Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Alaska, des signes d’activité éruptive sont toujours enregistrés sur le Gareloi (Aléoutiennes). La sismicité reste élevée. De petites émissions de vapeur sont identifiées sur les images webcam et satellite. Le niveau d’alerte volcanique reste à Advisory (surveillance conseillée – niveau 2 sur une échelle de quatre niveaux) et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre couleurs).

Toujours en Alaska, une lente émission de lave se poursuit dans le cratère sommital du Great Sitkin (îles Andreanof). Les émissions de vapeur sont visibles sur les images satellite et la webcam. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch (Vigilance – niveau 3 sur une échelle de quatre niveaux) et la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
Source : AVO.

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Dans une mise à jour (20 février 2024), le Met Office islandais indiquait que les modélisations montrent que l’accumulation de magma dans la région de Svartsengi (péninsule de Reykjanes / Islande) atteindra fin février ou début mars un niveau semblable à ce qu’il était avant la dernière éruption. Une nouvelle éruption sera alors susceptible de se produire.

Dans un nouveau bulletin émis le 22 février, le Met Office confirme que l’éruption pourrait avoir lieu « dès la semaine prochaine » (entre le 26 février et le 4 mars). Les scientifiques islandais déconseillent fortement de rester dormir à Grindavik car les éruptions se produisent pratiquement sans prévenir, seulement une demi-heure ou une heure avant leur déclenchement.

Eruption du 8 février 2024 (image webcam)

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En Indonésie, l’éruption du Dukono (Halmahera) se poursuit. Les panaches de cendres s’élèvent généralement de 150 à 750 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion de 2 km.

Toujours en Indonésie, l’éruption au niveau du cratère Laki-laki du Lewotobi (île de Florès) se poursuit. La coulée de lave sur le flanc NE est toujours active. Elle a progressé de 100 m du 3 au 20 février pour atteindre une longueur totale de 4,2 km. Un survol de drone le 20 février a confirmé la position du front de coulée. Le niveau d’alerte reste à 3 (niveau 2 sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion.

L’éruption du Merapi (île de Java) se poursuit. La sismicité reste à des niveaux élevés. Le dôme de lave SO produit de nombreuses avalanches qui dévalent les flancs S et SO jusqu’à 1,7 km de distance. Plusieurs coulées pyroclastiques ont également été observées. Les changements morphologiques du dôme de lave sud-ouest sont dus aux effondrements de matériaux. La dernière température la plus élevée enregistrée sur le dôme est de 254,3°C, inférieure à la température relevée précédemment. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à une distance de 3 à 7 km du sommet, en fonction des secteurs.

Toujours à Java, l’activité éruptive se poursuit sur le Semeru avec des panaches de cendres s’élevant de 400 à 1 000 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 sur une échelle de 1 à 4.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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Le CENAPRED indique que l’activité éruptive se poursuit sur le Popocatépetl (Mexique). Des panaches de vapeur et de gaz sont souvent observés, avec parfois de petites quantités de cendres. Les panaches peuvent s’élever jusqu’à 6 km au-dessus du niveau de la mer, avec des retombée sur certaines localités. Le niveau d’alerte reste au Jaune, Phase 2 et le public est prié de rester à 12 km du cratère.
Voici une vidéo montrant un épisode éruptif du Popocatepetl le 20 février 2024 :
https://www.bbc.com/news/av/world-latin-america-68358476

Image extraite de la vidéo

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In Alaska, signs of eruptive activity are still recorded at Gareloi (Aleutians). Seismicity remains elevated. Minor steaming is identified in webcam and satellite images. The Volcano Alert Level remains at Advisory (level 2 on a four-level scale) and the Aviation Color Code remains at Yellow (level 2 on a four-color scale)

Still in Alaska, slow lava effusion continues in Great Sitkin‘s summit crater (Andreanof Islands). Steam emissions are visible in satellite and webcam images The Volcano Alert Level remains at Watch (level 3 on a four-level scale) and the Aviation Color Code remains at Orange.

Source : AVO.

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In its latest update (February 20th, 2024) the Icelandic Met Office indicates that model calculations suggest magma accumulation in the Svartsengi area (Reykjanes Peninsula / Iceland) will reach similar level as was noted prior to last eruption by the end of February or beginning of March. A new eruption is likely to occur again by that time.

In a new report issued on February 22nd, the Met Office confirms that the eruption could take place « as early as next week » (between February 26th and March 4th). Local scientists think it is unadvisable to stay overnight as the warnings of an eruption are always getting shorter and shorter, only 30 to 60 minutes before the start of the event.

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In Indonesia, the eruption at Dukono (Halmahera) continues. Ash plumes usually rise 150-750 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside the 2-km exclusion zone.

