Séisme à Java (Indonésie) : le bilan ne cesse de s’alourdir // Earthquake in Java (Indonesia) : the death toll keeps increasing

Mardi 22 novembre 2022 – 12h00 (heure française) : Le bilan du séisme de M 5,6 qui a frappé l’île indonésienne de Java le 21 novembre 2022 ne cesse de s’alourdir. Il atteint maintenant 268 morts car de nouveaux corps ont été retrouvés sous des bâtiments effondrés et 151 personnes sont toujours portées disparues. 1 083 autres personnes ont été blessées pendant le séisme.
Dans le village de Cijedil, au nord-ouest de Cianjur, le séisme a provoqué un glissement de terrain qui a bloqué des rues et enseveli plusieurs maisons. Les sauveteurs tentent également d’atteindre des zones reculées.
Les hôpitaux étant déjà débordés, les patients sont allongés avec des perfusions sur des brancards et des lits dans des tentes installées à l’extérieur, en attendant un traitement ultérieur.
Beaucoup de morts sont de jeunes élèves qui suivaient des cours supplémentaires dans une école islamique lorsque le bâtiment s’est effondré. Les premiers secours ont été entravés par des routes et des ponts endommagés, des pannes d’électricité et un manque d’équipement lourd pour évacuer les décombres. Le 22 novembre, l’alimentation électrique et les communications téléphoniques étaient en partie rétablies. Les opérations de secours se concentrent sur une douzaine d’endroits à Cianjur, où l’on pense que les gens sont pris au piège.
Des camions en provenance de Jakarta, transportant de la nourriture, des tentes, des couvertures et d’autres fournitures sont arrivés le 22 novembre dans des abris temporaires. Des milliers de personnes ont aussi passé la nuit à l’extérieur, par peur des répliques.
Le président indonésien Joko Widodo s’est rendu à Cianjur pour rassurer la population et assurer l’aide du gouvernement. Il s’est engagé à reconstruire les infrastructures, y compris le pont principal reliant Cianjur à d’autres villes, et à fournir une aide pouvant atteindre 50 millions de roupies (3 180 dollars) à chaque habitant dont la maison a été endommagée.
Environ 175 000 personnes vivent à Cianjur, qui fait partie d’un district montagneux du même nom avec plus de 2,5 millions d’habitants. Connus pour leur piété, les habitants de Cianjur vivent principalement dans des immeubles d’un ou deux étages et dans des maisons plus petites dans la campagne environnante. Plus de 13 000 personnes dont les maisons ont été gravement endommagées ont été conduites vers des centres d’hébergement provisoires.
Avec plus de 270 millions d’habitants, l’Indonésie est fréquemment frappée par des tremblements de terre, des éruptions volcaniques et des tsunamis en raison de sa situation sur la Ceinture de Feu du Pacifique.
En février 2022, un séisme de M 6,2 a tué au moins 25 personnes et en a blessé plus de 460 en Sumatra occidental. En janvier 2021, un séisme de M 6,2 a tué plus de 100 personnes et en a blessé près de 6 500 en Sulawesi occidental.
Source : Yahoo Actualités.

Il convient de noter qu’un puissant séisme d’une magnitude de M7,0, a frappé les Îles Salomon à 02h03 (UTC) le 22 novembre 2022. L’hypocentre a été localisé à une faible profondeur de 15 km. Le séisme a été suivi d’un événement de magnitude M6.0, à une profondeur de 10 km.

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Tuesday, November 22nd, 2022 – 12:00 (French time) : Little is said about it in the French news media, but the death toll of the earthquake that struck the Indonesian island of Java on November 21st, 2022 keeps increasing. It has now leapt to 268 as more bodies were found beneath collapsed buildings, and 151 people are still missing. Another 1,083 people were injured during the M 5.6 quake

In the village of Cijedil, northwest of Cianjur, the quake triggered a landslide that blocked streets and buried several houses, Rescuers are also trying to reach remote areas.

With hospitals already overwhelmed, patients lie on stretchers and cots in tents set up outside, with intravenous drips in their arms as they await further treatment.

Many of the dead were young students who were taking extra lessons at Islamic schools when the buildings collapsed. Initial rescue attempts were hampered by damaged roads and bridges and power blackouts, and a lack of heavy equipment to help move the heavy concrete rubble. On November22nd,, power supplies and phone communications had begun to improve.

Operations are focused on about a dozen locations in Cianjur, where people are still believed trapped.

Cargo trucks carrying food, tents, blankets and other supplies from Jakarta were arriving on November 22nd in temporary shelters. Still, thousands spent the night in the open fearing aftershocks.

