Les volcans des Cascades (Etats-Unis) sont sous-équipés // Cascade Range volcanoes (United States) are under-monitored

Ce n’est pas une nouveauté : on sait depuis longtemps que Donald Trump se moque éperdument de tout ce qui a trait à la Nature et il a toujours exprimé des doutes sur le changement climatique.

En ce qui concerne les volcans, les scientifiques américains attirent depuis longtemps l’attention du public et du gouvernement sur le sous-équipement de certains volcans de la Chaîne des Cascades dont les éruptions pourraient avoir des conséquences désastreuses pour les localités situées à proximité. Les sismologues de la région viennent de nouveau lancer un appel pour que la situation change ; ils affirment une fois de plus que la plupart des volcans du nord-ouest du Pacifique sont très mal surveillés. Cela fait suite à un récent rapport paru dans le New York Times où l’on peut lire que les États-Unis négligent beaucoup trop les volcans les plus dangereux du pays.
Les scientifiques expliquent qu’une éruption comme celle du Mont St Helens en 1980 est susceptible de se produire de notre vivant. Cinq volcans sont prioritaires dans la Chaîne des Cascades, à l’intérieur de l’Etat de Washington: le Mont Baker, Glacier Peak, le Mont. Rainier, le Mont Adams et le Mont St. Helens. Le Mont Hood, dans l’Oregon, constitue lui aussi une menace imminente pour les localité des environs.
On ne sait pas prévoir les séismes, mais les scientifiques peuvent fournir des indications et prévenir lorsqu’un volcan est sur le point d’entrer en éruption, même si la prévision volcanique parfaite n’est pas pour demain.
Il existe un nombre suffisant de stations de surveillance sur le Mont St. Helens, mais beaucoup moins sur les autres volcans de l’Etat de Washington. Ainsi, il n’y a qu’une station sur Glacier Peak. Le directeur du Pacific Northwest Seismic Network (réseau sismique du Pacifique nord-ouest)  a déclaré avoir besoin de 12 à 20 systèmes de surveillance sur plusieurs volcans dangereux, tels que le Mont. Rainier.
En mars 2019, le Congrès a adopté une loi débloquant 55 millions de dollars pour garantir un meilleur suivi des volcans à l’échelle nationale. Le problème, c’est que le gouvernement n’a pas encore distribué tout cet argent.
Des plans sont en train d’être établis pour déterminer comment on pourra mettre en place l’ensemble de ces nouveaux dispositifs de surveillance si l’argent est alloué en 2020. Néanmoins, même si le Congrès octroie de l’argent pour installer de nouvelles stations sur les volcans, il faudra des années pour se débarrasser de toutes les formalités administratives nécessaires pour obtenir l’autorisation d’installer ces stations sur des terres protégées par les lois sur l’environnement.
Source: The Seattle Times.

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En complément de cette note, j’ai lu que l’Observatoire Volcanologique de la Chaîne des Cascades, géré par l’USGS, venait d’installer trois nouvelles stations de surveillance sur les flancs du Mont Hood.
Ces stations amélioreront la capacité des scientifiques à détecter tout changement dans l’activité sismique, la déformation du sol ou les émissions de gaz susceptibles de signaler une augmentation de l’activité volcanique et donc un danger pour les personnes et les biens.
Les nouveaux sites de surveillance du Mont Hood comprennent trois ensembles de stations sismiques et GPS situées à moins de 4 kilomètres du sommet. Une station de mesure en continu des gaz volcaniques au sol sera installée ultérieurement. Ces stations auront un impact minimal sur l’environnement. Elles sont situées à l’écart des sentiers et peintes pour se fondre dans l’environnement.
Des informations sur l’historique des éruptions du Mont Hood et les dangers qui s’y rapportent sont disponibles à l’adresse : https://volcanoes.usgs.gov/volcanoes/mount_hood/mount_hood_geo_hist_93.html.

Les données de surveillance des stations de surveillance du Mont Hood sont disponibles à l’adresse :

https://volcanoes.usgs.gov/volcanoes/mount_hood/monitoring_map.html.

Source: USGS.

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It has been known for a long time. Donald Trump does not care a straw about Nature and has long expressed his doubts about climate change. As far as volcanoes are concerned, US scientists have alerted for a long time to the under equipment of some of the Cascade Range volcanoes whose eruptions might have disastrous consequences for nearby communities. Local seismologists have again been calling for change, saying most volcanoes in the Pacific Northwest are severely under-monitored. This comes after a recent report from the New York Times that said that the U.S. is doing a poor job of tracking the country’s most dangerous volcanoes.

Scientists say another eruption, like Mt. Saint Helen’s blast in 1980 might happen in our lifetime. There are five major volcanoes in the Washington Cascade Range: Mt. Baker, Glacier Peak, Mt. Rainier, Mt. Adams and Mount St. Helens. Mt. Hood in Oregon is also a looming threat to the surrounding communities.

