Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Dans son dernier bulletin, l’IGP qualifie de « modérée » l ‘activité actuelle de l’Ubinas (Pérou). Elle se caractérise par des explosions qui génèrent des panaches de cendres pouvant atteindre 4500 m au-dessus du sommet du volcan. Comme précédemment, on observe une légère inflation de l’édifice volcanique et une anomalie thermique au sommet. Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Orange.

De son côté, l’éruption du Sabancaya (toujours au Pérou) est stable, avec une moyenne de 27 explosions quotidiennes qui envoient des panaches de cendres à environ 2 km au-dessus du volcan.

Image satellite de l’Ubinas transmise le 23 juin 2023 par de satellite Copernicus-Sentinal 2.

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L’éruption continue sur la péninsule de Reykjanes (Islande). Je vous invite à lire mes notes dédiées à cet événement. La lave coule maintenant principalement en tunnels. Cela signifie qu’elle peut rester chaude très longtemps et couvrir de plus longues distances. Ensuite, une fois à l’air libre, la lave se refroidira et s’écoulera moins vite.
Selon les volcanologues islandais, si elle avance dans la Meradalir en tunnels, le magma finira par percer la surface et la lave continuera d’avancer. Elle finira par atteindre Suðurstrandaveg puis l’océan. Cependant, ce n’est qu’une hypothèse et personne ne sait ce qui va se passer dans les prochains jours et les prochaines semaines. En fin de compte, la lave pourrait ne jamais atteindre la route côtière.

L’Icelandic Geological Survey indiquait le 25 juillet 2023 que la lave émise à Litli-Hrútur dépasse maintenant en taille celle de l’éruption dans la Meradalir en août 2022. On note en ce moment une lente diminution du débit de lave.
La lave de l’éruption actuelle couvre maintenant 1,2 km
2 et son volume est de 12,4 millions de mètres cubes. Au cours des cinq derniers jours, les coulées de lave se sont dirigées principalement vers l’est. Dans la Meradalir, le front de coulée a avancé de 200 m au cours des cinq derniers jours et progresse maintenant très lentement.
Les 13 premiers jours de l’éruption actuelle ont été beaucoup plus intenses que les premières semaines de l’éruption de 2021.

Le spectacle est actuellement très chouette sur le site de l’éruption. Tel un donjon, le cratère et son lac de lave très actif trônent au milieu du champ de lave. Merci aux Islandais d’avoir installé une webcam de très bonne qualité qui permet de profiter du spectacle depuis son fauteuil. Il semble bien que ce point élevé soit de loin le seul qui permette d’avoir une vue intéressante sur l’éruption.

Il est conseillé aux visiteurs de consulter les horaires d’ouvertures du site qui est parfois fermé pour des raisons de sécurité.

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L’activité éruptive a augmenté sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) au cours des derniers jours, avec des épisodes de hausse régulière du tremor, en relation avec de petites explosions. Un nuage de cendres atteignant 9 km de hauteur a été observé dans les données satellitaires et les rapports des pilotes le 23 juillet 2023. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée au ROUGE et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à WARNING (Danger).

L’activité a décliné au cours de heures suivantes, avant de reprendre de plus belle. Le volcan a déjà montré cette alternance d’activité intense et de phases de repos au cours des dernières semaines.
Source : AVO.

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Une éruption s’est produite sur le Dempo (Sumatra / Indonésie) le 25 juillet 2023 avec une colonne éruptive qui s’est élevée jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. La couleur de l’alerte aérienne a été élevée à Orange. Il s’agit de la première éruption du volcan depuis l’explosion phréatique du 1er juin 2022. Le volcan a une histoire d’éruptions avec un VEI 1 et 2 depuis 1817.
Source : PVMBG.

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) continue tranquillement. Comme lors de ma dernière mise à jour, le tremor reste à un niveau faible et présente des fluctuations qui se traduisent au niveau du site éruptif par des variations d’intensité des projections de lave au niveau du cône éruptif.

L’écoulement de la lave s’effectue principalement en tunnel à proximité immédiate du cône éruptif. Les coulées actives se situent à des altitudes supérieures à 1400 m dans la partie haute des Grandes Pentes. Le front de coulée se trouve toujours à 1,8 km de la RN2.

Source : OVPF.

 

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Il n’y a toujours pas d’éruption sur le Kilauea (Hawaï).

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world.

