Le lac Titicaca victime du réchauffement climatique et de la fonte des glaciers // Lake Titicaca, a victim of global warming and glacier melting

Parmi tous les endroits au monde qui témoignent du réchauffement climatique figure le lac Titicaca, la plus grande étendue d’eau douce d’Amérique du Sud et le plus haut lac navigable du monde. A la frontière entre le Pérou et la Bolivie, le lac, long de 190 km et large de 80 km à plus de 3 800 mètres d’altitude, est niché au cœur des Andes et de leurs glaciers dont l’eau de fonte alimente normalement le lac. Comme ailleurs dans le monde, les glaciers reculent et leur eau n’est plus suffisante pour alimenter le lac. La conséquence, c’est que le lac perd son eau à un rythme alarmant, au grand désespoir des agriculteurs locaux.
Le lac, autrefois considéré comme une divinité par les peuples précolombiens qui vivaient sur ses rives, constitue un écosystème majeur pour la faune et une source d’eau pour des millions de personnes, comme les habitants d’El Alto, à environ 40 kilomètres à l’est. De plus, le lac Titicaca représente une zone de pêche de la plus haute importance pour les populations vivant le long de ses berges. Aujourd’hui, le niveau de l’eau est catastrophique, aggravé par le phénomène El Nino qui réduit les précipitations dans la région, avec une longue période de sécheresse et des températures trop élevées.
Les récoltes manquent d’eau, les puits se sont asséchés à cause de la longue période de sécheresse et le bétail souffre car il n’y a plus de nourriture. La sécheresse approche des niveaux critiques pour l’agriculture de la région. S’il ne pleut pas dans les prochains mois, on ne pourra pas planter les pommes de terre, l’un des aliments de base des communautés rurales et des villes boliviennes.
Autour du lac, les eaux se sont retirées du rivage. Les scientifiques expliquent que 95% de la perte d’eau est due à l’évaporation provoquée en très grande partie par le réchauffement climatique. L’ensemble de la Bolivie a connu une baisse de 39 % de ses eaux de surface naturelles, telles que les rivières et les lagunes, entre 1985 et 2022.
Le lac Titicaca a été nommé « Lac menacé de l’année » par le Global Nature Fund (GNF) et le réseau mondial des lacs Living Lakes, qu’il coordonne. En effet, outre la crise actuelle de l’eau, le lac est très pollué. Environ deux millions de Péruviens et de Boliviens vivent dans le bassin versant de cet immense lac et en dépendent comme réservoir d’eau potable. Le problème, c’est qu’une grande partie des eaux usées de la région s’écoulent directement dans le lac sans avoir été traitées. À cela s’ajoutent des pesticides issus de l’agriculture et des eaux contaminées par des métaux lourds provenant d’activités minières souvent illégales dans la région. Les conséquences sont dramatiques et expliquent les odeurs nauséabondes sur certaines rives du lac.
Source : Presse internationale.

————————————————

Among all the places in the world that bear witness to global warming, there is Lake Titicaca, South America’s largest body of fresh water and the highest navigable lake in the world. On the border between Peru and Bolivia, the lake, which is 190 km long and 80 km wide at an altitude of over 3,800 meters, is nestled amid the Andes mountains and their glaciers whose melt water normally feeds the lake. Like elsewhere in the world, there glaciers are retreating and their water is no longer sufficient. The consequence is that the lake is losing its water at an alarming rate, to the dispair of local farmers.

The lake, once seen as a deity by the pre-Columbian people that lived on its shores, is an important ecosystem for wildlife and a water source for millions of people, including in the city of El Alto, some 40 kilometers to the east. In addition, it represents the utmost important fishing ground for the people living along its shores. But its water levels are now reaching record lows, worsened by the El Nino weather phenomenon that means less rain in the area, compounding a long dry spell and high temperatures.

The crops are parched, nearby water wells have dried up amid a long spell of drought, and the livestock is suffering with no more food. The drought is approaching critical levels for the region’s agriculture. If it does not rain by early December there will be no planting of potatoes, one of the food staples for Bolivia’s rural communities and cities.