Still in Indonesia, the eruption at Lewotobi’s Laki-laki crater (Flores Island) continues. The lava flow on the NE flank is still active, advancing 100 m during 3-20 February to a total length of 4.2 km. A drone overflight on 20 February confirmed the position of the end of the lava flow. The Alert Level remains at 3 (level 2 on a scale of 1-4) and the public is asked to stay outside the exclusion zone

The eruption at Merapi (on Java) continues. Seismicity remains at high levels. The SW lava dome produces numerous lava avalanches that descend the S and SW flanks as far as 1.7 km. Several pyroclastic flows have also been observed. Morphological changes to the SW lava dome are due to continuing effusion and collapses of material. The highest recorded temperature on the dome is 254.3°C, lower than the previous highest temperature. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit, based on location.

Still on Java, eruptive activity continues at Semeru with ash plumes rising 400-1,000 m above the summit. The Alert Level remains at 3 on a scale of 1-4.

Source : CVGHM.

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CENAPRED indicates that eruptive activity continues at Popocatépetl (Mexico). Steam-and-gas plumes are often observed,sometimes containing minor amounts of ash. The plumes may rise up to 6 km above sea level. With asfall on some municipalities. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two and the public is asked to stay 12 km away from the crater.

Here is as video showing an eruptive episode of Popocatepetl on February 20th, 2024 :

https://www.bbc.com/news/av/world-latin-america-68358476

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Une puissante éruption a secoué le cratère Minamidake du Sakurajima (Japon) le 14 février 2024, avec une épaisse colonne de cendres qui est montée jusqu’à 6 km d’altitude. L’éruption s’est accompagnée d’éclairs spectaculaires. Des roches ont ont été éjectées à plus de 1,3 km du cratère, mais il n’y a pas eu de coulées pyroclastiques. Aucun blessé ni dommage aux bâtiments n’a été signalé. Il s’agit de la plus forte éruption du Sakurajima depuis 2020.
Le niveau d’alerte reste à 3. Les habitants et les touristes sont priés de ne pas s’approcher du volcan.
Voici une vidéo de l’événement.
https://youtu.be/dT19x-89yvQ

Image extraite de la vidéo

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Un séisme de M 5,7 a été enregistré sur le flanc sud-est du Mauna Loa (Hawaï) près de Pāhala le 9 février 2024 à 10h07, avec un hypocentre à 37 kilomètres sous le niveau de la mer. Il n’y a pas eu de menace de tsunami dans la région.
L’événement n’a eu aucun impact apparent sur l’activité du Mauna Loa ou du Kīlauea. De nombreuses répliques ont été ressenties.
Aucun dégât majeur n’a été signalé, mais des photos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des produits éparpillés sur le sol d’un magasin.
Ce séisme est probablement lié à la déformation de la lithosphère océanique sous le poids des îles hawaïennes. L’USGS rappelle que les plaques tectoniques sont constituées de lithosphère, qui englobe la croûte et le manteau supérieur. L’immense poids des îles hawaïennes sur la plaque Pacifique fait s’incurver la lithosphère dans cette partie du monde.
Source : USGS.

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L’activité volcanique a légèrement augmenté sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska), avec des émissions de cendres qui ont recouvert le flanc nord du volcan. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été relevés respectivement à Orange et Watch (Vigilance).

Toujours dans les Aléoutiennes, une hausse de la sismicité est observée sur le Gareloi. L’AVO a fait passer la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique à ‘Advisory’ (surveillance conseillée).
Le Gareloi émet en permanence des gaz magmatiques sur un champ fumerollien au niveau du cratère sud et présente généralement une activité sismique faible. Ces observations laissent supposer la présence de magma à faible profondeur et une interaction possible avec un système hydrothermal. La hausse actuelle de la sismicité reflète probablement un changement dans le système hydrothermal, mais il n’est pas certain que ce soit le signe d’une éruption volcanique à venir.

Source : AVO.

 

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Le 12 février 2024, l’Agence nationale de gestion des catastrophes (NaDMA) de la Grenade a indiqué que le volcan sous-marin Kick ’em Jenny a connu une augmentation notable de son activité sismique à partir du 9 février, avec un événement de M3,3 le 10 février. Les volcanologues ont craint une éruption de ce volcan. Cependant, le 11 février, la situation s’est nettement améliorée, avec un retour de l’activité sismique à des niveaux normaux.
Malgré cette évolution positive, le niveau d’alerte de Kick ’em-Jenny est maintenu au Jaune, ce qui fait référence à une phase où il est nécessaire de se préparer à une possible hausse d’activité. Le niveau d’alerte établit également une zone d’exclusion de 1,5 km autour du volcan.
Kick ’em Jenny, situé à 8 km au large de la côte nord de la Grenade, est un volcan sous-marin actif qui s’élève à 1 300 m au-dessus du plancher océanique. Les éruptions se produisent fréquemment depuis 1939 et sont principalement identifiées grâce à des signaux acoustiques. Le dernier épisode éruptif a eu lieu le 29 mars 2017.
Source : . NaDMA, UWI

 

Image montrant l’environnement volcanique de Kick ’em Jenny ; (Source : NOAA et le Seismic Research Institute de l’UWI).

