Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

À l’issue de ma dernière conférence au CDST de Saint-Pierre à la Martinique, plusieurs personnes m’ont demandé quelle était la situation du volcan sous-marin Kick-‘em-Jenny, l’unique volcan sous-marin en activité dans l’arc antillais. Situé à 8km au nord de la Grenade, à proximité de l’île de Carriacou, son sommet n’est qu’à 185m de la surface de l’eau.

Le cratère est à 264 m de profondeur. Kick-‘em-Jenny se trouve sur l’une des voies maritimes les plus fréquentées par les bateaux de plaisance et les marins pêcheurs. En cas d’éruption majeure, on estime qu’il peut y avoir des projections de matériaux dans un rayon de 5 km. Une telle éruption serait surtout dangereuse pour le trafic maritime à proximité. C’est pourquoi il est fortement conseillé aux usagers de la mer de respecter la zone de sécurité d’1,5 km autour du volcan.

Le dernier épisode de forte activité volcanique de Kick-‘em-Jenny remonte à février 2024. Entre le 10 et le 14 février, 3400 séismes ont été enregistrés. Ils n’ont pas dépassé la magnitude M3,3.

 

Source: University of the West Indies

Kick-‘em-Jenny suscite depuis quelques jours une certaine inquiétude car les instruments ont enregistré un essaim sismique incluant quelque 800 événements entre 22h, le 27 août 2025, et 8h le lendemain, soit pendant une durée d’environ 10 heures. Il s’agit de petites secousses qui n’ont pas dépassé la magnitude M 2,4. Ces séismes n’ont pas été ressentis sur l’île de la Grenade. Toutefois, le Centre sismique de l’Université des West-Indies, à Trinidad-et-Tobago, a émis une vigilance Jaune pour le volcan.

Il ne semble pas y avoir un risque d’éruption. Le danger vient d’une augmentation des gaz dans l’eau, ce qui diminue fortement la flottabilité des embarcations.

Source : Martinique la 1ère.

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Un nouvel essaim sismique a été enregistré dans les Champs Phlégréens (Italie). Il a débuté à 14h09 UTC le 31 août 2025. Le 1er septembre à 7h30 UTC, 94 séismes ont été enregistrés, dont un événement de magnitude M4,0, à une profondeur estimée à 2 km, avec un épicentre près de Pouzzoles. La séquence comprenait deux séismes de magnitude M3,3 le 31 août à des profondeurs de 0,7 km et 1,8 km, suivis de plusieurs répliques de magnitude M2,0 à 2,8 plus tard dans la journée. Les habitants de Pouzzoles et des environs ont déclaré avoir ressenti de fortes secousses.
Par mesure de précaution, les services ferroviaires ont été suspendus sur les lignes Cumana et Circumflegrea afin de permettre la vérification des infrastructures. Un service de bus de remplacement a été activé sur les lignes Montesanto–Torregaveta et Montesanto–Licola.
Aucun dégât matériel ou corporel n’a été signalé. Les essaims sismiques sont fréquents dans les Champs Phlégréens, car la grande caldeira est affectée par un bradyséisme provoqué par des processus magmatiques et hydrothermaux. Depuis 2005, le soulèvement total du sol a atteint environ i,44 m (relevé en avril 2025).
Source : INGV, médias locaux.

 

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Un nouvel essaim sismique comprenant au moins 90 événements de faible magnitude a été détecté par le réseau sismique des Canaries, exploité par INVOLCAN, sur le Teide (Ténérife / Îles Canaries), le samedi 30 août 2025. Les événements ont été enregistrés par une station sismique située sur le versant nord du volcan.
Malgré cette sismicité, INVOLCAN a déclaré qu’il n’y avait pas de risque d’éruption volcanique à court ou moyen terme. Cet essaim s’inscrit dans un schéma récurrent observé sous l’île depuis juin 2017. Plus de 120 essaims semblables ont été recensés au cours de cette période. Il s’agissait d’événements volcano-tectoniques, résultant de la fracturation de roches, causée par la pressurisation du système volcano-hydrothermal de l’île, suite à l’injection de fluides magmatiques.
Source : INVOLCAN.

