Bientôt un Bureau de Surveillance Volcanique aux Etats-Unis ? // A Volcano Watch Office soon in the U.S .?

drapeau-francaisSelon les journaux américains, des sénateurs de l’Alaska, de l’Etat de Washington et d’Hawaï ont présenté un projet de loi visant à améliorer la surveillance volcanique et les capacités d’alerte précoce.
La mesure inclurait les observatoires des volcans d’Alaska, de la Chaîne des Cascades et d’Hawaii dans un système connexe et créerait un Bureau de Surveillance Volcanique opérationnel 24 heures sur 24. Ce Bureau permettrait une appréciation permanente de la situation des volcans actifs des États-Unis et des territoires qui en dépendent.
L’Observatoire des Volcans d’Alaska est doté depuis longtemps d’un budget insuffisant et figure pourtant parmi les observatoires les plus sollicités au monde. L’Observatoire des Cascades surveille les volcans dans les États de Washington, de l’Oregon et de l’Idaho, tandis que deux des volcans les plus actifs, le Kilauea et le Mauna Loa, sont surveillés par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii.
Pour le moment, il ne s’agit que d’un projet de loi (Bill). La loi (Act) doit être votée pour que la mesure soit officielle.

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drapeau-anglaisAccording the U.S. newspapers, U.S. senators in Alaska, Washington and Hawaii have proposed legislation intended to improve volcano monitoring efforts and early warning capabilities.

The measure would put the Alaska, Cascades and Hawaiian volcano observatories into a connected system and create a 24-hour Volcano Watch Office to provide ongoing situational awareness of active volcanoes in the U.S. and its territories.

The Alaska Volcano Observatory has long been underfunded and is among the busiest observatories in the world. The Cascades observatory monitors volcanoes in the states of Washington Oregon and Idaho, whereas two of the most active volcanoes, Kilauea and Mauna Loa, are monitored by the Hawaiian Volcano Observatory.

For the moment, it is only a Bill, namely a proposed legislation. It needs to become an Act to be official.

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Le Redoubt est surveillé par l’Alaska Volcano Observatory.

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Le St Helens est surveillé par la Cascades Volcano Observatory.

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Le Kilauea est surveillé par le Hawaiian Volcano Observatory.

(Photos: C. Grandpey)

 

Amélioration des systèmes d’alerte du Mont Rainier // Upgrading of Mt Rainier’s warning systems

drapeau-francaisDans une note rédigée le 7 mars 2016 (voir lien ci-dessous), j’expliquais que le principal danger du Mont Rainier réside dans les lahars, à savoir les coulées de boue qui pourraient être déclenchées par la fonte des glaciers sous l’effet de la chaleur du volcan. Cependant, avec le réchauffement climatique, les glaciers du Mont Rainier ont connu un fort recul au cours des dernières décennies, de sorte que leur volume est moins impressionnant que dans le passé.

Si une éruption devait se produire, les coulées de boue seraient probablement moins destructrices, même si elles causeraient de gros dégâts aux localités situées sur leur trajectoire. Des villes comme Orting sur les rives de la rivière Puyallup seraient certainement affectées. Des voies d’évacuation ont été mises en place pour permettre à la population de fuir vers des endroits plus sûrs.

La presse locale nous apprend que la Protection Civile du Pierce County, en partenariat avec l’USGS, a commencé à améliorer le système de capteurs de lahars et les sirènes d’alerte mis en place au début des années 1990. Le système actuel fonctionne bien, mais les améliorations apporteront une sécurité supplémentaire aux personnes qui vivent et travaillent autour du mont Rainier. Plusieurs membres du Congrès ont joué un rôle déterminant dans l’octroi de fonds pour financer ces améliorations nécessaires qui se poursuivront en 2017.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/03/07/chaine-des-cascades-etats-unis-le-mont-rainier-cascade-range-united-states-mount-rainier/

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drapeau-anglaisIn a note written on 7 March 2016 (see link below), I explained that the main danger about Mount Mainier was the lahars, namely mudflows that could be triggered by the melting of the glaciers on the flanks of the volcano. However, with global warming, glaciers have been receding in the past decades so that their volume is less impressive than in the past. Should an eruption occur, mudflows would likely be less destructive, even though they would cause severe damage to the communities on their way. Cities like Orting on the shores of the Puyallup River would certainly be affected. Evacuation routes have been set up to allow the population to flee to safe places.
Pierce County Department of Emergency Management, in partnership with the USGS, has begun upgrading the system of lahar sensors and warning sirens first put in place in the early 1990s. The current system is functioning well but upgrades will improve life-saving information to those that live, work and play around Mount Rainier. Several Congress members have been instrumental in advocating for funding of the needed upgrades that will continue through 2017.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/03/07/chaine-des-cascades-etats-unis-le-mont-rainier-cascade-range-united-states-mount-rainier/