In its latest update, IGP describes as « moderate » the current activity of Ubinas (Peru). It is characterized by explosions that generate ash plumes that can reach 4500 m above the summit of the volcano. As before, a slight inflation of the volcanic edifice and a thermal anomaly at the summit are observed. The alert level is kept at Orange.

Still in Peru, the eruption of Sabancaya continues with an average of 27 daily explosions that send ash plumes up to 2,000 m above the volcano.

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The eruption continues on the Reykjanes Peninsula (Iceland). I invite you to read my posts dedicated to this event. Lava is now flowing mainly in tunnels. This means it can stay hot for a very long time and cover longer distances. Then, once out in the open, the lava will cool down and flow less quickly.
According to Icelandic volcanologists, if it advances into the Meradalir in tunnels, the magma will eventually break through the surface and the lava will continue to move forward. It will eventually reach Suðurstrandaveg and then the ocean. However, this is just a hypothesis and no one knows what will happen in the next few days and weeks. Ultimately, the lava may never reach the coastal road.

The Icelandic Geological Survey indicated on July 25th , 2023 that the lava flow at Litli-Hrútur has now become a little larger than the lava that formed in the eruption at Meradalir in August 2022. However, measurements confirm a slow decline in the flow of lava.

The lava from the current eruption has now reached 1.2 km2 and its volume is 12.4 million cubic meters. In the last five days, lava flows have been expanding mainly to the east. In Meradalir valleys, the lava front has moved forward by 200 m in the last five days and is now proceeding very slowly.

The first 13 days of the current eruption have been much more intense than the first weeks of the eruption in 2021.

The show is currently very nice at the site of the eruption. Like a dungeon, the crater and its very active lava lake sit enthroned in the middle of the lava field. Thank you to the Icelanders for having installed a very good quality webcam which allows you to enjoy the show from an armchair. It seems that this high point is by far the only one that allows visitors to have an interesting view of the eruption.

Visitors are advised to check the opening hours of the eruptive site which may be closed for safety reasons.

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Eruptive activity has increased at Shishaldin (Aleutians / Alaska) over the past days, with a steady increase in seismic tremor consistent with small explosions. An ash cloud reaching 9 km was observed in satellite data and pilot reports on July 23rd, 2023. In response, the aviation Color Code has been raised to RED and the Volcano Alert Level to WARNING.

Activity declined in the next hours, then started again. The volcano has already shown this alternation of intense activity followed by periods of quiescence over the past weeks.

Source : AVO.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues quietly. The tremor remains at a low level and presents fluctuations which are reflected at the eruptive site by variations in intensity of the lava projections inside the eruptive cone.
Lava is flowing mainly in a tunnel in the immediate vicinity of the eruptive cone. The active flows are located at altitudes above 1400 m in the upper part of the Grandes Pentes. The flow front is still 1.8 km from RN2.
Source: OVPF.

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There is currently no eruption at Kilauea (Hawaii).

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

La plus vieille glace du monde // The oldest ice in the world

Quand on parle de vieille glace, on pense généralement à l’Arctique ou à l’Antarctique. Cependant, une étude récente montre que la glace la plus ancienne sur Terre se trouve probablement en Afrique du Sud. Des preuves du plus ancien glacier du monde se cachent près des champs aurifères de ce pays. Les chercheurs des universités de l’Oregon et de Johannesburg parlent de sédiments glaciaires remontant à 2,9 milliards d’années, dans un article publié le 13 juin 2023 dans la revue Geochemical Perspectives Letters.
Pour leur étude, les scientifiques ont foré des gisements de schiste et analysé des échantillons de carottes provenant de sites dans le nord-est de l’Afrique du Sud. Ils font partie du supergroupe de Pongola, une épaisse succession de roches volcaniques et sédimentaires qui se sont formées à l’ère mésoarchéenne, il y a 3,2 milliards à 2,8 milliards d’années.
Dans le passé, d’autres chercheurs avaient découvert des échantillons laissant supposer une glaciation ancienne dans cette région. Cependant, les preuves avaient été vivement débattues.
Pour effectuer leur étude, les scientifiques américains et sud-africains ont recueilli des échantillons de roches sédimentaires sur le terrain du craton de Kaapvaal, un ancien ensemble rocheux situé dans la région sud-est de l’Afrique du Sud qui contient des dépôts du supergroupe de Pongola. Ils ont également analysé des échantillons de carottes de la même région, aimablement fournis par la société minière AngloGold-Ashanti. Dans ces échantillons, les chercheurs ont découvert les plus anciennes moraines glaciaires connues au monde. Selon l’étude, ce sont « essentiellement les débris laissés par un glacier lorsqu’il fond et se contracte progressivement.  »
Pour déterminer les conditions climatiques présentes au moment de la formation des sédiments, les scientifiques ont utilisé une technique appelée ‘triple analyse isotopique de l’oxygène’, grâce à laquelle ils ont mesuré trois isotopes de l’oxygène présents dans les sédiments. Ils ont constaté que le niveau de certains isotopes dans les échantillons correspondait à ceux présents dans une période glaciaire.
La présence de ce matériau glaciaire pourrait offrir des indices sur le climat et la géographie de la Terre au cours de la période en question. Selon une théorie, cette région de l’Afrique du Sud pourrait avoir été proche de l’un des pôles il y a 2,9 milliards d’années. Une autre possibilité est que la Terre entière se trouvait dans une période de « boule de neige », lorsque de faibles concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre – dioxyde de carbone et méthane – ont entraîné un « effet de serre inversé », provoquant le gel d’une grande partie de la planète. Si c’est le cas, ce serait la première période de refroidissement enregistrée sur Terre.
Source : Live Science via Yahoo News.