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En Islande, le soulèvement du sol sous la pression du magma a repris dans de secteur de Svartsengi. Le Met Office islandais s’attend donc à un nouvel épisode éruptif dans les prochaines semaines. Personne ne sait, bien sûr, où la lave décidera de sortir. Il faut espérer qu’elle ne menacera pas des infrastructures esentielles sur la péninsule de Reykjanes.

 

Source : IMO

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De petites éruptions phréatiques fréquentes se poursuivent sur le Poás (Costa Rica). Les données du réseau de surveillance révèlent entre 50 et 600 explosions phréatiques par jour, mais seuls quelques événements éjectent des matériaux à plus de 100 m de hauteur. Les éruptions génèrent généralement des colonnes de vapeur qui s’élèvent à au moins 300 m au-dessus du cratère.
Source : OVSICORI.

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Une station sismique située sur le flanc ouest du Cotopaxi (Équateur) a enregistré des signaux haute fréquence associés à des lahars les 8 et 10 février 2024. Il est conseillé au public de rester à l’écart des zones proches de la ravine Agualongo et de ne pas s’approcher des chenaux, ruisseaux ou rivières à proximité du Parc national du Cotopaxi. Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à la couleur Blanche (le niveau le plus bas sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Nevado del Ruiz (Colombie). Les événements sismiques indiquant une fracturation de roches restent stables par rapport à la semaine précédente, tant en nombre d’événements qu’en énergie libérée. Ces événements sont principalement localisés dans des zones allant jusqu’à 5 km au NE, SE, S et SO du cratère Arenas, et à des profondeurs de 1 à 7 km. La sismicité associée aux émissions de gaz et de cendres reste inchangée elle aussi. Le 5 février 2024, un panache de cendres s’est élevé à une hauteur de 1,8 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste au Jaune, niveau III, et le public est prié de rester en dehors des zones de sécurité autour du cratère Arenas.
Source : Servicio Geológico Colombiano

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Une activité éruptive modérée se poursuit sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne quotidienne de 33 explosions qui génèrent le plus souvent des émissions de gaz et de cendres jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. Les données satellitaires révèlent des anomalies thermiques au-dessus du dôme de lave dans le cratère sommital. Le niveau d’alerte reste à Orange (niveau 3 sur une échelle de quatre couleurs) et il est rappelé au public de rester à au moins 12 km du cratère sommital.
Source : Instituto Geofísico del Perú (IGP).

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
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Here is some news of volcanic activity around the world :

A strong eruption took place at Sakurajima’s Minamidake crater (Japan) on February 14th, 2024, producing a thick black ash column that rose to 6 km above sea level. The eruption was accompanied by spectacular volcanic lightning. Rocks were seen flying over 1.3 km from the crater, but there were no pyroclastic flows.There were no immediate reports of injuries and damage to buildings.It was the strongest eruption at Sakurajima since 2020.

The Alert Level remains at 3. Residents and tourists are urged not to approach the volcano.

Here is a video of the event.

https://youtu.be/dT19x-89yvQ

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An M 5.7 earthquake struck the SE flank of Mauna Loa (Hawaii) near Pāhala on February 9th, 2024 at 10:07 a.m., 37 kilometers below sea level. There was no tsunami threat to the region.

The event had no apparent impact on either Mauna Loa or Kīlauea volcanoes. Numerous aftershocks have been felt.

There were no reports of major damage, but photos on social networks showed products strewn about the floor in a store.

This earthquake is likely associated with lithospheric flexure caused by the weight of the Hawaiian Islands on the oceanic lithosphere.  According to USGS, the Earth’s tectonic plates are made of the lithosphere, which is a mostly rigid layer extending from the crust into the upper mantle. As the Hawaiian Islands ride on top of the Pacific Plate, their immense weight bends, or flexes, the lithosphere.

Source : USGS.

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Volcanic activity at Shishaldin (Aleutians / Alaska) has increased slightly, with minor ash emissions that drape down over the volcano’s north flank. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level have been raised to Orange and Watch, respectively.

Still in the Aleutians, an increase in seismicity is observed at Gareloi. AVO has raised the Aviation Color Code to Yellow and Volcano Alert Level to Advisory. .

Mount Gareloi persistently emits magmatic gases from a fumarole field on the south crater and commonly exhibits low-level seismic activity. These observations suggest the presence of shallow magma and potential interaction with a hydrothermal system. The current increase in seismicity likely reflects a change to the magmatic-hydrothermal system, but it is not clear that the likelihood of a volcanic eruption has increased.

Source : AVO.

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On February 12th, 2024, the National Disaster Management Agency (NaDMA) of Grenada indicated that the Kick ’em Jenny submarine volcano had gone through a notable increase in seismic activity starting on February 9th with the largest event measuring M3.3 on February 10th. This prompted concerns of a possible eruption. However, on February 11th, the situation had significantly improved, with seismic activity returning to normal levels.

