Le Premier Ministre australien et le réchauffement climatique // The Australian Prime Minister and climate change

La ville de Sydney est envahie depuis plus d’un mois par des fumées toxiques générées par de très violents incendies de végétation, suite à une vague de sécheresse particulièrement sévère cette année en Australie.

Le Premier ministre australien était resté muet jusqu’à présent et a finalement accepté de s’exprimer après que près de 20 000 personnes aient manifesté dans les rues de Sydney pour exiger une réponse du gouvernement face à cette pollution, à l’origine de problèmes médicaux chez une partie de la population. En réponse, le chef du gouvernement conservateur a affirmé comprendre les inquiétudes des plus de cinq millions d’habitants de la ville la plus peuplée d’Australie.

Fait rare, il a reconnu que le changement climatique était l’un des « facteurs » à l’origine des centaines d’incendies responsables de ces fumées toxiques et de la destruction de millions d’hectares et de plus de 700 maisons dans l’est de l’Australie.

Jusqu’à présent, le Premier Ministre, ardent défenseur de l’industrie minière australienne, s’était exprimé quasi exclusivement pour faire part de sa solidarité avec les zones rurales affectées par ces feux. La question du changement climatique est délicate pour le Parti libéral d’Australie, au pouvoir depuis 2015. Toute mesure visant à réduire les émissions de carbone ou à réduire les exportations de charbon, pourrait conduire les habitants des zones minières à se détourner du vote conservateur, à diviser son parti et à plonger le pays dans une crise économique. L’industrie minière représente plus de 70% des exportations nationales.

Source : France Info.

On voit bien que de très grands pays comme l’Australie, les Etats-Unis, le Brésil, l’Inde ou la Pologne ne feront pas d’efforts pour freiner la hausse globale des températures. Dans ce cas, les différentes COP sont-elles vraiment utiles ?

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The city of Sydney has been submerged for more than a month by toxic fumes generated by very violent wildfires, following a wave of drought particularly severe this year in Australia.
The Australian Prime Minister had remained silent until now and finally agreed to speak after nearly 20,000 people demonstrated in the streets of Sydney to demand a government response to the pollution which causes health problems among the population. The head of the Conservative government said he understood the concerns of the more than five million people in Australia’s most populated city.
He admitted for the first time that climate change was one of the « factors » behind the hundreds of fires responsible for this toxic smoke and the destruction of millions of hectares and more than 700 homes in the eastern part of Australia.
So far, the Prime Minister, a staunch defender of the Australian mining industry, has spoken almost exclusively to express his solidarity with the rural areas affected by these fires. Climate change is a hazardous issue for the Australian Liberal Party, in power since 2015. Any measure to reduce carbon emissions or reduce coal exports could lead people in mining areas to turn away from the Conservative vote , divide his party and plunge the country into an economic crisis. The mining industry accounts for more than 70% of national exports.
Source: France Info.
It is easy to see that very large countries like Australia, the United States, Brazil, India or Poland will not help to curb the rise in temperatures! Are the different COPs really useful?

Les incendies de végétation en Australie vus depuis l’espace (Source: NASA)

White Island (Nouvelle Zélande): A qui la faute? // Whose fault was it ?

