Belle image de Crater Lake (Etats Unis) // Nice photo of Crater Lake (United States)

La NASA vient de mettre en ligne une excellente image de Crater Lake prise par un astronaute à bord de la Station Spatiale Internationale le 26 juin 2017. Du point de vue technique, la photo a été réalisée avec un appareil photo numérique Nikon D4 équipé d’un objectif de 1150 millimètres
Crater lake se trouve dans la Chaîne des Cascades, dans le sud-ouest de l’Oregon. Il y a encore pas mal de neige dans le secteur de Crater Lake fin juin, et les nuages ​​jettent des ombres sombres sur la surface du lac. On distingue Wizard Island, un cône de cendre en partie caché par les nuages, dans la partie ouest du lac. (Le nord se trouve au bas de la photo.)
Crater Lake se trouve à l’intérieur d’une caldeira qui s’est formée lorsque le Mont Mazama, un volcan composite dont le sommet se dressait à 3 600 mètres, a explosé et s’est effondré lors d’une éruption cataclysmale il y a environ 6 000 ou 8 000 ans.

Le lac se trouve à une altitude de 1 883 mètres. Alimenté par la pluie et la neige, sans rivières qui y entrent ou qui en sortent, Crater (592 mètres de profondeur) est le plus profond aux États-Unis et le neuvième plus profond dans le monde.

En 1902, Crater Lake et les 740 kilomètres carrés qui l’entourent ont été érigés au rang deParc National. En 2016, plus de 750 000 personnes ont visité le parc.
Source : NASA.

Vous obtiendrez une image plus grande en cliquant sur ce lien:
https://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/90000/90647/ISS052-E-8744_lrg.jpg

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NASA has just released a great image of Crater Lake taken by an astronaut aboard the International Space Station on June 26th 2017. From a technical point of view, the photo was taken with a Nikon D4 digital camera using an 1150-millimetre lens

Crater Lake is located in the Cascade Mountains of southwest Oregon. Snow still blankets most of the slopes surrounding the crater in late June, and clouds cast dark shadows on the lake surface. Wizard Island is a cinder cone volcano almost hidden by the clouds over the western part of the lake. (Note that north is to the bottom of the photo.)

Crater Lake is the surface expression of a caldera that formed when Mount Mazama, a composite volcano whose peak once towered 3,600 metres, exploded and collapsed in a catastrophic eruption approximately 6,000 to 8,000 years ago. The lake now stands 1,883 metres above sea level.

Fed by rain and snow, and with no rivers flowing in or out, Crater Lake  (592 metres deep) is the deepest in the United States and ninth deepest in the world.

In 1902, Crater Lake and the surrounding 740 square kilometres were established as Crater Lake National Park. In 2016, more than 750,000 people visited the park.

Crédit photo: NASA

You will get a larger image by clicking on this link :

https://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/90000/90647/ISS052-E-8744_lrg.jpg

 

La mort des glaciers de la Chaîne des Cascades // The death of the glaciers of the Cascade Range

Voici le lien vers un article très intéressant qui montre à quelle vitesse les glaciers fondent et reculent dans le Pacifique Nord-Ouest:
http://www.counterpunch.org/2017/04/28/mountain-of-tears-the-vanishing-glaciers-of-the-pacific-northwest/

L’article présente le témoignage d’un homme habitué à escalader le Mont Hood (Oregon), l’un des volcans potentiellement actifs de la Chaîne des Cascades. Il vient d’effectuer la 26ème ascension du versant nord-est de la montagne.
L’homme explique que, lorsqu’il a escaladé pour la première fois Cooper’s Spur, un éperon rocheux en dessous du sommet pyramidal du volcan, au début des années 1990, une grande partie de cette arête était toujours sous la neige jusqu’au mois d’août. Le parcours était balisé uniquement par des cairns et des poteaux en bois. En 2005, ces hautes pentes du Mont. Hood n’avaient plus de neige dès la mi-juillet, voire plus tôt. Au printemps 2017, après une série de journées chaudes en avril, la couverture neigeuse de Cooper’s Spur avait déjà fondu début mai, offrant les glaciers aux rayons du soleil pour une durée d’au moins six mois. Même après un hiver de fortes pluies et de chues de neige abondantes, le manteau neigeux de l’Oregon n’atteignait que 56 pour cent de la normale, une tendance qui n’a fat qu’empirer au cours des vingt dernières années.