Indonesian President Joko Widodo visited Cianjur to reassure people of the government’s response in reaching those in need. He pledged to rebuild infrastructure, including the main bridge connecting Cianjur to other cities, and to provide the government assistance up to 50 million rupiah ($3,180) to each resident whose house was damaged.

Roughly 175,000 people live in Cianjur, part of a mountainous district of the same name with more than 2.5 million people. Known for their piety, the people of Cianjur live mostly in towns of one- and two-story buildings and in smaller homes in the surrounding countryside. More than 13,000 people whose homes were heavily damaged were taken to evacuation centers.

With more than 270 million people, Indonesia is frequently struck by earthquakes, volcanic eruptions and tsunamis because of its location on the Pacific Ring of Fire.

In February 2022, an M 6.2 earthquake killed at least 25 people and injured more than 460 in West Sumatra. In January 2021, an M 6.2 earthquake killed more than 100 people and injured nearly 6,500 in West Sulawesi.

Source: Yahoo News.

It should be noted that a very strong and shallow earthquake, with a magnitude of M7.0, hit the Solomon Islands at 02:03 (UTC) on November 22nd, 2022, at a depth of 15 km. The quake was followed by an M6.0 event at a depth of 10 km.

Source : La BBC

L’éruption du Hunga-Tonga Hunga-Haʻapai (Tonga) a bouleversé le plancher océanique // The eruption of Tonga’s Hunga-Tonga Hunga-Haʻapai totally changed the seafloor

J’ai écrit plusieurs notes sur les effets de l’éruption cataclysmale du volcan sous-marin Hunga-Tonga Hunga-Haʻapai (archipel des Tonga) en janvier 2022. L’explosion a envoyé des cendres et de la vapeur d’eau jusque dans la mésosphère à57 km d’altitude; c’est la plus haute colonne éruptive jamais observée. Elle a généré des vagues de tsunami à travers la planète.
Une menée à partir de navires néo-zélandais et britanniques a permis de cartographier dans sa totalité la zone autour du volcan. On se rend compte que le plancher océanique a été chamboulé par de puissantes coulées de matériaux sur une distance de plus de 80 km. La mission de cartographie de l’Hunga-Tonga Hunga-Ha’apai a été dirigée par l’Institut national de recherche sur l’eau et l’atmosphère (NIWA) de Nouvelle-Zélande. Les données recueillies indiquent qu’au moins 9,5 kilomètres cubes de matériaux ont été déplacés au cours de l’événement. Le NIWA ajoute qu’il s’agit d’un volume quasi équivalent à celui de 4 000 pyramides égyptiennes. Les deux tiers des matériaux étaient constitués de cendres et de roches éjectées par la caldeira du volcan.
Ce transport de matériaux a pris la forme de coulées pyroclastiques. Dans l’eau, leur température très élevée les a enveloppées d’un coussin de vapeur grâce auquel elles ont pu se déplacer sans frottement à très grande vitesse. C’est ainsi que ces coulées pyroclastiques ont réussi à franchir des obstacles de plusieurs centaines de mètres de hauteur. Cela explique, par exemple, la section du câble sous-marin reliant les Tonga au réseau Internet. Une grande partie du cable a été coupée, bien qu’elle se trouve à 50 km au sud de Hunga-Tonga et au-delà d’une grande colline sur le plancher océanique.
Les coulées pyroclastiques ont également joué un rôle dans le déclanchementdu tsunami lors de l’éruption du Hunga-Tonga. Des vagues ont été enregistrées dans tout le Pacifique mais aussi dans d’autres bassins océaniques comme l’Atlantique et même la Méditerranée.
L’équipe du NIWA explique que l’eau a pu se déplacer de quatre façons pour générer ces tsunamis : 1) déplacement de l’eau sous l’effet des coulées pyroclastiques; 2) puissance explosive de l’éruption qui a fait se déplacer l’eau ; 3) affaissement de 700 mètres du sol de la caldeira; 4) ondes de pression du souffle atmosphérique avec effet sur la surface de la mer. Au cours de certaines phases de l’éruption, ces mécanismes ont probablement agi ensemble. Un bon exemple est la principale vague de tsunami qui a frappé l’île de Tongatapu à 65 km au sud du Hunga-Tonga. L’événement s’est produit un peu plus de 45 minutes après la première explosion majeure du volcan. Un mur d’eau de plusieurs mètres de hauteur s’est abattu sur la péninsule de Kanokupolu, détruisant au passage plusieurs stations balnéaires. Une anomalie de la pression atmosphérique peut avoir contribué à augmenter la hauteur des vagues du tsunami.
La cartographie du plancher océanique autour du volcan par le NIWA a été réalisée en deux parties. La première étape, qui a cartographié et échantillonné le fond marin autour du volcan, a été effectuée à partir du navire de recherche néo-zélandais Tangaroa. La deuxième étage, directement à l’aplomb du volcan sous-marin, a été confiée au robot britannique USV Maxlimer. Télécommandé depuis une salle de contrôle située à à Tollesbury (Royaume-Uni), à 16 000 km de distance, ce robot a détecté une activité volcanique en cours. L’engin s’est déplacé à la surface d’une couche de cendres vitreuses dans la caldeira, jusqu’à sa source, une nouvelle bouche éruptive située à environ 200 mètres sous la surface de l’océan.
Cette cartographie du fond de l’océan autour du volcan sous-marin Hunga-Tonga Hunga-Haʻapai permettra aux pays du Pacifique proches de la zone volcanique – qui s’étend de l’île du Nord de la Nouvelle-Zélande jusqu’aux Samoa – de mieux savoir où construire des infrastructures et comment les protéger; et, surtout, d’apprécier l’ampleur du risque auquel ils sont confrontés.
Source : La BBC.