Despite this positive development, the alert level for Kick ’em-Jenny is kept at Yellow, which means a phase where there is a need for preparedness for a range of activity levels. It also establishes an exclusion zone of 1.5 km around the volcano.

Kick ’em Jenny, located 8 km off the northern shore of Grenada, is an active submarine volcano that rises 1 300 m from the sea floor. Eruptions have occurred frequently since 1939, mainly identified through acoustic signals. The last eruptive episode took place on March 29th, 2017.

Source : . NaDMA, UWI

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In Iceland, ground uplift caused by the pressure of magma has resumed in the Svartsengi adea. The Icelandic Met Office therefore expects a new eruptive episode in the coming weeks. No one knows, of course, where lava will decide to emerge. Let’s hope it will not threaten essential infrastructure on the Reykjanes Peninsula.

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Small, frequent phreatic eruptions continue at Poás (Costa Rica). Data from the monitoring network records 50-600 phreatic explosive events per day, but only a few events eject material more than 100 m. The eruptions usually generate steam columns that rise at least 300 m above the crater.

Source : OVSICORI.

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A seismic station located on the W flank of Cotopaxi (Ecuador) has recorded high-frequency seismic signals associated with the descent of lahars on 8 and 10 February 2024. The public is advised to stay away from areas near the Agualongo drainage and to not approach any channels, streams, or rivers within the vicinity of Cotopaxi National Park. The Volcano Alert Level is kept at White (the lowest level on a four-color scale).

Source : Instituro Geofisico.

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Eruptive activity continues at Nevado del Ruiz (Colombia). Seismic events indicating rock fracturing remain similar to the previous week in both number of events and seismic energy released. These events were mainly located in areas up to 5 km to the NE, SE, S, and SW of Arenas Crater, and at depths of 1-7 km. Seismicity associated with gas-and-ash emissions remains unchanged. On 5 February 2024 an ash plume rose to a maximum height of 1.8 km above the summit. The Alert Level remains at Yellow, Level III, and the public is askrd to stay out of the restricted areas around Arenas Crater.

Source : Servicio Geológico Colombiano

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Moderate eruptive activity continues at Sabancaya (Peru) with a daily average of 33 explosions that often eject gas-and-ash emissions as high as 2 km above the summit. Thermal anomalies over the lava dome in the summit crater are identified in daily satellite data. The Alert Level remains at Orange (level 3 on a four-color scale) and the public is reminded to stay at least 12 km away from the summit crater.

Source : Instituto Geofísico del Perú (IGP).

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Une éruption phréatique s’est produite au sommet du Mayon (Philippines) le 4 février 2024. L’événement a duré 169 secondes. Il a généré un panache de cendres de 1 200 m de hauteur, des éboulements et des coulées pyroclastiques. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et les autorités rappellent au public d’éviter la zone de danger permanente de 6 km.
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: PHIVOLCS

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Comme on pouvait s’y attendre, une nouvelle éruption a débuté le 8 février 2024 sur la péninsule de Reykjanes (Islande). A 5h30 (heure locale), une intense activité sismique a été enregistrée au niveau de la ligne de cratères de Sundahnúk, au nord-est du mont Sýlingarfell. Environ 30 minutes plus tard, une éruption a commencé sur le site. L’annonce de l’éruption par les instruments a été la plus courte observée par le Met Office sur la péninsule de Reykjanes depuis le début de l’essaim sismique du mois d’octobre 2023. En comparaison, l’éruption du 14 janvier 2024 a été annoncée cinq heures avant son déclenchement.
La fissure éruptive s’est allongée à la fois vers le nord et vers le sud pendant les premières minutes. Les premières images ont montré que l’éruption avait lieu à peu près au même endroit que le 18 décembre 2023. La fissure éruptive mesurait environ 3 km de long et les fontaines de lave avaient une hauteur de 50-80 mètres. Le débit semblait légèrement inférieur à celui de l’éruption de décembre. L’activité éruptive a décliné pendant la journée du 8 février. En fin de soirée, elle semblait quasiment terminée.

Ce matin (9 février), on n’aperçoit que quelques points d’incandescence résiduels le long de la fracture éruptive.
Source : MetOffice. .
L’évolution de l’éruption est régulièrement décrite sur ce blog.

Source: Met Office

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Comme je l’ai écrit précédemment, la sismicité a diminué sur le Kilauea (Hawaï) le matin du 1er février 2024, avec 15 à 20 événements par heure. Ils se situaient à des profondeurs de 1 à 4 km avec des épicentres à proximité de Pu’ukoa’e, 8 à 11 km au sud-ouest de la caldeira. Les données sismiques et de déformation montrent que le magma continue à se déplacer le long du système de failles. Les modèles révèlent que 30 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés dans la région sud-ouest de la caldeira. Les instruments ont détecté près de 40 microradians d’inflation le 1er février, mais le 2 février, les données de déformation indiquaient une déflation. La sismicité et la déformation du sol ont diminué de manière significative les 2 et 3 février, signe que l’intrusion magmatique avait ralenti ou s’était arrêtée, et que la probabilité d’une éruption avait diminué. Le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne ont été revus à la baisse.
Source : HVO.

