Islande : nouvelle éruption sur la péninsule de Reykjanes ! // Iceland : new eruption on the Reykjanes Peninsula !

16 mars 2024.

23 heures : Une éruption a débuté en Islande, au beau milieu du match de rugby entre la France et l’Angleterre !
A 20h22 (heure locale – 21h22, heure française) une nouvelle éruption s’est déclenchée sur la péninsule de Reykjanes, sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar entre Hagafell et Stóra-Skóga-fell, un peu plus près de Stóra-Skógafell, à peu près au même endroit que l’éruption du 8 février. Il s’agit de la quatrième éruption sur la péninsule depuis décembre 2023. Pour le moment, l’événement ne représente donc pas une menace pour Grindavík. Le Blue Lagoon a été évacué.
Plus d’informations sur l’éruption dès que possible.

Vidéo montrant le début de l’éruption :

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2024/03/16/footage_showing_the_start_of_the_eruption/

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23h30 : La fissure éruptive fait environ 3 km de long. La lave semble avancer rapidement vers le sud en direction des digues de terre au nord de Grindavík. Elle coule également vers l’ouest en direction de la Grindavíkurvégur (la route reliant la ville au nord de la péninsule), tout comme elle l’a fait lors de l’éruption du 8 février.

Le débit est estimé à 400 – 500 mètres cubes par seconde.

A demain pour des dernières informations.

Images webcam de l’éruption

Image fournie par les gardes-côtes islandais

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17 mars 2024.

7h00 (heure française – 6h00, heure locale) : L’éruption fissurale qui a débuté à 20h20 (heure locale) le 16 mars 2024 se poursuit ce matin, mais son intensité a diminué et il n’est pas certain qu’elle dure très longtemps. La Protection Civile islandaise affirme qu’il s’agit de la plus grande éruption de la série qui a débuté en décembre 2023.
La source est proche de Stóra-Skógfell, comme lors de l’éruption du 8 février. La fissure mesure environ 3,5 kilomètres de long. Dans la soirée du 16 mars, la lave semblait couler vers le sud en direction des digues de terre au nord de Grindavík. Elle s’écoulait également vers l’ouest en direction de la Grindavíkurvegur et vers l’est.

Comme prévu par le Met Office, le préavis de l’éruption a été très court. Les premiers signes sont apparus à 19h43 (UTC) et le début de l’éruption a été confirmé par les webcams à peine 40 minutes plus tard.
Hier soir, à 22h10 (UTC), le front de lave sud se trouvait à seulement 200 m des digues de terre du côté est de Grindavík et la lave se déplaçait à une vitesse d’environ 1 km à l’heure. À 22h20, la lave se trouvait à 700 à 800 m de la Grindavíkurvegur, au nord-ouest de Grindavík, et avait couvert environ 1 km en 1,5 heure.

Grindavîk et le Blue Lagoon ont été rapidement évacués. L’aéroport de Keflavik n’est pas impacté et est pleinement opérationnel.

Image webcam

Grindavik n’est pas vraiment sous la menace de la lave (Image webcam)

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9 heures : L’éruption continue de décliner. Tiendra-telle le coup toute la journée? Pas sûr!

Image webcam

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11 heures : Des témoins sur le terrain confirment ce que les webcams montraient ce matin : l’intensité de l’éruption diminue. Cependant, les dernières images fournies par ces mêmes webcams tendent à montrer que l’activité est toujours soutenue le long de la fissure éruptive. Cela peut être dû au zoom des webcams qui donnent une vision plus rapprochée de l’éruption, ou à un regain d’activité.
Les autorités locales sont surtout préoccupées par les routes d’accès à Grindavik. Trois routes relient la bourgade au reste de la péninsule. L’une, la Grindavíkurvegur, a été recouverte par la lave, et une autre, la Suðurstrandarvegur, est en danger. Si ces deux routes sont englouties par la lave, il ne sera possible de sortir de Grindavík que par la Nesvegur.

La coulée de lave qui se dirige vers la Suðurstrandarvegur constitue plus une menace que celle en direction de Njarðvíkuræð. Il faut espérer que la lave n’atteindra pas le secteur de Njarðvík. Si ce devait être le cas, il est malgré tout peu probable qu’elle cause des dégâts car la zone est assez bien protégée. Njarðvíkuræð est la canalisation d’eau chaude qui part de Svartsengi et alimente Reykjanesbær et Suðurnesjabær.