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Photos: C. Grandpey

 

Les mystères du Mont St Helens (Etats Unis) // Mt St Helens’mysteries (United States)

drapeau-francaisLe Mont St Helens est l’un des volcans les plus actifs de l’Arc des Cascades. C’est aussi l’un des plus étranges. La plupart des principaux volcans situés le long de cet arc s’alignent sur un axe nord-sud, là où la plaque tectonique Juan de Fuca s’enfonce sous la plaque nord-américaine, ce qui entraîne une remontée du magma à haute température depuis le manteau. Paradoxalement, le St Helens se trouve à l’ouest de cet axe, au sein d’une région d’avant-arc géologiquement assez calme.
Afin d’élucider ce mystère, une équipe scientifique de l’Université du Nouveau-Mexique à Albuquerque a récemment tenté d’effectuer une cartographie sismique du Mont St Helens. Au cours de l’été 2014, l’équipe avait déployé des milliers de capteurs destinés à mesurer les mouvements du sol autour du volcan. Ensuite, ils ont foré une vingtaine de trous qu’ils ont remplis d’explosifs. Ils ont ensuite provoqué une séquence de petits séismes et observé le déplacement des ondes sismiques sous le volcan. (Voir ma note du 31 mai 2014)
Les résultats de leurs travaux, qui viennent d’être publiés dans Nature Communications, révèlent plus de questions que de réponses. Au vu des ondes sismiques, les types de minéraux présents à la limite entre la croûte terrestre et le manteau sont nettement différents à l’est et à l’ouest du Mont St Helens, preuve que cette zone est géologiquement spéciale. Au lieu d’une chambre magmatique à haute température directement sous le volcan, les données sismiques indiquent une pénétration de serpentine froide.
Non seulement le Mont St Helens ne devrait pas se trouver là où il est, mais il ne possède pas le réservoir magmatique auquel on pourrait s’attendre compte tenu de sa violente histoire éruptive. La question est de savoir où il s’alimente. Les chercheurs pensent que la source magmatique du volcan se trouve peut-être à l’est, plus près du reste de l’arc des Cascades où le matériau dans le manteau supérieur est plus chaud. De nouvelles  recherches devront être effectuées pour en savoir plus sur le comportement de cet étrange volcan
Ce que les géologues peuvent apprendre sur le Mont St Helens pourrait améliorer leur compréhension des systèmes d’arc volcanique dans le monde. Comme l’a déclaré le responsable de l’équipe scientifique: « Le Mont St Helens sort de l’ordinaire. Il nous apprend ‘quelque chose’ sur le comportement du système d’arc, mais nous ne savons toujours pas ce qu’est ce ‘quelque chose’. ».
Source: Phys.org.

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drapeau-anglaisMount St. Helens is one of the most active volcanoes of the Cascade Arc. It’s also one of the strangest. Most major volcanoes of the Cascade Arc sit neatly along a north-south line, where the wedging of the Juan de Fuca tectonic plate beneath the North American plate forces hot mantle material to rise. Mount St. Helens, however, lies to the west, in a geologically quiescent region called the forearc wedge.

Seeking answers, a scientific team at the University of New Mexico in Albuquerque recently led a seismic mapping survey of Mount St. Helens. In the summer of 2014, the team deployed thousands of sensors to measure motion in the ground around the volcano. Then, they drilled nearly two dozen holes, packed the holes full of explosives, triggered a handful of minor quakes, and watched as seismic waves bounced around beneath the mountain. (See my note of 31 May 2014)

Their analysis, which has just been published in Nature Communications, appears to have created more questions than it answered. Judging from the seismic waves, the types of minerals present at the boundary between Earth’s crust and mantle are markedly different to the east and west of Mount St. Helens, confirming that this area is geologically special. But instead of finding a hot magma chamber directly beneath the volcano, seismic data indicates a relatively cool wedge of serpentine rock.

Not only is Mount St. Helens out of place, but it also lacks the magma reserves one might expect given its violent history. The question is to know where Mount St. Helens gets its fuel from. The researchers suspect the volcano’s magma source lies to the east, closer to the rest of the Cascade Arc, where material in the upper mantle is hotter. More research will have to be performed to know more about the behaviour of this strange volcano

What geologists can learn about Mount St Helens could improve our understanding of volcanic arc systems around the world. Said the leader of the team: “Mount St. Helens is pretty unusual. It’s telling us something about how the arc system is behaving, and we don’t yet know what that something is.”

Source: Phys.org.

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Profil géologique de l’Arc des Cascades (Source: USGS).

