Surf sur une vague glaciaire // Surfing on a glacial wave

Une vidéo récemment mise en ligne montre un surfeur portugais et un photographe espagnol en partance pour le Groenland, dans l’espoir de pouvoir surfer sur la vague générée par le vêlage d’un glacier, et de photographier l’événement.
Le projet était sponsorisé par une entreprise espagnole de vêtements de sport, dans le cadre de sa série « One Shot ». L’idée de l’épisode 2024, intitulé « Parallel Dreams Edition », est de réunir des personnes qui ne se connaissent pas, mais qui ont une approche identique du même concept.
Surfer sur la vague produite par un glacier en train de vêler avait déjà été réalisé en Alaska, mais jamais au Groenland. C’était un défi complètement nouveau pour les deux hommes. La difficulté était de trouver la bonne vague dans le laps de temps qui leur était imparti.
Les pêcheurs locaux ont guidé le surfeur et le photographe vers des sites où les vêlages étaient susceptibles de créer les vagues qu’ils recherchaient, autrement dit des endroits où la glace et la morphologie des lieux pourraient façonner les vagues provoquées par l’effondrement du glacier. Les deux hommes ont commencé leur recherche par une observation depuis les airs, ce qui leur a permis de repérer un glacier potentiel avec une plage de sable devant lui.
Après avoir trouvé le propriétaire d’un bateau qui pourrait les conduire vers ladite plage, les deux hommes se sont installés et ont attendu qu’un pan du glacier s’écroule avec un angle parfait pour générer une vague qui atteindrait la rive opposée. Lors d’un premier vêlage du glacier, ils ont constaté que la situation n’était pas favorable car de petits icebergs encombraient la baie ; il était préférable d’attendre.
Ils sont retournés sur place le lendemain et ont constaté que les petits icebergs qui bloquaient le site la veille avait disparu. Des blocs de glace continuaient à tomber du glacier et les conditions étaient bonnes pour tenter l’expérience, mais ils jugèrent qu’elles pouvaient être encore meilleures.
Lors d’une troisième visite, un énorme pan du glacier s’est détaché et a créé une vague parfaite pour le surf…

Voici une vidéo de l’expédition au Groenland :
https://youtu.be/zRM5aZ5N4_8

Il y a quelques années, j’ai mis en ligne la vidéo d’un glacier en train de vêler en Alaska. J’expliquais que j’avais ressenti la même émotion que devant un volcan en éruption :
https://www.youtube.com/watch?v=jZtvNMxoxdY

Effondrement sur le glacier Columbia (Alaska) Photo: C. Grandpey

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A recent video shows a Portuguese surfer and a Spanish photographer embarking on a journey to Greenland in an attempt to ride and photograph a wave created by the calving of an iceberg.

The project was sponsored by a Spanish adventure and clothing company, as part of its “One Shot” series. The idea for the 2024 edition of the project, called “Parallel Dreams Edition,” is to bring together strangers who had the same concept as each other.

Surfing a calving glacier wave had been done before in Alaska, but had never been accomplished in Greenland. It was a completely new challenge for the two men. The difficulty was to find the right wave in a limited period of time.

Local fishermen guided them to potential spots where calving events could create the waves they were looking for, places where ice or land formations could shape the waves caused by the glacier’s collapse. They began the search from the air, which allowed them to spot a potential glacier with a sandy beach in front of it.

After finding a skipper who would take them to the remote beach, the pair posted up and waited for a chunk of ice to fall off at just the right angle to reach the opposite shore and break. When they finally did see the glacier calve, they found the resulting wave unridable.

They went back to the spot the next day and saw that the floating ice that had stymied them the day before was gone. Chunks of ice kept falling from the glacier and they were finally gifted with the first surfable wave of the trip.

Still, they wanted more. On a third visit, a massive section of the glacier broke off and created a wave that was more than just surfable. It was actually good. Here is a video of the event :

https://youtu.be/zRM5aZ5N4_8

A few years ago, I posted a video of a calving glacier in Alaska. I explained that I felt the same emotion as in front of an erupting volcano :

https://www.youtube.com/watch?v=jZtvNMxoxdY

Islande : l’éruption continue // Iceland : the eruption continues

Samedi 24 août 2024 – 7 heures, heure française ; 5 heures à Reyklavik : Il est 5 heures du matin en Islande. Il faudra attendre un peu pur avoir les dernières informations officielles du Met Office. L’éruption fait rougeoyer le ciel mais ne semble pas avoir évolué de manière spectaculaire depuis la veille. Les webcams montrent qu’une bouche est bien active sur la fissure éruptive. La sismicité est faible. Reste à savoir combien de temps durera cette éruption qui ne devrait pas menacer les infrastructures sensibles, ni la ville portuaire de Grindavik.

