Islande : tornade volcanique et essoufflement de l’éruption // Iceland : volcanic tornado and decline of the eruption

L’éruption qui a débuté le 10 juillet 2023 se poursuit sur la péninsule de Reykjanes avec une baisse significative de son intensité ; le lac de lave qui s’agite dans la bouche éruptive n’est plus sur le point de déborder.
Le Met Office islandais a signalé de fortes détonations sur le site de l’éruption le 27 juillet. Elles sont dues à l’explosion de poches de méthane emprisonnées dans la coulée de lave. On a également pu observer une tornade tourbillonnante qui apparaît sur une vidéo diffusée sur YouTube le 24 juillet :
https://youtu.be/DTWsZDrOxOY
Lorsque la lave coule sur des zones de végétation, du méthane se forme lorsque les plantes ne brûlent pas complètement. Le gaz s’accumule ensuite dans les interstices et les cavités de la lave. Ces poches de méthane se mélangent à l’oxygène de l’air pour former un cocktail de gaz hautement inflammable. Lorsqu’un élément incandescent ou une flamme pénètre dans l’une de ces poches, une explosion se produit. Elle pourrait constituer un danger pour une personne qui s’aventurerait trop près de la coulée de lave. D’où les restrictions d’accès – pas toujours respectées – mises en place par les autorités islandaises
S’agissant de la tornade, elle s’est formée au-dessus du site de Litli-Hrútur (« Petit Bélier » en français) en raison d’une combinaison de facteurs météorologiques et géologiques. La chaleur intense de la lave à l’intérieur de la bouche éruptive réchauffe l’air directement au-dessus, ce qui rend cet air moins dense et le fait s’élever. Sous certaines conditions de vent, cette colonne d’air chaud peut devenir une tornade. On ne sait pas si la tornade sur le site éruptif s’est formée à partir de débris volcaniques à très haute température au-dessus de la bouche éruptive ou à cause de la chaleur de la coulée de lave,
Ce type de tornade est parfois observé dans les lieux où il y a une forte source de chaleur au sol et où l’atmosphère est instable sur environ un kilomètre à proximité de la surface du sol. L’atmosphère est considérée comme instable lorsque sa température chute rapidement avec l’altitude.
La belle forme et la longue durée de la tornade au-dessus de l’éruption islandaise pourraient signifier que les conditions atmosphériques étaient particulièrement favorables au moment de son observation.

Source : Live Science, Met Office islandais.

Image extraite de la vidéo ci-dessus.

Le phénomène est assez fréquent pendant les éruptions; on en a déjà vu à Hawaii. Ça se produit aussi dans le désert; la poussière remplace alors les gaz.
J’ai écrit des notes à propos des tornades à Hawaii, mais aussi à propos du Sinabung :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/12/20/tourbillons-volcaniques-volcanic-whirlwinds/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2014/02/05/24715/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2014/02/08/les-tornades-du-sinabung-suite-mount-sinabungs-tornadoes-continued/

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Je peux me tromper, mais je confirme les propos d’un scientifique islandais il y a quelques jours : l’éruption sur la péninsule de Reykjanes touche à sa fin. On ne voit pratiquement plus de lave dans la bouche éruptive. Les bouillonnements et les projections sont remplacés par un abondant dégazage qui montre que le réservoir superficiel qui alimentait l’éruption est en train de se vider. L’hypothèse d’une fin d’éruption est confirmée par le déclin régulier du tremor. La sismicité reste faible sur la péninsule. Il serait hasardeux d’acheter un billet d’avion pour aller voir l’éruption. Ensuite, parcourir à pied une vingtaine de kilomètres pour ne rien voir, c’est un peu de l’argent jeté par les fenêtres…

Capture écran webcam

Source: IMO

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The eruption that started on July 10th, 2023 continues on the Reykjanes Peninsula with a significant decrease in intensity ; the bubbling lava lake within the eruptive vent is no longer about to overflow.

The Icelandic Met Office reported loud bangs from the eruption site on July 27th, indicating that pockets of methane gas trapped in the lava flow were exploding. One could also observe a whirling tornado shown on a video posted on YouTube on July 24th :

https://youtu.be/DTWsZDrOxOY

When the lava flowed over vegetated areas, methane gas was produced when the vegetation did not burn completely. The gas then accumulated in gaps and cavities in the lava. These pockets of methane mix with oxygen to form a highly flammable cocktail of gases. When an ember or flame from breaks into one of these pockets, an explosion occurs, which could pose a danger to anyone venturing too close to the lava flow.