Tout est calme dans le cratère de l’Halema’uma’u (Image webcam)

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L’éruption du Lewotobi (Île de Flores / Indonésie) se poursuit au niveau du Cratère Laki-laki. L’incandescence au niveau du sommet et de la coulée de lave sur le flanc NE est visible sur les images de la webcam. Les panaches de cendres s’élèvent généralement à 700 m au-dessus du sommet. Le 2 février 2024, une coulée pyroclastique a dévalé le flanc nord sur 500 m de distance. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion de 4 à 6 km, selon les endroits.
Source : PVMBG.

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De fréquentes éruptions phréatiques de faible intensité se poursuivent sur le Poás (Costa Rica). Environ 600 événements sont enregistrés chaque jour, même si la plupart d’entre eux n’éjectent pas de matériaux à plus de 50 m de hauteur. Seuls quelques événements éjectent des matériaux à plus de 100 m. Le 6 février 2024, une incandescence était visible au niveau de la bouche active sur les images de la webcam. Elle était probablement due à la combustion de soufre natif. Ce phénomène a été observé pour la dernière fois en 2019.
Source : OVSICORI.

Incandescence déjà visible dans le cratère du Poás en avril 2017 (Image webcam)

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Le Département de météorologie et de géorisques du Vanuatu (VMGD) rappelle qu’une émission de lave à Ambrym (Vanuatu) a commencé le 13 janvier 2024 et a duré quatre jours, avec une coulée à l’intérieur du cratère du Benbow. Par la suite, des émissions de vapeur ont été observées jusqu’au 31 janvier. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Le public est prié de rester en dehors de la zone de danger permanente A avec un rayon de 1 km autour du cratère du Benbow et un rayon de 2 km autour du cratère du Marum. Il est aussi conseillé de rester à 500 m des fissures au sol créées par l’éruption de décembre 2018.

Source: Vanuatu GeoHazards

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L’activité éruptive se poursuit sur le Stromboli (Sicile) à partir de trois bouches dans la zone cratèrique N (une bouche dans le cratère N1 et deux dans le cratère N2), dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. L’activité a également lieu à partir de deux bouches dans le cratère en S2 dans la zone C-S (cratère centre-sud). Des explosions de faible intensité se produisent au rythme de 2 à 5 par heure dans la zone N2 et éjectent des matériaux jusqu’à 80 m de hauteur. Les explosions d’intensité variable dans le secteur S2 (zone C-S) se produisent à raison de 5 à 9 événements par heure. Le niveau d’alerte est maintenu au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre niveaux).
Source : INGV.

Source: INGV

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

°°°°°°°°°°

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Petit rappel : on me demande parfois comment il est possible de recevoir et lire mes articles au moment de leur parution. Pour cela, rendez-vous en haut de la colonne de droite de mon blog où figure le flux RSS qui permet de recevoir automatiquement des mises à jour du blog.

Vous pouvez également cliquer sur « Suivre Claude Grandpey : Volcans et Glaciers ».

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Here is some news of volcanic activity around the world :

A phreatic eruption occurred at the summit of Mayon (Philippines) on February 4th, 2024. The event lasted 169 seconds. It generated a 1 200 m tall ash plume, rockfalls and pyroclastic flows. The Volcano Alert Level remains at 2 and authorities are reminding the public to avoid the 6 km Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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As expected, a new eruption started on February 8th, 2024 on the Reykjanes Peninsula (Iceland). At 5:30 am (local time), an intense seismic activity started on the Sundahnúk crater row, north of Sýlingarfell.north-east of Mount Sýlingarfell. Around 30 minutes later, a volcanic eruption started at the site. The notice for the eruption was the shortest the Met Office has seen from the Reykjanes peninsula since the earthquake swarm started in October. In comparison, the notice for the eruption on January 14th was five hours. The eruptive fissure lengthened both towards north and south during the first minutes.Eruptive activity declined all through February 8th. By the end of the day, it looked as if the eruption was nearly over.

This morning (February 9th),one can only see a few residual points of incandescence along the eruptive fissure.

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As I put it before, seismicity decreased on Kilauea (Hawaii) by the morning of 1 February, 2024, with 15-20 earthquakes per hour. The events continued to be located at depths of 1-4 km with epicenters in the vicinity of Pu’ukoa’e, 8-11 km SW of the caldera. Seismic and deformation data suggested that magma continued to move along the fault system. Models suggested that as much as 30 million cubic meters of magma had accumulated in the region SW of the caldera. Instruments detected almost 40 microradians of inflation on 1 February, but by 2 February the deformation data indicated deflation. Earthquake and ground deformation rates decreased significantly during 2-3 February, suggesting that the intrusion of magma had slowed or stopped and that the likelihood of an eruption had decreased.Both the Volcano Alert Level and the Aviation Color Code were lowered.