En Nouvelle-Zélande, c’est comme en France: quand des catastrophes surviennent, on cherche des responsables. Après le drame de White Island, certains se sont demandés qui était en charge de la sécurité des touristes et, en cas de manquements, qui serait tenu pour responsable.
Certaines personnes se demandent également si les touristes auraient dû être autorisés à visiter l’île alors que le niveau d’alerte était à 2,  signe d’une activité volcanique en cours, en sachant que de telles visites sont organisées depuis des années.
Une chose est sure: les personnes qui ont été blessées lors de l’éruption ne pourront pas intenter de poursuites civiles en Nouvelle-Zélande contre les agences de voyages qui les ont conduites sur l’île ou contre toute autre personne. En effet, le régime d’indemnisation des accidents en Nouvelle-Zélande, géré par le gouvernement, couvre le coût de tous les traitements de blessures subies dans le pays, y compris pour les étrangers. Sa couverture, à laquelle les blessés ne peuvent se soustraire, leur interdit également de poursuivre autrui pour négligence.
Toutefois, le personnel d’une agence de voyages pourraient être poursuivi en vertu des lois néo-zélandaises sur la santé et la sécurité au travail si des manquements étaient constatés. Une telle poursuite serait plus probable qu’une accusation d’homicide involontaire. La loi, introduite en 2015 après l’explosion d’une mine en 2010 qui a tué 29 ouvriers sur l’île du Sud, prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à cinq ans de prison et des amendes de 3 millions de dollars néo-zélandais (2 millions de dollars américains), pour quiconque ne parvient pas à assurer la sécurité des gens, y compris des visiteurs, dans un lieu de travail, bien que personne n’ait encore été condamné à une peine de prison en vertu de cette loi.
La situation de White Island est très particulière. D’une part, c’est un volcan actif dont le cratère est très accessible. D’autre part, il est privé car il appartient à une famille. De ce fait, il se trouve dans une position inhabituelle aux yeux de la loi car ses affaires quotidiennes sont administrées par un organisme gouvernemental et non par les autorités locales.
Les activités touristiques à White Island sont, depuis des années, guidées – mais non dictées – par un niveau d’alerte établi par les scientifiques qui, selon certaines personnes, doit être révisé.

Comme je l’ai écrit précédemment, le bulletin publié par GNS Science le 3 décembre 2019 indiquait que l’activité volcanique « ne présentait pas de danger direct pour les visiteurs ». La façon dont sont interprétées les informations fournies par les scientifiques varie d’un endroit à l’autre, et certains analystes disent le système devrait être plus cohérent. Par exemple, le Ruapehu est une autre destination volcanique très populaire en Nouvelle-Zélande. Il est géré par le Department of Conservation qui décide si les skieurs doivent être autorisés à accéder aux pentes les plus hautes, et donc les plus proches du cratère. Le Ruapehu est très différent de Whites Island: Sur le Ruapehu, la partie la plus haute du domaine skiable se trouve à quatre kilomètres du cratère, tandis que le débarcadère à White Island est à seulement 700 mètres du cratère.
Il existe actuellement un flou concernant les mesures sécurité à l’attention des touristes qui ont pénétré sur White Island, que se soit au niveau de la famille qui est propriétaire de l’île et délivre des autorisations d’accès aux voyagistes, ou au niveau des voyagistes eux-mêmes. [NDLR : Comme je l’ai indiqué précédemment, il semble que l’agence de voyages néo-zélandaise avait assuré la sécurité en fournissant des casques et des masques à ses clients]
Il y a déjà eu des débats sur l’accès des touristes à d’autres volcans du monde, comme le Mont Ontake au Japon, où 63 personnes sont mortes en 2014, le Yasur au Vanuatu, où il y a eu plusieurs morts ces dernières années. Les responsables du tourisme néo-zélandais ont déclaré que la notion de risque à White Island devrait être examinée attentivement.
Source: The Guardian, The New Zealand Herald.

NDLR: S’agissant de White Island, je pense qu’à l’avenir – si le volcan est de nouveau ouvert au tourisme – il faudra éviter de faire accéder autant de personnes à la fois (elles étaient 47 le 9 décembre!) dans le cratère. Quand je suis entré dans le cratère en 2009, nous étions cinq visiteurs. Avec un petit groupe, les pertes seraient moindres et les recherches plus faciles. White Island est un volcan actif potentiellement dangereux; ce n’est pas la Foire du Trône!

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Les plongeurs de la police continuent aujourd’hui de fouiller les eaux autour de White Island pour à la recherche des deux dernières victimes, après que six corps aient été récupérés hier dans le cratère. L’eau autour de l’île est contaminée, ce qui oblige les plongeurs à prendre des précautions supplémentaires pour assurer leur sécurité. Ils ont expliqué avoir vu un certain nombre de poissons et d’anguilles morts échoués et flottant dans l’eau. A chaque remontée, les plongeurs suivent une opération de contamination à l’eau douce.
Les sauveteurs espèrent également effectuer de nouvelles recherches dans le cratère. Huit membres des forces armées porteront des vêtements de protection dotés d’un appareil respiratoire en circuit fermé pour se prémunir contre les gaz toxiques.