Le véritable problème est qu’il n’est pas vraiment possible de protéger la Suðurstrandarveður de la lave. Il faudrait construire rapidement une nouvelle route au-delà de la digue en terre qui a été érigée hier soir. Il est important que la Suðurstrandarvegur soit ouverte, car la Nesvegur (la seule autre option actuellement) n’est pas prévue pour une circulation intense.

Source: médias d’information locaux.

Image webcam à 11 heures le 17 mars 2024

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14 heures : Si l’éruption se poursuit, la coulée de lave qui se dirige vers le sud pourrait atteindre la mer à l’est de Grindavik. Elle serait dirigée par les digues de protection du port de pêche. Le front de coulée se trouve actuellement à environ un kilomètre du rivage. Une situation similaire a déjà été observée à Hawaii.On sait qu’en entrant dans la mer la lave génère devolumineux nuages de vapeur et de gaz acides nocifs. Par ailleurs, le contact de la lave avec l’eau peut également provoquer des explosions violentes et dangereuses. Si cela se produit, des mises en garde et des explications seront fournies par la Met Office islandais.

Nuage de vapeur et de gaz à Hawaii (Photo: C. Grandpey)

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17h00 : Même si l’éruption est moins intense que ce matin, l’activité le long de la fissure éruptive est toujours importante avec des fontaines de lave qui jaillissent à plusieurs dizaines de mètres de hauteur. La fissure, qui s’étire de Hagafell à Stóri Skógfell, mesure 3,5 km de long et montrait hier soir plus d’énergie que les dernières éruptions dans la région. Issue de cette fissure, la lave a commencé à couler dans deux directions : l’ouest et le sud.
La coulée vers l’ouest s’est presque arrêtée, mais la lave continue à progresser vers le sud, même si elle a ralenti sa course. Cette coulée de lave a évité Grindavík grâce aux digues de terre, mais la lave coule aussi en direction de Hraun (qui signifie « lave » en islandais), une ferme près de la côte sud de la péninsule de Reykjanes. Les habitants craignent que la lave n’atteigne la structure qui se trouve sur sa trajectoire.
La lave avance à une vitesse d’environ 20 mètres par heure et se trouve actuellement à environ 400 mètres de la Suðurstrandarvegur, la route qui longe la côte sud de la péninsule.

Source : Iceland Review.

Trajectoire des deux coulées principales. En vert, les digues de protection (Source: médias insladais)

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20h00 : Dans sa dernière mise à jour publiée à 18h40 (UTC) – 19h40 heure française, le Met Office indique que depuis 4h00 UTC aujourd’hui, la progression de la lave a considérablement ralenti. Cependant, l’éruption n’est pas terminée et la lave continue d’être émise par une fissure de 0,5 km de long, au lieu de 3 km initialement. Un bras de lave s’étend à l’ouest de la chaîne de cratères Sundhnúkur. Cette lave a recouvert la Grindavíkurvegur en tout début de matinée le 17 mars, rendant la route impraticable.
La lave s’est également déplacée vers le sud et se trouve désormais à moins de 250 m de la Suðurstrandarvegur, la route principale sur la côte sud de la péninsule de Reykjanes. Entre 10h00 et 16h30 UTC aujourd’hui, ce front de lave s’est déplacé à une vitesse moyenne de 12 m par heure. En supposant qu’il garde la même vitesse, il lui faudra environ 20 heures pour atteindre cette route. Dans le cas où la lave atteindrait la route, il lui faudrait encore parcourir350 m avant de pénétrer dans la mer.
Comme je l’ai écrit précédemment, une entrée de lave dans la mer ferait apparaîtrede nouveaux dangers tels que des panaches de gaz et d’éventuelles explosions.
Cependant, sur la base de l’évolution de l’éruption du 17 mars, le Met Office estime qu’il est peu probable que la lave atteigne la mer. En supposant la même vitesse de déplacement (12 m par heure), il faudrait deux jours au front de lave sud pour atteindre le littoral.
Source : MetOffice.

La fissure éruptive reste active le 17 mars au soir, mais sur une portion beaucoup plus courte qu’au début de l’éruption (Image webcam)

Sauf événement exceptionnel, cette mise à jour sera la dernière aujourd’hui.

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March 16th, 2024.

An eruption has started in Iceland, right in the middle of the rugby match between France and England !

At 8:22 pm (loval time – 9:22 pm, French time) a new eruption started on the Reykjanes Peninsula, on the Sundhnúkagígar crater row between Hagafell and Stóra-Skóga-fell, rather closer to Stóra-Skógafell, at a similar location to the eruption on February 8th. This marks the fourth eruption on the peninsula since last December. The estimated location puts the event out of harm’s way of Grindavík. The Blue Lagoon was evacuated.

Lava output has been estimated at 400 – 500 cubic meters per second.

More information on the eruption as soon as possible.

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11:30 pm : The eruptive fissure is about 3 km long. Lava appears to be flowing rapidly south towards the defensive walls north of Grindavík.It is also flowing west towards Grindavíkurvégur (the road connecting the town to the north of the peninsula), just as it did during the eruption on February 8th.

See you tomorrow for the latest news.

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March 17th, 2024.

7:00 (French time – 6:00 am, local time):The fissure eruption that started at 8:20 pm (local time) on March 16th, 2024 continues this morning, but the intensity has decreased. It is not likely that it willlast very long. The Icelandic Civil Defense says it is is the largest in the sequence of eruptions that started in December 2023.

The source is closer to Stóra-Skógfell, in a similar place to the eruption that occurred on February 8th. The fissure is about 3.5 kilometres long. In the evening of March 16th, the lava seemed to flow south towards the earthen dikes north of Grindavík. Lava also flowed to the west towards Grindavíkurvegur, and to the east.

As predicted by the Met Office, the pre-eruptive warning phase was very short. It occurred at 19:43 (UTC), and the onset of eruption was confirmed on web cameras just 40 minutes later. Last night, at 22:10 (UTC), the southern lava front was just 200 m from the barriers on the eastern side of Grindavík and moving at a rate of about 1 km per hour. At 22:20, lava was 700 to 800 m away from Grindavíkurvegur, nothwest of Grindavík, moving at a rate of approximately 1 km in 1.5 hours.

Grindavîk and the Blue Lagoon were quickly evacuated. Keflavik Airport is not impacted and is fully operational.

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9 a.m.: The eruption keeps declining. Will it last all day? Not sure! (see webcam image above).

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11:00 am : Witnesses on the field confimres what the webcams shoed this morning : Th intensity of the eruption is decreasing. However, the latest images provided by the webcams tend to show that activity is still hight along the eruptive fissure. This may be due to the zooming of the webcams that give a closer view of the eruption, or that a now surge of activity is happening.

Local authorities are mailny worried about the accesse roads to Grindavik. There are three roads that connect Grindavík to the rest of the peninsula. One, Grindavíkurvegur, has already seen lava flow over it, and a second, Suðurstrandarvegur, is also at risk. If both roads get engulfed by lava, it will only be possible toget out of Grindavík through Nesvegur.

The lava flowing towards Suðurstrandarvegur is more a threat than the flow travelling towards Njarðvíkuræð. It is hoped that the lava will not reach the Njarðvík region. If lava does reaches the infrastructure there, it is unlikely to cause damage as it is fairly well protected.
Njarðvíkuræð is the hot water pipeline that runs from Svartsengi and supplies Reykjanesbær and Suðurnesjabær with hot water. The problem is that it is not really possible to protect Suðurstrandarveður from lava. The only question is how soon will it be possible to build a new road past the earthen dike that was built last night. It is important that Suðurstrandarvegur is open, because Nesvegur (the only other option at present) does not tolerate heavy traffic.

Source: local news media.

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2:00 pm : If the eruption continues, the lava flow travelling south might reach the sea. It is currently around a kilometre from the shore, where it could enter, east of Grindavik. A similar situtaion has already been observed in Hawaii. So we know that lava enterring the sea triggers huge clouds of noxious acid clouds. Besides, the contact of lava with water may also cause violent and dangerous explosions. If this happens, further warnings and explanations will come from the Icelandic Meteorological Office.

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5:00 pm : Although the eruption is less intense than this morning, acticity along the eruptive fissure is still significant with lava fountains that rise tens of meters high. The initial fissure, stretching from Hagafell to Stóri Skógfell, was three and a half kilometres long and considerably more powerful than the previous recent eruptions in the area. From this fissure, lava began to flow in two directions: west and south.

The flow to the west has nearly stopped, but the lava flowing south is moving forward, even though its speed has slowed down. This lava flow was diverted away from Grindavík thanks to earthen walls, but the lava is also flowing in the direction of Hraun (which literally means “lava”), a farm near the south coast of Reykjanes. Its residents fear lava might reach the structure which is in its path.