Sismicité sur le Teide le 30 août 2025 (Source : INVOLCAN)

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L’Épisode 32 de l »éruption du Kilauea (Hawaï) a débuté le 2 septembre 2025 vers 6h30 avec les habituelles fontaines de lave au niveau de la bouche nord. Comme lors de l’Épisode 31, les fontaines de lave étaient inclinées d’environ 45 degrés vers le nord-est. Elles mesuraient environ 150 mètres de haut contre plus de 300 mètres pendant les épisodes précédents. Le panache éruptif est monté entre 2 700 mètres et 6 000 mètres au-dessus du cratère. Après plus de 13 heures de spectacle, les fontaines de lave ont disparu brusquement de la bouche nord où elles étaient les plus spectaculaires. Le HVO indique qu’elles ont atteint 150 mètres de hauteur, avec un débit qui a atteint plus de 200 mètres cubes par seconde. L’épisode éruptif a émis quelque 10 millions de mètres cubes de lave . C’est le record depuis que l’on observe ces événements.

La fin de l’épisode éruptif a coïncidé avec une transition rapide de la déflation à l’inflation au sommet du Kilauea et une diminution de l’intensité du tremor. On peut déjà prévoir un 33ème événement.

Source: HVO.

Image webcam de l’Épisode 32

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Dans un bulletin diffusé le 2 septembre 2025, l’INGV a indiqué que les différents phénomènes éruptifs observés sur l’Etna (Sicile) ces derniers jours (activité explosive dans le Cratère Sud-Est), activité effusive à partir de bouches ouvertes vers 3000 mètres d’altitude) était désormais terminés.

Photo: C. Grandpey

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Une hausse de la sismicité a été observée sur le Lokon-Empung (Indonésie) le 2 septembre 2025, avec 35 séismes volcaniques à faible profondeur, 25 séismes indiquant des émissions de gaz et de vapeur, et quatre séismes volcaniques profonds. La sismicité a continué de s’intensifier le 3 septembre. Les inclinomètres ont révélé une inflation entre le 17 août et le 2 septembre. En conséquence, le niveau d’alerte a été relevé à 3 (sur une échelle de 1 à 4) le 3 septembre et le public a été invité à rester à au moins 2,5 km du cratère.
Source : PVMBG.

Crédit photo: GVN

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Une éruption de courte durée s’est produite à White Island (Nouvelle-Zélande) le 28 août 2025. Elle a généré un panache de cendres sombres, visible sur les images de la webcam, s’élevant à moins de 1 km d’altitude. Après environ 30 minutes, le panache est devenu blanc, indiquant une modification de sa composition avec la présence de vapeur et de gaz. Des panaches plus sombres, mais de courte durée, ont été observés occasionnellement, s’élevant à 700-800 m d’altitude. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5).
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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L’activité se poursuit sur le Shinmoedake (Japon). Des panaches fumerolliens s’élèvent jusqu’à 100 m au-dessus des fissures du flanc ouest. La sismicité reste élevée. Le 28 août 2025, un panache de cendres s’est élevé à 5,5 km au-dessus du cratère. D’importantes retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent. Une nouvelle période d’émissions de cendres a été enregistrée les 28 et 29 août, avec des panaches s’élevant de 700 à 1 300 m au-dessus du cratère. Des panaches de cendres se sont élevés jusqu’à 600 m au-dessus du cratère le 30 août. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5).
Source : JMA.

Crédit photo: Wikipedia

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Dernière minute : Dans une mise à jour publiée le 4 septembre 2025, le Met Office indique que le soulèvement du sol et l’accumulation de magma sous Svartsengi (Islande) se poursuivent et que la vitesse d’accumulation de ce dernier est restée stable ces dernières semaines. Selon les modélisations, environ 6 à 7 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous Svartsengi depuis l’éruption du 16 juillet 2025. Le volume de magma qui s’est échappé de la zone de stockage sous Svartsengi lors de cette éruption est estimé à environ 12 millions de mètres cubes.
Les éruptions du passé sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur montrent que la probabilité d’une nouvelle éruption devrait augmenter lorsque le volume de magma accumulé sous Svartsengi sera à peu près identique à celui émis lors de l’éruption précédente. Cela laisse supposer qu’une fois que 12 millions de mètres cubes se seront accumulés, la probabilité d’un nouvel événement éruptif augmentera. Au rythme actuel de l’accumulation, ce volume sera atteint dans la seconde moitié de septembre. Bien qu’une éruption soit possible, personne ne sait vraiment quand elle se produira.
Il est important de noter que le volume de magma émis depuis Svartsengi lors de chaque éruption depuis mars 2024 a considérablement varié, allant de 12 à 31 millions de mètres cubes. Il est donc impossible d’affirmer que le prochain événement se comportera exactement comme le précédent.
La figure ci-dessous illustre les périodes d’accumulation de magma sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur depuis octobre 2023. Il est intéressant de noter que de mars 2024 jusqu’à l’éruption de juillet 2025, les périodes d’accumulation se sont allongées.