Earthquakes which are currently totally impossible to predict, but scientists can give some advance notice when a volcano is about to erupt, although perfect volcanic prevision is still far ahead.

There is an adequate number of monitoring stations on Mount St. Helens, but far fewer for the other Washington volcanoes. In fact, there is just one station on Glacier Peak. The Director of the Pacific Northwest Seismic Network says they need 12-20 tracking devices on many of the dangerous volcanoes like Mt. Rainier.

Congress passed an act in March 2019 that authorized 55 million dollars with the aim of ensuring volcanoes are better tracked nationwide. However, the government has not invested all of that money yet.

Plans are being made right now to determine how to implement all of these new monitoring devices if the money happened to be allotted in 2020. Even still, if Congress grants the money to build more monitoring stations on volcanoes, it will take years to get through all the red tape to get approval to put these stations on protected wilderness land.

Source: The Seattle Times.

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As a complement to this post, I have read that the USGS Cascades Volcano Observatory has just installed three new volcano monitoring stations on the flanks of Mount Hood.

These stations will improve the ability scientists to detect any changes in earthquake activity, ground deformation or volcanic gas emissions that may signal an increase in volcanic activity and a subsequent danger to people and property.

The new Mount Hood monitoring sites will consist of three sets of co-located seismic and GPS stations situated within 4 kilometres of the summit. One ground-based continuous volcanic gas monitoring station will be installed at a later date. The stations will be constructed with minimal impact on the environment: they will be located away from trails and painted to blend in with the surroundings.

Information about Mount Hood’s eruption history and hazards is available at https://volcanoes.usgs.gov/volcanoes/mount_hood/mount_hood_geo_hist_93.html.

Monitoring data from Mount Hood stations is available either at   https://volcanoes.usgs.gov/volcanoes/mount_hood/monitoring_map.html

Source : USGS.

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Voici des images des volcans prioritaires dans la Chaîne des Cascades:

Mont Baker

Glacier Peak

Mont Rainier

Mont Adams

Mont St Helens

Mont Hood

(Photos: C. Grandpey)

La fonte des glaciers de la Chaîne des Cascades (Etats-Unis) // The melting of the Cascade Range glaciers (United States)

Plusieurs volcans de la Chaîne des Cascades – le long de la côte ouest des Etats-Unis – comme le Mt Baker, le Mt Rainier, le Mt Hood ou le Mt Shasta ont des glaciers à leurs sommets et sur leurs pentes. Avec le changement climatique, ces glaciers sont en train de fondre mais ils pourraient toujours constituer une menace pour les localités situées à des altitudes plus basses.

Les glaciers des North Cascades sont surveillés depuis 1983. En 2019, pour la 16ème fois consécutive, des glaciologues américains ont visité ces rivières de glace dans le cadre du North Cascade Glacier Climate Project. Le but de la mission était d’étudier l’impact du réchauffement climatique. La principale conclusion a concerné « la perte choquante de volume des glaciers ». Un glaciologue a déclaré: «J’ai été choqué par la perte d’épaisseur de chaque glacier au cours des deux dernières décennies et demie. »

Au cours des 16 journées passées sur le terrain, les chercheurs ont étudié scrupuleusement 10 glaciers. Les mesures qui ont été effectuées viennent s’ajouter à la base de données actuelle qui couvre 36 années et indique une perte en volume de 30% de ces glaciers au cours de cette période.

En regardant les premiers résultats de la mission, on peut constater que chaque glacier subira une perte de bilan massique de 1,5 à 2,25 mètres, ce qui se traduira par un recul continu. Les glaciers Columbia et Rainbow servent de référence au World Glacier Monitoring Service. L’Easton Glacier s’ajoutera à la liste dans les prochains mois.

De nombreuses photos ont été prises pendant la mission. Vous découvrirez quelques unes d’entre elles à cette adresse:

Annual Assessment of North Cascades Glaciers Finds ‘Shocking Loss’ of Volume

Les données définitives de bilan de masse et de recul des glaciers seront publiées après le 1er octobre 2019.

Source : The Oregonian.

À l’exception de ceux du Mont Shasta, qui semblent relativement stables grâce aux masses d’air humide en provenance du Pacifique, la plupart des glaciers de la Chaîne des Cascades marquent un net recul. Dans une note publiée le 7 mars 2016, j’ai décrit la situation sur le Mont Rainier où le principal danger redouté par les autorités concerne les lahars, autrement dit des coulées de boue qui pourraient être déclenchées par la fonte des glaciers sur les flancs du volcan. Cependant, avec le réchauffement climatique, les glaciers ont reculé au cours des dernières décennies, de sorte que leur volume est moins impressionnant que par le passé. Si une éruption se produisait, les coulées de boue seraient probablement moins destructives, même si elles causeraient de graves dégâts dans les localités sur leur chemin. Des villes comme Orting sur les berges de la Puyallup River seraient certainement touchées. Des itinéraires d’évacuation ont été mis en place pour permettre à la population de se réfugier dans des lieux sûrs.

