Explosion du volcan de boue de Piparo (Trinité et Tobago) // Explosion of the Piparo mud volcano (Trinidad and Tobago)

Le volcan de boue de Piparo a connu une forte explosion à 21h08 (heure locale) le 21 septembre 2019. En mai de cette même année, des géologues ont déclaré que la pression montait sous le volcan, faisant craindre une nouvelle éruption. On pense que le volcan de boue a un cycle éruptif de 25 à 30 ans.
Des fractures sont apparues sur les routes et dans les habitations de plusieurs localités à proximité du volcan de boue et il y avait une forte odeur de soufre dans l’air.
Une éruption dévastatrice a eu lieu à Piparo le 22 février 1997. Des voitures et des maisons ont été ensevelies sous 2,5 kilomètres cubes de boue qui s’est rapidement durcie. Bien que personne n’ait été tué, 31 familles ont été définitivement évacuées de leurs maisons.
Source: Trinitad and Tobago Guardian ; The Watchers.

J’ai écrit une note sur ce volcan le 14 mai 2019 avec une vidéo montrant l’éruption de 1997:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/05/14/prochaine-eruption-du-volcan-de-boue-de-piparo-trinite-will-piparos-mud-volcano-soon-erupt-trinidad/

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 A strong explosion of the Piparo mud volcano was reported at 22:08 (local time) on September 21st. In May 2019, geologists said pressure was building up under the volcano, raising fears another eruption was imminent. It is thought Piparo has a cyclic­i­ty of large erup­tions every 25 to 30 years.

Cracks appeared across roads and homes in several communities close to the mud volcano and there was a strong sulphur scent in the air.

A devastating eruption took place at Piparo on February 22nd, 1997. Cars and homes were buried under a 2.5-cubic kilometre of mud that quickly hardened. Though no one was killed, 31 families were permanently displaced from their homes.

Source:  Trinidad and Tobago Guardian ; The Watchers.

I wrote a post about this volcano on May 14th, 2019, with a video showing the 1997 eruption:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/05/14/prochaine-eruption-du-volcan-de-boue-de-piparo-trinite-will-piparos-mud-volcano-soon-erupt-trinidad/

Source: Google Maps

Autriche : Saccage d’un glacier // Austria: Destruction of a glacier

 A l’heure où les glaciers fondent à vue d’œil, il y en a qui s’amusent à les détruire ! C’est ce que l’on apprend en consultant le site Internet de la revue Montagnes Magazine. Le scandale – le mot n’est pas trop fort – se déroule en Autriche pour permettre la connexion des domaines skiables de Pitztal et Ötztal. Cela nécessite d’attaquer la glace à la pelleteuse sur plusieurs dizaines d’hectares, un comble à l’heure où on nous rappelle le rôle de régulateur thermique et climatique des glaciers et où les scientifiques alertent sur le réchauffement climatique.
C’est le World Wildlife Fund (WWF) qui a découvert le pot aux roses et a donné l’alerte en août 2019 avec plusieurs clichés de l’aménagement en cours du glacier, à plus de 3000 mètres d’altitude. Les pelleteuses ont pour mission de creuser et travailler la glace, pour façonner des pentes dans l’optique de la nouvelle saison de ski.

Comme je viens de l’indiquer, ces travaux font partie d’un projet global de fusion des glaciers Pitztal-Ötztal et des domaines qui y sont rattachés. Le 24 juin dernier, le club alpin autrichien et les associations environnementalistes demandaient l’arrêt de cet immense projet qui prévoit qu’une surface d’environ 64 hectares du glacier de Pitztal soit nivelée pour former des pistes de ski. Pour la construction des nouveaux bâtiments, il est aussi envisagé que 1,6 hectare de glace soient retirés. Les protestations sont restées vaines. Les pelleteuses sont arrivées et les aménagements ont commencé. Je suis assez d’accord avec les propos d’un glaciologue français qui a déclaré: « C’est à l’image de la destruction de la forêt amazonienne. Nous allons droit dans le mur, et allons le payer. L’homme ne tire pas les leçons du passé. Les stations se créent des contraintes économiques qui passent bien avant l’écologie. Le système n’est pas prêt à changer et à intégrer la question environnementale ».