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I have written several posts about the powerful eruption of the Hunga-Tonga Hunga-Haʻapai seamount in January 2022. It sent ash and water vapour at incredible heights into the mesosphere (57km in altitude), the highest recorded eruption column in human history, and generated tsunami waves across the globe.

A survey by New Zealand and UK vessels has now fully mapped the area around the Pacific volcano. It shows the seafloor was scoured and sculpted by violent debris flows out to a distance of over 80km. The mapping exercise at Hunga-Tonga Hunga-Haʻapai was led by New Zealand’s National Institute of Water and Atmospheric Research (NIWA). The gathered data indicates that at least 9.5 cubic kilometers of material were displaced during the event. NIWA adds that this is a volume equivalent to something approaching 4,000 Egyptian pyramids. Two-thirds of that material was the ash and rock ejected out through the volcano’s caldera.

This transport of material took the form of pyroclastic flows. In water, their searing heat enveloped them in a frictionless steam cushion on which they could simply run at very high speed. The survey work tracked flows that managed to travel up and over elevations of several hundred metres. This explains, for example, the loss of the submarine cable connecting Tonga to the global internet. A large section was cut out of this data link despite lying 50km to the south of Hunga-Tonga and beyond a large hill on the seafloor.

The pyroclastic flows also have a part in the tsunami story of Hunga-Tonga. Waves were recorded across the Pacific but also in other ocean basins, in the Atlantic and even in the Mediterranean Sea.

The NIWA team says there were essentially four ways water was displaced to generate these tsunamis: by the density flows pushing the water out of the way; through the explosive force of the eruption also pushing on the water; as a result of the dramatic 700-meter collapse of the caldera floor; and by pressure waves from the atmospheric blast acting on the sea surface. At certain phases during the eruption, these mechanisms likely worked in tandem. A good example is the biggest wave to hit Tonga’s main island, Tongatapu, 65km to the south of Hunga-Tonga. This occurred just over 45 minutes after the first major eruptive blast. A wall of water several metres high washed over the Kanokupolu peninsula, destroying beach resorts in the process. An atmospheric pressure anomaly may have increased the height of the tsunami waves.

The NIWA mapping of the ocean floor around the volcano was carried out in two parts. The first stage, which mapped and sampled the seafloor around the volcano, was conducted from New Zealand’s Research Vessel (RV) Tangaroa. The second stage, directly above the seamount, was given over to the British robot boat USV Maxlimer. Operated from a control room 16,000 km away in Tollesbury, UK, this uncrewed vehicle was able to identify ongoing, volcanic activity. The boat did this by tracing a persistent layer of glassy ash in the caldera back to a new vent cone some 200 meters under water.

All the results from the mapping of the ocean floor around Hunga-Tonga Hunga-Haʻapai will help Pacific nations close to the volcanic zone that runs from New Zealand’s North Island all the way to Samoa to know better now where to build infrastructure and how to protect it; and, importantly, to appreciate the scale of the risk they face.

Source: The BBC.