Voici une vidéo montrant le début de l’éruption le 22 août 2024. Il y a des mini coupures mais on comprend parfaitement ce qui se passe :

https://youtu.be/D8c50LQp2U4

Image webcam de l’éruption

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18 heures (heure française) : Ce soir à Reykjavik, c’est la Nuit de la Culture, le « plus grand rassemblement en plein air » de la ville avec de l’art, de la musique, de la danse, etc. Il y a fort à parier que les gens ne se soucieront pas de l’éruption qui semble être entrée dans une sorte de routine. Connaissant les Islandais, je pense aussi que la bière va couler à flot !
Les dernières observations révèlent qu’une mare de lave s’est formée autour de la fissure éruptive à Sundhnúksgíga. La principale coulée de lave se trouve au nord-ouest, mais elle ne progresse plus, de sorte qu’il est peu probable qu’elle atteigne la Grindavíkurvegur. Tout se passe au nord du Mt Stóra Skógfell.
Globalement, l’éruption s’est stabilisée et montre beaucoup moins d’énergie que pendant la phase initiale. Quelques heures après le début de l’éruption, le débit de la lave était d’environ 100 mètres cubes par seconde, soit environ le 20ème du débit maximal au début. La lave occupait à ce moment-là une zone d’environ 12 kilomètres carrés. Au vu du volume de magma accumulé sous Svartsengi, je m’attendais à une éruption de plus grande ampleur, mais il est vrai que la fissure est longue (environ 4 kilomètres) ce qui a permis à plus de magma de percer la surface d’un seul coup.
Comme je l’ai écrit auparavant, la lave a provoqué plusieurs feux de végétation sur la péninsule de Reykjanes, d’autant plus que le sol est sec et qu’il y a beaucoup de vent.
La zone de l’éruption est très difficile d’accès car il s’agit d’une ancienne zone d’entraînement militaire. Il n’est pas possible de se rendre en voiture dans cette zone. Vouloir marcher jusqu’au lieu de l’éruption serait très dangereux. Une personne qui a essayé d’avancer sur ce terrain jonché de nombreuses crevasses est tombée dans l’une d’elles et s’est cassée la jambe.
Personne ne sait, bien sûr, si l’éruption durera longtemps ou si elle se poursuivra comme actuellement, sans changement significatif. Pour l’instant, acheter un billet d’avion pour aller voir le spectacle ne serait pas forcément une bonne idée.

Vue du site éruptif le 24 août 2024 à 16h45 (heure locale) lors d’un survol en direct avec un drone. Du grand spectacle!   https://www.youtube.com/watch?v=kn7H3Rwt_EA

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Saturday, August 24th, 2024 – 7:00 am French time; 5:00 AM in Reyklavik: It is 5:00 am in Iceland. We will have to wait some time to get the latest official information from the Met Office. The eruption makes the sky glow red but does not seem to have evolved significantly since the day before. Webcams show that a vent is active on the eruptive fissure. Seismicity is low. It remains to be seen how long this eruption will last. It is unlikely to threaten sensitive infrastructure or the port city of Grindavik.
Here is a video showing the start of the eruption on August 22,d, 2024. There are mini cuts but one can understand perfectly what is happening:
https://youtu.be/D8c50LQp2U4

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6:00 pm (French time) : Tonight in Reykjavik is Culture Night, the city’s « biggest outdoor gathering » with art, music, dancing and so on. The odds are that people will not care about the eruption which seems to have entered a kind of routine.

The latest observations reveal that a lava pool is forming around the fissure at the volcanic eruption at Sundhnúksgíga. The main lava flow is to the northwest, but it no longer makes progress so that it is unlikely to reach Grindavíkurvegur. It is all north of Mt Stóra Skógfell.
Globally, the eruption has stabilized and has far less power than during the initial phase. A few hours after the start of the eruption, the lava flow was about 100 cubic metres per second, around 1/20 of the flow at its peak in the beginning. Lava occupied an area of around 12 square kilometers. Judging from the volume of magma accumulated beneath Svartsengi, I expected a more powerful eruption, but the fissure is quite long (about 4 kilometers) which allowed more magma to pierce the surface in one go.
As I put it before, lava has ignited several wildfires on the Reykjanes peninsula, all the more as the ground is dry and the weather windy. .
The area is very difficult to cross as it is a former military training area. It is not possible to go by car to this area. Trying to walk to the eruption site would be very dangerous. One person who tried to move forward on the terrain with many crevasses fell and broke her leg.