As far as the tornado is concerned, it formed above Litli-Hrútur (« Little Ram » in English) due to a meteorological and geological union. Intense heat from the lava inside the eruptive vent warms the air directly above it, making the air less dense and causing it to rise. Under certain wind conditions, this column of hot air can spin up a tornado. It is unclear whether the tornado formed from superheated volcanic debris hovering above the vent or from the heat of the lava flow,

This type of tornado is sometimes observed where there is a strong heat source on the ground and the atmosphere is unstable in the lowest kilometer or so near the surface. The atmosphere is considered unstable when temperatures fall rapidly with height.

The particularly well-formed and long-lived tornado above the Icelandic eruption might imply that atmospheric conditions were particularly conducive when it was observed.

Source : Live Science, IMO.

The phenomenon is quite frequent during eruptions. It has been observed in Hawaii. It also happens in the desers where the dust replaces the smoke and gases.

I have released several posts about the tornadoes in Hawaii and on Mt Sinabung :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2022/12/20/tourbillons-volcaniques-volcanic-whirlwinds/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2014/02/05/24715/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2014/02/08/les-tornades-du-sinabung-suite-mount-sinabungs-tornadoes-continued/

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I may be wrong, but I confirm the words of an Icelandic scientist a few days ago: the eruption on the Reykjanes peninsula is nearing its end. There is hardly any lava to be seen in the eruptive vent. The bubbling and projections are replaced by abundant degassing which shows that the shallow magma reservoir which fed the eruption is being emptied. The hypothesis of the end of the eruption is confirmed by the steady decline of the tremor. Seismicity remains low on the peninsula. It would be risky to buy a plane ticket to see the eruption. Then, walking about twenty kilometers to see nothing would be a waste of money…

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

L’éruption de l’Ubinas Pérou) se poursuit de manière modérée. Quelques explosions sont encore enregistrées avec des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 2 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à Orange (troisième niveau sur une échelle de quatre couleurs) et le public est prié de rester à 4 km du cratère.
Source : IGP.

Image satellite de l’Ubinas transmise le 23 juin 2023 par de satellite Copernicus-Sentinal 2.

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L’éruption continue sur la péninsule de Reykjanes (Islande), mais son intensité a bien diminué. La lave continue de bouillonner à l’intérieur de la bouche active mais son niveau a considérablement baissé. Comme je l’indiquais précédemment, les volcanologues islandais pensent que l’éruption pourrait prendre fin d’ici une à deux semaines. Le 3 août 2023, les images de la webcam confirmaient que l’activité éruptive déclinait de manière significative (voir capture d’écran ci-dessous).

Je vous invite à lire mes notes dédiées à cet événement.

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L’éruption du Bagana (Papouasie-Nouvelle-Guinée) se poursuit. Des émissions de cendres intermittentes et des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent. Dans la nuit du 28 juillet 2023, deux explosions ont éjecté des fragments de lave. Une coulée de lave a également été signalée. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échellede quatre niveaux).

Toujours en Papouasie-Nouvelle-Guinée, des émissions ponctuelles de cendres sont observées sur l’Ulawun. La sismicité modérée montre des fluctuations et est dominée par des épisodes de tremor volcanique. Le niveau d’alerte a été relevé à 2 (sur une échelle de quatre niveaux) le 27 juillet 2023.
Source : Observatoire Volcanologique de Rabaul.

Source: NASA

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L’éruption du Mayon (Philippines) se poursuit sans changements majeurs. La lente émission de lave au sommet du volcan alimente des coulées sur les flancs S, SE et E. Les effondrements au niveau du dôme de lave et des coulées de lave produisent des chutes de blocs incandescents et des coulées pyroclastiques qui descendent plusieurs ravines jusqu’à 4 km de distance. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et il est demandé à la population de rester à l’écart de la zone de danger permanent (PDZ) de 6 km de rayon. .
Source : PHIVOLCS.

Source: PHIVOLCS

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) continue tranquillement. Cela fait maintenant un mois que la lave s’écoule sur les Grandes Pentes. Le front de coulée reste stable à 1,8 km de la RN 2. Dans son bulletin mensuel, publié le 1er août, l’OVPF propose une synthèse de cette éruption, relayée par le site « Réunion la 1ère ».