Une semaine après le drame, une minute de silence sera observée dans toute la Nouvelle Zélande le 16 décembre à 14h11, heure à laquelle a débuté l’éruption de White Island.
Source: New Zealand Herald.

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11 h 00 (heure française) – 23 h 00 (heure néo-zélandaise): La police vient de confirmer qu’une autre personne était décédée à la suite de l’éruption sur White Island, ce qui porte le bilan officiel à 15 morts. Cette personne était soignée à l’hôpital de Waikato.
Deux autres personnes sont toujours portées disparues. La police a indiqué envisage de retourner à White Island demain pour essayer de retrouver les deux corps. L’opération se fera en fonctions des conditions météo dans la matinée.

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23 heures (heure française) – 11 heures le 15 décembre en NZ): La mission pour retrouver les corps des deux dernières victimes de l’éruption de White Island s’est soldée par un échec ce matin. Les hommes sont revenus sur le continent (c’est-à-dire l’île du Nord) après avoir passé 75 minutes dans le cratère. Ils étaient arrivés sur site juste après 8h30 et disposaient de 75 minutes d’oxygène. Comme pour la mission précédente, celle d’aujourd’hui était subordonnée aux risques encourus qui ont été et seront continuellement évalués.

Dans le même temps, une seizième personne est décédée à l’hôpital en Australie. Une vingtaine d’autres restent hospitalisées avec de très graves brûlures.

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New Zealand is like France: when disasters happen, people look for those who can be held responsible for them. After the White Island eruption, questions are being asked about who was responsible for the safety of tourists and, if failings are found, who will be held accountable.

Some people wonder whether tourists should have been allowed to visit the island while the alert level was at 2, which meant volcanic unrest, knowing that such visits have been organised for years.

One thing is already clear: those injured in the eruption will be prevented from bringing civil lawsuits in New Zealand against the tour companies who took them to the island, or anyone else. Indeed, New Zealand’s accident compensation scheme, run by the government, covers the cost of all treatment for injuries sustained in New Zealand, including for foreigners. Its coverage, which the injured cannot opt out of, bars them from suing for negligence.

However, named individuals from a tour company could be prosecuted under New Zealand’s workplace health and safety laws if failings were found. Such a prosecution is more likely than a criminal manslaughter case. The law, introduced in 2015 after a 2010 mine explosion that killed 29 workers on New Zealand’s South Island, threatens penalties of up to five years in prison and fines of 3 million NZ dollars (2 million US dollars), for anyone failing to keep people, including visitors, safe in a place of work, although no one has been sentenced to a jail term under it.

White Island’s situation is quite unique. On the one hand, it is an active volcano that is highly accessible right up to its crater. On the other hand, it is privately owned by a single family and in an unusual regulatory position where its day-to-day affairs are administered by a government agency, rather than by the local council.

Its tourism operations have for years been guided, but not dictated, by a scientific alert level that some commentators say must now be reviewed.

As I put it before, the bulletin issued by GNS Science on December 3rd said the current activity “did not pose a direct hazard to visitors.” How the information provided by the science agency is enacted varies from place to place, and some analysts say the system should be more consistent. For example, Ruapehu is another popular destination in New Zealand. It is owned by the country’s Department of Conservation which decides whether skiers should be allowed on its upper slopes. Ruapehu is very different from Whites Island: On Ruapehu, the top of the ski field is four kilometres from the crater while the boat landing place at White Island is 700 metres from the crater.

It is not clear what safety decisions were made about tourists accessing White Island by the family who privately owns the island and issues leases to tour operators, or solely by the operators themselves.

While there have been debates about tourist access to other volcanoes around the world, like Japan’s Mt Ontake, where 63 people died in 2014, Mt Yasur, in Vanuatu, where there have been several deaths in recent years, tourism analysts in New Zealand said the risks of  White Island would need to be examined more closely.