Around the lake, the waters have receded from the shoreline, Experts say ninety-five percent of the water loss from the lake is due to evaporation, which shows that this is totally or almost totally caused by global warming. Bolivia overall has seen a 39% drop in its natural surface waters, such as rivers and lagoons, between 1985 and 2022.

Lake Titicaca has been named « Threatened Lake of the Year » by the Global Nature Fund (GNF) and the global lake network Living Lakes, which it coordinates. Indeed, beside the current water crisis, the lake is highly polluted. About two million Peruvians and Bolivians live in the catchment area of this giant lake and depend on it as a drinking water reservoir. However, a large part of the wastewater from the region flows untreated directly into the lake. In addition, there are pesticides from agriculture and heavy metal contaminated wastewater from partly illegal mining in the region. The consequences are drastic and can be smelled by everyone, with a stench on some of the lake’s shores.

Source : International news media.

Image satellite du lac Titicaca (Source : Copernicus Sentinal 2)

Le glacier Perito Moreno (Argentine) et le réchauffement climatique // Perito Moreno (Argentina) and global warming

En Argentine, le glacier Perito Moreno est situé dans le Parc national Los Glaciares, à 78 kilomètres d’El Calafate, en Patagonie. Son front, long de 5 000 mètres et haut de 60 mètres, s’étend jusqu’au Lago Argentino. Il a une superficie de 250 km2 et une longueur de 30 kilomètres ; c’est l’un des 48 glaciers alimentés par le champ de glace du sud de la Patagonie que l’Argentine partage avec le Chili.

 

Crédit photo: Wikipedia

Il y a quelques années encore, le glacier Perito Moreno était l’un des trois seuls glaciers de Patagonie à ne pas reculer. Son front avançait d’environ deux mètres par jour, soit environ 700 mètres par an. Par endroits, son épaisseur atteint 700 mètres.

Source: NASA

Le champ de glace du Perito Moreno a résisté au changement climatique pendant des décennies, sans croître ni reculer malgré la hausse des températures, mais aujourd’hui il subit l’impact du réchauffement climatique. Des morceaux de glace pesant plusieurs tonnes se détachent du front du glacier avec une fréquence inquiétante, et déclenchent d’impressionnantes gerbes d’eau qui véhiculent des morceaux de glace, comme on peut le voir sur la vidéo insérée dans cet article de presse :
https://us.yahoo.com/news/hear-spectacular-ice-calving-argentinas-144022506.html

En plus de la plus grande fréquence des effondrements, un phénomène est particulièrement inquiétant : l’apparition de mares d’eau à la belle couleur bleue à la surface du glacier. Elles sont dues à l’intense rayonnement solaire pendant l’été. Tout comme pour les lacs de fonte observés à la surface de la glace arctique, au Groenland par exemple, l’eau de ces mares s’infiltre dans la glace jusqu’à atteindre le substrat rocheux où elle agit comme lubrifiant et accélère la progression du glacier. C’est ce qui explique la récente accélération du Perito Moreno. La hausse des températures a augmenté à la fois le volume et le nombre de ces pièces d’eau. La température dans la région du Perito Moreno a augmenté de 0,2°C par décennie entre 1996 et 2020, donc plus que les décennies précédentes au 20ème siècle.

Crédit photo : NASA

Admirer l’effondrement du front d’un glacier est, à mes yeux, aussi impressionnant qu’observer une éruption au sommet du Stromboli ou de l’Etna. J’ai eu la chance d’observer le phénomène à plusieurs reprises en Alaska et j’ai ressenti la même émotion que devant une éruption volcanique. Le bruit des effondrements et de la glace qui vient percuter la surface de l’eau parvient à vos oreilles quelques secondes après l’événement car il faut maintenir une bonne distance de sécurité. Les impressionnantes vagues déclenchées par l’effondrement pourraient constituer un danger pour le bateau où vous vous trouvez.
Voici une courte vidéo que j’ai réalisée lors de l’effondrement du glacier Sawyer en Alaska où les glaciers fondent à une vitesse incroyable :

https://www.youtube.com/watch?v=jZtvNMxoxdY

Glacier Sawyer (Photo: C. Grandpey)