The lava is moving forward at a rate of about 20 metres per hour, and is about 400 metres away from Suðurstrandarvegur, the road that runs along the south coast of Reykjanes.

Source : Iceland Review.

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8:00 pm : In its latest update released at 6:40 pm (UTC) 7:40 pm French time, thr Met Office indicates that since 04:00 UTC today, the propagation of lava has slowed substantially. However, the eruption has not ended, and lava continues to be emitted by a 0.5-km-long fissure. A lava front extends to the west from Sundhnúkur crater row. This front inundated Grindavíkurvegur in the early hours of March 17th, making the road impassable.

Lava also travelled southwards, and it is now less than 250 m from Suðurstrandarvegur, the main road on the southern coast of the Reykjanes Peninsula. Between 10:00 and 16:30 UTC today, this lava front moved at an average speed of 12 m per hour. Assuming the same speed of movement, it will take the front about 20 hours to reach the main road. In the event of the lava reaching the road, an additional 350 m will be needed before lava could enter the sea.

As I put it before, a lava entry in the sea would involve more hazards such as gas plumes and possible explosions.

However, based on the development of the eruption on March 17th, the Met Office thinks it is unlikely that lava will reach the sea. Assuming the same speed of movement (12 m per hour), it would take the southern lava front two days to reach the coastline.

Source : Met Office.

Except in case of an exceptional event, this update will be the last one today.

Un glacier artificiel pour lutter contre la sécheresse // An artificial glacier to fend off drought

L’agriculture est la principale source de revenus et de nourriture pour une grande partie de la population des villages de montagne du sud du Kirghizistan. Cependant, en raison du climat sec et du manque de terres arables, l’agriculture pose de gros problèmes. De plus,l’accès à l’eau est particulièrement difficile.

  (Source : Wikipedia)

Un article publié par l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), gérée par les Nations Unies, donne l’exemple du village de Manzura où l’eau est fournie par une source située sur la montagne, à une distance de deux kilomètres. Chaque jour, les villageois font des allers-retours jusqu’à la source afin de rapporter suffisamment d’eau pour les personnes, les animaux et les plantes.
L’eau est rare dans de nombreux villages de cette région du Kirghizistan qui reçoit très peu de pluie. En hiver, il fait froid, avec presque pas de neige, et en été, il fait très chaud, avec pratiquement pas de pluie. Les principales sources d’eau sont dans les montagne, souvent dans des endroits difficiles d’accès.
Situé majoritairement en altitude, le Kirghizistan subit de plein fouet les effets du réchauffement climatique. Les variations de températures conduisent à des régimes de précipitations peu fiables ; des pics de température plus fréquents provoquent aridité et sécheresse, en particulier dans les alpages.
Pour participer à la résilience des villages face à ces anomalies météorologiques, des experts de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture ont proposé la construction d’un glacier artificiel dans le cadre du projet « Prospérité partagée grâce à la coopération dans les régions frontalières du Kirghizistan et de l’Ouzbékistan ». .
Financé par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix, le projet est mis en œuvre conjointement par la FAO et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et vise à renforcer la coopération environnementale et socio-économique transfrontalière entre l’Ouzbékistan et le Kirghizistan. Il vise également à renforcer la confiance entre les gouvernements locaux, les communautés et les organisations de la société civile. Le projet utilise des pratiques agricoles intelligentes pour préserver et maintenir les ressources naturelles communes.
Au début, beaucoup de gens n’ont pas pris au sérieux l’idée d’un glacier artificiel, mais les villageois ont soutenu cette initiative. Ils se sont mis au travail, avec le soutien technique et financier de la FAO. La construction du glacier artificiel a commencé par l’installation d’une canalisation souterraine. 55 personnes ont creusé de leurs propres mains une tranchée et posé des tuyaux depuis la source sur la montagne jusqu’au pâturage où paisse leur bétail. L’extrémité du tuyau a ensuite été relevée de 20 mètres au-dessus du sol.
Le glacier est né pendant l’hiver. L’eau qui jaillissait du tuyau a commencé à geler et à se transformer lentement en une immense tour de glace. Puis, pendant les mois d’été, la montagne de glace a fondu lentement, offrant ainsi auxvillageois un accès régulier à l’eau douce pour l’irrigation et l’usage domestique.
Durant le premier hiver, le glacier a fourni plus de 70 000 mètres cubes de glace. Le projet a intéressé les habitants d’autres villages, de sorte que de nouveaux glaciers artificiels apparaîtront probablement au cours des prochains hivers. Les autorités locales prévoient d’installer un glacier supplémentaire avec leurs propres finances et d’inclure les dépenses dans le plan budgétaire local.
Au Kirghizistan, la FAO soutient plusieurs projets visant à remédier à la pénurie d’eau et à aider les villageois à l’utiliser judicieusement. Par exemple, un système électronique de mesure du volume d’eau destiné à l’irrigation a été récemment introduit. Les technologies numériques comme celle-ci ont non seulement contribué à une distribution rationnelle de l’eau, mais ont également éliminé les conflits entre agriculteurs autour de cette ressource vitale.
Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Exemple de glacier artificiel au Kyrghyztan (Crédit photo: K. Abdykalykov)

Cette technique pour obtenir de la glace rappelle les « stupas de glace « érigés au Ladakh il y a quelques années, et décrits dans plusieurs notes sur ce blog :

Une solution contre le réchauffement climatique: Un stupa de glace // A solution against global warming : An ice stupa

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Agriculture is the main source of income and food for a large part of the local population in the mountain villages southern Kyrgyzstan. However, due to the dry climate and lack of arable land, it is difficult to grow crops there. Water is particularly challenging to access.

An article released by the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) gives the example of Manzura where the nearest water source is a mountain spring located two kilometres away. Every day, the villagers walk back and forth to the spring in order to bring back enough water for the people, animals and plants on their farm.

Water is scarce in many villages of this region which receives very little rain. In the winter, it is cold with almost no snow, and in summer, it is very hot with virtually no rain. The main water sources are mountain springs, but they are often in hard-to-reach places.

As a high-altitude country, Kyrgyzstan has been experiencing the effects of climate change acutely. Variations in temperatures are leading to unreliable precipitation patterns and more frequent peaks in temperature are causing aridity and drought, especially in mountain pastures.

To increase the communities’ resilience to these weather anomalies, experts from the Food and Agriculture Organization of the United Nations proposed the construction of an artificial glacier in the region as part of the “Shared prosperity through cooperation in border regions of Kyrgyzstan and Uzbekistan” project.

Funded by the United Nations Peacebuilding Fund, the project is implemented jointly by FAO and the United Nations Population Fund (UNFPA) and is aimed at enhancing cross-border environmental and socio-economic cooperation between Uzbekistan and Kyrgyzstan. It also works to build confidence and trust between local governments, communities and civil society organisations. The project uses сlimate-smart agricultural practices to preserve and sustain common natural resources.

At the beginning, many took the idea of an artificial glacier as a joke, but the residents of the village supported the initiative. The villagers undertook the construction themselves, with FAO providing technical and financial support. Constructing the artificial glacier began with installing an underground pipeline. 55 people manually dug a trench and laid pipes from the mountain spring to the pasture, where their livestock graze. The end of the pipe was then raised 20 meters above the ground.

In the winter, the glacier was born. The water from the pipe began to freeze and slowly turn into a huge ice tower. Then in the summer months, the mountain of ice slowly melts, providing residents with regular access to fresh water for irrigation and for domestic use.

During the first winter, the glacier provided more than 70 thousand cubic metres of ice. The project interested residents of other villages, sothat more artificial glaciers are likely to be built in the coming winters. Local authorities plan to install one more glacier from their own funding sources and include the expenses into the local budget plan.

In Kyrgyzstan, FAO is supporting several projects to address water scarcity and help villagers use it judiciously. For example, an electronic system for measuring the volume of irrigation water has been recently introduced. Digital technologies like this one have not only helped in the rational distribution of water but also eliminated conflicts among farmers over this vital resource.

Source : Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO).

This technique to obtain ice reeminds me of the « ice stupas » that were built in Ladakh a few years ago (see article above).

Le Vésuve à Périgueux (Dordogne) le 19 mars 2024 !

J’aurai le plaisir de présenter à PERIGUEUX (Dordogne) – dans le cadre de l’Université du Temps Libre – une conférence intitulée « Champs Phlégréens, Vésuve, Herculanum et Pompéi  »  le mardi 19 mars à 15h00 au complexe Cap Cinéma – Place Francheville .

Au départ de Pouzzoles, je conduirai le spectateur à travers la Campanie avec une première étape dans la Solfatara, une cocotte-minute prête à exploser. Puis, nous escaladerons les pentes du Vésuve dont la prochaine éruption pourrait être dévastatrice. Nous déambulerons ensuite dans les rues de Herculanum et Pompéi, détruites par le volcan en l’an 79.