Nobody knows, of course, whether the eruption will last long or if will go on with no significant changes. However, for the time being, buying a plane ticket to go and see the show would not be a good idea.

 

Nouvelles attaques d’ours polaires, une espèce en danger // New polar bear attacks, a species at risk

Dans une note publiée le 3 août 2024, j’expliquais qu’un Allemand qui faisait partie d’une équipe scientifique a été attaqué par un ours polaire dans l’est du Groenland le 24 juillet 2024. L’incident s’est produit sur l’île Traill, près de Mestersvig. Le scientifique est le seul à avoir été blessé lors de l’attaque et il a été immédiatement transportée par avion vers un hôpital en Islande. Son état est jugé stable. L’ours polaire responsable de l’attaque a été abattu.

Le 12 août 2024, plusieurs articles de presse nous informaient que deux ours polaires ont attaqué et tué un ouvrier au Canada sur un site radar isolé de l’île Brevoort, dans le territoire du Nunavut. Le site fait partie d’avant-postes du Système d’Alerte du Nord (North Warning System) qui est réparti à travers le Grand Nord canadien ; il forme un réseau de surveillance contre les incursions aériennes ou les attaques de missiles de croisière. La couverture radar s’étend sur près de 5000 kilomètres de l’Alaska au Labrador, dans l’est du Canada. Les employés de l’entreprise pour laquelle travaillait la victime se sont rendus sur les lieux et l’un des animaux a été abattu.
Les attaques d’ours polaires sur des humains sont rares, mais la mort de cet homme marque au moins la deuxième attaque mortelle depuis 2023. L’année dernière, un ours polaire a émergé brusquement d’une bourrasque de neige et a tué une femme et son jeune fils à Wales, un village à proximité de Nome, en Alaska, juste en dessous du Cercle polaire arctique. Il s’agissait de la première attaque mortelle d’ours polaire depuis 30 ans en Alaska, le seul État américain où vivent ces plantigrades. En 2018, un père de famille de 31 ans a été tué par un ours polaire alors qu’il protégeait ses enfants au Canada. La même année, les autorités norvégiennes ont déclaré qu’un ours polaire avait été abattu après avoir attaqué et blessé un garde qui accompagnait des touristes au moment où ils sortaient d’un bateau de croisière sur l’archipel du Svalbard.
La population d’ours polaires est en déclin en raison de la fonte et de la réduction de la banquise arctique. En 2021, des scientifiques norvégiens ont découvert que les ours polaires deviennent consanguins alors que l’espèce lutte pour sa survie. Une étude a révélé que dans l’archipel norvégien du Svalbard, les populations d’ours polaires ont connu une perte de 10 % de leur diversité génétique entre 1995 et 2016. Une étude de 2020 a révélé que la fonte de la banquise affame les ours polaires qui s’approchent des zones habitées pour trouver de la nourriture. L’étude avertit que d’ici un siècle, les ours polaires pourraient disparaître, et que le déclin de la diversité génétique augmente le risque d’extinction.
Source : Médias d’information américains.

Ours polaire dans l’Arctique canadien (Photo: C. Grandpey)

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In a post written on August 3rd, 2024, I explained that a German man participating in a research team was attacked by a polar bear in East Greenland on July 24th, 2024. The incident occurred on Traill Island near Mestersvig. Only one person was injured in the attack and was immediately airlifted to a hospital in Iceland. His condition has been reported stable. The polar bear responsible for the attack was shot following the incident.

On August 12th, 2024, several press articles informed us that two polar bears attacked and killed a worker in Canada at a remote government radar site on Brevoort Island, in the Nunavut territory. The site is one of dozens of North Warning System outposts dotting Canada’s far north, forming a surveillance tripwire against aircraft incursions or cruise missile attacks. The radar coverage spans over 3,100 miles from Alaska to Labrador in eastern Canada.The employees of the company for which he was working responded to the scene and one of the animals was put down.