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Several volcanoes of the Cascade Range like Mt Baker, Mt Rainier Mt Hood or Mt Shasta have glaciers at their summits and on their slopes. With climate change, these glaciers are melting but might still be a threat to communities at lower altitudes.

The North Cascades glaciers have been monitored since 1983. In 2019, for the 16th consecutive time, US glaciologists visited these rivers of ice as part of the North Cascade Glacier Climate Project. The aim of the mission was to see the impact of global warming. The main conclusion of the mission concerned the shocking loss of glacier volume. Said one glaciologist: “I was shocked by the amount of thinning each glacier has endured through the last two and a half decades.”

Over the span of 16 days in the field, 10 glaciers were examined in detail. The measurements that were completed add to the now 36-year-long database that indicate a 30 percent volume loss of these glaciers during that period.

Looking at the preliminary results, one can observe that each glacier will have a mass balance loss of  1.5 – 2.25 metres, which drives continued retreat. Columbia and Rainbow Glacier are reference glaciers for the World Glacier Monitoring Service, with Easton Glacier joining the ranks later this year.

Many photos have been taken during the mission. A few of them can be seen at this address:

https://glacierhub.org/2019/09/10/annual-assessment-of-north-cascades-glaciers-finds-shocking-loss-of-volume/?fbclid=IwAR0mWp8JeeMH-IbdEZ9ncH_SXoA4LxoHwcLB4vNO_XvULC4xll-vNso6_SA

Specific mass balance and retreat data will be published after October 1st, 2019.

Source: The Oregonian.

Except those on Mt Shasta which seem to be stable thanks to the wet air masses from the Pacific, most glaciers along the Cascade Range are retreating. In a note released on March 7th, 2016, I described the situation on Mt Rainier where the main danger feared by the authorities lies with the lahars, namely mudflows that could be triggered by the melting of the glaciers on the flanks of the volcano. However, with global warming, glaciers have been retreating in the past decades so that their volume is less impressive than in the past. Should an eruption occur, mudflows would likely be less destructive, even though they would cause severe damage to the communities on their way. Cities like Orting on the shores of the Puyallup River would certainly be affected. Evacuation routes have been set up to allow the population to flee to safe places.

Vue aérienne du Mont Baker

Glaciers du Mont Rainier

Voies d’évacuation à Orting, sur les flancs du Mt Rainier

Vue du Mont Shasta

(Photos: C. Grandpey)

La menace des volcans de la Chaîne des Cascades // The threat of the Cascade Range volcanoes

Tout au long de la Chaîne des Cascades, jusqu’au sud de la Californie, la côte ouest des Etats-Unis abrite la plupart des volcans les plus actifs du pays, et ils ont été répertoriés par l’United States Geological Survey (USGS). Le Mont Shasta arrive en tête de liste pour la Californie, mais il existe sept autres zones volcaniques dans cet Etat qui sont également susceptibles d’entrer en éruption.
Les huit volcans les plus menaçants se divisent en trois catégories:
– Très haut risque: Shasta, Lassen et Long Valley
– Haut risque: Clear Lake, Medicine Lake et Salton Buttes
– Risque moyen: Ubehebe et Coso
En 2005, une équipe dirigée par un volcanologue de l’Observatoire Volcanologique des Cascades a mis en place un système pour déterminer lesquels, parmi les 169 volcans des Etats-Unis, sont les plus dangereux et nécessitent une surveillance accrue. L’équipe a identifié 57 volcans prioritaires aux États-Unis. Parmi les 18 «volcans à très haut risque», 11 sont situés dans trois états le long de la Chaîne des Cascade (l’Alaska et Hawaï possèdent les autres volcans):
– Californie: Lassen, Long Valley, Shasta
– Oregon: Crater Lake, Mont Hood, Newberry, South Sister (Three Sisters)
– Washington: Mont Baker, Glacier Peak, Mont Rainier, Mont St. Helens
La liste a été créée non seulement pour montrer à la population que la Terre est une planète vivante, mais aussi pour déterminer quels volcans du pays ont besoin d’une surveillance accrue.
L’équipe de volcanologues a pris en compte 25 facteurs pour déterminer le niveau de risque d’un volcan: son passé ; son mode de fonctionnement ; sa fréquence éruptive ; son mode éruptif : Lahars? Coulées pyroclastiques? Son niveau explosif ; l’activité actuelle ;  la sismicité (présence d’essaims sismiques) ; les émissions de gaz volcaniques à haute température ; les déformations de l’édifice, etc.