Mon exposé se poursuivra avec un diaporama d’une vingtaine de minutes, en fondu-enchaîné sonorisé, intitulé « La Java des Volcans». Il fait voyager à travers l’île indonésienne de Java qui héberge plusieurs volcans aussi explosifs que le Vésuve.

A l’issue de la conférence, le public pourra se procurer le dernier livre « Histoires de Volcans » que j’ai écrit avec Dominique Decobecq.

 

Photos: C. Grandpey

Islande : Péninsule de Reykjanes et volcan Krafla // Iceland : Reykjanes Peninsula and Krafla Volcano

Les modélisations montrent que l’accumulation de magma continue sous le secteur de Svartsengi à un rythme constant. Lors des éruptions de décembre 2023, janvier et février 2024, l’intrusion magmatique a débouché sur une éruption lorsque le volume de magma accumulé a atteint 8 à 13 millions de mètres cubes. Le volume total accumulé a déjà atteint ce seuil. La probabilité d’une nouvelle intrusion magmatique, voire d’une éruption dans les prochains jours, se fait de plus en plus précise. Une éruption pourrait survenir avec un préavis très court, peut-être moins de 30 minutes.
La sismicité est actuellement globalement faible sur la péninsule de Reykjanes. L’événement le plus significatif a eu lieu le 8 mars 2024 avec une magnitude M 2,8, à une profondeur de 5 km, juste au SE de Þorbjörn.
Le Met Office explique que le comportement de l’intrusion magmatique du 2 mars, avec une éruption avortée, a différé des intrusions précédentes. Cela peut indiquer que des changements se sont produits dans le rythme habituel de l’accumulation magmatique à Svartsengi et dans celui des des intusions et éruptions à répétition.
Je suis personnellement ravi de voir que le Met Office fait référence aux événements survenus sur le volcan Krafla (nord de l’Islande) après 1975. Le Met Office rappelle que sur une période de 10 ans, 20 intrusions magmatiques se sont produites, 9 d’entre elles ont abouti à une éruption volcanique, tandis que les autres ont débouché sur des éruptions avortées. Lors du cafouillage qui a précédé l’éruption de décembre 2023 sur la péninsule de Reykjanes, j’ai rappelé qu’une éruption avortée s’était produite sur le Krafla dans les années 1990. Le Met Office précise que lors de la période d’activité du Krafla, le magma a toujours emprunté le même dike, mais à des échelles de grandeur différentes. Il faut aussi noter que les éruptions du Krafla n’ont pas suivi un schéma aussi régulier que celui observé jusqu’à présent le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkar sur la péninsule de Reykjanes.
Source : Met Office islandais.

Graphique tendant à montrer que le comportement du magma a changé depuis l’éruption avortée du 2 mars 2024. Personne ne sait si la situation actuelle se limitera à une intrusion ou débouchera sur une éruption.  (Source: Met Office)

Reykjanes et Krafla : intrusions magmatiques, éruptions effectives et éruptions avortées (Image webcam et Wikipedia)

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Model calculations show that magma accumulation at Svartsengi continues at a steady rate. In previous events a magma intrusion formed when the volume of accumulated magma reached 8 to 13 million cubic meters. The total volume accumulated now has already reached this threshold. Pressure buildup therefore continues to increase in the magma chamber and likelihood of a new dike intrusion and even an eruption in the next days is increased. An eruption could occur with very short notice, possibly less than 30 minutes.

Seismicity is currently globally low on the Reykjanes Peninsula. The largest event was M2.8 on March 8th, 2024, at a depth of 5km, just SE of Þorbjörn.

The Met Office explains that the behaviour of the dike propagation on March 2nd differed in some ways to the previous dike formations. It may indicate possible changes to the unusually rythmic pattern of unrest with magma accumulation at Svartsengi and repeated dyke intusions and eruptions.

I am personally pleased to see that the Met Office refers to the events that occurred at Krafla volcano (northern Iceland) after 1975. During a period of 10 years, 20 magma intrusions occurred with 9 of them culminating in a volcanic eruption, while the others led to aborted eruptions. During the mess that preceded the December eruption on the Reykjanes Peninsula, I reminded that an aborted eruption has occurred at Krafla in the 1990s. The Met Office specifies that in the Krafla unrest magma always intruded into the same dike, but at different scales of magnitude. However, the eruptions did not follow a similarly regular pattern as observed so far in the Sundhnúkar crater row.

Source : Icelandic Met Office.