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/l-eruption-du-piton-de-la-fournaise-dure-depuis-un-mois-l-observatoire-du-volcan-fait-le-point-1418189.html

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De petits événements phréatiques périodiques sont signalés sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica), avec des panaches de gaz et de vapeur qui s’élèvent à 500 m au-dessus du cratère.
Source : OVSICORI.

Crédit photo: Wikipedia

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L’éruption du Shishaldin (Fox Islands / Alaska) se poursuit avec une intensité variable. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch / Vigilance (deuxième niveau sur une échelle de quatre niveaux) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange (deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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Il n’y a toujours pas d’éruption sur le Kilauea (Hawaï).

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world.

The eruption of Ubinas Peru) continues in a moderate way. Some explosions are still recorded with ash plumes that rise up to 2,500 m above the summit. The Alert Level remains at Orange (the third level on a four-color scale) and the public is asked to stay 4 km away from the crater.

Source : IGP.

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The eruption continues on the Reykjanes Peninsula (Iceland).but its intensity has declined. Lava continues to bubble inside the active vent but its level has dropped significantly. As I mentioned earlier, volcanologists in Iceland believe the eruption could be over within the next two weeks. I invite you to read my posts dedicated to this event.

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The eruption of Bagana (Papua New Guinea) continues. Intermittent ash emissions and ashfall are reported in downwind areas. During the night of July 28th, 2023, two explosions ejected lava fragments from the crater vents. A lava flow was also reported. The Alert Level remains at 2 (on a four-level scale).

Still in Papua New Guinea, occasional ash emissions are observed at Ulawun. Moderate seismicity is variable and is dominated by volcanic tremors. The Alert Level was raised to 2 (on the four-level scale) on July 27th, 2023.

Source : Rabaul Volcano Observatory.

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The eruption of Mayon (Philippines ) continues with no major changes. Slow lava effusion from the summit crater is feeding flows on the S, SE, and E flanks. Collapses at the lava dome and from the lava flows produce incandescent rockfalls and pyroclastic flows that descended several drainages as far as 4 km. The Alert Level remains at 3 (on a 0-5 scale) and residents are asked to stay away from the 6-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ). .

Source : PHIVOLCS.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues quietly. Lava has been flowing on the Grandes Pentes for a month now. The flow front remains stable 1.8 km from RN 2. In its monthly bulletin, published on August 1st, 2023, OVPF offers a summary of this eruption, relayed by the « Réunion la 1ère » website.

https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/l-eruption-du-piton-de-la-fournaise-dure-depuis-un-mois-l-observatoire-du-volcan-fait-le-point-1418189. html

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Periodic small phreatic events are reported at Rincón de la Vieja (Costa Rica) with gas-and-steam plumes that rise 500 m above the crater.

Source : OVSICORI.

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The eruption of Shishaldin (Fox Islands / Alaska) continues with variable intensity. The Volcano Alert Level remains at Watch (the second level on a four-level scale) and the Aviation Color Code is kept at Orange (the second level on a four-level scale).

Source : AVO.

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There is currently no eruption at Kilauea (Hawaii).

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Olympus Mons une île volcanique ? // Was Olympus Mons a volcanic island ?