Source : HVO.

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The eruption at Lewotobi (Flores Island / Indonesia) continues within the Laki-laki Crater. Incandescence at the summit and from the lava flow on the NE flank is visible in webcam images. Ash plumes usually rise 700 m above the summit. On 2 February 2024, a pyroclastic flow descended the N flank as far as 500 m. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay outside of the 4-6-km exclusion zone, according to location.

Source : PVMBG.

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Small, frequent phreatic eruptions continue at Poás (Costa Rica). Around 600 events are recorded each day, though most of the events do not eject material more than 50 m high, and only a few ejected material more than 100 m. On 6 February 2024, incandescence at the vent was visible in webcam images and was attributed to the combustion of native sulfur. This phenomenon was last visible in 2019.

Source : OVSICORI.

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The Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department (VMGD) reports that lava effusion in Ambrym (Vanuatu) began on 13 January 2024 and lasted for four days, producing a lava flow in Benbow Crater. Since then, steam emissions have been observed through 31 January. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5). The public is asked to stay outside the Permanent Danger Zone A, defined as a 1-km radius around Benbow Crater and a 2-km radius around Marum Crater, and to stay 500 m away from the ground cracks created by the December 2018 eruption.

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Eruptive activity continues at Stromboli (Sicily) from three vents in Area N (one at N1 and two at N2), within the upper part of the Sciara del Fuoco, and from two vents at S2 in Area C-S (South-Central Crater) in the crater terrace. Low-intensity explosions occur at a rate of 2-5 per hour at Area N2 and eject material as high as 80 m above the vents. Variable-intensity explosions in sector S2 (Area C-S) average 5-9 per hour. The Alert Level is kept at Yellow (the second level on a four-level scale).

Source : INGV.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Changement climatique et disparition de civilisations // Climate change and civilisation collapse

La découverte d’une période de refroidissement à partir de l’an 536 pose la question de l’impact du climat sur les épidémies, migrations et autres invasions survenues peu après. Cet événement climatique provoqué par une activité volcanique quelque part dans le monde a pu jouer un rôle dans les profonds bouleversements qu’a connu le continent eurasien à cette époque.

Dans une note publiée sur ce blog le 20 avril 2018, j’ai avancé les différentes hypothèses concernant les éruptions du 6ème siècle.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/04/20/les-eruptions-du-6eme-siecle-the-sixth-century-eruptions/

La disparition d’anciennes civilisations prospères et intelligentes soulève de nombreuses questions parmi les archéologues, les historiens et les scientifiques. Depuis des années, les scientifiques tentent de résoudre ces mystères et ont élaboré diverses théories.
Aujourd’hui, les chercheurs se demandent si une modification du climat aurait pu contribuer à la disparition des civilisations anciennes. En utilisant la datation au carbone 14, les isotopes présents dans les sédiments des rivières ou des lacs, l’étude des cernes sur les arbres et diverses autres techniques, ils commencent à mieux comprendre dans quelle mesure un événementt climatique a pu contribuer à l’effondrement de ces anciennes sociétés.

L’Empire romain avait une taille impressionnante : 75 millions de citoyens et une superficie qui allait du nord de la Grande-Bretagne jusqu’aux confins du Sahara. En général, plus une civilisation est impressionnante et prospère, moins on comprend pourquoi elle s’effondre brutalement.
L’Empire romain avait tout pour être prospère : des villes interconnectées par des voies de communication, une monnaie universelle, des bibliothèques et même un système d’égouts performant. Aujourd’hui, les chercheurs pensent qu’une modification du climat a contribué à sa chute.
L’Empire romain a longtemps bénéficié d’un temps chaud, humide et stable qui a permis des récoltes abondantes et une réussite économique. Lorsque des éruptions volcaniques ont entraîné le monde vers le «Petit âge glaciaire» des 6ème et 7ème siècles, l’Empire romain a commencé à perdre pied. La période de refroidissement a entraîné de faibles rendements agricoles, la famine et des problèmes sanitaires. Certaines régions de l’Empire romain sont devenues moins hospitalières et plus ouvertes aux invasions. La famine et les mauvaises conditions sanitaires ont également favorisé la propagation de maladies. Rome a été confrontée à trois fléaux différents : la variole, la peste de Cyprien et la peste bubonique. En fin de compte, les épidémies, la famine et les invasions ont frappé Rome, contribuant ainsi à sa chute.