——————————————————–

In Argentina, the Perito Moreno Glacier is located in the Los Glaciares National Park, 78 kilometers from El Calafate, in Patagonia. Its glacial front, 5,000 meters long and 60 meters high, extends into Lake Argentino. It has a surface area of 250 km2 and a length of 30 kilometers ; it is one of 48 glaciers fed by the Southern Patagonian Ice Field which Argentina shares with Chile.
Up to a few years ago, the Perito Moreno Glacier was one of only three glaciers in Patagonia that did not retreat. Its front advanced about two meters per day, or about 700 meters per year. In some places its thickness reaches 700 meters.

Although the Perito Moreno ice field defied climate change for decades, neither growing nor retreating despite rising global temperatures, it is now undergoing the impact of global warming. Slabs weighing many tons cascade from the glacier’s front with alarming frequency, leaving an eruption of ice and water in their wake, as can be seen on the video inserted in this article :

https://us.yahoo.com/news/hear-spectacular-ice-calving-argentinas-144022506.html

What is particularly worrying is the appearance of blue ponds of water at the surface of the glacier.They are caused by the intense summer solar radiation. Just like the ponds observed at the surface of glaciers in the Arctic, the water from these ponds seeps into the ice until iit reaches the bedrock where it acts as a lubricant and sepeeds up the glacier’s advance. This accounts for the recent acceleration of Perito Moreno. Rising temperatures have increased both the volume and number of these ponds. Perito Moreno’s temperature has increased by 0.2°C per decade between 1996 and 2020, slightly more than earlier decades in the 1900s.

Watching the collapse of a glacier’s front is as impressive as an eruption at the summit of Stromboli or Mount Etna. I could observe the phenomenon several times in Alaska and I felt the same kind of emotion as before a volcanic eruption. The noise of the crashes reach your ears a few seconds after the event because you have to stand far from the glacier as the waves triggred by the collapse could be a danger to the boat.

Here is a short video I shot during the collapse of the Sawyer Glacier in Alaska where glaciers are melting at an incredible pace :

https://www.youtube.com/watch?v=jZtvNMxoxdY

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Une puissante éruption a secoué le cratère Minamidake du Sakurajima (Japon) le 14 février 2024, avec une épaisse colonne de cendres qui est montée jusqu’à 6 km d’altitude. L’éruption s’est accompagnée d’éclairs spectaculaires. Des roches ont ont été éjectées à plus de 1,3 km du cratère, mais il n’y a pas eu de coulées pyroclastiques. Aucun blessé ni dommage aux bâtiments n’a été signalé. Il s’agit de la plus forte éruption du Sakurajima depuis 2020.
Le niveau d’alerte reste à 3. Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du volcan.
Voici une vidéo de l’événement.
https://youtu.be/dT19x-89yvQ

Image extraite de la vidéo

++++++++++

Un séisme de M 5,7 a été enregistré sur le flanc sud-est du Mauna Loa (Hawaï) près de Pāhala le 9 février 2024 à 10h07, avec un hypocentre à 37 kilomètres sous le niveau de la mer. Il n’y a pas eu de menace de tsunami dans la région.
L’événement n’a eu aucun impact apparent sur l’activité du Mauna Loa ou du Kīlauea. De nombreuses répliques ont été ressenties.
Aucun dégât majeur n’a été signalé, mais des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des produits éparpillés sur le sol d’un magasin.
Ce séisme est probablement lié à la déformation de la lithosphère océanique sous le poids des îles hawaïennes. L’USGS rappelle que les plaques tectoniques sont constituées de lithosphère, qui englobe la croûte et le manteau supérieur. L’immense poids des îles hawaïennes sur la plaque Pacifique fait s’incurver la lithosphère dans cette partie du monde.
Source : USGS.