Dominant la planète Mars, Olympus Mons – la plus haute montagne du système solaire – était peut-être autrefois une île volcanique cernée par un océan de près de 6 km de profondeur. C’est ce que semblent montrer des caractéristiques géologiques dans les imposantes falaises qui entourent le volcan éteint.
Olympus Mons s’élève à environ 22.500 m au-dessus de la surface martienne, et s’étale sur une immense base d’environ 600 km de diamètre. Une caldeira volcanique couronne le sommet du volcan dont la dernière éruption remonte à 25 millions d’années.
Le 24 juillet 2023, une équipe dirigée par Anthony Hildenbrand de l’Université Paris-Saclay (France) a publié dans la revue Earth and Planetary Science Letters une étude révélant qu’Olympus Mons présente des similitudes avec des îles volcaniques sur Terre, telles que les Açores, la Îles Canaries et les îles hawaïennes.
Cette hypothèse est étayée par les falaises et escarpements d’une hauteur de près de 6 km autour d’Olympus Mons. Selon l’équipe scientifique, les escarpements donnent l’impression de s’être formés lorsque la lave qui s’écoulait sur les flancs du volcan a rencontré l’eau profonde de l’océan. Cet événement a probablement eu lieu il y a environ 3,7 à 3,4 milliards d’années.
Des scientifiques ont déjà tenté de mettre en relation les escarpements et l’eau liquide, sans vraiment apporter de preuves à cette hypothèse jusqu’à présent. Si les scientifiques français ont raison, c’est effectivement que le sommet des escarpements était un ancien rivage. Aujourd’hui, on peut voir autour d’Olympus Mons une grande dépression causée par le poids de la montagne. La hauteur des escarpements indique que l’eau de l’océan a probablement rempli cette dépression jusqu’à une profondeur de 6 kilomètres.
On peut observer des reliefs similaires sur le flanc nord d’un autre volcan martien, Alba Mons, qui se trouve à plus de 1 800 km d’Olympus Mons, avec la présence possible de l’ancien océan.
Les volcans géants de Mars se sont peut-être formés au-dessus de points chauds où la convection dans le manteau fait s’élever un magma plus chaud dans un panache géant. L’auteur principal de l’étude ne pense pas que tous les volcans de la région se sont formés à partir du même panache. Selon lui, « l’hypothèse la plus probable est [qu’il y avait] localement des panaches distincts sous Olympus Mons et Alba Mons, séparés en surface par des centaines de kilomètres. » Ces panaches ont provoqué une inflation de la surface sur une grande échelle. L’équipe scientifique explique que le soulèvement du manteau qui a alimenté les volcans a eu un effet particulièrement important sur l’océan qui les entoure. En déformant considérablement la croûte de la planète, il a déplacé l’emplacement de l’océan.
Des études antérieures ont trouvé des preuves de deux rivages distincts dans une région de basse de Mars appelée Vastitas Borealis. Les chercheurs pensaient qu’ils étaient la preuve de deux océans distincts qui existaient dans Vastitas Borealis à des centaines de millions d’années d’intervalle. Cependant, les scientifiques français pensent qu’au lieu de plusieurs océans, il n’y en avait qu’un seul. Lorsque la poussée du manteau a fait se soulever la croûte de la planète et formé le Dôme (ou renflement) de Tharsis, la surface de Mars s’est suffisamment déformée pour déplacer l’emplacement de l’océan, ce qui explique la séparation de deux rivages dans le temps.
La dernière étude apporte aux planétologues plus de détails sur l’histoire de l’eau sur Mars. Lorsque le littoral de l’océan s’est déplacé, on pense que l’océan avait déjà commencé à reculer et à s’assécher. Si, par hasard, Mars avait été habitable, ce qui s’est passé à cette époque aurait probablement marqué la fin de cette habitabilité.
Source :space.com.

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Mars’ mighty Olympus Mons – the tallest mountain in the solar system – may have once been a volcanic island surrounded by an ocean nearly 6 km deep, according to geological evidence found in towering cliffs that ring the extinct volcano.

Olympus Mons rises about 22.500 m above the Martian surface, and with an enormous base about 601 km wide. A volcanic caldera crowns the summit of the volcano. It last erupted 25 million years ago.

On July 24th, 2023, a team led by Anthony Hildenbrand of Université Paris-Saclay (France) published in the journal Earth and Planetary Science Letters a new study revealing that Olympus Mons displays similarities with volcanic islands on Earth, such as the Azores, the Canary Islands and the Hawaiian islands.

The evidence is in the form of giant cliffs, or escarpments, that rise nearly 6 km around Olympus Mons. According to the scientific team, the escarpments have the signature appearance of having formed when lava flowing down the flanks of the volcano encountered deep ocean water all around it. This event probably took place around 3.7 – 3.4 billion years ago.

While scientists have previously tried to connect the escarpments with liquid water, the exact relationship between them had not been clear until now. If the French team is correct, then the top of the escarpments marks an ancient shoreline. Today, around Olympus Mons, one can see a large depression in the surface, caused by the sheer weight of the mountain. The height of the escarpments indicates that ocean water probably filled in this depression to a depth of 6 kilometers.

Similar features are found on the northern flank of another Martian volcano, Alba Mons, which is located over 1,800 km away from Olympus Mons and indicates the possible extent of the ancient ocean.