En plus de la géophysique d’un volcan, l’équipe scientifique a examiné le nombre de personnes vivant ou travaillant à proximité, ainsi que le nombre et le type d’infrastructures (production d’électricité, installations portuaires, etc.)
L’équipe a également examiné les risques pour l’aviation et comptabilisé le nombre de vols   traversant quotidiennement l’espace aérien au-dessus du volcan. Les volcanologues avaient en tête l’éruption de l’Eyjafjallajökull en Islande en 2010. Elle a entraîné la fermeture de l’espace aérien européen pendant plus d’une semaine, avec un impact financier de 10 milliards de dollars.
L’éruption la plus récente en Californie est celle de Lassen Peak qui se trouve au coeur d’une région très active. On sait que ce volcan connaîtra de nouvelles éruptions. En effet, le Lassen Volcanic Center a connu au moins 13 éruptions au cours des 100 000 dernières années. Cela ne semble pas très fréquent. Cela représente un intervalle de récurrence d’environ 7500 ans. Cependant, il y a eu trois éruptions au cours des 1100 dernières années.
Source: The Oregonian.

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Throughout the Cascade Range to southern California, the West Coast is home to most of the United States’ highest-threat volcanoes, as ranked by the United State Geological Survey. Mount Shasta tops the list of very-high threat volcanoes in California, but there are seven other volcanic areas in the state that are also likely to erupt.

The eight threatening volcanoes fall into three danger categories:

– Very-high threat: Mount Shasta, Lassen Volcanic Center and Long Valley Volcanic Region

– High threat: Clear Lake Volcanic Field, Medicine Lake Volcano and Salton Buttes

– Moderate threat: Ubehebe Crater and Coso Volcanic Field

In 2005, a national team led by a volcanologist with the USGS Cascades Volcano Observatory, established a system for deciding which of the United States’ 169 young volcanoes are the most dangerous and most in need of monitoring. The team identified 57 priority volcanoes in the U.S. Among the 18 « very high threat volcanoes, » 11 are along the Cascade Range in three states (Alaska and Hawaii have the others):

– California: Lassen Volcanic Center, Long Valley Caldera, Mount Shasta

– Oregon: Crater Lake, Mount Hood, Newberry, South Sister of The Three Sisters

– Washington: Baker, Glacier Peak, Rainier, St. Helens

The volcano threat list was created not simply to alert people that the Earth is alive but also to set a foundation for determining which of the country’s volcanoes need extensive monitoring.

The team used 25 factors to determine a volcano’s danger status: What has the volcano done in the past? What’s its modus operandi? When does it tend to erupt? What kind of phenomenon does it produce? Lahars? Pyroclastic flows? Is it a highly explosive volcano? How active is the volcano right now? Are there seismic swarms? Is it emitting hot volcanic gases? Is the edifice changing its shape?

In addition to the geophysics of a volcano, the team examined how many people live or work near it, plus the amount and type of infrastructure has been built up around it … power generation, port facilities, etc.

The team also considered the aviation exposure and how many flights a day pass through the volcanic airspace. A good example is the 2010 eruption of Eyjafjallajökull in Iceland which shut down European airspace for over a week and which ran up about a $10 billion impact cost.

The most recent volcano to erupt in California, Lassen Peak, sits in the middle of a region ready to blow. It is active and it will erupt again. The Lassen Volcanic Center has had at least 13 eruptions in the last 100,000 years. That does not sound like very often. It is a recurrence interval of about 7,500 years. However there have been three eruptions in the last 1,100 years.

Source: The Oregonian.

4000 années d’éruptions le long de la Chaîne des Cascades (Source: USGS)

Mont Baker (Photo: C. Grandpey)

Mont Hood (Photo: C. Grandpey)

Mont Rainier (Photo: C. Grandpey)

Mont St Helens (Photo: C. Grandpey)

Lassen Peak (Photo: C. Grandpey)

 

Chaîne des Cascades (Etats Unis): Lassen Peak // Cascade Range (United States): Lassen Peak

drapeau-francaisDernière étape de notre périple, Lassen Peak (Californie) se dresse à l’extrémité sud de la Chaîne des Cascades. Avec le Mont St. Helens, c’est le seul volcan du continent nord américain à avoir connu une éruption au 20ème siècle.
L’escalade du Lassen Peak est très intéressante car elle permet de découvrir de superbes paysages et les caractéristiques géologiques du volcan. Certaines bombes en croûte de pain sont fort impressionnantes.
Le complexe sommital du Lassen a la forme un dôme de lave qui domine de ses 610 mètres le terrain environnant. Il est également le siège de plusieurs cratères.
Le 22 mai 1915, une éruption a secoué Lassen Peak et dévasté les environs du volcan. Elle a entraîné des retombées de cendre jusqu’à 300 km à l’est. Cette explosion est la plus violente d’une série observée entre 1914 et 1917. Ce fut aussi la dernière séquence éruptive dans la Chaîne des Cascades avant l’éruption du Mont St. Helens en 1980.

