouvelables, en particulier à l’éolien offshore. Dès son entrée en fonction, il a signé un décret suspendant temporairement les baux éoliens offshore accordés dans les eaux fédérales et il a suspendu les permis pour tous les projets éoliens. Le mois dernier, l’Administration a annulé un projet éolien offshore au large des côtes du New Jersey. Heureusement, la construction de ce parc éolien n’avait pas encore commencé.
Alors que Trump se veut le chantre de l’abondance énergétique, l’American Clean Power Industry Association (association industrielle américaine de l’énergie propre) a déclaré que l’arrêt de la construction de projets énergétiques déjà validés était « littéralement à l’opposé » de la notion d’abondance énergétique et envoyait un « signal effrayant » à toutes les entreprises énergétiques. L’association a ajouté que New York avait besoin de l’éolien offshore et d’autres projets d’énergie propre pour faire face à la hausse des coûts de l’énergie et créer des emplois. Selon ses responsables, les États-Unis ne peuvent être indépendants énergétiquement sans l’éolien offshore.
L’Administration Biden a cherché à accélérer le développement de l’éolien offshore comme solution au réchauffement climatique, en approuvant près d’une douzaine de projets éoliens offshore à échelle commerciale. Le premier parc éolien offshore du pays a ouvert il y a un an. Il s’agit d’un parc de 12 éoliennes baptisé South Fork Wind, situé à 56 kilomètres à l’est de Montauk Point, dans l’État de New York.
Dans ce que je qualifierais personnellement de décision honteuse, Trump a commencé à inverser la politique énergétique du pays dès son premier jour de mandat. Il a promulgué une série de décrets visant à stimuler le pétrole, le gaz et le charbon. L’Administration examine actuellement tous les permis éoliens offshore existants et en attente. On peut craindre le pire.
Source : Médias américains.

Source: Equinor

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A few days after all climate agencies around the world that 2024 was the hottest year ever and that measures should be taken to reduces greenhouse gas emissions, the Trump administration issued an order on April 16th, 2025 to stop construction on a major offshore wind project to power more than 500,000 New York homes, the latest in a series of moves targeting the renewable energies.

The U.S. Interior Secretary has directed the Bureau of Ocean Energy Management to halt construction on Empire Wind, a fully-permitted project located southeast of Long Island. He said it needs further review because it appears the Biden administration rushed the approval. The Norwegian company Equinor is building Empire Wind to start providing power in 2026.

Trump has been hostile to renewable energy, particularly offshore wind. His first day in office, Trump signed an executive order temporarily halting offshore wind lease sales in federal waters and pausing the permits for all wind projects. Last month, the Administration revoked the Clean Air Permit for an offshore wind project off the coast of New Jersey. Construction on that wind farm had not yet begun.

While Trump is focused on energy abundance, the American Clean Power industry association said halting construction of fully-permitted energy projects is the “literal opposite » of that agenda, and it sends a “chilling signal” to all energy companies. It added that New York needs offshore wind and other clean energy projects to help address rising energy costs and create jobs. The United States can’t be energy independent without offshore wind.

The Biden administration sought to ramp up offshore wind as a climate change solution, approving nearly a dozen commercial-scale offshore wind energy projects. The nation’s first commercial-scale offshore wind farm opened a year ago, a 12-turbine wind farm called South Fork Wind 56 kilometers east of Montauk Point, New York.

In what I would personally call a shameful decision, Trump began reversing the country’s energy policies his first day in office with a spate of executive orders aimed at boosting oil, gas and coal. The administration is reviewing all existing and pending offshore wind permits. We can fear the worst.

Source : US news media.