Les Autrichiens semblent oublier les conséquences de ce saccage. La ressource en eau des vallées se raréfie avec la diminution de la masse d’un glacier. Avec l’accélération actuelle du réchauffement climatique, les stocks d’eau disponibles se réduisent et en cas de période de fortes chaleurs, il n’y aura plus de ressources suffisantes. De plus, un glacier joue aussi un rôle de régulateur thermique et climatique. En l’amputant d’une de ses langues, il réfléchit moins la lumière du soleil ; la température sur et autour du glacier augmente, et entraîne à son tour la fonte de la glace. À terme, c’est l’effet albédo qui est remis en cause par la destruction d’un glacier. L’absence de la glace entraîne  des bouleversements dans les microclimats locaux, et des chutes de roches dues à la fonte du permafrost.

La destruction de ce glacier à des fins touristiques et purement commerciales est révélatrice de l’échec de la politique climatique et environnementale de l’Autriche et, plus généralement, de l’Europe. Dans quelques années, les Autrichiens risquent fort de regretter la destruction du glacier Pitztal. Si les prévisions scientifiques se confirment, tous les glaciers des Alpes pourraient avoir disparu d’ici 2100. Parallèlement, il n’y aura probablement plus de neige pour skier. Ces mêmes personnes qui détruisent les glaciers sont capables de venir pleurer dans quelques années pour demander de l’argent à l’Etat car leurs infrastructures hivernales ne sont plus rentables !

Il y a quelques jours, un ami qui passait ses vacances en Autriche m’a fait aimablement parvenir des photos du Grossglockner  que j’avais visité dans les années 1970, époque où le glacier attirait des foules de touristes. Je n’ai pas reconnu le site sur les photos de mon ami qui m’a également fourni le cliché d’un panneau local montrant la fonte du glacier à travers les dernières décennies. Les images se passent de commentaire et confirment la stupidité des Autrichiens à vouloir détruire un glacier à des fins commerciales. Le fric nous tuera !

 Source : Montagnes Magazine.

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At a time when glaciers are rapidly melting, there are some people who enjoy destroying them! This is what we can read on the Montagnes Magazine website. The scandal – the word is not too strong – takes place in Austria to allow the connection of the Pitztal and Ötztal ski areas. This means attacking the ice with excavators over several tens of hectares, which is unbelievable when we know the importance of glaciers for thermal and climatic regulation, at a time when scientists send constant warnings about global warming.
The World Wildlife Fund (WWF) discovered what was ahappening and sent the information in August 2019 with several photos of the current work on the glacier which is located more than 3000 metres above sea level. The excavators have a mission to dig and work the ice, to shape slopes which need to be ready for the new ski season.
As I have just mentioned, this work is part of a global project to merge the Pitztal-Ötztal glaciers and related areas. On  June 24th, the Austrian Alpine Club and the environmental associations called for a halt to this huge project which includes the levelling of an area of ​​about 64 hectares of the Pitztal Glacier to shape ski slopes. For the construction of new buildings, 1.6 hectares of ice are also expected to be removed. The protests remained futile. The excavators arrived and the destructive work began. I quite agree with what a French glaciologist said: « It’s like the destruction of the Amazon rainforest, we’re going straight into the wall, and we’re going to pay for it. The ski resorts are creating economic constraints that go well before ecology.The system is not ready to change and integrate the environmental issue.
The Austrians seem to forget the consequences of this destruction. The water resource of the valleys becomes scarce as the mass of a glacier decreases. With the current acceleration of global warming, available water reserves are shrinking and in times of hot weather, there will be no more water. In addition, a glacier also plays a role of thermal and climatic regulator. By amputating one of his branches, the glacier reflects less of the light of the sun; the temperature on and around the glacier increases, and in turn causes the melting of the ice. Ultimately, the albedo effect is altered by the destruction of a glacier. The absence of ice causes deep changes in local microclimates, as well as rockfalls due to melting permafrost.
The destruction of this glacier for tourism and purely commercial purposes is indicative of the failure of the climate and environmental policy of Austria and, more generally, of Europe. In a few years, Austrians are likely to regret the destruction of the Pitztal glacier. If scientific predictions prove true, all the glaciers in the Alps could have disappeared by 2100. At the same time, there will probably be no more snow to ski. These same people who destroy the glaciers will come crying in a few years to ask for money from the State because their winter infrastructure is no longer profitable!
A few days ago, a friend who was spending his holidays in Austria kindly sent me photos of the Grossglockner I visited in the 1970s, when the glacier attracted crowds of tourists. I did not recognize the site in the photos of my friend who also provided me with the snapshot of a local poster showing the melting of the glacier through the last decades. The pictures are self-explanatory and confirm the stupidity of the Austrians who destroy a glacier for commercial purposes. Money will kill us!
Source: Montagnes Magazine.