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When we talk about old ice, we usualy think about Arctic or Antarctica. However, a recent study thends to shw that Earth’s oldest ice lies in South Africa. Evidence of the world’s oldest glacier is hiding near South Africa’s gold fields. The researchers from the Universities of Oregon and Johannesburg explain that glacial sediments date back 2.9 billion years, in a paper published on June 13th, 2023 in the journal Geochemical Perspectives Letters.

For their study, the scientists unearthed shale deposits and analyzed core samples from field sites in northeastern South Africa that are part of the Pongola Supergroup, a thick succession of volcanic and sedimentary rocks that formed in the Mesoarchaean era, 3.2 billion to 2.8 billion years ago.

In the past, other researchers had uncovered some physical samples that suggested ancient glaciation in this region. However, evidence of glaciation during this era billions of years ago was hotly debated.

To investigate, the American and South African scientists gathered sedimentary rock samples in the field from the Kaapvaal Craton, an ancient rock body located in the southeastern region of South Africa that contains deposits from the Pongola Supergroup. They also analyzed core samples from the same region that were contributed by the AngloGold-Ashanti mining company. Within these samples, the researchers discovered the world’s oldest known glacial moraines, which are « basically the debris left by a glacier as it gradually melts and contracts, » according to the study.

To determine the climatic conditions present at the time the sediments formed, the scientists used a technique called triple oxygen isotope analysis, in which they measured three isotopes of oxygen present in the sediment. They found that the level of certain isotopes in their samples matched those common in an icy climate.

The presence of this glacial material could offer clues into Earth’s climate and geography during the time period. One theory is that this area of South Africa may have been close to one of the poles 2.9 billion years ago. Another possibility is that the whole Earth was in a ‘snowball Earth’ period, when low atmospheric concentrations of greenhouse gases carbon dioxide and methane led to a ‘reverse greenhouse effect,’ causing much of the planet to freeze. If so, this would be the earliest such global cooling period recorded.

Source : Live Science through Yahoo News.

Photo: C. Grandpey

Le dégel du pergélisol en Sibérie (suite) // The thawing of permafrost in Siberia (continued)

En raison du réchauffement climatique actuel, les températures dans l’Arctique augmentent plus rapidement qu’ailleurs dans le monde. De telles conditions météorologiques ont un impact sur le pergélisol – ou permafrost – le sol gelé toute l’année. En Sibérie, une structure géologique montre à quelle vitesse le pergélisol disparaît.
Le cratère Batagaika, une balafre d’un kilomètre de long dans l’Extrême-Orient russe, est le plus grand cratère de pergélisol au monde. C’est une vaste dépression dont le fond est constitué de surfaces irrégulières et de petites buttes ou hummocks. Le cratère a commencé à se former après l’exploitation et la disparition de la forêt environnante dans les années 1960. N’étant plus protégé, le pergélisol a commencé à dégeler, provoquant l’affaissement de la surface de la terre.