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Vue du Mt St Helens en juin 2015. (Photo: C. Grandpey)

 

Les légendes du Mont Shasta (Californie) // The legends of Mount Shasta (California)

drapeau-francaisIl y a quelques années, lorsque j’ai parcouru la Chaîne des Cascade, j’ai été frappé par la majesté du Mont Shasta (4322 m), un volcan imposant qui domine le paysage et qui peut être vu de très loin, depuis certains endroits du nord de la Californie et du sud de l’Oregon.
De retour à la maison, j’ai voulu en savoir plus sur ce volcan dont la dernière éruption remonte à 1786.
Le Mont Shasta doit en grande partie sa célébrité à John Muir, un naturaliste écossais-américain, l’un des premiers à avoir milité en faveur de la préservation de la nature sauvage aux Etats-Unis. Il a beaucoup écrit sur le volcan et a donné son nom à plusieurs sites en Amérique du Nord.
John Muir est pas la seule personne à avoir été fascinée par le Mont Shasta. Pendant des siècles, les Indiens des tribus Shasta, Klamath, Pit, Modoc et Wintu ont considéré la montagne comme sacrée, et aujourd’hui encore ils effectuent des rituels en son honneur et de la puissance spirituelle qui est censée en émaner. Le volcan est particulièrement important pour la tribu Wintu dont l’origine serait une source sacrée sur la montagne. Le Mont Shasta est considéré par beaucoup comme l’un des lieux sacrés sur Terre et certains l’ont même baptisé « The Magical Mountain ». Ceux qui croient aux OVNI sont persuadés qu’une base extraterrestre secrète se trouve au plus profond de la montagne. Il a été fait état de lumières clignotantes et d’escadrons de lumières dansantes au cours des 50 dernières années par des témoins très crédibles. Les Amérindiens Hopi ont des légendes à propos d’un vaste réseau de grottes et d’une ville sous le Mt. Shasta où vivent des créatures reptiliennes.
Selon les tribus indiennes locales, le Mont Shasta est habité par Skell, le chef des esprits, qui est descendu du ciel pour s’installer au sommet de la montagne. Skell a combattu Lao, l’Esprit du Monde Inférieur, qui habitait sur le Mont Mazama ; il lui a lancé des pierres très chaudes et de la lave représentant probablement les éruptions volcaniques des deux montagnes. J’ai développé cette légende dans une note publiée en mars 2016: https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/03/13/chaine-des-cascades-etats-unis-crater-lake-cascade-range-united-states-crater-lake/

Le Mont Shasta est également au centre de légendes américaines non indigènes qui font état d’une ville cachée où vivent des êtres supérieurement intelligents en provenance du continent perdu de Lémurie. La légende est partie de l’oeuvre de Frederick Spencer Oliver A Dweller on Two Planets, parue en 1899. L’auteur y raconte que les survivants d’un continent englouti appelé Lémurie vivaient dans ou sur le Mont Shasta. Les Lémuriens vivaient dans un réseau de tunnels sous la montagne et ils apparaissaient parfois à la surface de la montagne, vêtus de robes blanches.
Une autre histoire raconte que Guy Ballard – un ingénieur des mines américain qui est devenu, avec sa femme, le fondateur du mouvement I AM – a rencontré, lors d’une randonnée sur le Mont Shasta, un homme qui se présenta comme étant le Comte de Saint-Germain. Saint Germain aurait conduit Ballard sur la voie des théories qui allaient devenir la clé de voûte du mouvement religieux I AM.
Selon une autre légende, JC Brown, un prospecteur britannique a découvert une ville souterraine perdue sous Mt. Shasta en 1904. Brown avait été engagé par une société minière anglaise pour prospecter de l’or. Il aurait découvert une grotte dont la galerie descendait en pente douce sur 17 kilomètres. A l’intérieur de la grotte, il aurait trouvé un village souterrain rempli d’or, de boucliers et de momies dont certaines avaient jusqu’à 3 mètres de hauteur. Trente ans plus tard, il a raconté son histoire à un certain John C. Root qui a mis sur pied une équipe d’exploration à Stockton, en Californie. 80 personnes ont rejoint l’équipe, mais le jour du départ de l’expédition, Brown ne s’est pas présenté et personne ne l’a jamais revu.
Les adeptes du courant spirituel « New Age » considèrent le Mont Shasta comme l’une des sources d’énergie spirituelle de la Terre. C’est un lieu de brouillard étrange avec des nuages qui apparaissent et disparaissent en quelques instants, en dehors de la notion de temps humain. Les retraites spirituelles sur la montagne sont censées redonner une nouvelle énergie à leurs visiteurs, en particulier ceux qui aspirent à vivre des aventures transrationnelles synergiques.
Beaucoup de gens vivant autour du Mont Shasta racontent des histoires de grands humanoïdes vêtus de robes qui apparaissent de temps en temps dans les petites villes. Ils viennent troquer ou recueillir certains objets avant de disparaître dans la végétation épaisse de la montagne.
Une autre légende parle des Yaktavians, capables de fabriquer des cloches. Grâce à leur connaissance des sons et des vibrations, ils peuvent manipuler de nombreux aspects de la vie et les dimensions de la perception sensorielle.
D’autres histoires font état de créatures naines qui ont été vue assez souvent, depuis les années 1930, par des gens pique-niquant et randonnant sur la montagne. Personnellement, j’ai pique-niqué et randonné sur le Shasta, mais je n’ai jamais rencontré ces créatures… !