The giant volcanoes of Mars may have formed over hot spots in the mantle where convection causes warmer magma to rise in a giant plume. Rather than all the volcanoes in the region having formed from the same plume, the lead author of the study explains that « the most probable hypothesis is [that there were] distinct regional plumes under Olympus Mons and Alba Mons, separated at the surface by hundreds of kilometers. » These plumes caused the surface to bulge outwards over a large area. The scientific team argues that the mantle uplift that powered the volcanoes had an even greater effect on the ocean around them, by deforming the planet’s crust so much that it shifted the location of the ocean.

Previous studies have found evidence for two distinct shorelines within a lowland region on Mars called Vastitas Borealis. They had been interpreted as evidence for two different oceans that existed in Vastitas Borealis hundreds of millions of years apart. However,the French team thinks that rather than multiple oceans, there was just one long-lasting ocean. As the mantle uplift pushed against the planet’s crust and formed the Tharsis Bulge, it deformed Mars’ surface enough to actually shift the location of the ocean, which accounts for two shorelines being separated in age.

The findings provide planetary scientists with further details about the history of water on Mars. When the ocean shoreline shifted, it is thought that the ocean was already beginning to recede and dry up. If Mars were ever habitable, this era could have signaled the end of that habitability.

Source : space.com

(Source : NASA)

Nouveaux travaux de purge du lac glaciaire des Bossons (Haute-Savoie)

Dans une note rédigée le 18 juin 2022 sur ce blog, j’expliquais que le très célèbre Glacier des Bossons continuait de fondre et de reculer avec la hausse des températures provoquée par le réchauffement climatique.

En 2018, un lac glaciaire s’est formé au pied du glacier à 1695 mètres d’altitude. Pour éviter une vidange potentiellement trop importante et une crue torrentielle très dangereuse, la commune de Chamonix a décidé d’entreprendre des travaux pendant le mois de juin 2022.

En juillet 2021, le volume du lac était estimé à 3 700 m³, mais parce que le débit de son exutoire reste inférieur au débit entrant, le lac périglaciaire gonfle, surtout l’été en période de fonte. A l’époque, les glaciologues pensaient que dès l’automne 2022, le lac pourrait atteindre 20 000 m³, soit cinq fois le volume enregistré au cours de l’été 2021.

C’est pourquoi la commune de Chamonix a décidé d’entreprendre des travaux de déroctage pendant le mois de juin 2022 pour limiter l’impact d’une vidange soudaine imprévisible. Cette opération a permis une purge partielle du lac.

De nouveaux travaux de purge du lac au pied du glacier des Bossons sont à nouveau réalisés au cours de l’été 2023, afin d’éviter que ce lac provoque des inondations dans le village en contrebas.Le maire de Chamonix rappelle que « la formation de lacs au pied « des glaciers est une conséquence du changement climatique sur ces altitudes médianes. » La commune de Chamonix-Mont-Blanc a donc entamé des travaux, à l’aide de deux petites pelleteuses, pour creuser un chenal qui va permettre d’évacuer d’une manière plus graduelle l’eau qui s’est accumulée sur la partie terminale de ce glacier.. La vidange progressive du lac est programmée durant la première quinzaine du mois d’août.

La créations de cuvettes et de lacs glaciaires risque de se multiplier à l’avenir. Il existe déjà une dizaine de lacs glaciaires et sous-glaciaires dans le massif du Mont-Blanc. Pour autant, cela ne signifie pas que des travaux seront nécessaires à chaque fois. Il faut intervenir uniquement lorsque un danger est susceptible d’apparaître pour les biens et les personnes.

Pas très loin de Chamonix, le glacier de Tête Rousse cache une volumineuse poche d’eau à 3200 mètres d’altitude. Lors de sa découverte en 2010, les autorités ont décidé de mettre en place une spectaculaire opération de pompage pour éviter une catastrophe. Tout le monde avait en tête le drame du 12 juillet 1892 quand la rupture d’une poche glaciaire avait entraîné une gigantesque vague de 300 000 mètres cubes qui avait enseveli les thermes de Saint-Gervais et fait au moins 175 victimes. Voir la description de cet événement sur ce blog en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/04/23/saint-gervais-haute-savoie-toujours-sous-la-menace-du-glacier-de-tete-rousse/

Source: presse régionale.

Photos: C. Grandpey

Crédit photo: Le Dauphiné