Source : The Guardian, The New Zealand Herald.

Personal thought: As far as White Island is concerned, I think that in the future – provided the volcano is again open to tourism- one should reduce the number of people (they were 47 on December 9th!) in the groups allowed to visit the crater. When I entered the crater in 2009, we were 5 visitors. With a small group, the losses would be minor and the research easier. White Island is an active, potentially dangerous, volcano, not Luna Park!

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Police divers are continuing to search the waters around White Island for the last two missing victims after six bodies were recovered from the volcano yesterday.. The water around the island is contaminated, requiring the divers to take extra precautions to ensure their safety. They have reported seeing a number of dead fish and eels washed ashore and floating in the water. Each time they surface, the divers are decontaminated using fresh water.

The rescuers also hope to conduct new land searches. Eight Defence Force members will wear full protective clothing, including closed-circuit breathing apparatus to guard against the toxic gases.

One week after the disaster, a minute of silence will be observed all over newZealand on December 16th at 2:11 pm; it was the time when the White Island eruption started.

Source: New Zealand Herald.

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11:00 am (French time) – 11:00 pm (NZ time) : Police have just confirmed a further person has died following the eruption on White Island, bringing the official toll to 15. The person was earlier being treated at Waikato Hospital.

Two more bodies are still missing. Police have indicated they intend to return to White Island tomorrow for a land search for the two bodies still unaccounted for, pending conditions in the morning.

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23:00 (French time – 11 :00 am on December 15th in NZ)): The body recovery team has returned to the mainland (meaning the North Island) after spending 75 minutes on White Island this morning without any success. The team arrived ashore just after 8.30 am today and had enough oxygen for 75 minutes. As with the first recovery operation, today’s plan was contingent on a range of risk factors which had been, and would continually be, assessed.

Meantime, a 16th person has died in an Australian hospital. Two dozen others are still in hospital, suffering from very serious burns.

Fumerolle et lac acide à White Island (Photo: C. Grandpey)

White Island (Nouvelle Zélande): 6 corps ont été récupérés // 6 bodies have been recovered

Des équipes de l’armée néo-zélandaise dotées d’un équipement spécial se sont rendues à White Island le 12 décembre 2019 et ont récupéré les corps de 6 des 8 personnes victimes de l’éruption du 9 décembre. 47 personnes étaient sur l’île au moment de l’événement. Avec 8 décès confirmés après l’éruption, le nombre de morts est maintenant de 14. 28 personnes sont toujours soignées dans les services de grands brûlés en Nouvelle-Zélande et en Australie. Deux autres personnes sont toujours sur l’île, présumées mortes. Les plongeurs savent qu’un corps se trouve dans les eaux près de White Island. Tous les efforts sont déployés pour retrouver la deuxième personne. Il fait nuit maintenant en Nouvelle Zélande. Les recherches reprendront demain dès l’aube.
L’opération de récupération des corps a pris plus de temps que prévu, en raison de la lourdeur des équipements de protection.
Source: Police néo-zélandaise.

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NZ Defence Force teams with specialized equipment went to White Island on December 12th, 2019 and recovered the bodies of 6 of the 8 people killed on the island during the eruption of December 9th. 47 people were on the island at the time of the eruption. With 8 confirmed casualties after the eruption, the death toll is now 14. 28 are still in are being treated in specialist burn units in New Zealand and Australia. Two more people are still on the island, presumed to be dead.

The recovery operation took more time than expected, due to the heavy protective equipment the recovery team was wearing

Two more people are still on the island, presumed to be dead. Divers know one body is in the waters near White Island. Recovery teams are working hard to locate the second missing person. Il is night right now in New Zealand. The research mission will start again early tomorrow morning.

Source: New Zealand police.

Source: Helicopter Rescue Trust

Les ours polaires s’approchent des villages arctiques // Polar bears are getting close to Arctic villages

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, le réchauffement climatique et la fonte de la glace de mer qui en résulte perturbent profondément la vie des animaux dans l’Arctique. C’est ainsi que plus de 50 ours polaires se sont rassemblés en bordure d’un village dans l’extrême nord de la Russie. Cela est dû au fait que la faible surface occupée par la glace de mer dans l’Arctique les empêche de se déplacer convenablement.
La branche russe du WWF a déclaré que le changement climatique était responsable de cette situation car des températures inhabituellement chaudes empêchent la formation de la glace le long de la côte. En l’absence de couverture de glace, les animaux sont obligés d’errer sur terre à la recherche de nourriture. Le WWF a déclaré que 56 ours polaires s’étaient rassemblés dans une zone d’un kilomètre carré près du village de Ryrkaipy dans le district de Tchoukotka, dans la partie nord-est de la Russie.
Les habitants craignent que les ours pénètrent dans le village qui compte moins de 1 000 habitants. Des patrouilles ont été mises en place pour suivre les mouvements des plantigrades. Les habitants ont disposé des carcasses de morses dans la région pour empêcher les ours de s’approcher du village. Tant qu’il n’y aura pas vraiment de gel, la glace de mer ne se formera pas et les ours resteront sur la terre ferme. Les températures devraient toutefois chuter prochainement, de sorte que la glace côtière devrait se former d’ici la mi décembre, ce qui est exceptionnellement tard.
Les ours polaires visitent régulièrement les zones habitées par les êtres humains dans la Russie arctique et au Canada pour chercher de la nourriture, souvent dans les poubelles. Le nombre de visites a augmenté car la fonte des glaces de l’Arctique oblige les ours à passer plus de temps sur la terre où ils se disputent la nourriture.

Dans une note publiée le 22 janvier 2019, j’indiquais que l’on a observé dans le nord de l’Alaska une cohabitation entre les ours polaires et le grizzlys qui viennent se nourrir sur les carcasses de baleines laissées sur le rivage par les chasseurs Inupiat à la fin de la saison de chasse. En automne, les os de baleines boréales près du village de Kaktovik sont devenus des lieux de rencontre pour les ours polaires ainsi que pour quelques grizzlis en provenance de North Slope. Un résultat inattendu de cette cohabitation entre ours polaires et grizzlis est l’apparition d’une nouvelle espèce d’ours née de l’accouplement entre deux espèces pourtant séparées par 500 000 ans d’évolution.
Source: AFP, Anchorage Daily News.

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As I put it several times, global warming and the ensuing melting of the sea ice is deeply disturbing the lives of the animals in the Arctic. More than 50 polar bears have gathered on the edge of a village in Russia’s far north, because the weak Arctic ice leaves them unable to roam.

The Russian branch of the World Wildlife Fund (WWF) said climate change was to blame, as unusually warm temperatures prevent coastal ice from forming. The WWF said 56 polar bears had gathered in a one-square-kilometre area near the village of Ryrkaipy in Chukotka on the northeastern tip of Russia.

There were concerns the bears could enter the village which has a population less than 1,000 people. Patrols have been set up to monitor the plantigrades’movements.

The main reason for the bears’ behaviour is the decline of sea ice due to the changing climate. In the absence of ice cover, animals are forced to go ashore in search of food. Residents have gathered walrus carcasses in the area to try to keep the bears from wandering into the village. As long as there is no big freeze, the sea ice will not form and the bears will stay on the coast. Temperatures in the region are expected to fall so that coastal ice should freeze by December 11th, which is unusually late.

Polar bears regularly visit areas inhabited by humans in Arctic Russia and Canada to search for food, often in rubbish tips. However, the number of visits has been growing as the melting of Arctic ice forces the bears to spend more time on land where they compete for food.

In a post published on January 22nd, 2019, I indicated that in northern Alaska, polar bears and grizzly bears have been observed to feed on the carcasses of whales left on the shore by Inupiat hunters at the end of the hunting season. In the fall, the bowhead bones near the village of Kaktovik have become a meeting place for polar bears and some grizzlies from North Slope. An unexpected result of this coexistence between polar bears and grizzly bears is the appearance of a new species of bear born from the mating between two species separated by 500,000 years of evolution.

Source: AFP, Anchorage Daily News.

Photo: C. Grandpey