 Source: USGS

 Cartographie du plancher océanique avec le volcan qui se dresse à plus de 1,5 km de hauteur (Source: NIWA)

Séisme sur l’île de Java (Indonésie) // Earthquake on the island of Java (Indonesia)

Un séisme de magnitude M 5,6 a frappé l’île de Java (Indonésie) le 21 novembre 2022 à13h21 heure locale (06:21 GMT), faisant au moins 56 morts – des enfants pour la plupart – et environ 700 blessés. La secousse a été ressentie dans la capitale Jakarta à environ 100 km, où les habitants des immeubles de grande hauteur ont été évacués. L’épicentre a été localisé à Cianjur dans l’ouest de Java, à une profondeur de seulement 10 km. Des vidéos sur les réseaux sociaux montrent certains bâtiments, dont un hôpital et une école islamique, réduits presque entièrement en gravats éparpillés dans les rues. Les autorités mettent en garde contre d’éventuelles répliques et disent que le nombre de morts pourrait augmenter. La zone où le séisme s’est produit est densément peuplée et sujette aux glissements de terrain, avec des maisons à la construction très fragile.
Source : médias d’information internationaux.

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17 heures (heure française) : Selon l’Agence nationale d’atténuation des catastrophes (BNPB), le bilan du séisme de M 5,6 dans le district de Cianjur s’élève actuellement à 62 morts. En outre, 25 personnes sont toujours enfouies sous des bâtiments effondrés dans le village de Cijedil, dans le sous-district de Cugenang, et 79 autres personnes ont été blessées dans le séisme.
Le nombre total de personnes déplacées atteint 5 389. Elles ont été réparties sur plusieurs sites. 2 272 maisons, 4 bâtiments gouvernementaux, 3 établissements d’enseignement et 1 lieu de culte ont été endommagés lors du séisme, tandis qu’un hôpital à Cianjur a subi de légers dégâts et une école islamique a été fortement endommagée lors du séisme.
Outre le district de Cianjur, des dégâts aux infrastructures ont également été signalés dans le district de Bogor où 46 maisons ont été endommagées. Le séisme a aussi endommagé 443 maisons dans le district de Sukabumi et 14 maisons dans la ville de Sukabumi.
La secousse a provoqué un glissement de terrain, qui a bloqué une route dans le district de Cianjur.
Les besoins urgents comprennent 20 unités de tentes, du matériel lourd pour les évacuations, 10 unités d’éclairage, 100 unités de lits et du mazout.
Il est conseillé aux habitants du district de Cianjur et de ses environs de quitter leurs maisons s’ils estiment qu’elles ne sont pas sûres et de rester vigilants quant au risque de répliques.
Source : agence de presse Antara.

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20h00 (heure française) : Le gouverneur de Java Ouest vient d’annoncer que le bilan est passé à 162 morts, dont une grande majorité sont des enfants incapables de s’échapper à temps pendant l’heure de classe où la catastrophe s’est produite à Cianjur.
Il s’agit de la deuxième catastrophe meurtrière en Indonésie en moins de deux mois après la mort d’au moins 134 personnes dans un stade de football à Malang.
Il y a 162 morts et 326 blessés qui souffrent pour la plupart de fractures et de traumatismes dus à des chutes d’objets. Le gouverneur a ajouté que le nombre de morts pourrait augmenter car de nombreuses personnes sont toujours portées disparues et peut-être encore piégées sous les décombres.
Le séisme a également déplacé plus de 13 000 personnes et détruit 2 345 bâtiments à Cianjur. Au moins trois routes nationales sont gravement endommagées.
C’est surtout la profondeur du séisme (moins de 10 km), et non sa magnitude, qui explique le lourd bilan
Source : médias d’information indonésiens.

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An M 5.6 earthquake struck the island of Java (Indonesia) on November 21st, 2022 at 13:21 p.m. local time (06:21 a.m. GMT), leaving at least 56 people dead (most of them children) and around 700 injured. The tremor could be felt in the capital Jakarta about 100 km away, where people in high-rise buildings were evacuated. The epicenter was located at Cianjur in West Java, at a shallow depth of 10km.Videos on social media showed some buildings, including a hospital and an Islamic boarding schooln reduced almost entirely to rubble and debris strewn on streets. Officials warn of possible aftershocks and say the death toll could rise. The area where the quake struck is densely populated and prone to landslides, with poorly-built houses.

Source: International news media.

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17:00 (French time) : According to the National Disaster Mitigation Agency (BNPB), t he death toll from the M 5.6 earthquake in Cianjur district has increased to 62. In addition, 25 people are still buried under collapsed buildings in Cijedil village, Cugenang sub-district, and 79 other people were injured in the quake.