L’histoire est la même tout le long de la Chaîne des Cascades, depuis la frontière canadienne jusqu’au Mont. Shasta dans le nord de la Californie. L’une des conséquences de la diminution du manteau neigeux est que la partie la plus humide des Etats-Unis est maintenant confrontée au risque d’une pénurie d’eau. La perspective d’une réduction du manteau neigeux et des eaux de fonte est également préoccupante pour les saumons et les truites qui viennent frayer dans les petits cours d’eau de ces montagnes.
Au cours de sa descente du Mont Hood, le randonneur a rencontré un glaciologue suédois qui étudie les glaciers des Cascades depuis une dizaine d’années. Il lui a dit que le glacier Eliot – le plus grand glacier de l’Oregon – a perdu plus de 42 mètres d’épaisseur au cours du siècle dernier et a reculé de plus de 300 mètres par rapport aux premières photos prises en 1901. Les glaciers ont reculé de plus de 50% dans tout le nord-ouest des Etats Unis et la vitesse de ce recul est en train de s’accélérer. Des dizaines de glaciers du nord-ouest ont complètement disparu, y compris dix glaciers répertoriés en Oregon.
Le front du glacier Eliot est profondément fissuré et on peut l’entendre gronder et craquer, comme si la montagne pleurait la perte d’une glace qui a recouvert ses flancs pendant 20 000 ans.

Source: Counterpunch.org.

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Here is the link to a very interesting article that shows how fast glaciers are melting and retreating in the Pacific Northwest:

http://www.counterpunch.org/2017/04/28/mountain-of-tears-the-vanishing-glaciers-of-the-pacific-northwest/

In the article, we have the testimony of a man who is used to climbing Mount Hood in Oregon, one of the potentially active volcanoes of the Cascade Range. He has just performed the 26th climb of the north-eastern slope of the mountain.

The man explains that when he first climbed Cooper’s Spur – a sharp ridge plunging off the volcano’s pyramidal peak – in the early 1990s, much of the ridge was still under snow well into August; the climbing route was visible only by following stone cairns and wooden posts. By 2005, these high slopes on Mt. Hood were clear of snow by mid-July, if not earlier. In spring 2017, after a blistering run of days in April, the snowpack on Cooper’s Spur had melted off by early May, exposing the glaciers to at least six months of sun. Even following a winter of heavy rains and mountain snow, Oregon’s snowpack was reduced to 56 percent of normal, a trend that has been getting worse for the past twenty years.

The story is the same up and down the Cascade Range, from the Canadian border to Mt. Shasta in northern California. One consequence of the dwindling snowpack is the fact that the soggiest part of the country is now facing the prospect of water shortages. The prospect of diminished snowpacks and early melt-offs is even more dire for the salmon and trout that spawn in the mountains small rivers and streams.

On his descent, the climber met a Swedish glaciologist who has been studying Cascade glaciers for the past decade. He told him that the Eliot Glacier – Oregon’s largest glacier – has lost more than 42 metres in thickness over the last century and has retreated more than 300 metres from the first photos of the glacier taken in 1901. Across the Northwest, glaciers have retreated by more than 50 percent and the pace of retreat is quickening. Dozens of northwest glaciers have disappeared entirely, including ten named glaciers in Oregon.

The face of the Eliot Glacier is deeply fissured and one can hear it rumble and crack, as if the mountain itself was moaning at the loss of ice that had coated its flanks for the last 20,000 years.

Source : Counterpunch.org.