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drapeau-anglaisWhen I travelled down the Cascade Chain a few years ago, I was struck  by the majesty of Mount Shasta (4,322 m), a mighty volcano which dominates the landscape and can be seen from very long distances, as far away as parts of Northern California and southern Oregon.

Once back home, I tried to known more about this volcano whose last eruption occurred in 1786.

Mount Shasta was made popular by John Muir, a Scottish-American naturalist and early advocate of preservation of wilderness in the United States He wrote extensively about the mountain and gave his name to several sites in North America.

Muir isn’t the only person captivated by the mountain. For centuries, American Indians of the Shasta, Klamath, Pit, Modoc and Wintu tribes have honored the mountain as sacred, and today still carry out rituals in honour of the mountain and the spiritual power it’s believed to emanate. It’s especially important to the Wintu tribe, who trace their people’s origin to a sacred spring on the mountain. Mount Shasta is often believed by many to be one of the sacred places found on Earth and it is called by some The Magical Mountain. UFO proponents believe a secret alien base is located deep within the mountain. Many strange pulsating lights and squadrons of dancing lights have been reported over the past 50 decades by some very credible witnesses. The Hopi Native Americans have legends about a vast network of caves and a city under Mt. Shasta where reptilian creatures live.

According to local Indian tribes, Mount Shasta is inhabited by the spirit chief Skell who descended from heaven to the mountain’s summit. Skell fought with Spirit of the Below-World, Llao, who resided at Mount Mazama by throwing hot rocks and lava, probably representing the volcanic eruptions at both mountains. I wrote about this legend in a note released in March 2016: https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/03/13/chaine-des-cascades-etats-unis-crater-lake-cascade-range-united-states-crater-lake/

Mount Shasta has also been a focus for non-native American legends, centered on a hidden city of advanced beings from the lost continent of Lemuria. The legend grew from an offhand mention of Lemuria in the 1880s. In 1899, Frederick Spencer Oliver published A Dweller on Two Planets, which claimed that survivors from a sunken continent called Lemuria were living in or on Mount Shasta. Oliver’s Lemurians lived in a complex of tunnels beneath the mountain and occasionally were seen walking the surface dressed in white robes.

According to Guy Ballard – an American mining engineer who became, with his wife, the founder of the « I AM » Movement – while hiking on Mount Shasta he encountered a man who introduced himself as Comte de Saint-Germain. Saint Germain is said to have started Ballard on the path to discovering the teachings that would become the « I AM » Activity religious movement.

The centrepiece of another legend is JC Brow According to legend, JC Brown was a British prospector who discovered a lost underground city beneath Mt. Shasta in 1904. Brown had been hired by an English mining company to prospect for gold. He discovered a cave which sloped downward for 17 kilometres. In the cave, he found an underground village filled with gold, shields, and mummies, some being up to 3 metres tall. Thirty years later, he told his story to John C. Root who proceeded to gather an exploration team in Stockton, California. 80 people joined the team, but on the day the team was to set out, Brown did not show up and was not heard from again.

New Age believers see Mt. Shasta as one of the earth’s main spiritual energy vortices. It is a place of strange fog and clouds that appear and disappear within moments, not hours of human time. Spiritual retreats to the mountain energize many visitors, especially seekers open to experiencing synergistic transrational adventures.

Many people living around Mt Shasta tell tales about tall robed humanoid people who appear from time to time in the small towns. They come to barter or gather certain things from various merchants and then vanish into the thick brush of the mountain.

Another legend tells of groups called the Yaktavians, who are reported to be the great bell-makers. Through their use of sound and vibration they can manipulate many aspects of life and dimensions of sensory perception.

Other stories tell of dwarf-like creatures that have been seen quite often, since the 1930’s, by people picnicking and hiking on the mountain. I have picnicked and hiked on Mt Shasta But I have never met these creatures…!

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Le Mont Shasta vu depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

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Photo: C. Grandpey