Polar bear attacks on humans are rare but the man’s death marks at least the second fatal attack since 2023. Last year, a polar bear emerged from the impenetrable snow squall and killed a woman and her young son in Wales, Alaska, just below the Arctic Circle. It marked the first fatal polar bear attack in 30 years in Alaska, the only U.S. state that is home to the animals. In 2018, a 31-year-old father was killed in a polar bear attack while protecting his children in Canada. That same year, Norwegian authorities said a polar bear was shot and killed after it attacked and injured a guard who was leading tourists off a cruise ship on an Arctic archipelago.

The polar bear species is declining because of disappearing Arctic sea ice. In 2021, scientists in Norway found polar bears were inbreeding as the species fights to survive. A study found that on the Norwegian archipelago of Svalbard, polar bear populations have seen a 10% loss in their genetic diversity from 1995 to 2016. A 2020 study found that the melting sea ice is starving polar bears that are coming close to populated areas to find some food. The study warned that within the century, polar bears could be extinct, and declining genetic diversity increases the risk of extinction.

Source : US news media.

Islande: nouvelle éruption ! // Iceland : new eruption !

Vendredi 23 août 2024 6h00 heure française – 4h00 heure islandaise) : Une nouvelle éruption a débuté à 21h26 le 22 août 2024 sur la péninsule de Reykjanes. L’éruption était attendue depuis plusieurs semaines en raison de l’activité sismique et du soulèvement du sol dans la région de Svartsengi. .
Une situation d’urgence a été déclarée peu après 21h00 (heure locale) et la zone autour de Grindavík a été évacuée. Peu d’habitants se trouvaient dans la ville ces dernières semaines ; il y avait juste des ouvriers qui construisaient et renforçaient les digues de terre dans la région. L’éruption a aussi entraîné l’évacuation du Blue Lagoon, où se trouvaient environ 1 300 clients et membres du personnel.

L’éruption se situe dans la région de Sundhnúksgígaröð, à peu près au même endroit que l’éruption de mai dernier. La fissure semblait mesurer 1,4 km de long au début de l’éruption mais le Met Office s’attend à ce qu’elle s’allonge au cours des prochaines heures.
Les autorités demandent aux civils de rester à l’écart de la zone pour leur propre sécurité et celle des équipes d’intervention.

Il s’agit de la neuvième éruption en un peu plus de trois ans et de la sixième en huit mois, depuis la première éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar en décembre dernier.
Comme les éruptions précédentes dans la région, l’éruption n’a pas d’impact sur le trafic aérien.
Source : Met Office et presse islandaise.

Des webcams de l’éruption sont accessibles à cette adresse ;

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2024/08/22/live_footage_9th_eruption_in_the_reykjanes_peninsul/

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Dans ses dernières mises à jour, le Met Office donne quelques détails supplémentaires sur le début de l’éruption.
A 20h48 UTC, un intense essaim sismique a commencé sur la chaîne de cratères Sundhnúkur entre Stóra-Skógfell et Sýlingarfell. Une hausse de la pression a également été mesurée dans les puits de forages. Il était évident qu’une intrusion magmatique avait commencé et qu’une éruption était imminente.
Une fissure s’est effectivement ouverte à l’est de Sýlingarfell et à 21h30, un panache de gaz d’environ 1 km de hauteur se dirigeait vers le sud. La fissure éruptive mesure environ 3,9 km de long. Elle s’est d’abord étirée à la fois vers le nord et vers le sud. L’activité sismique est enregistrée principalement au nord, ce qui indique que le magma se fraye un chemin vers le nord plutôt que vers le sud.
A 23h00 le 22 août, la longueur de la fissure éruptive n’avait pas varié. La sismicité était relativement stable et l’activité principale se situait à l’extrémité nord de la fissure. Il est donc peu probable que la fissure s’étende vers le sud en direction de Grindavík.

La principale préoccupation concerne actuellement la conduite d’eau froide qui alimente Svartsengi. Elle est cependant protégée et a résisté aux précédentes éruptions. Comme la lave se dirige plus vers le nord qu’auparavant, elle pourrait atteindre la Grindavíkurvegur, ce qui signifie que les conduites d’eau froide seraient en danger. Si elles sont touchées par la lave, l’eau sera coupée dans toute la région de Suðurnes. Cependant, des équipes sont prêtes à intervenir et procéder à des réparations en cas de rupture de la conduite.