The total number of displaced residents reached 5,389. They were spread across several points. 2,272 homes, 4 government buildings, 3 educational facilities, and 1 worship facility were damaged in the quake, while a Cianjur hospital suffered slight damage and an Islamic boarding school was heavily damaged in the quake.
Apart from Cianjur district, infrastructure damage was also reported in Bogor district where 46 houses were damaged. Meanwhile, the quake damaged 443 homes in Sukabumi district and 14 homes in Sukabumi city.
The earthquake also caused a landslide, which closed a cross-provincial road in Cianjur district.

The urgent needs include 20 units of tents, heavy equipment for evacuation, 10 units of lighting, 100 units of beds, and fuel oil.
Residents in Cianjur district and its surrounding areas are advised to evacuate if they feel their houses are still not safe and remain vigilant about the potential for aftershocks.
Source: Antara news agency.

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08:00 pm (French time) : West Java Governor has just said that the death toll has jumped to 162, a vast majority of whom were children unable to escape in time during the class hour when the disaster struck in Cianjur.

It was the second deadly disaster in Indonesia in less than two months after at least 134 people died in a football stadium crush in Malang.

There are 162 fatalities and 326 injured victims who mostly suffer from broken bones and trauma from being hit by sharp objects. The governor said that the death toll may increase because many people remain unaccounted for and possibly still trapped under the debris.
The earthquake also displaced more than 13,000 people and destroyed 2,345 buildings in Cianjur. At least three national roads are severely damaged and isolated.

It was above all the depth of the earthquake (less than 10 km), not the magnitude, that caused the devastating impacts.

Source: Indonesian news media.

Source: La BBC

COP27 : un nouveau fiasco climatique // A new climate fiasco

Comme les précédentes Conférences des Parties, la COP27 qui vient de se terminer en Egypte ne restera pas dans les annales. Aucune décision majeure n’a été prise concernant la réduction des gaz à effet de serre responsables de la hausse des températures et des événements extrêmes qui en découlent. La Banque mondiale a estimé à 30 milliards de dollars le coût des inondations qui ont laissé un tiers du territoire pakistanais sous l’eau pendant des semaines et fait des millions de sinistrés.

Pour donner l’impression que la réunion a été positive, les participants ont joué les prolongations et la COP a accouché au forceps d’un texte sur l’aide aux pays pauvres impactés par le changement climatique. Le dossier des « pertes et dommages » climatiques des pays pauvres a failli faire dérailler la conférence, avant de faire l’objet d’un texte de compromis de dernière minute qui laisse de nombreuses questions en suspens, mais acte le principe de la création d’un fonds financier spécifique.

Les pays pauvres, souvent parmi les plus exposés mais qui sont généralement très peu responsables du réchauffement, réclamaient depuis des années un financement des « pertes et dommages » qu’ils subissent. Les détails opérationnels doivent être définis pour adoption à la prochaine COP, fin 2023 aux Emirats Arabes Unis et promet de nouveaux affrontements, en particulier sur la question des contributeurs; les pays développés insistent pour que la Chine en fasse partie.

Côté réduction des énergies fossiles, la COP27 reste dans le sillage des échecs des réunions précédentes. « Nous devons drastiquement réduire les émissions maintenant – et c’est une question à laquelle cette COP n’a pas répondu », a regretté le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, à l’issue de la COP27. La COP26 de Glasgow en 2021 avait affiché pour la première fois l’objectif de réduire l’utilisation du charbon sans capture de CO2. C’est un objectif que certains pays souhaitent pousser plus loin en citant explicitement le pétrole et le gaz, ce qui suscite toutefois peu d’enthousiasme chez les pays producteurs.

Le texte final publié par la présidence égyptienne ne marque pas d’avancées sur ce point, même s’il souligne pour la première fois la nécessité d’accélérer dans les énergies renouvelables. Le document appelle « à poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5°C ». Il s’agit d’une belle hypocrisie; en effet, les engagements actuels ne permettent pas de tenir cet objectif, ni même celui de contenir l’élévation de la température à 2°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Ces engagements, en admettant qu’ils soient intégralement tenus, mettraient au mieux le monde sur la trajectoire de +2,4°C à la fin du siècle et, au rythme actuel des émissions, sur celle d’un catastrophique +2,8°C. Or, à près de 1,2°C de réchauffement actuellement, les impacts dramatiques du changement climatique se multiplient déjà. L’année 2022 en a été l’illustration, avec son cortège de sécheresses, méga-feux et inondations dévastatrices, impactant récoltes et infrastructures.

Source: presse internationale.

Il ne faut pas se voiler la face. Comme les précédentes, la COP27 est un fiasco climatique. Les glaciers et la banquise remercient les participants.