Pelleteuses à l’œuvre sur le glacier Pitztal, le 27 août 2019 (Crédit photo : WWF)

La fonte du Grossglockner (Photos: J.G. Feignon)

Le réchauffement climatique et ses conséquences sur le massif alpin

Je rentre d’un séjour de quelques jours dans les Alpes, histoire de me rendre compte de l’évolution de la situation glaciaire. Malheureusement, les nouvelles restent mauvaises. Il est vrai que les conditions estivales avec deux épisodes de canicule n’ont guère été favorables.

Le 12 septembre 2019 en haut de l’Aiguille du Midi, à 3842 mètres d’altitude, la température était très positive et le port d’un pull-over était tout à fait superflu. A noter que le thermomètre affichait jusqu’à 16°C à 3842 mètres d’altitude pendant la dernière canicule, avec l’isotherme 0°C à 5500 mètres, donc bien au-dessus du Mont Blanc.

Le temps était magnifique le 12 septembre et les paysages époustouflants. La montée au sommet de l’Aiguille depuis Chamonix est un peu onéreuse, mais ça vaut le coup de casser la tirelire une fois dans sa vie. Je dirai que j’ai payé l’excursion avec les paquets de cigarettes que je ne fume pas!

Du haut de l’Aiguille du Midi, la vue est parfaite, entre autres, sur les glaciers des Bossons et du Taconnaz. On a la confirmation que la célèbre « Jonction » entre les deux glaciers n’existe plus. Le Glacier des Bossons continue à perdre du volume et le Taconnaz n’existera plus dans quelques années.

A mes yeux, la fonte des glaciers alpins est indissociable de celle du permafrost de roche qui assure la stabilité des montagnes. Il occupe le double de la surface des glaciers alpins – soit 700 km2 – et 10% de la surface située à plus de 2000 mètres d’altitude. Contrairement aux glaciers il n’est pas directement observable et attire donc moins les regards. Sa fonte passe souvent inaperçue, et c’est bien là le danger. Avec le réchauffement climatique, ce ciment de glace fond avec les conséquences que l’on sait: Effondrements de parois et déclenchement de laves torrentielles. Depuis le sommet de l’Aiguille du Midi, on voit parfaitement l’endroit où une partie de l’Arête des Cosmiques est partie dans le vide. On notera que le Refuge des Cosmiques a déjà été conforté par bétonnage après un écroulement de 600 mètres cubes sous ses bases en 1998. Il devra sans doute être prochainement consolidé à nouveau. Le refuge du Goûter (3835 m) fait, lui aussi, partie des infrastructures à risques.

Le 12 septembre 2019, le quotidien régional Le Dauphiné a consacré une page entière aux dangers qui menacent désormais les installations d’altitude suite à la fonte du permafrost de roche. Construits entre 2600 mètres et 4300 mètres, les remontées mécaniques et refuges sont désormais sous haute surveillance. S’agissant de l’Aiguille du Midi, les géotechniciens sont à l’oeuvre en permanence et font consolider les bases des structures, si nécessaire. Il ne faudrait pas que la poule aux oeufs d’or de Chamonix tremble sur ses bases et prenne son envol!