++++++++++

L’activité volcanique a légèrement augmenté sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska), avec des émissions de cendres qui ont recouvert le flanc nord du volcan. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été relevés respectivement à Orange et Watch (Vigilance).

Toujours dans les Aléoutiennes, une hausse de la sismicité est observée sur le Gareloi. L’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique à ‘Advisory’ (surveillance conseillée).
Le Gareloi émet en permanence des gaz magmatiques sur un champ fumerollien au niveau du cratère sud et présente généralement une activité sismique faible. Ces observations laissent supposer la présence de magma à faible profondeur et une interaction possible avec un système hydrothermal. La hausse actuelle de la sismicité reflète probablement un changement dans le système hydrothermal, mais il n’est pas certain que ce soit le signe d’une éruption volcanique à venir.

Source : AVO.

 

++++++++++

Le 12 février 2024, l’Agence nationale de gestion des catastrophes (NaDMA) de la Grenade a indiqué que le volcan sous-marin Kick ’em Jenny a connu une augmentation notable de son activité sismique à partir du 9 février, avec un événement de M3,3 le 10 février. Les volcanologues ont craint une éruption de ce volcan. Cependant, le 11 février, la situation s’est nettement améliorée, avec un retour de l’activité sismique à des niveaux normaux.
Malgré cette évolution positive, le niveau d’alerte de Kick ’em-Jenny est maintenu au Jaune, ce qui fait référence à une phase où il est nécessaire de se préparer à une possible hausse d’activité. Le niveau d’alerte établit également une zone d’exclusion de 1,5 km autour du volcan.
Kick ’em Jenny, situé à 8 km au large de la côte nord de la Grenade, est un volcan sous-marin actif qui s’élève à 1 300 m au-dessus du plancher océanique. Les éruptions se produisent fréquemment depuis 1939 et sont principalement identifiées grâce à des signaux acoustiques. Le dernier épisode éruptif a eu lieu le 29 mars 2017.
Source : . NaDMA, UWI

 

Image montrant l’environnement volcanique de Kick ’em Jenny ; (Source : NOAA et le Seismic Research Institute de l’UWI).

++++++++++

En Islande, le soulèvement du sol sous la pression du magma a repris dans de secteur de Svartsengi. Le Met Office islandais s’attend donc à un nouvel épisode éruptif dans les prochaines semaines. Personne ne sait, bien sûr, où la lave décidera de sortir. Il faut espérer qu’elle ne menacera pas des infrastructures esentielles sur la péninsule de Reykjanes.

 

Source : IMO

++++++++++

De petites éruptions phréatiques fréquentes se poursuivent sur le Poás (Costa Rica). Les données du réseau de surveillance révèlent entre 50 et 600 explosions phréatiques par jour, mais seuls quelques événements éjectent des matériaux à plus de 100 m de hauteur. Les éruptions génèrent généralement des colonnes de vapeur qui s’élèvent à au moins 300 m au-dessus du cratère.
Source : OVSICORI.

++++++++++

Une station sismique située sur le flanc ouest du Cotopaxi (Équateur) a enregistré des signaux haute fréquence associés à des lahars les 8 et 10 février 2024. Il est conseillé au public de rester à l’écart des zones proches de la ravine Agualongo et de ne pas s’approcher des chenaux, ruisseaux ou rivières à proximité du Parc national du Cotopaxi. Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à la couleur Blanche (le niveau le plus bas sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

++++++++++

L’activité éruptive se poursuit sur le Nevado del Ruiz (Colombie). Les événements sismiques indiquant une fracturation de roches restent stables par rapport à la semaine précédente, tant en nombre d’événements qu’en énergie libérée. Ces événements sont principalement localisés dans des zones allant jusqu’à 5 km au NE, SE, S et SO du cratère Arenas, et à des profondeurs de 1 à 7 km. La sismicité associée aux émissions de gaz et de cendres reste inchangée elle aussi. Le 5 février 2024, un panache de cendres s’est élevé à une hauteur de 1,8 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste au Jaune, niveau III, et le public est prié de rester en dehors des zones de sécurité autour du cratère Arenas.
Source : Servicio Geológico Colombiano

++++++++++

Une activité éruptive modérée se poursuit sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne quotidienne de 33 explosions qui génèrent le plus souvent des émissions de gaz et de cendres jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. Les données satellitaires révèlent des anomalies thermiques au-dessus du dôme de lave dans le cratère sommital. Le niveau d’alerte reste à Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs) et il est rappelé au public de rester à au moins 12 km du cratère sommital.
Source : Instituto Geofísico del Perú (IGP).

++++++++++

L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

°°°°°°°°°°

Flux RSS

Petit rappel : on me demande parfois comment il est possible de recevoir et lire mes articles au moment de leur parution. Pour cela, rendez-vous en haut de la colonne de droite de mon blog où figure le flux RSS qui permet de recevoir automatiquement des mises à jour du blog.

Vous pouvez également cliquer sur « Suivre Claude Grandpey : Volcans et Glaciers ».

——————————————-

Here is some news of volcanic activity around the world :

A strong eruption took place at Sakurajima’s Minamidake crater (Japan) on February 14th, 2024, producing a thick black ash column that rose to 6 km above sea level. The eruption was accompanied by spectacular volcanic lightning. Rocks were seen flying over 1.3 km from the crater, but there were no pyroclastic flows.There were no immediate reports of injuries and damage to buildings.It was the strongest eruption at Sakurajima since 2020.

The Alert Level remains at 3. Residents and tourists are urged not to approach the volcano.

Here is a video of the event.

https://youtu.be/dT19x-89yvQ

++++++++++

An M 5.7 earthquake struck the SE flank of Mauna Loa (Hawaii) near Pāhala on February 9th, 2024 at 10:07 a.m., 37 kilometers below sea level. There was no tsunami threat to the region.

The event had no apparent impact on either Mauna Loa or Kīlauea volcanoes. Numerous aftershocks have been felt.

There were no reports of major damage, but photos on social networks showed products strewn about the floor in a store.

This earthquake is likely associated with lithospheric flexure caused by the weight of the Hawaiian Islands on the oceanic lithosphere.  According to USGS, the Earth’s tectonic plates are made of the lithosphere, which is a mostly rigid layer extending from the crust into the upper mantle. As the Hawaiian Islands ride on top of the Pacific Plate, their immense weight bends, or flexes, the lithosphere.

Source : USGS.

++++++++++

Volcanic activity at Shishaldin (Aleutians / Alaska) has increased slightly, with minor ash emissions that drape down over the volcano’s north flank. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level have been raised to Orange and Watch, respectively.

Still in the Aleutians, an increase in seismicity is observed at Gareloi. AVO has raised the Aviation Color Code to Yellow and Volcano Alert Level to Advisory. .

Mount Gareloi persistently emits magmatic gases from a fumarole field on the south crater and commonly exhibits low-level seismic activity. These observations suggest the presence of shallow magma and potential interaction with a hydrothermal system. The current increase in seismicity likely reflects a change to the magmatic-hydrothermal system, but it is not clear that the likelihood of a volcanic eruption has increased.

Source : AVO.

++++++++++

On February 12th, 2024, the National Disaster Management Agency (NaDMA) of Grenada indicated that the Kick ’em Jenny submarine volcano had gone through a notable increase in seismic activity starting on February 9th with the largest event measuring M3.3 on February 10th. This prompted concerns of a possible eruption. However, on February 11th, the situation had significantly improved, with seismic activity returning to normal levels.

Despite this positive development, the alert level for Kick ’em-Jenny is kept at Yellow, which means a phase where there is a need for preparedness for a range of activity levels. It also establishes an exclusion zone of 1.5 km around the volcano.

Kick ’em Jenny, located 8 km off the northern shore of Grenada, is an active submarine volcano that rises 1 300 m from the sea floor. Eruptions have occurred frequently since 1939, mainly identified through acoustic signals. The last eruptive episode took place on March 29th, 2017.

Source : . NaDMA, UWI

++++++++++

In Iceland, ground uplift caused by the pressure of magma has resumed in the Svartsengi adea. The Icelandic Met Office therefore expects a new eruptive episode in the coming weeks. No one knows, of course, where lava will decide to emerge. Let’s hope it will not threaten essential infrastructure on the Reykjanes Peninsula.

++++++++++

Small, frequent phreatic eruptions continue at Poás (Costa Rica). Data from the monitoring network records 50-600 phreatic explosive events per day, but only a few events eject material more than 100 m. The eruptions usually generate steam columns that rise at least 300 m above the crater.

Source : OVSICORI.

++++++++++

A seismic station located on the W flank of Cotopaxi (Ecuador) has recorded high-frequency seismic signals associated with the descent of lahars on 8 and 10 February 2024. The public is advised to stay away from areas near the Agualongo drainage and to not approach any channels, streams, or rivers within the vicinity of Cotopaxi National Park. The Volcano Alert Level is kept at White (the lowest level on a four-color scale).

Source : Instituro Geofisico.

++++++++++

Eruptive activity continues at Nevado del Ruiz (Colombia). Seismic events indicating rock fracturing remain similar to the previous week in both number of events and seismic energy released. These events were mainly located in areas up to 5 km to the NE, SE, S, and SW of Arenas Crater, and at depths of 1-7 km. Seismicity associated with gas-and-ash emissions remains unchanged. On 5 February 2024 an ash plume rose to a maximum height of 1.8 km above the summit. The Alert Level remains at Yellow, Level III, and the public is askrd to stay out of the restricted areas around Arenas Crater.

Source : Servicio Geológico Colombiano

++++++++++

Moderate eruptive activity continues at Sabancaya (Peru) with a daily average of 33 explosions that often eject gas-and-ash emissions as high as 2 km above the summit. Thermal anomalies over the lava dome in the summit crater are identified in daily satellite data. The Alert Level remains at Orange (level 3 on a four-color scale) and the public is reminded to stay at least 12 km away from the summit crater.

Source : Instituto Geofísico del Perú (IGP).

++++++++++

Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

°°°°°°°°°°

RSS feed

Quick reminder: I am sometimes asked how it is possible to receive and read my posts when they are published. Just go to the top of the right column of my blog where you can see the RSS feed. It will allow you to automatically receive updates from the blog.
You can also click on “Suivre Claude Grandpey: Volcans et Glaciers”.

De l’ île de la Déception à la planète Mars // From Deception Island to Mars

Située dans les îles Shetland du Sud, à 120 km au nord de la péninsule Antarctique, l’île de la Déception est la partie émergée d’un volcan bouclier potentiellement actif de 30 km de diamètre.

Carte topographique de l’île de la Déception (Source: Wikipedia)

Des éruptions historiques ont eu lieu entre 1839 et 1842. Le volcan s’est à nouveau réveillé en 1967 et 1969, détruisant les stations scientifiques à proximité. Suite à cet événement, les stations britannique et chilienne furent démolies et l’île fut abandonnée pendant plusieurs années. La dernière éruption majeure a eu lieu le 13 août 1970, provoquant des retombées de cendres sur la station russe Bellingshausen sur l’île du Roi George et sur la station chilienne Arturo Prat sur l’île Greenwich. L’éruption a également entraîné l’évacuation d’une base argentine. L’île de la Déception est désormais dédiée à la recherche scientifique. Aujourd’hui, elle fournit aux scientifiques des indications sur ce que pourrait être la vie sur Mars.

Ruines de la base britannique (Source: Wikipedia)

L’île en forme de fer à cheval est le seul endroit au monde où les navires peuvent naviguer dans la caldeira d’un volcan actif. Dans les eaux autour de l’île vivent poissons, krill, anémones et éponges de mer, tandis que des espèces uniques de lichens et de mousses poussent à la surface dans un écosystème aux contrastes extrêmes. Inhabitée, l ‘île abrite peut-être la plus grande colonie de manchots à jugulaire, d’oiseaux marins, de phoques et d’otaries au monde. Malgré des conditions météorologiques défavorables, la vie prospère sur l’île où la température des fumerolles atteint environ 70°C, même si la température de l’air peut chuter jusqu’à -28°C.
Les scientifiques disent que l’île de la Déception ressemble à la planète Mars car c’est « une planète avec un passé à l’intense activité volcanique, et où règnent actuellement des conditions très froides. » Elle représente donc un excellent moyen de comprendre la vie sur Mars sans mettre le pied sur cette planète.

Fumerolle sur le rivage de la Déception (Crédit photo : NASA)

L’analyse des roches de l’île de la Déception vient compléter les travaux des ingénieurs, des scientifiques et des astronomes qui étudient Mars à distance. En 2023, au vu des données fournies par le rover Curiosity, les chercheurs de la NASA ont déclaré que Mars avait autrefois un climat avec des saisons cycliques, propices au développement de la vie. Les scientifiques pensent qu’une éruption volcanique de très grande échelle a modifié l’atmosphère de la planète et entraîné l’apparition d’océans et de rivières qui se sont ensuite évaporés.
Même si les températures sur Mars – estimées par la NASA à environ -153°C – sont bien inférieures à celles de l’île de la Déception, les conditions antarctiques peuvent permettre de comprendre si les conditions nécessaires au développement de la vie auraient pu exister sur Mars.
Un autre robot martien, Perseverance, a atterri sur la planète en février 2021 pour rechercher des signes de vie microbienne passée. Il est prévu que ce rover multitâche prélève 30 échantillons de roches et de sol et les introduise dans des tubes qui seront renvoyés sur Terre dans les années 2030 pour analyse en laboratoire.

Robot Perseverance (Crédit photo : NASA)

Source  : Yahoo Actualités.

—————————————————-

Located in the South Shetland Islands, 120 km north of the Antarctic Peninsula, Deception Island is the exposed portion of an active shield volcano 30 km in diameter. Historical eruptions occurred in 1839–1842. The volcano returned to activity in 1967 and 1969, destroying the existing scientific stations. Both British and Chilean stations were demolished, and the island was abandoned for several years. The final major volcanic eruption was reported on 13 August 1970, causing ashfall on the Russian Bellingshausen station on King George Island and the Chilean station Arturo Prat on Greenwich Island.The eruption also forced the evacuation of an Argentine base. Deception Island is now dedicated to scientific research. Today, it provides clues to scientists about what life could look like on Mars.

The horseshoe-shaped island is the only place in the world where ships can sail into the caldera of an active volcano. In the waters around the island, fish, krill, anemones and sea sponges survive, while unique species of lichen and moss grow on the surface in an ecosystem of extreme contrasts. The island, uninhabited by people, is home to perhaps the world’s largest colony of chinstrap penguins, seabirds, seals and sea lions. Despite adverse weather conditions, life thrives on the island where temperatures in fumaroles, have been measured at around 70 degrees Celsius, even as air temperatures can plummet to -28°C.

Scientists say that Deception Island is similar to Mars because it is « a planet with (a past of) immense volcanic activity … where currently there are very cold conditions. » Thus, it is the best possible approximation to understand Mars without stepping on that planet.

The analysis of rocks on Deception Island complements the work of engineers, scientists and astronomers who study Mars from afar. In 2023, NASA researchers concluded that Mars once had a climate with cyclical seasons, conducive to the development of life, according to evidence found on the Red Planet by the Curiosity rover. Scientists believe an immense volcanic eruption changed the planet’s atmosphere and led to the appearance of oceans and rivers that later evaporated.

Even though temperatures on Mars – estimated by NASA at about -153°C – are far lower than ofn Deception Island, Antarctic conditions can help understand if the conditions for the development of life could have existed on Mars.

Another Mars rover, Perseverance, landed on the planet in February 2021 to look for signs of past microbial life. The multitasking rover will collect 30 rock and soil samples in sealed tubes to be sent back to Earth sometime in the 2030s for lab analysis.

Source : Yahoo News.