Source: Met Office

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

At the end of my my last conference at the CDST in Saint-Pierre, Martinique, several people asked me about the situation of the Kick-‘em-Jenny submarine volcano, the only active submarine volcano in the Caribbean arc. Located 8 km north of Grenada, near the island of Carriacou, its summit is only 185 m beneath the water’s surface. The crater is 264 m deep. Kick-‘em-Jenny is located on one of the most frequented shipping lanes for pleasure boats and fishermen. In the event of a major eruption, it is estimated that there could be projections of material within a radius of 5 km. Such an eruption would be especially dangerous for nearby maritime traffic. This is why sea users are strongly advised to respect the 1.5 km safety zone around the volcano. Kick-’em-Jenny’s last episode of strong volcanic activity was in February 2024. Between February 10 and 14, 3,400 earthquakes were recorded. They did not exceed magnitude M3.3.

Kick-’em-Jenny has been causing some concern in recent days as instruments recorded a seismic swarm including some 800 events between 10 p.m. on August 27, 2025, and 8 a.m. the following day, lasting approximately 10 hours. These were small tremors that did not exceed magnitude M2.4. These earthquakes were not felt on the island of Grenada. However, the University of the West Indies Seismic Center in Trinidad and Tobago issued a Yellow alert for the volcano.
There does not appear to be a risk of eruption. The danger comes from an increase in gases in the water, which significantly reduces the buoyancy of boats.
Source: Martinique la 1ère.

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A new seismic swarm was recorded in the Campi Flegrei (Italy). It began at 14:09 UTC on August 31, 2025. By 07:30 UTC on September 1, 94 earthquakes were recorded, including a shallow M4.0 event, at an estimated depth of 2 km, with an epicenter near Pozzuoli. The sequence included two M3.3 earthquakes on August 31 at depths of 0.7 km and 1.8 km, followed by several aftershocks of M2.0–M2.8 later that day. Residents in Pozzuoli and nearby districts reported strong shaking.

As a precaution, rail servuices were suspended on the Cumana and Circumflegrea lines to allow infrastructure checks. A replacement bus service was activated on the Montesanto–Torregaveta and Montesanto–Licola routes.

There were no reports of damage to people or property.

Seismic swarms are quite frequent in the Campi Flegrei as the large volcanic caldera is affected by bradyseism driven by magmatic-hydrothermal processes. Since 2005, cumulative ground uplift has reached approximately 1.44 meters by April 2025.

Source : INGV, local newsmedia.

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A new esismic swarm including at least 90 low-magnitude events was detected by the Canary Islands Seismic Network, operated by INVOLCAN at Teide volcano (Tenerife / Canary Islands) on Saturday, August 30 2025. The events were picked up by a seismic station, located on the northern slope of the volcano.

Despite this seismicity, INVOLCAN said there are no signs that the probability of a volcanic eruption has increased in the short or medium term. The swarm is part of a recurrent seismic pattern observed beneath the island since June 2017. More than 120 similar swarms have been documented over this period. The events were volcano-tectonic, resulting from rock fracturing caused by pressurization within the island’s volcanic–hydrothermal system due to the injection of magmatic fluids.

Source : INVOLCAN.

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Episode 32 of the Kilauea (Hawaii) eruption began on September 2, 2025, at approximately 6:30 a.m. with the usual lava fountains from the north vent. As in Episode 31, the lava fountains were inclined approximately 45 degrees to the northeast. They were 150 meters high, compared to over 300 meters during previous episodes. The eruptive plume rose between 2,700 meters and 6,000 meters above the crater. After more than 13 hours of activity, the lava fountains abruptly disappeared from the north vent where they were most spectacular. HVO indicates that the flow rate reached over 200 cubic meters per second. The eruptive episode emitted approximately 10 million cubic meters of lava. This is the most since these events have been recorded.
The end of the eruptive episode coincided with a rapid transition from deflation to inflation at Kilauea’s summit and a decrease in the intensity of the tremor. A 33rd event can already be predicted.
Source: HVO.

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In a bulletin released on September 2, 2025, the INGV indicated that the various eruptive phenomena observed on Mt Etna (Sicily) in recent days (explosive activity at the Southeast Crater, effusive activity from vents opened at around 3,000 meters above sea level) were now over.