Source: Wikipedia

Le cratère Batagaïka est appelé « l’effondrement » ou la « porte d’entrée vers le monde souterrain » par les habitants de la région. Les scientifiques appellent ce phénomène géologique « un méga-affaissement de terrain ». Il est apparu dans les années 1970, avec l’aspect d’une simple ravine. Puis en dégelant avec la hausse des températures, la ravine a commencé à s’élargir.
Les scientifiques rappellent que la Russie se réchauffe au moins 2,5 fois plus vite que le reste du monde, ce qui fait fondre la toundra qui couvre environ 65% de la surface continentale du pays, et libère les gaz à effet de serre stockés dans le sol.
Bien qu’il soit susceptible d’attirer des touristes, les scientifiques préviennent que l’agrandissement du cratère est « un signe de danger ». À l’avenir, avec la hausse des températures et le renforcement du réchauffement d’origine anthropique, nous verrons de plus en plus de ces méga-affaissements de terrain, jusqu’au jour où tout le pergélisol aura disparu. Il ne faudrait pas oublier que des cratères d’explosion se sont formés dans toute la Sibérie. Ils sont dus à la libération soudaine de poches de méthane dans le sol (voir, entre autres, ma note du 3 juillet 2017 à ce sujet).

Crédit photo: Wikipedia

Le dégel du pergélisol menace déjà des villes et des villages du nord et du nord-est de la Russie. Les routes sont souvent déformées, des fissures apparaissent dans les murs des maisons et des immeubles qui doivent être construits sur pilotis pour éviter que le sol se réchauffe davantage. Les oléoducs et gazoducs se déforment, comme sur la péninsule de Yamal (voir ma note du 17 octobre 2022 à ce sujet).

Crédit photo: Total Energies

Route déformée par le dégel du permafrost en Alaska (Photo: C. Grandpey)

De vastes incendies de végétation, qui se sont intensifiés ces dernières années, aggravent le problème.
Les habitants de la République de Sakha sont conscients de la croissance rapide du cratère Batagaïka. Ils expliquent qu’il s’est agrandi d’environ 20 à 30 mètres en deux ans. Les scientifiques ne sont pas sûrs de la vitesse exacte à laquelle le cratère s’agrandit, mais ils avertissent que le sol sous le cratère – qui présente une profondeur d’une centaine de mètres par endroits – contient une énorme quantité de carbone organique qui se libérera dans l’atmosphère avec le dégel du pergélisol, accentuant encore davantage le réchauffement de la planète.
Avec la hausse de la température ambiante, les scientifiques s’attendent à ce que le cratère s’élargisse à un rythme plus élevé, ce qui conduira inévitablement à une accélération du réchauffement climatique dans les années à venir.
Source : Yahoo Actualités.

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Because of the current global warming, temperatures in the Arctic are rising faster than elsewhere in the world. Such weather conditions have an impact on the permafrost, the ground that is known to be frozen all around the year. In Siberia, a geological feature shows how fas the permafrost is disappearing.

The Batagaika crater (see photo above), a one kilometre long gash in Russia’s Far East, forms the world’s biggest permafrost crater. It is a wide depression, whose bottom is marked by irregular surfaces and small hummocks. The crater began to form after the surrounding forest was cleared in the 1960s. The permafrost underground began to melt, causing the land to sink.

The crater has been dubbed ‘the cave-in’ or the ‘gateway to the underworld’ by local residents. Scientists call it ‘a mega-slump’. It developed in the 1970s, first as a ravine. Then by thawing in the heat of sunny days, it started to expand.

Scientists say Russia is warming at least 2.5 times faster than the rest of the world, melting the long-frozen tundra that covers about 65% of the country’s landmass and releasing greenhouse gases stored in the thawed soil.

While it may attract tourists, scientists warn that the slump’s expansion is « a sign of danger. » In the future, with increasing temperatures and with higher anthropogenic pressure, we will see more and more of those mega-slumps forming, until all the permafrost is gone. One should keep in mind that explosions craters (see photo above) have formed throughout Siberia. They are caused by the sudden release of methane pockets in the ground (see, among others, my post of July 3rd, 2017 about this topic).

Thawing permafrost has already threatened cities and towns across northern and northeastern Russia (see photo above) . Roadways are often distorted, fissures appear in the walls of houses and buildings, pipelines are disupted, like on the Yamal Peninsula (see my post of October 17th, 2022 about this topic).

Vast wildfires, which have become more intense in recent seasons, exacerbate the problem.

Locals in Sakha have taken note of the crater’s rapid growth, saying it has expanded about 20-30 metres in two years. Scientists are not sure of the exact rate at which the Batagaika crater is expanding, but they warn that the soil beneath the depression, which is about 100 metres deep in some areas, contains an enormous quantity of organic carbon that will release into the atmosphere as the permafrost thaws, further fuelling the planet’s warming.

With an increasing air temperature scientists expect the crater to expand at a higher rate. As a consequence, this will lead to more and more climate warming in the following years.

Source : Yahoo News.

Etats Unis : une vague de chaleur mortelle // United States : a deadly heat wave

Comme je l’ai écrit précédemment, une forte vague de chaleur touche certaines parties des États-Unis depuis plusieurs semaines, avec des conséquences sur la mortalité. Par exemple, sept décès ont été enregistrés dans des parcs nationaux en proie à cette chaleur extrême
Les circonstances de ces décès mettent en évidence les effets sur la santé que la chaleur accablante peut avoir sur les personnes de tout âge. Un garçon de 14 ans est mort fin juin à l’issue d’une randonnée dans le parc national de Big Bend au Texas alors que la température dépassait 43°C. Lorsque son beau-père de 31 ans a pris sa voiture pour trouver de l’aide, il a eu un accident et a lui aussi perdu la vie. Début juillet, une femme de 57 ans est décédée en randonnée dans le parc national du Grand Canyon en Arizona, où la température a atteint 38°C. Quelques semaines plus tard, un homme de 71 ans est décédé dans le parc national de la Vallée de la Mort, où la température a culminé à 49°C. Début juillet, un homme de 65 ans est décédé lui aussi dans la Vallée de la Mort à cause de la chaleur.
Le 23 juillet, deux randonneuses ont été découvertes mortes dans le parc de Valley of Fire au Nevada où la température a atteint 45°C ce jour-là.
Depuis le printemps, le sud-ouest des États-Unis fait face à une vague de chaleur, qui devrait se propager au centre et à l’est du pays au cours de la dernière semaine de juillet. Selon la NASA, juin 2023 a été le mois de juin le plus chaud de l’histoire et juillet sera probablement le mois le plus chaud jamais enregistré.
Cette canicule devrait se propager dans les deux tiers est des États-Unis cette semaine, en commençant par les États du centre-nord et les Grandes Plaines. De nombreuses villes des États-Unis ont battu des records de température pour cette période de l’année. Le service météorologique de Phoenix a déclaré que la ville avait atteint 45,5 ° C. Miami a atteint 36,6°C et Salt Lake City 40°C. Les scientifiques s’accordent à dire que la chaleur extrême est due aux effets du réchauffement climatique d’origine anthropique.
Source : médias d’information américains.

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As I put it before, a severe heat wave has been affecting parts of the United States for several weeks, with consequences on mortality. For instance, seven deaths have been recorded at national parks amid extreme heat

The stories of those who died highlight the serious health impact that extreme heat can have on people of any age. A 14-year-old boy died at the end of June after hiking in Big Bend National Park in Texas when temperatures reached at least 43°C. When his 31-year-old stepfather drove to find help, he wrecked the car and also died. In early July, a 57-year-old woman died hiking in Grand Canyon National Park in Arizona, where temperatures reached 38°C. A few weeks later, a 71-year-old man collapsed and died in Death Valley National Park, where temperatures peaked at 49°C. In early July, a 65-year-old man died also at Death Valley, in another heat-related death.

On July 23rd, two female hikers were discovered dead in Valley of Fire State Park in Nevada where temperatures reached 45°C that day.

Since the spring, the Southwest U.S. has been facing a heat wave, which is expected to spread to the central and eastern parts of the country during the last week in July. According to NASA, June 2023 was the hottest June ever recorded and July is likely to be the hottest recorded month ever.

The hot weather is expected to build and expand across the Eastern two-thirds of the U.S. this week, starting in the north-central states and Plains. Numerous cities around the U.S. have broken temperature records for this time of year. The Phoenix weather service said the city hit 45.5°C. Miami hit 36.6°C, and Salt Lake City hit 40°C. Scientists agree to say that the extreme heat is due to the effects of huma- caused global warming.

Source : U.S. News media.

Bienvenue dans la fournaise de la Vallée de la Mort (Photo: C. Grandpey)