Au cours de mon séjour alpin, j’ai également fait un saut en Suisse et je me suis rendu à Chamoson, un village du Valais à proximité de Martigny, qui a récemment reçu une lave torrentielle,  pas forcément liée à la fonte du permafrost car les montagnes à l’origine de la coulée de boue ne culminent pas à de hautes altitudes. Toutefois, cet événement est la réplique de ce qui est déjà arrivé en Italie et affectera probablement dans les prochaines années les villages alpins situés à des altitudes élevées. Les dépôts de matériaux issus de la fonte du permafrost de roche risquent fort d’être emportés en aval lors des fortes pluies ou des orages. C’est qui s’est passé à Bondo, un village suisse des Grisons. J’ai écrit plusieurs articles sur ce phénomène, en particulier en août et septembre 2018. A Chamoson, les dépôts de matériaux ont été évacués par les pelleteuses et bulldozers, mais on relève encore les traces de la dernière coulée de boue dévastatrice. Les berges du torrent qui traverse la ville trahissent la violence de l’événement.

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Je profite de cette note pour remercier Olivier Chapperon – chef de rédaction au journal Le Populaire du Centre – pour l’article qu’il m’a consacré le 15 septembre dernier. Les volcans sont mon terrain de jeu préféré. J’y ai effectué des mesures pour essayer de comprendre leur comportement, et rédigé des rapports d’observation. S’agissant des glaciers, plus qu’un glaciologue (je laisse cette appellation aux scientifiques de formation), je suis un lanceur d’alertes au vu des situations catastrophiques que j’observe depuis plusieurs années en Alaska et dans nos Alpes. Comme je ne cesse de le répéter au cours de mes interventions en public, la situation est urgente et si nos gouvernants ne se décident pas à prendre des mesures drastiques pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, nous allons droit dans le mur!

Vous trouverez l’article du Populaire du Centre en cliquant sur ce lien:

https://www.lepopulaire.fr/limoges-87000/actualites/les-glaciers-fondent-comme-jamais-constate-claude-grandpey-glaciologue-de-limoges_13640994/

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Ma prochaine conférence « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique » aura lieu le jeudi 17 octobre 2019 à 20 heures à Aixe sur Vienne au Pôle Nature Limousin, ZA du Moulin Cheyroux.

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Le Glacier des Bossons continue à perdre du volume…

La « Jonction » avec le Glacier de Taconnaz n’existe plus…

Le Taconnaz aura bientôt disparu….

L’Aiguille du Midi résistera-t-elle encore longtemps à la fonte du permafrost de roche?

L’Arête des Cosmiques présente des zones de fragilité

Dans la vallée, la lave torrentielle qui a surpris Chamoson (Suisse) est un exemple de la menace qui plane sur les villages de haute altitude

Au Grand Bornand (Haute-Savoie), on conserve la neige de l’hiver précédent sous une couche de sciure, au cas où, mais les canicules n’arrangent pas les choses….

Photos: C. Grandpey

Volcans du monde (suite) // Volcanoes of the world (continued)

Voici quelques informations supplémentaires sur l’activité volcanique dans le monde, publiées dans le dernier rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution:

Le SERNAGEOMIN indique qu’un séisme longue durée (LP) a été enregistré sur le Copahue (frontière entre le Chili et l’Argentine) dans la soirée du 11 septembre 2019, en relation avec une explosion qui a généré un panache de gaz et de cendre atteignant de faibles hauteurs. Une explosion plus puissante, enregistrée plus tard dans la nuit, a produit un panache qui s’est élevé à 250 mètres au-dessus du cratère. Des dépôts incandescents autour de la bouche éruptive étaient visibles la nuit et un dépôt de cendre couvrant une superficie de 3,4 kilomètres carrés recouvrait le flanc ESE. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune.

Les panaches de gaz du Nevados de Chillán (Chili) s’élèvent jusqu’à 800 mètres au-dessus du cratère Nicanor. Des explosions éjectent parfois des matériaux incandescents. Le 14 septembre, une coulée de lave de 600 mètres de long et de 100 mètres de large avançait sur environ 600 mètres le long du flanc NNE. Le niveau d’alerte reste à la couleur Orange. Le public doit rester à au moins 3 km du cratère sur le flanc sud-ouest et à 5 km sur le flanc ENE.
Source: SERNAGEOMIN.