L’éruption vers 21h30 le 22 août 2024

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Vendredi 23 août 2024 (11h00 heure française – 9h00 heure islandaise) : L’éruption dans la région de Sundhnúksgígaröð sur la péninsule de Reykjanes se poursuit. L’activité a décliné et reste principalement concentrée à l’extrémité nord de la fissure éruptive. Le Met Office précise que l’activité se limite principalement à deux fissures, l’extrémité nord de la fissure qui s’est ouverte en premier et la fissure qui s’est ouverte ensuite au nord de la première. La sismicité a diminué rapidement après 04h00 (UTC). Cependant, l’extension au sol continue au nord de Stóra-Skógfell, ce qui laisse supposer que l’éruption n’a pas atteint son équilibre.

La lave coule vers Litla-Skógfelli, au-delà de Stóra-Skógfelli et vers l’est et le nord. Il y a peu d’activité à l’extrémité sud de la fissure, ce qui est une bonne nouvelle pour Grindavík.

Source: https://www.ruv.is

La lave a d’abord pris la direction de la Grindavíkurvegur, mais n’a pas beaucoup bougé depuis les premières heures de l’éruption. Le front de coulée se trouve actuellement à environ 200 à 300 mètres de la route. Les infrastructures de la zone semblent épargnées.
Tout compte fait, la situation globale semble bonne dans la mesure où la lave se dirige principalement du côté nord de l’éruption. L’activité sismique a considérablement diminué après l’ouverture de la fissure éruptive.
Les autorités ont demandé au public de ne pas se rendre sur le site de l’éruption. De nombreuses personnes ont fait fi de ces recommandations et sont allées se poster le long de la route Reykjanesbraut qui relie la capitale à l’aéroport de Keflavík.

Source: https://www.ruv.is

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23 août 2024 (15h00 – heure locale) : L’éruption se poursuit sur la péninsule de Reykjanes. L’activité est désormais confinée à l’extrémité nord de la fissure qui s’est ouverte en premier, et à l’autre fissure qui s’est ouverte au nord de la précédente. La déformation du sol au niveau des centres éruptifs a diminué au cours des dernières heures. Cela signifie que l’éruption a atteint un équilibre, mais cela ne signifie pas qu’elle est terminée.
Rien ne montre en ce moment que Grindavík et Svartsengi sont en danger. Cependant, les travaux de construction des digues de terre à Svartsengi se poursuivent. Les employés ont été autorisés à retourner au travail à Svartsengi et le Blue Lagoon pourrait rouvrir le 24 août.
La police de Suðurnes insiste sur le fait qu’il est extrêmement difficile et dangereux de se rendre à proximité de l’éruption à pied, car le champ de lave est difficile à traverser. Il y a de nombreuses crevasses. Un randonneur est tombé dans l’une d’elles la nuit dernière et a été blessé. De nombreuses personnes garent leur voiture sur le bord de la route entre la capitale et l’aéroport de Keflavik, ce qui constitue un autre danger. La vitesse a été limitée à 50 km/h.

Source : Médias d’information islandais.

Vue de la fissure éruptive ce matin (Source: https://www.ruv.is)

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Dans une mise à jour publiée également dans l’après-midi, le Met Office confirme que l’activité sismique et la déformation du sol ont ralenti. L’activité éruptive se produit principalement au nord de Stóra-Skógafell. Elle se limite à deux zones au nord de Stóra-Skógafell.
La fissure qui s’est ouverte au début de l’éruption montre maintenant une très faible activité. La langue de lave qui s’approchait de la Grindavíkurvegur au début de l’éruption s’est pratiuqement arrêtée.
La majeure partie de la coulée de lave progresse vers le nord-ouest, en déclenchant des incendies de végétation sur son passage.

Photo montrant la partie la plus septentrionale de l’éruption (Crédit photo : garde côtière islandaise)

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Friday August 23rd, 2024 6:00 am French time – 4:00 Icelandic time) : A new eruption started at 9:26 pm on August 22nd, 2024 on the Reykjanes peninsula. The eruption had been expected for some weeks due to ongoing seismic activity and the ground uplift in the Svartsengi area. .

An emergency phase was declared shortly after 9:00 pm and the area around Grindavík was evacuated. While few residents had been in the town in recent weeks, there were some workers constructing and reinforcing lava barriers in the area. The eruption also set off the evacuation of the Blue Lagoon, where roughly 1,300 guests and staff members were on site.