Vous verrez des photos de l’éruption en cliquant sur ce lien:

http://www.kcra.com/news/captured-moment-in-time-photos-from-lassen-volcano-eruption/33172132

Une visite à Lassen Peak ne serait pas complète sans une randonnée au sein des phénomènes hydrothermaux à proximité du volcan. Les sentiers parfaitement tracés – comme dans tous les parcs nationaux aux Etats-Unis – font découvrir des fumerolles rugissantes, des marmites de boue bouillonnantes ou Boiling Springs Lake, un lac d’eau acide à la belle couleur rose. L’eau de pluie et la neige qui tombent sur les hauteurs du Parc alimentent le système hydrothermal. Une fois sous terre, cette eau est portée à haute température par la roche très chaude sous Lassen Peak. La vapeur surchauffée atteint la surface à travers les fractures et donne naissance à des fumerolles telles que celles de Bumpass Hell, Sulphur Works ou Devil’s Kitchen. Cette activité géothermale est à mettre en relation avec le volcanisme actif et apporte des indications sur le potentiel éruptif du volcan.

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drapeau-anglaisLassen Peak in California is located at the southern end of the Cascade Range. Along with Mt St. Helens, it is the only volcano in the contiguous United States that erupted in the 20th century.
Climbing Lassen Peak is very interesting as it allows to discover great landscapes and some geological features of the volcano. Some breadcrust bombs are quite impressive.
Lassen’s summit complex is a lava dome that rises 610 metres above the surrounding terrain. It is also a complex area of several craters.
On May 22nd 1915, an explosive eruption at Lassen Peak devastated nearby areas and rained volcanic ash as far away as 300 km to the east. This explosion was the most powerful in a 1914-17 series of eruptions that were the last to occur in the Cascades before the 1980 eruption of Mt. St. Helens.

You will see photos of the eruption by clicking on this link:

http://www.kcra.com/news/captured-moment-in-time-photos-from-lassen-volcano-eruption/33172132

A visit to Lassen Peak would not be complete without the remarkable hydrothermal features that include roaring fumaroles, thumping mud pots, boiling pools, and steaming ground. Water from rain and snow that falls on the highlands of the park feed the hydrothermal system. Once deep underground, the water is heated by a body of hot or molten rock beneath Lassen Peak. Super-heated steam reaches the surface through fractures in the earth to form fumaroles such as those found at Bumpass Hell and Sulphur Works. These features are related to active volcanism and are indications of the ongoing potential for further eruptions of the volcano.

L’approche du Lassen:

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La montée:

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Le cratère:

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Le sommet:

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Bumpass Hell:

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Boiling Springs Lake:

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Photos: C. Grandpey

Chaîne des Cascades (Etats Unis): Crater Lake // Cascade Range (United States): Crater Lake

drapeau-francaisCrater Lake est une étape obligée lorsque l’on parcourt la Chaîne des Cascades. C’est l’une des plus belles caldeiras au monde. Elle s’est formée par l’effondrement d’un imposant stratovolcan, le Mont Mazama, il y a environ 6850 ans. La caldeira mesure 8 km sur 10 et est remplie d’un lac dont la profondeur atteint parfois 600 mètres. Avec sa célèbre couleur d’un bleu intense, c’est le deuxième lac le plus profond d’Amérique du Nord.
L’éruption explosive du Mont Mazama (vers 5600 avant J.C.) a provoqué l’effondrement de la caldeira. Elle a produit environ 50 km3 de tephra. Des dépôts de cendre ont été découverts au Canada et des écoulements pyroclastiques ont parcouru jusqu’à 40 km.
Des éruptions se sont encore produites pendant quelques centaines d’années après la formation de la caldeira. Elles ont édifié une série de petits dômes de lave sur le plancher de la caldeira, parmi lesquels Wizard Island à la forme d’un chapeau de sorcier, et le Merriam Cone qui est complètement immergé.
Les dernières éruptions ont eu lieu il y a environ 4200 ans.

Crater Lake a une longue histoire, depuis les Indiens Klamath jusqu’aux aux premiers explorateurs et aux études scientifiques actuelles.
Crater Lake était un lieu de mystère pour les Indiens Klamath qui vivaient probablement déjà dans la région il y a 7700 années. Ils ont évoqué l’éruption catastrophique du Mont Mazama et la création de Crater Lake dans l’une de leurs légendes qui décrit la guerre qui faisait rage entre deux grands volcans, le Mont Mazama et le Mont Shasta.
Les esprits de la Terre et du Ciel venaient souvent dialoguer avec les gens. Llao était l’esprit du Monde En Dessous, celui des Ténèbres, qui se dissimulait sous Lao-Yaina (aujourd’hui le Mont Mazama). Skell était l’esprit du Monde En Dessus, celui de la Lumière. Llao montait souvent à la surface de la Terre et se plaçait au-dessus de Lao-Yaina ; sa tête touchait les étoiles, près de la demeure de Skell. Il n’y avait pas de lac à cette époque, juste un trou par lequel passait Llao pour voir le monde extérieur. Un jour, Llao vit Loha, la fille du chef indien Klamath, et tomba amoureux de sa beauté. Elle le rejeta parce qu’il était laid et appartenait au Monde En Dessous. Llao se mit en colère et jura qu’il se vengerait sur le peuple de Loha. Il essaya de détruire ce peuple avec la malédiction du feu. Le chef indien Klamath demanda alors l’aide de Skell.
Skell descendit du ciel et s’installa sur le sommet du Mont Shasta. Skell et Llao faisaient gronder le tonnerre et trembler la Terre. Ils se lançaient des roches rougies par le feu de la Terre, ce qui provoqua de grands glissements de terrain. Une terrible obscurité envahit la région pendant des jours. Tous les esprits de la Terre et du Ciel participèrent à cette bataille, provoquant une peur intense parmi le peuple. Pour tenter de calmer le courroux des dieux des volcans (Mazama et Shasta) et pour expier les péchés de la tribu, deux chamans proposèrent de se sacrifier et sautèrent dans l’orifice du Monde En Dessous. Impressionné par cet acte héroïque, Skell redoubla d’efforts. Il finit par vaincre Llao et l’enfonça profondément dans le Monde des Ténèbres. Il fit s’effondrer le sommet du Mont Mazama pour emprisonner Llao pour l’éternité. Skell désirait que paix et tranquillité règnent au-dessus de ce trou noir et il le remplit d’une belle eau bleue, celle qui illumine aujourd’hui Crater Lake….

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drapeau anglaisWhen travelling down the Cascade Range, Crater Lake should not be forgotten as it is one of the most beautiful calderas in the world. It was formed by the collapse of a massive stratovolcano known as Mount Mazama about 6850 years ago. The caldera is about 8 X 10 km and is filled with a lake of up to 600 metres deep. With its famous deep blue colour, it is North America’s second deepest lake.
The explosive eruption of Mount Mazama (about 5600 BC) triggered the collapse of the caldera. The eruption produced about 50 cubic km3 of tephra. Ash was deposited as far as Canada and pyroclastic flows travelled as far as 40 km from the volcano.
Post-caldera eruptions took place within a few hundred years after the formation of the caldera. They built a series of small lava domes on the caldera floor, among which Wizard Island, and the completely submerged Merriam Cone.
The latest eruptions occurred about 4,200 years ago.

Crater Lake has a long history, from the Klamath Indians to the early explorers to today’s scientific studies of the lake.
Crater Lake used to be a place of mystery to the Klamath Indians who must have lived in the region as early as 7,700 years ago. These people described the catastrophic eruption of Mount Mazama and the creation of Crater Lake in one of their legends which describes a raging war between two great volcanoes, Mount Mazama and Mount Shasta.
The spirits of the Earth and sky often came and talked with the people. Llao was the spirit of the Below-World who lived beneath Lao-Yaina (today known as Mount Mazama). Skell was the spirit of the Above-World. Llao often came up and stood on top of Lao-Yaina, and his head would touch the stars near the home of Skell. There was no lake then, just a hole through which Llao passed to see the outside world. One day, Llao saw Loha, daughter of the Klamath Indian chief, and fell in love with her beauty. She rejected him because he was ugly and was from the Below-World. He got angry and swore that he would take revenge on her people. He tried to destroy the people with the curse of fire. The Klamath Indian chief sought help from Skell.
Skell descended from the sky to the top of Mount Shasta. Skell and Llao were thundering and trembling the Earth, hurling red hot rocks back and forth to each other (from Mount Shasta to Mount Mazama), causing great landslides. A terrible darkness spread over the area for days. All spirits of Earth and sky took part in this battle, creating intense fear among the people. Attempting to calm the ferocious volcano gods and to make up for the sins of the tribe, two medicine men offered to sacrifice themselves and jumped into the pit of Below-World. Impressed by their heroic sacrifice, Skell fought even harder. He finally defeated Llao, driving Llao deep down into the Below-World. He collapsed the top of Mount Mazama to imprison Llao forever beneath the world. Skell wanted peace and tranquility to cover up this dark pit, so he filled it with the beautiful blue water.

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Crater Lake, Wizard Island & Phantom Ship Island

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Des eaux d’un bleu profond:

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Une grande richesse géologique:

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Le Mont Mazama:

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Un petit compagnon de voyage:

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Photos: C. Grandpey

Chaîne des Cascades (Etats Unis): Le Newberry // Cascade Range (United States): Newberry volcano

drapeau-francaisLe Newberry n’est sûrement pas le volcan le plus populaire de la Chaîne des Cascades. Il est pourtant le plus étendu avec une superficie d’environ 3100 km2. Façonné par des éruptions répétées au cours des 400.000 dernières années, le Newberry a pris la forme d’un vaste bouclier. Tout au long de son histoire éruptive, le volcan a produit des nuages de cendres et des tephra, des écoulements pyroclastiques et des coulées de lave dont la composition va du basalte à la rhyolite. Il y a environ 75 000 ans, une éruption explosive et un effondrement majeur ont donné naissance à une vaste dépression volcanique dans la zone sommitale du volcan qui héberge maintenant deux lacs de caldeira. La dernière éruption du Newberry a eu lieu il y a environ 1 300 ans et de nos jours des sources chaudes et des coulées de lave géologiquement jeunes indiquent que le Newberry est encore un volcan actif.
Il y a environ 7000 années, un système de fractures de 35 kilomètres de long s’est ouvert au nord-ouest de la caldeira pour former la Rift Zone Nord-Ouest. Des éruptions ont donné naissance à plusieurs cônes dont Lava Butte, un superbe cône de cendre qui a émis une coulée de lave qui a fait obstacle temporairement à la rivière Deschutes. En certains endroits, la lave fluide a entouré des arbres qui se sont consummés en laissant des moules creux, comme ceux que l’on peut découvrir dans la Lava Cast Forest dont je recommande fortement la visite.
La caldeira actuelle du Newberry mesure 6,5 km sur 8, avec à l’intérieur deux très beaux lacs, Paulina Lake et East Lake, très recherchés pour la pêche, la navigation de plaisance, la baignade et le camping. On trouve des sources chaudes sur les berges de ces deux lacs, avec des températures qui atteignent 57° C. En 1987, des températures supérieures à 260° C, à une profondeur de 900 mètres, ont été relevées dans un trou de forage effectué par l’USGS au coeur de la caldeira. Ces mesures de température indiquent qu’un système magmatique actif se cache sous le Newberry.
L’éruption la plus récente du Newberry, de type explosif, il y a environ 1300 ans, a produit des panaches de tephra et des coulées pyroclastiques suivies de l’émission de la Big Obsidian Flow, la structure volcanique la plus jeune du Newberry. Elle couvre un peu plus de 2,6 km2
Cela fait plus de 30 ans que des explorations sont effectuées afin de savoir si le volcan de Newberry présente un potentiel géothermique. Des températures élevées ont été enregistrées, mais la production de fluide a été jugée insuffisante pour générer de l’électricité. À l’automne 2012, un puits profond a fait l’objet d’une expérience de fracturation sous le volcan pour vérifier si l’eau injectée dans le puits pouvait être chauffée en profondeur et envoyée à la surface pour produire de l’énergie (voir mes notes des 1er juin 2008, 29 août 2011, 12 octobre 2012 et 30 novembre 2014). Cette expérience a suscité de nombreuses réactions au sein de la population qui craignait que la sismicité induite réveille le volcan.
Source: USGS.

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drapeau anglaisNewberry is by no means the most popular volcano in the Cascade Range. However, it is the largest one and covers an area of about 3100 km2. Newberry was built into the shape of a broad shield by repeated eruptions over the past 400,000 years. Throughout its eruptive history, the volcano has produced ash and tephra, pyroclastic flows, and lava flows that range in composition from basalt to rhyolite. About 75,000 years ago a major explosive eruption and collapse event created a large volcanic depression at its summit that now hosts two caldera lakes. Newberry last erupted about 1,300 years ago, and present-day hot springs and geologically young lava flows indicate that it is still an active volcano.
About 7,000 years ago, a 35-kilometre-long fissure system extending northwest from the caldeira opened up to form the Northwest Rift Zone. Eruptions issued from numerous vents including the nice Lava Butte, a cinder cone which emitted a lava flow that temporarily dammed the Deschutes River. In places, fluid lavas surrounded trees, which burnt and left behind hollow molds including those found along the trail at Lava Cast Forest.
The present Newberry caldeira is 6.5 by 8 km and holds two beautiful lakes, Paulina Lake and East Lake, popular for fishing, boating, swimming, and camping. Both lakes have hot springs with temperatures as high as 57°C. In 1987, temperatures higher than 260°C at a depth of 900 metres were found in a USGS drill hole in the centre of the caldera. These temperature measurements indicate that an active magma system lies beneath Newberry Volcano.
The most recent eruption at Newberry, about 1,300 years ago, produced explosive plumes of tephra and pyroclastic flows followed by the slower effusion of the Big Obsidian Flow, the youngest volcanic feature at Newberry. It covers just over 2.6 km2 .
Newberry Volcano has been explored as a potential source for geothermal energy for more than three decades. High temperatures have been encountered, but fluid production has been inadequate for generating power. In fall of 2012, a deep well was the focus of an experiment to open fractures beneath the volcano and test whether water circulated down the hole can be heated and brought to the surface to produce energy (see my notes of 1 June 2008, 29 August 2011, 12 October 2012 and 30 November 2014). The experiment triggered reactions among the population who feared that the accompanying seismicity might wake up the volcano.
Source: USGS.

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Lava Butte, coulée de lave et moules de troncs d’arbres:

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Tunnel de lave à proximité de Lava Bute:

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Caldeira du Newberry, avec Paulina Lake et East Lake:

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Big Obsidian Flow:

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Photos: C. Grandpey

Chaîne des Cascades (Etats Unis): Le Mont Adams // The Cascade Range (United States): Mount Adams

drapeau-francaisSitué dans la partie orientale de la Chaîne des Cascades, à l’est du Mont St Helens et au nord du Mont Hood, le Mont Adams (3742 m) est le troisième plus haut sommet de la Chaîne. Contrairement aux autres stratovolcans de l’État de Washington, composés exclusivement d’andésite, le Mont Adams est de nature complexe : des coulées de lave andésitique et basaltique ont comblé les dépressions et les vallées sur les versants tandis que le sommet est essentiellement formé d’andésite et de dacite.
La dernière lave émise par le Mont Adams remonte à 2500 – 3500 ans. L’éruption la plus récente a eu lieu il y a environ 1000 ans. Ce fut un petit événement explosif qui a déposé une mince couche de cendre.
A côté du risque éruptif, un autre danger du Mont Adams serait l’effondrement de l’un de ses flancs, avec des avalanches de débris, comme ce fut le cas avec le Trout Lake Mudflow, il y a environ 5100 – 5300 ans. L’avalanche de matériaux a bloqué la rivière Trout Creek et couvert 40 kilomètres. L’eau ainsi retenue a formé le Trout Lake que l’on peut voir dans les photos ci-dessous. Attention aux moustiques si vous vous baladez dans ce secteur !!
Des anomalies thermiques et des émissions de gaz (H2S, par exemple) ont été observées sur le replat du sommet, ce qui montre bien que le Mont Adams est en sommeil ; ce n’est pas un volcan éteint.
Les glaciers couvrent 2,5% de la surface du Mont Adams. La zone glaciaire a diminué de 49% depuis 1904 ; elle atteignait 16,2 kilomètres carrés en 2006. Chaque année des alpinistes essayent d’atteindre le sommet. La montée n’est pas évidente à cause de la glace et des chutes de pierres. Plusieurs alpinistes ont perdu la vie au cours de l’ascension du volcan.
A noter que l’on trouve des grottes de glace dans d’anciens tunnels de lave à proximité du Mont Adams.
Les panaches de fumée sur les photos ne sont pas provoqués par une éruption, mais par des incendies qui consumaient des forêts au pied du volcan. Le village de Trout Lake servait de camp de base aux pompiers et aux équipes de télévision. Une chaîne m’a demandé de présenter ma « descente des Cascades »… !

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drapeau anglaisMount Adams (3742 m), in the eastern Cascade Range, east of Mount Saint Helens and north of Mount Hood, is the third tallest volcano in the Range. Contrary to other stratovolcanoes in Washington State, whose lava is andesitic, Mount Adam’s is more complex. Andesite and basalt lava flows filled depressions and valleys on its flanks while the summit is largely composed of andesite and dacite.
The last lava known to have erupted from Adams is 2500 to 3500 years old. The most recent eruption occurred about 1000 years ago. It was a relatively small explosive event that left a thin layer of ash in the area. .
Beside an eruption another danger at Mt Adams would be the collapse of one of its flanks. An example of this kind of debris-avalanche deposit is the Trout Lake Mudflow that occurred about 5100 – 5300 years ago. The flow dammed Trout Creek and covered 40 kilometres. The impounded water later formed Trout Lake that can be seen in the photos here below. Since then, thermal anomalies and gas emissions (H2S, for instance) have occurred especially on the summit plateau and indicate that Adams is dormant, not extinct.
Glaciers covered 2.5% of Mount Adams’ surface. However, the total glacier area decreased 49% to 16.2 square kilometres, between 1904 and 2006. Each year, hundreds people try to summit Mount Adams. Climbing Mount Adams can be dangerous for a variety of reasons (especially rockfalls) and several climbers have died in pursuit of the summit.
Ice caves can be found in old lava tubes near Mount Adams.
The smoke plumes on the photos were not caused by an eruption, but by wildfires that were burning the forests at the foot of the volcano. The small village of Trout Lake was used as a base camp by the firefighters and the TV crews. A TV channel asked be to present my journey along the Cascade Range.

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Photos: C. Grandpey