Rue à Pompéi (Photo: C. Grandpey)

Les Vikings se sont installés pour la première fois au Groenland après qu’Erik le Rouge ait été exilé d’Islande vers 985 après JC. Une population viking a vécu au Groenland pendant environ 465 ans, de 985 à 1450. Mais elle a brusquement disparu, laissant derrière elle maisons et villages. Au 15ème siècle, les signes d’une implantation nordique ont disparu des archives géologiques.
La théorie la plus répandue est qu’un événement climatique aurait provoqué ce bouleversement. Une étude a révélé qu’entre 1100 et 1400, l’élévation du niveau de la mer aurait pu provoquer l’inondation des colonies vikings jusqu’à 3 mètres de hauteur, sur une superficie de 200 kilomètres carrés.
La cause de l’élévation du niveau de la mer ne serait pas une période de réchauffement climatique faisant fondre les glaciers, mais le Petit Âge Glaciaire qui aurait provoqué l’extension et l’alourdissement de la calotte glaciaire du sud du Groenland, la plus proche des colonies nordiques. Sous l’effet de cette masse, la terre se serait recouverte d’eau. La calotte glaciaire serait même devenue si imposante que sa gravité aurait attiré l’océan à proximité.
Même si l’élévation du niveau de la mer n’a peut-être pas été la seule raison du départ des Vikings du Groenland, elle a certainement été un facteur majeur et s’est ajoutée à des problèmes sociaux, à la rareté des ressources et à d’autres facteurs politiques.

Statue d’Erik le Rouge à Reykjavik (Photo: C. Grandpey)

Au cœur de l’actuel Guatemala, Tikal aurait été fondée en 600 avant J.C., et certains de ses premiers édifices dateraient de 250 à 900 après J.C. À son apogée, Tikal comptait plus de 60 000 habitants, était le centre économique de la civilisation maya et avait la taille du Texas.
Des recherches récentes soulignent les effets catastrophiques de la sécheresse sur les Mayas. Les chercheurs ont collecté quatre preuves du réchauffement du climat à partir de trois lacs voisins et d’une stalagmite au fond d’une grotte, ce qui a permis de mettre au point un modèle de l’équilibre entre l’évaporation et les précipitations.
Les résultats révèlent des périodes de sécheresse intense durant une décennie, principalement dues à une diminution des pluies estivales. Les Mayas avaient misé sur ces pluies pour faciliter leurs pratiques agricoles, de sorte que les effets ont été catastrophiques lorsque les précipitations ont chuté.
Une étude publiée en 2020 explique que les sources d’eau mayas étaient contaminées par des algues toxiques et du mercure. Les Mayas ont construit leur ville de manière à capter autant d’eau de pluie que possible dans des réservoirs. Cependant, leur utilisation fréquente du cinabre, un minerai à base de mercure, mélangé à l’eau de pluie, a pollué les réservoirs, les rendant toxiques. Avec la sécheresse persistante, le manque d’eau potable, la diminution des récoltes et la prolifération des maladies, les Mayas ont rassemblé les conditions parfaites pour l’effondrement de leur civilisation.

Photo: C. Grandpey

L’île de Pâques, également connue sous le nom de Rapa Nui, se trouve à 3 200 kilomètres à l’ouest de l’Amérique du Sud et a longtemps constitué un exemple en matière de gestion des ressources. Pendant de nombreuses années, l’hypothèse principale de l’effondrement de la civilisation Rapa Nui a été attribuée à la déforestation par la population, ce qui aurait conduit à la cannibalisation, à la guerre et au déclin de la société.
Cependant, avec les progrès technologiques et les changements de méthodologie au cours des 20 dernières années, différentes hypothèses ont émergé. Au lieu de la déforestation, des études pensent que les rats amenés par les colons européens pourraient en être la cause de la chute de la société Rapa Nui.
La déforestation et l’introduction de maladies par les colons européens en 1722 ont créé un ensemble d’événements qui ont contribué à la disparition de Rapa Nui. La population a chuté à 111 habitants en 1877, non pas à cause du cannibalisme mais plutôt à cause des marchands d’esclaves.

Moai sur l’île de Pâques (Crédit photo: Wikipedia)

L’étude complète, qui inclut la chute d’autres civilisations, est disponible sur le site Web de Business Insider.

https://www.businessinsider.com/photos-ancient-civilizations-impacted-climate-change-photos-2023-10?r=US&IR=T

La note que vous venez de lire n’est qu’une synthèse de cette étude. J’ai utilisé à plusieurs reprises le conditionnel dans les explications de la chute des civilisations passées. Si certaines, comme la disparition de la civilisation maya, sont assez bien identifiées, d’autres sont encore assez mystérieuses et parfois discutables Il se peut que des phénomènes climatiques majeurs aient joué un rôle dans la disparition de ces civilisations, mais d’autres événements sont probablement à prendre en compte.

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The discovery of a cooling period from the year 536 raises the question of the impact of climate on the epidemics, migrations and other invasions that occurred shortly after. This climatic event caused by volcanic activity somewhere in the world may have played a role in the profound upheavals experienced by the Eurasian continent at the time.
In a post published on this blog on April 20th, 2018, I put forward the different hypotheses concerning the 6th century eruptions.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/04/20/les-eruptions-du-6eme-siecle-the-sixth-century-eruptions/

The disappearance of ancient civilisations has raised a lot of questions among, archaeologists, historians and scientists. For years, scientists have been trying to solve these mysteries and have developed varying theories.