Le Mont Hood vu depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

Vue du Mont Hood depuis le nord. On aperçoit Cooper’s Spur sur la gauche, juste avant la pente terminale (Photo: C. Grandpey)

 

Les lacunes de la surveillance volcanique aux Etats-Unis // The gaps in volcano monitoring in the U.S.

drapeau-francaisLa dernière éruption du Bogoslof en Alaska a montré les difficultés rencontrées par les volcanologues américains pour surveiller les volcans éloignés et mal équipés. Malheureusement, le Bogoslof n’est pas une exception aux États-Unis. Selon l’USGS, il existe au moins 169 volcans actifs dans le pays et 55 sont censés constituer une menace élevée ou très élevée pour les populations. Environ un tiers de ces volcans potentiellement actifs sont entrés en éruption, certains d’entre eux à plusieurs reprises, au cours des deux derniers siècles Le Kilauea, le Mont St. Helens, et Yellowstone sont tous les trois parfaitement équipés. Mais beaucoup de volcans de la Chaîne des Cascades n’ont qu’un ou deux instruments pour les surveiller. La situation du Pacifique Nord-Ouest, qui couvre des zones à forte population à proximité de volcans actifs, est préoccupante en matière de sécurité publique.
Globalement, près de la moitié des volcans actifs des États-Unis ne disposent pas de sismomètres dignes de ce nom. Certains sites sont équipés de sismomètres, mais les appareils ont été choisis parce qu’ils coûtent moins cher et consomment moins d’énergie ; ils sont donc inaptes à enregistrer de manière fiable la sismicité au moment d’une éruption.
L’arrivée du GPS a certes permis de combler certaines lacunes. Quand le magma s’accumule à la surface de la Terre, les déformations du sol peuvent être mesurées depuis l’espace. Cependant, selon un professeur de géophysique à l’Université de Stanford, le problème est que «il n’y a rien là-haut qui soit conçu pour effectuer cette tâche, et les passages du satellite ne sont pas assez fréquents pour effectuer un très bon travail.»
Ce manque d’instruments pour surveiller efficacement les volcans américains est la raison pour laquelle trois sénateurs ont présenté un projet de loi visant à améliorer la situation. Selon le sénateur d’Hawaï: «Depuis 34 ans, nous vivons directement sous la menace de l’activité volcanique dans notre vie quotidienne avec l’éruption du Kilauea. En 2014, nous avons eu des évacuations et des dégâts aux infrastructures et aux habitations. »
Le HVO, sur la Grande Ile d’Hawaï, surveille les volcans depuis 1912, soit près de quatre décennies avant que Hawaii soit devenu un Etat. Aujourd’hui, il est considéré comme l’un des meilleurs observatoires au monde. Pourtant, il y a peu de coordination entre les meilleurs observatoires aux États-Unis. Comme je l’ai écrit précédemment, le projet de loi prévoit la création d’un bureau de surveillance des volcans qui offrira une «connaissance de la situation de tous les volcans actifs des États-Unis et de leurs territoires».
Avec davantage de données, il y aura une meilleure possibilité d’identifier les signes avant-coureurs d’une éruption. Les volcanologues pourront analyser ces paramètres et peut-être prévoir l’activité volcanique de la même façon que l’on prévoit des phénomènes météorologiques extrêmes comme les ouragans.
Source: The Atlantic.com.

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drapeau-anglaisThe recent eruption of Bogoslof Volcano in Alaska showed how difficult it can be for USGS experts to monitor distant and poorly equipped volcanoes. Unfortunately, Bogoslof is not an exception in the U.S. According to USGS, there are at least 169 active volcanoes in the United States, 55 of which are believed to pose a high or very high threat to people. About one-third of these potentially active volcanoes have erupted, some of them repeatedly, within the past two centuries  Kilauea, Mt. St. Helens, and Yellowstone all have extensive monitoring. But many volcanoes in the Cascades have only a couple of sensors. The Pacific Northwest, which includes high-population areas in close proximity to active volcanoes, is of particular concern for public safety.

Globally speaking, almost half of the active volcanoes in the U.S. don’t have adequate seismometers. And even at the sites that do have seismometers, many instruments – selected because they are cheaper and consume less power – are unable to take a complete record of seismicity around an eruption.

GPS helps fill in some of the gaps. As magma accumulates at the Earth’s surface, ground deformation can be measured from space. However, according to a professor of geophysics at Stanford University, the trouble is that “there is nothing up there that is designed to do that, and the orbital repeat times aren’t frequent enough to do a really good job.”

The lack of instruments to monitor efficiently US volcanoes is the reason why three U.S. senators have reintroducing legislation aimed at improving the country’s volcano monitoring efforts. Said the Hawaii senator: “For the past 34 years, we have experienced first-hand the threat of volcanic activity to our daily lives with the ongoing eruption at Kilauea. As recently as 2014, we had evacuations and damage to critical infrastructure and residences.”

The Hawaiian Volcano Observatory, on Hawaii’s Big Island, has been monitoring volcanoes since 1912, nearly four decades before Hawaii became a state. Today it’s considered one of the world’s leading observatories. Yet there’s little coordination between even the best observatories in the United States. The Senate bill calls for the creation of a Volcano Watch Office that will provide continuous “situational awareness of all active volcanoes in the U.S. and its territories.”

More data would mean a better opportunity to identify eruption warning signs. It might eventually be possible to analyse and forecast volcanic activity the way we can predict severe weather like hurricanes.

Source: The Atlantic.com.

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Le St Helens, Yellowstone et le Kilauea sont parmi les volcans les mieux surveillés aux Etats Unis. (Photos: C. Grandpey)

 

Bientôt un Bureau de Surveillance Volcanique aux Etats-Unis ? // A Volcano Watch Office soon in the U.S .?

drapeau-francaisSelon les journaux américains, des sénateurs de l’Alaska, de l’Etat de Washington et d’Hawaï ont présenté un projet de loi visant à améliorer la surveillance volcanique et les capacités d’alerte précoce.
La mesure inclurait les observatoires des volcans d’Alaska, de la Chaîne des Cascades et d’Hawaii dans un système connexe et créerait un Bureau de Surveillance Volcanique opérationnel 24 heures sur 24. Ce Bureau permettrait une appréciation permanente de la situation des volcans actifs des États-Unis et des territoires qui en dépendent.
L’Observatoire des Volcans d’Alaska est doté depuis longtemps d’un budget insuffisant et figure pourtant parmi les observatoires les plus sollicités au monde. L’Observatoire des Cascades surveille les volcans dans les États de Washington, de l’Oregon et de l’Idaho, tandis que deux des volcans les plus actifs, le Kilauea et le Mauna Loa, sont surveillés par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii.
Pour le moment, il ne s’agit que d’un projet de loi (Bill). La loi (Act) doit être votée pour que la mesure soit officielle.

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drapeau-anglaisAccording the U.S. newspapers, U.S. senators in Alaska, Washington and Hawaii have proposed legislation intended to improve volcano monitoring efforts and early warning capabilities.

The measure would put the Alaska, Cascades and Hawaiian volcano observatories into a connected system and create a 24-hour Volcano Watch Office to provide ongoing situational awareness of active volcanoes in the U.S. and its territories.

The Alaska Volcano Observatory has long been underfunded and is among the busiest observatories in the world. The Cascades observatory monitors volcanoes in the states of Washington Oregon and Idaho, whereas two of the most active volcanoes, Kilauea and Mauna Loa, are monitored by the Hawaiian Volcano Observatory.

For the moment, it is only a Bill, namely a proposed legislation. It needs to become an Act to be official.

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Le Redoubt est surveillé par l’Alaska Volcano Observatory.

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Le St Helens est surveillé par la Cascades Volcano Observatory.

Entree 06

Le Kilauea est surveillé par le Hawaiian Volcano Observatory.

(Photos: C. Grandpey)