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Increased seismicity was observed at Lokon-Empung (Indonesia) on 2 September 2025 and was characterized by 35 shallow volcanic earthquakes, 25 earthquakes indicating emissions, and four deep volcanic earthquakes. Seismicity continued to intensify on 3 September. Tiltmeters indicated inflation during 17 August-2 September. As a consequence, the Alert Level was raised to 3 (on a scale of 1-4) on 3 September and the public was asked to stay at least 2.5 km away from the crater.

Source : PVMBG.

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A short-lived eruption occurred at White Island (New Zealand) on 28 August 2025. It produced a dark ash plume that was visible in webcam images rising less than 1 km a.s.l. After about 30 minutes the plume color turned white, indicating that the composition had changed to steam and gas. Occasional short-lived darker plumes were visible rising 700-800 m a.s.l. The Volcanic Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5)

Source : GeoNet.

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Activity continues at Shinmoedake (Japan). Fumarolic plumes rise as high as 100 m above the fissures on the W flank. Seismicity remains elevated. On 28 August 2025, an ash plume rose 5.5 km above the crater. Significant ashfall reported in areas downwind. A period of ash emissions was recorded on 28 and 29 August, with ash plumes rising 700-1,300 m above the crater. Continuous ash plumes rose as high as 600 m above the crater on 30 August. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale).

Source : JMA.

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Latest news : In an update released on 4 September 2025, the Met Office indicates that ground uplift and magma accumulation beneath Svartsengi (Iceland) continues and the rate of accumulation has been steady in recent weeks. Model calculations estimate that around 6 to 7 million cubic meters of magma have accumulated beneath Svartsengi since the eruption that began on 16 July 2025. The volume of magma released from the storage area beneath Svartsengi during that eruption is estimated at around 12 million cubic meters.

Based on experience from past eruptions on the Sundhnúkur crater row, it is expected that the probability of a new eruption increases once approximately the same volume of magma has accumulated beneath Svartsengi as was released in the previous event. This suggests that once 12 million cubic meters have built up again, the probability of a new event will rise. At the current rate of accumulation, this volume will be reached in the latter half of September. Although an eruption should be expected, its timing remains highly uncertain

It is important to note that the volume of magma released from Svartsengi in each eruption since March 2024 has varied considerably, ranging from 12 to 31 million cubic meters. It is therefore impossible to assume that the next event will behave exactly like the last one.

The figure below shows the magma accumulation periods on the Sundhnúkur crater row since October 2023. It is interesting to notice that from March 2024 up until the eruption in July 2025, the accumulation periods have been lengthening.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Quand la Terre tremble…. // When the Earth trembles…

Le séisme de magnitude M8,8 qui a secoué la péninsule russe du Kamtchatka à 23h24 UTC le 29 juillet 2025 a été l’un des événements les plus puissants jamais enregistrés. C’est le sixième séisme le plus puissant depuis le début de la surveillance sismique moderne.
L’épicentre était situé à environ 136 kilomètres à l’est-sud-est de Petropavlovsk-Kamtchatski, à une profondeur relativement faible de 20 kilomètres. Cette position le long de la fosse des Kouriles-Kamtchatka, où convergent les plaques Pacifique et de la mer d’Okhotsk, crée les conditions idéales pour une libération d’énergie aussi importante.

Source: Université de Washington

Le séisme a déclenché des alertes tsunami dans tout le Pacifique, avec des recommandations de grande prudence pour des millions de personnes du Japon à Hawaï et sur la côte ouest des États-Unis. Des vagues atteignant 3 à 4 mètres ont frappé les îles Kouriles en Russie, tandis que des vagues plus petites mais néanmoins importantes ont été enregistrées au Japon, en Alaska et en Californie. Il est remarquable de constater que malgré la puissance du séisme, les victimes ont été relativement limitées et aucun dégât de grande ampleur n’a été signalé.
Voici une vidéo montrant les vagues de tsunami dans les Îles Kouriles :
https://youtu.be/CX6UlWLxytU

Selon certains volcanologues, le séisme a intensifié l’activité éruptive déjà observée sur les volcans du Kamtchatka, comme le Klyuchevskoy. Il pourrait également avoir déclenché une nouvelle activité sur le volcan Krasheninnikov.

Éruption du Krasheninnikov (Crédit photo: KVERT)

Outre un possible regain d’activité volcanique, l’ARS a indiqué que le séisme avait provoqué un déplacement de près de deux mètres de la partie sud de la péninsule du Kamtchatka vers le sud-est. Le phénomène est comparable au déplacement horizontal qui a résulté du séisme de Tohoku en 2011 au Japon. Il est bon de rappeler qu’il n’avait pas eu d’impact sur le mont Fuji.