Une vidéo du Villarrica (Chili) tournée lors d’un survol le 11 septembre montre un cône actif sur le plancher du cratère. La sismicité et l’activité explosive sont actuellement en baisse. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à la couleur Jaune.
Source: SERNAGEOMIN.

Le Sakurajima (Japon) est toujours très actif. Une éruption le 16 septembre 2019 a produit un panache de cendre qui s’est élevé à 2,8 km au-dessus du cratère. Le 17 septembre, une autre explosion a généré un panache de cendre qui est monté à 1 km, avec des projections de blocs jusqu’à 1,1 km. Deux événements éruptifs plus tard dans la journée ont produit des panaches de cendre de 1,6 km de hauteur. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5).
Source: JMA.

En Indonésie, la lave coule toujours depuis le Cratère Principal du Karangetang (Sud) et du Cratère Dua (Nord). Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1-4).
Source: CVGHM.

Le réseau sismique de l’Anak Krakatau (Indonésie) a enregistré cinq événements éruptifs du 9 au 15 septembre 2019. Une webcam a enregistré des panaches de vapeur s’élevant à 150 mètres du fond du cratère et des panaches de cendre plus denses s’élevant à 300 mètres. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester en dehors de la zone de danger de 2 km de rayon.
Source: CVGHM.

L’activité sismique du Pacaya (Guatemala) a augmenté le 8 septembre 2019 et les jours suivants, parallèlement à une intensité de l’activité explosive dans le cratère Mackenney. Des explosions ont envoyé des matériaux jusqu’à 75 mètres au-dessus du cône. Des coulées de lave avancent sur plus de 500 mètres sur les flancs nord et nord-ouest du volcan.
Source: INSIVUMEH.

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Here is some more news about volcanic activity around the world, as published in the Smithsonian Institution’s latest weekly report:

SERNAGEOMIN reports that a long-period (LP) earthquake was recorded at Copahue (Chile-Argentina border) in the evening of September 11th, 2019, correlated with an explosion that generated a gas-and-ash emission rising to low heights. A larger explosion, recorded later at night produced a plume that rose 250 metres above the crater. Incandescent deposits around the eruptive vent were visible at night, and an ash deposit covering an area of 3.4 square kilometres, was visible on the ESE flank. The Alert Level remains at Yellow.

Gas plumes from Nevados de Chillán (Chile) are rising up to 800 metres above the Nicanor Crater rim. Explosions sometimes eject incandescent material. A 600-metre-long and 100-metre-wide lava flow was advancing about 600 metres on the NNE flank by 14 September. The Alert Level remains at Orange. The public should stay at least 3 km away from the crater on the SW flank and 5 km away on the ENE flank.

Source: SERNAGEOMIN.

A video of Villarrica (Chile) shot during an overflight on September 11th showed an active cone on the crater floor. Seismicity and explosive activity are currently both decreasing. As a consequence, the volcanic alert level has been lowered to Yellow.

Source: SERNAGEOMIN.

Sakurajima (Japan) is still quite active. An eruption on September 16th, 2019 produced an ash plume that rose 2.8 km above the crater. Another explosion on September 17th generated an ash plume that rose 1 km and ejected blocks as far as 1.1 km. Two eruptive events later that day produced ash plumes that rose 1.6 km. The alert level remains at 3 (on a 5-level scale).

Source: Japan Meteorological Agency (JMA)

In Indonesia, Lava is still flowing from Karangetang’s Main Crater (S) and Dua Crater (N), travelling as far as 1.5 km down drainages on the SW flank. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

Anak Krakatau’s seismic network (Indonesia) recorded five eruptive events during 9-15 September. A webcam at the summit recorded diffuse steam and gas plumes rising 150 metres from the bottom of the crater, and dense ash plumes rising 300 metres. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside of the 2-km-radius hazard zone.

Source: CVGHM.

Seismic activity at Pacaya (Guatemala) increased on September 8th, 2019 and the following days, coincident with increased explosive activity at Mackenney Crater. Explosions ejected material as high as 75 metres above the cone. