Les ours polaires s’approchent des villages arctiques // Polar bears are getting close to Arctic villages

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, le réchauffement climatique et la fonte de la glace de mer qui en résulte perturbent profondément la vie des animaux dans l’Arctique. C’est ainsi que plus de 50 ours polaires se sont rassemblés en bordure d’un village dans l’extrême nord de la Russie. Cela est dû au fait que la faible surface occupée par la glace de mer dans l’Arctique les empêche de se déplacer convenablement.
La branche russe du WWF a déclaré que le changement climatique était responsable de cette situation car des températures inhabituellement chaudes empêchent la formation de la glace le long de la côte. En l’absence de couverture de glace, les animaux sont obligés d’errer sur terre à la recherche de nourriture. Le WWF a déclaré que 56 ours polaires s’étaient rassemblés dans une zone d’un kilomètre carré près du village de Ryrkaipy dans le district de Tchoukotka, dans la partie nord-est de la Russie.
Les habitants craignent que les ours pénètrent dans le village qui compte moins de 1 000 habitants. Des patrouilles ont été mises en place pour suivre les mouvements des plantigrades. Les habitants ont disposé des carcasses de morses dans la région pour empêcher les ours de s’approcher du village. Tant qu’il n’y aura pas vraiment de gel, la glace de mer ne se formera pas et les ours resteront sur la terre ferme. Les températures devraient toutefois chuter prochainement, de sorte que la glace côtière devrait se former d’ici la mi décembre, ce qui est exceptionnellement tard.
Les ours polaires visitent régulièrement les zones habitées par les êtres humains dans la Russie arctique et au Canada pour chercher de la nourriture, souvent dans les poubelles. Le nombre de visites a augmenté car la fonte des glaces de l’Arctique oblige les ours à passer plus de temps sur la terre où ils se disputent la nourriture.

Dans une note publiée le 22 janvier 2019, j’indiquais que l’on a observé dans le nord de l’Alaska une cohabitation entre les ours polaires et le grizzlys qui viennent se nourrir sur les carcasses de baleines laissées sur le rivage par les chasseurs Inupiat à la fin de la saison de chasse. En automne, les os de baleines boréales près du village de Kaktovik sont devenus des lieux de rencontre pour les ours polaires ainsi que pour quelques grizzlis en provenance de North Slope. Un résultat inattendu de cette cohabitation entre ours polaires et grizzlis est l’apparition d’une nouvelle espèce d’ours née de l’accouplement entre deux espèces pourtant séparées par 500 000 ans d’évolution.
Source: AFP, Anchorage Daily News.

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As I put it several times, global warming and the ensuing melting of the sea ice is deeply disturbing the lives of the animals in the Arctic. More than 50 polar bears have gathered on the edge of a village in Russia’s far north, because the weak Arctic ice leaves them unable to roam.

The Russian branch of the World Wildlife Fund (WWF) said climate change was to blame, as unusually warm temperatures prevent coastal ice from forming. The WWF said 56 polar bears had gathered in a one-square-kilometre area near the village of Ryrkaipy in Chukotka on the northeastern tip of Russia.

There were concerns the bears could enter the village which has a population less than 1,000 people. Patrols have been set up to monitor the plantigrades’movements.

The main reason for the bears’ behaviour is the decline of sea ice due to the changing climate. In the absence of ice cover, animals are forced to go ashore in search of food. Residents have gathered walrus carcasses in the area to try to keep the bears from wandering into the village. As long as there is no big freeze, the sea ice will not form and the bears will stay on the coast. Temperatures in the region are expected to fall so that coastal ice should freeze by December 11th, which is unusually late.

Polar bears regularly visit areas inhabited by humans in Arctic Russia and Canada to search for food, often in rubbish tips. However, the number of visits has been growing as the melting of Arctic ice forces the bears to spend more time on land where they compete for food.

In a post published on January 22nd, 2019, I indicated that in northern Alaska, polar bears and grizzly bears have been observed to feed on the carcasses of whales left on the shore by Inupiat hunters at the end of the hunting season. In the fall, the bowhead bones near the village of Kaktovik have become a meeting place for polar bears and some grizzlies from North Slope. An unexpected result of this coexistence between polar bears and grizzly bears is the appearance of a new species of bear born from the mating between two species separated by 500,000 years of evolution.

Source: AFP, Anchorage Daily News.

Photo: C. Grandpey

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