Today, researchers are wondering whether climate change might have contributed to the collapse of ancient civilizations. Using carbon dating, isotopes in river or lake sediment, coring trees, and a variety of other techniques, they are starting to gain a better understanding of climate change as a contributing factor to ancient societal collapse.

The Roman Empire had an impressive size with 75 million citizens at its peak and extending from northern Britain to the edges of the Sahara. But the more impressive a civilization, the more puzzling it becomes when it collapses.

The Roman Empire had everything to be prosperous : interconnected cities, a universal currency, highways, libraries, and even a functioning sewage system. Today, researchers are suggesting that climate change contributed to the collapse.

The Roman Empire benefitted from warm, wet, and stable weather that allowed abundant crops and economic success. When volcanic activity grew and led the world into the « Late Antique Little Ice Age, » the Roman Empire began to lose its foothold. The ice age led to low crop yields, famine, and poor health. It also made areas of the Roman Empire less hospitable and more open to invasion. Famine and poor health in the interconnected, colder areas of the Roman Empire also made it ripe for a plague to spread. Changing weather introduced new diseases, and Rome dealt with three different plagues: smallpox, the Plague of Cyprian, and the bubonic plague. In the end, plagues, famine, and invasion all befell Rome as the weather shifted, contributing to its downfall.

The Vikings first settled in Greenland after Erik the Red, was exiled from Iceland for manslaughter in around AD 985. Soon, a group of Vikings lived in Greenland for about 465 years, from 985 to 1450. But suddenly, they disappeared, leaving behind their homes and communities, and in the 15th century, signs of Norse habitation disappeared from the geological record.

The newest leading theory is that climate change was a major contributing factor. A study has found that from 1100 to 1400, rising sea levels could have flooded Viking settlements by as much as 3 meters, affecting an area of 200 square kilometers square miles.

The reason for the rise in sea levels was not a heating period that melted glaciers and caused the sea level to rise, but the Little Ice Age which caused the Southern Greenland Ice Sheet, the nearest to Norse settlements, to grow and weigh down the land. As a result, the land was filled with water. The ice sheet even grew so large that its gravity pulled the ocean near it.

Though rising sea levels might not have been the sole reason for leaving Greenland, it was certainly a major factor when compounded with social unrest, scarcity of resources, and other political factors.

In today’s Guatemala, Tikal is believed to have been founded in 600 BC, with some of its first buildings dating from AD 250 to 900. At its peak, Tikal had over 60,000 citizens, was the economic hub of Mayan civilization, and occupied a land mass about the size of Texas.

Recent research points to the catastrophic effect of drought on the Mayans. Researchers used four detailed records of past climate change obtained from three nearby lakes and a stalagmite on a cave floor, developing a model of the balance between evaporation and rainfall.

The results point to intense droughts lasting for a decade, mainly from decreased summer rain activity. The Mayans had bet on summer rains to aid their farming practices, so the effects were catastrophic when rainfall was reduced by even a modest amount.

Research published in 2020 suggests that Mayan water sources were contaminated with toxic algae and mercury. The Mayans built their city in a way that aimed to capture as much rainwater as possible in centralized reservoirs in the city. However, their frequent use of cinnabar, a mercury-based ore, mixed with the accumulated rainwater and polluted the reservoirs, turning them poisonous. Together with persistent drought, lack of drinking water, diminishing crops, and proliferating disease, the Mayans met the perfect storm for the collapse of a civilization.

Photo: C. Grandpey

Easter Island, also known as Rapa Nui, is 3,200 kilometers west of South America and has long been a cautionary tale of resource management. For many years, the leading hypothesis for the collapse of the Rapa Nui civilization was attributed to the deforestation by the people, which led to cannibalization, warfare, and societal decline.

However, with technological advances and methodology changes in the last 20 years, different hypotheses have come to light. Instead of the Rapa Nui causing deforestation, studies believe rats brought over by European settlers might have caused it.

Deforestation and the introduction of diseases from European settlers in 1722 created a combination of events that contributed to the demise of the Rapa Nui. The population of Rapanui dropped to 111 in 1877, not because of cannibalism but rather because of slave traders.

The traditional narrative of « ecocide » done by the Rapa Nui has continually been contested in the past two decades as newer research has pointed to these other factors.

The comprehensive study including the collapse of other civilisations can be found on the Business Insider website.

https://www.businessinsider.com/photos-ancient-civilizations-impacted-climate-change-photos-2023-10?r=US&IR=T

The post you have just read is only a summary of this study. I have repeatedly used the conditional to explain the fall of past civilizations. If some, like the disappearance of the Mayan civilization, are fairly well identified, others are still quite mysterious and sometimes debatable. Major climatic phenomena may have played a role in the disappearance of these civilizations, but other events probably need to be taken into account.