Le séisme de magnitude 8,8 au Kamtchatka est le plus puissant séisme enregistré depuis celui de Tohoku qui a déclenché la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Voici un classement des séismes les plus puissants jamais enregistrés dans le monde :

1. Chili (Valdivia) – 22 mai 1960 – Magnitude 9,5. Le séisme le plus puissant jamais enregistré a dévasté le centre-sud du Chili, faisant environ 1 600 morts. Il a également déclenché un tsunami qui a fait des morts dans le Pacifique, dont 61 à Hawaï et 122 au Japon.

2. Alaska (Prince William Sound) – 27 mars 1964 – Magnitude 9,2. Le séisme du Vendredi Saint a secoué le pays pendant près de cinq minutes, tuant 139 personnes et provoquant d’énormes tsunamis. Il reste le plus important séisme jamais enregistré aux États-Unis, avec des répliques qui ont duré des semaines.

3. Sumatra (Indonésie) – 26 décembre 2004 – Magnitude 9,1. L’une des catastrophes naturelles les plus meurtrières de l’histoire. Ce séisme a généré un tsunami dévastateur avec des vagues de 30 mètres de haut. On estime que 230 000 personnes sont mortes ou ont disparu dans 14 pays de l’océan Indien.

4. Japon (Tohoku) – 11 mars 2011 – Magnitude 9,1. Ce séisme a déclenché un tsunami catastrophique qui a paralysé la centrale nucléaire de Fukushima, provoquant la fusion de trois réacteurs. Plus de 18 000 personnes ont péri et la catastrophe a déplacé des centaines de milliers de personnes.

5. Kamtchatka (Russie) – 4 novembre 1952 – Magnitude 9,0. Ce séisme a généré un puissant tsunami, avec des vagues atteignant jusqu’à 19 mètres de hauteur, dans une région peu peuplée.

6. Kamtchatka (Russie) – 29 juillet 2025 – Magnitude 8,8. Il se situe à égalité avec le séisme de Biobio au Chili le 27 février 2010 et celui qui a secoué l’Équateur et la Colombie le 31 janvier 1906.

Source : Yahoo News.

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À l’attention des journalistes :

Dans les minutes qui ont suivi le séisme de magnitude M6,0 qui a sévèrement secoué l’Afghanistan le 1er septembre 2025, on a entendu les médias dire que l’événement avait son épicentre à 8 km de profondeur. En réalité, il fallait parler d’hypocentre. En effet, l’épicentre fait référence à la situation géographique de l’événement. En l’occurrence, l’épicentre a été localisé à 27 km à l’est-nord-est de Jalalabad.

Les informations concernant l’hypocentre sont essentielles. Dans le cas présent, si l’hypocentre avait été localisé à 120 km de profondeur, les dégâts auraient été beaucoup moins importants. Malheureusement, dans cette région de l’Asie centrale, le contexte tectonique génère souvent de puissants séismes dont la source (l’hypocentre) se situe à faible profondeur. L’Afghanistan se situe à la convergence entre trois plaques tectoniques : eurasiatique, arabique et indienne, avec une subduction vers le nord de la plaque arabique et de la plaque indienne sous la plaque eurasiatique, ce qui induit une importante sismicité à travers le pays. Par ailleurs, l’absence de structures parasismiques explique le lourd bilan (plus de 800 morts) de l’événement.

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The M8.8 earthquake that struck off Russia’s Kamchatka Peninsula at 23:24 UTC on July 29, 2025 was one of the most powerful seismic events ever recorded. It has earned its place in the record books as tied for the sixth-strongest earthquake since modern seismic monitoring began.

The earthquake’s epicenter was located approximately 136 kilometers east-southeast of Petropavlovsk-Kamchatsky, at a relatively shallow depth of 20 kilometers. This positioning along the Kuril-Kamchatka Trench, where the Pacific and Okhotsk Sea plates converge, created the perfect conditions for such a massive release of energy.

The quake triggered tsunami warnings across the Pacific, affecting millions of people from Japan to Hawaii and the U.S. West Coast. Waves reaching 3-4 meters struck Russia’s Kuril Islands, while smaller but still significant waves were recorded in Japan, Alaska, and California. Remarkably, despite the earthquake’s huge power, there were relatively minimal casualties and no extensive damage has been reported.

https://youtu.be/CX6UlWLxytU

According to some volcanologists, the quake intensified eruptive activity that was already bserved on Kamcthatka volcanoes like Klyuchevskoy. It may also have triggered new activity at Krasheninnikov Volcano.