The eruption is in the Sundhnúksgígaröð area, in a very similar location to the eruption that occurred last May. The fissure appears to be 1.4 km long at the beginning of the eruption but the Met Office expected it to lengthen further over the next hours.

Authorities ask civilians to stay away from the area for their own safety and the safety of response crews.

The eruption is the ninth in just over three years and the sixth in about eight months, since the first eruption at the Sundhnúkagígar crater row in December last year.

Like previous eruptions in the area, the eruption does not impact air trafic.

Source : Met Office and Icelandic news media.

You will find webcams of the eruption at this address :

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2024/08/22/live_footage_9th_eruption_in_the_reykjanes_peninsul/

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In its latest updates, the Met Office gives some more details about the start of the eruption.

At 20:48 UTC an intense earthquake swarm started in the Sundhnúkur crater row between Stóra-Skógfell and Sýlingarfell.

Increased pressure was also measured in boreholes. These were clear signs that a dyke propagation had started and that an eruption was imminent.

A fissure opened east of Sýlingarfell and by 9:30 pm a gas plume about 1 km high could be seen drifting to the south. The eruptive fissure was about 3.9 km long. It initially expanded both to the north and to the south. Seismic activity was mainly to the north, which indicated that the magma was breaking its way to the north rather than to the south.

At 11:00 pm on August 22nd, the length of the eruptive fissure appeared to remain the same. Seismicity was fairly stable and the main activity was at the northern end of the eruptive fissure. It was therefore unlikely that the fissure will extend to the south. No lava flow was observed to the south towards Grindavík.

The main concern right now is about the cold water pipe that runs into Svartsengi. The pipe is however protected and has withstood previous eruptions. As the lava is flowing further north than before, it might reach Grindavíkurvegur road, which means the cold water pipes would be at risk. If they are affected by lava, water will be cut off to all of Suðurnes. However, crews are ready for repairs if the pipeline breaks.

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Friday, August 23rd, 2024 (11:00 am French time – 9:00 am Icelandic time) : The eruption in the Sundhnúksgígaröð area on the Reykjanes Peninsula is going on. Activity has subsided and remains mainly concentrated to the northern end of the fissure. The Met Office indicates that activity is now mostly confined to two fissures, the northern end of the fissure that erupted first and the fissure that opened north of the first one. Seismicity decreased rapidly after 04:00 UTC. However, ground extension continues north of Stóra-Skógfell, which suggests that the eruption has not reached equilibrium.

The lava flows towards Litla-Skógfelli, past Stóra-Skógfelli and to the east and north.There little activity in the southern end of the fissure , which is good news for Grindavík.

Lava initially flowed towards Grindavíkurvegur road, although it has not moved much since the early hours of the eruption. The flow front is currently about 200 to 300 metres away from the road. Infrastructure in the area appears to be safe.

All in all, the global situation looks good as long as lava is flowing mainly on the northern side of the eruption. Seismic activity significantly decreased after the new fissure opened.

The authorities urged the public not to travel to the site of the eruption. Many did, however, view the eruption from the shoulder of the Reykjanesbraut road leading from the capital area to the Keflavík International Airport.

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23 August 2024 (3:00 pm – local time) : The eruption continues on the Reykjanes Peninsula. Activity is now mostly confined to the northern end of the fissure that opened first, and on the other fissure that opened north of the original fissure. Land deformation at the eruption centres has subsided in the past hours. It indicates that the eruption is reaching equilibrium, but that does not yet mean it is over.

There is currently no evidence that Grindavík and Svartsengi are in danger. However, work on building defences at Svartsengi continues. Employees have been allowed to go back to work in Svartsengi and the Blue Lagoon may reopen on August 24th.

The police in Suðurnes say that it is extremely difficult and dangerous to go to the eruption centers on foot, as the lava is difficult to cross. There are many cracks in the area and a hiker fell into one of them last night and was injured. There are a lot of people parking their cars on the side of the road between the capital and Keflavik airport, which creates another danger. Speed has been limited to 50 km/h.

Source : Icelandic news media.

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In an update released in the afternoon, the Met Office confirms that seismic activity and ground deformation have slowed down. Eruptive activity is primarily occurring north of Stóra-Skógafell. It is limited to two areas north of Stóra-Skógafell.

The fissure that opened at the beginning of the eruption is now showing very low activity. The lava tongue that approached the Grindavíkurvegur road at the beginning of the eruption has almost stopped.

Most of the flow of lava has been progressing to the northwest, triggering wildfires on its path.