Beside the possible reawakening of volcanic activity, the local branch of the Russian Academy of Sciences’ Unified Geophysical Service.said that the earthquake caused the southern part of the Kamchatka Peninsula to shift by almost two meters southeastward. The movement is comparable to the horizontal displacement that resulted from the 2011 M9.7 Toholu earthquake in Japan. This event had no impact on Mount Fuji.

The M8.8 earthquake in Kamtchatka represents the strongest earthquake globally since the Tohoku earthquake which triggered the Fukushima nuclear disaster.

Here are the rankings of the world’s most powerful recorded earthquakes :

1. Chile (Valdivia) – May 22, 1960 – Magnitude 9.5 The most powerful earthquake ever recorded devastated south-central Chile, killing an estimated 1,600 people. It also triggered a tsunami that caused deaths across the Pacific, including 61 fatalities in Hawaii and 122 in Japan.

2. Alaska (Prince William Sound) – March 27, 1964 – Magnitude 9.2 The Good Friday Earthquake shook for nearly five minutes, killing 139 people and causing massive tsunamis. This remains the largest recorded earthquake in U.S. history, with aftershocks continuing for weeks.

3. Sumatra (Indonesia) – December 26, 2004 – Magnitude 9.1 One of history’s deadliest natural disasters. This earthquake generated a devastating tsunami with 30-meter-high waves. An estimated 230,000 people died or went missing across 14 countries around the Indian Ocean.

4. Japan (Tohoku) – March 11, 2011 – Magnitude 9.1 This earthquake triggered a catastrophic tsunami that disabled the Fukushima nuclear power plant, causing meltdowns in three reactors. More than 18,000 people died, and the disaster displaced hundreds of thousands.

5. Kamtchatka (Russia) – November 4, 1952 – Magnitude 9.0 This quake generated a massive tsunami with waves up to 19 meters high, though it occurred in a less populated area.

6. Kamchatka (Russia) – July 29, 2025 – Magnitude 8.8. It comes in at a tie with the Biobio quake in Chile on February 27, 2010 and the Ecuador-Colombia earthquake on January 31, 1906.

Source : Yahoo News.

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Note to journalists:

In the minutes that followed the M6.0 earthquake that severely shook Afghanistan on September 1, 2025, the media reported that the event had its epicenter at a depth of 8 km. In reality, the term « hypocenter » would have been more appropriate. Indeed, the term « epicenter » refers to the geographical location of the event. In this case, the epicenter was located 27 km east-northeast of Jalalabad.

Information regarding the hypocenter is essential. In this case, if the hypocenter had been located at a depth of 120 km, the damage would have been much less severe. Unfortunately, in this region of Central Asia, the tectonic environment often generates powerful earthquakes whose source (the hypocenter) is located at shallow depths. Afghanistan lies at the convergence of three tectonic plates: Eurasian, Arabian, and Indian, with the Arabian and Indian plates subducting northward beneath the Eurasian plate, resulting in significant seismic activity across the country. Furthermore, the absence of earthquake-resistant structures accounts for the high death toll (more than 800) from the event.

Kilauea (Hawaï) : Épisode 32 !

2 septembre 2025 – 3h30 (heure locale – 15h30 heure française). Ces derniers jours, le HVO a indiqué que la réinflation du sommet était en cours, et les modèles de prévision laissaient supposer que l’Épisode 32 se produirait entre le 3 et le 6 septembre, la période la plus probable étant celle du 3 au 5 septembre. L’Observatoire a ajouté que l’Épisode 32 pourrait survenir encore plus tard en cas de ralentissement de l’inflation du sommet.
La situation a évolué plus rapidement que prévu et le HVO indiquait aujourd’hui (2 septembre 2025) que « le début des fontaines de l’Épisode 32 était probable dans les prochaines 24 à 48 heures si le Kīlauea continue de gonfler et que les débordements se poursuivent.»
En fait, l’activité précurseur de l’Épisode 32 a commencé par un bref débordement de la bouche nord vers 3h30 du matin le 2 septembre, suivi d’une série de débordements plus intenses, avec des cascades le long de la pente de la bouche éruptive. Des fontaines de 3 à 5 mètres de haut étaient alors observées dans la bouche.

Image webcam de l’éruption

6h30 (heure locale). Tout s’est ensuite accéléré et les véritables fontaines de lave sont apparues vers 6 h 30, heure locale, suivant un processus observé lors des épisodes précédents. Le spectacle continue… Les webcams permettent d’y assister en direct.

Image webcam de l’éruption

7 heures (heure locale). Comme lors de l’Épisode 31, les fontaines de lave sont inclinées d’environ 45 degrés vers le nord-est. Elles mesurent environ 150 mètres de haut contre plus de 300 mètres pendant les épisodes précédents. Le panache éruptif s’élève actuellement de 2 700 mètres à 6 000 mètres au-dessus du cratère. Si les fontaines restent inclinées, les émissions de cendres et de téphras seront considérablement réduites, mais les fortes émissions de SO2 pourraient affecter les zones au sud et à l’ouest du sommet du Kīlauea.

9 heures (heure locale). Le vent a chassé les gaz et l’immense gerbe de lave arquée est visible dans son intégralité. Du grand spectacle!

Images webcam de l’éruption

10 heures (heure locale). L’Épisode éruptif 32 est très intense. La bouche sud a tendance à se réactiver elle aussi. On verra demain matin (heure française) combien de temps aura duré ce nouveau caprice de Madame Pélé…

Good night everybody!

Image webcam de l’éruption

 

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2 septembre 2025 (19h30, heure locale) – 3 septembre 2025 (07h30, heure française).  Cela fait plus de 13 heures que les fontaines de lave jaillissent de la bouche éruptive nord dans le cratère de l’Halema’uma’u et l’activité ne semble pas faiblir. On sait toutefois, au vu des épisodes précédents, qu’elle peut cesser brutalement. En attendant, on profite du spectacle grâce aux webcams judicieusement installées dans le cratère…

2 septembre 2025 (20 heures, heure locale – 3 septembre, 8 heures, heure française). Le temps de prendre le petit déjeuner et l’Épisode 32 n’est plus qu’un souvenir. Comme lors des épisodes précédents, les fontaines de lave ont disparu brusquement de la bouche nord où elles étaient les plus spectaculaires. Le HVO indique qu’elles ont atteint 150 mètres de hauteur, avec un débit qui a atteint plus de 200 mètres cubes par seconde. L’épisode éruptif a émis quelque 10 millions de mètres cubes de lave . C’est le record depuis que l’on observe ces événements.

La fin de l’épisode éruptif a coïncidé avec une transition rapide de la déflation à l’inflation au sommet du Kilauea et une diminution de l’intensité du tremor. On peut déjà prévoir un 33ème événement.

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September 2, 2025 – 3:30 a.m. (local time – 3:30 p.m. French time). In the last days, HVO wrote that summit reinflation was underway, and forecasting models suggested the window for Episode 32 between September 3rd ans 6th, with September 3rd–5th being the most likely. The Observatory added that Episode 32 might occur even later if there were unexpected slowdowns in the summit inflation rate.

It seems things are going faster than predicted and HVO says today (September 2nd, 2025) that « the onset of Episode 32 fountaining is likely in the next 24-48 hours if Kīlauea continues to inflate and overflows continue. »

Precursory activity for Episode 32 started with a short overflow from the north vent, followed by a series of more vigorous overflows cascading along the slope of the vent. Fountains 3-5 meters high were observed in the vent.

The real lava fountains apperaed at about 6:30 local time, following a process observed in the previous episodes. The show goes on…

As in Episode 31, the lava fountains are inclined approximately 45 degrees to the northeast. The current fountains are approximately 150 meters high. Previous episodes have produced fountains over 300 meters high, and the eruptive plume is currently rising 2,700 meters to 6,000 meters above the crater.  If the fountains remain inclined, ash and tephra emissions will be significantly reduced, but high SO2 emissions could affect areas south and west of Kīlauea’s summit.

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September 2, 2025 (7:30 PM local time) – September 3, 2025 (7:30 AM French time). Lava fountains have been gushing from the northern vent in Halema’uma’u Crater for over 13 hours, and the activity shows no signs of slowing down. However, we know from previous episodes that it can stop abruptly. In the meantime, we’re enjoying the show thanks to the webcams conveniently installed in the crater…

September 2, 2025 (8 p.m. local time – September 3, 8 a.m. French time). By the time I got to breakfast, Episode 32 became a thing of the past. As in previous episodes, the lava fountains abruptly disappeared from the northern vent where they were most spectacular. HVO reports that they reached 150 meters in height, with a flow rate that reached more than 200 cubic meters per second. The eruptive episode emitted approximately 10 million cubic meters of lava. This is the record since these events have been observed.

The end of the eruption was coincident with a rapid change from deflation to inflation at the summit and a decrease in seismic tremor intensity.  We can already predict a 33rd eruptive episode.

La biodiversité cachée de l’Antarctique // Antarctica’s hidden biodiversity

On pense généralement que l’Antarctique abrite peu de biodiversité au-delà des zones côtières, avec seulement quelques microbes robustes. Cependant, une équipe de scientifiques à bord du navire de recherche allemand Polarstern a fait une découverte surprenante sous un glacier en recul lent en Antarctique. Ils ont découvert un réseau foisonnant de vie microbienne.
Les chercheurs se sont rendus dans les Collines Larsemann, sur la côte sud de l’Antarctique, pour analyser la biodiversité des sols déstabilisés en bordure du glacier. Leurs conclusions, intitulées « Preuves de la conservation de la diversité microbienne en Antarctique », ont été publiées dans la revue Frontiers. Elles révèlent l’existence de 2 829 espèces génétiquement définies, dont les associations montrent que ces organismes ne se contentent pas de coexister ; ils collaborent pour survivre.
De manière plus globale, l’étude révèle une communauté microbienne étonnamment abondante et diversifiée, même dans ces sols particulièrement secs, froids et pauvres en nutriments. Cela laisse supposer que les estimations de la biodiversité dans les sols antarctiques avancées jusqu’à présent étaient peut-être largement inférieures à la réalité. En analysant l’ADN d’organismes vivants et morts, les chercheurs ont révélé une histoire dynamique de la vie qui permet désormais à la science de mieux comprendre comment la succession écologique et les relations symbiotiques ont transformé l’environnement hostile de l’Antarctique en un habitat hospitalier.
L’une des principales découvertes de l’étude est la coopération entre ces organismes. Des champignons adeptes des milieux froids sont susceptibles de décomposer la matière organique pour alimenter les bactéries en carbone. Les algues et les bactéries semblent échanger des nutriments, et différentes espèces se sont installées dans des zones uniques à proximité du glacier. Ces découvertes montrent que ce réseau écologique dense est probablement ce qui rend la vie hospitalière dans cette région hostile.
Une étude publiée en mars 2025 avait révélé que la subsistance de la diversité des écosystèmes microbiens en Antarctique face au réchauffement climatique actuel est cruciale, car ces organismes prospèrent dans des conditions extrêmes et influencent le cycle des nutriments et la séquestration du carbone.
Dans la conclusion de l’étude, les auteurs écrivent : « En donnant la priorité à la conservation microbienne, en renforçant la coopération internationale et en intégrant des plans de protection dans les cadres politiques, nous pouvons préserver ces écosystèmes précieux pour les générations futures. »

Source : The Cool Down via Yahoo Actualités.


Carte géologique des Collines Larsemann

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Antarctica is usually believed to host little biodiversity beyond coastal areas, with only a few hardy microbes. However, a team of scientists aboard Germany’s Polarstern research vessel has made a surprising discovery beneath a slowly retreating glacier in Antarctica. They found a bustling network of microbial life.

The researchers traveled to the Larsemann Hills on the southern coast of Antarctica to analyze the biodiversity of disturbed soil near the glacier’s edge. Their findings, titled « Advocating microbial diversity conservation in Antarctica » were published in Frontiers. They revealed 2,829 genetically defined species, with associations among these species that suggest that these organisms don’t merely coexist; they collaborate to survive.

Globally, the study reveals unexpectedly abundant and diverse microbial community even in these driest, coldest, and nutrient-poorest of soils, which suggest that biodiversity estimates in Antarctic soils may be greatly underestimated. By analyzing both DNA from living and extinct organisms, researchers revealed a dynamic history of life that now provides science with a better understanding of how ecological succession and symbiotic relationships have transformed Antarctica’s hostile environment into a hospitable habitat.

One of the study’s key discoveries is that these organisms cooperate. Cold-loving fungi could be breaking down organic matter to supply bacteria with carbon. Algae and bacteria appear to exchange nutrients, and different species have settled into unique zones proximal to the glacier. These discoveries suggest that this tightly knit ecological network could be the very thing that makes life hospitable in this harsh region.

A study published in March 2025 had found that conserving diverse microbial ecosystems in Antarctica in the face of the current global warming is crucial, as these organisms thrive in extreme conditions and influence nutrient cycling and carbon sequestration.

In the conclusion of the study, its authors wrote, « By prioritizing microbial conservation, strengthening international cooperation, and integrating protection plans into policy frameworks, we can safeguard these invaluable ecosystems for future generations. »

Source : The Cool Down via Yahoo News.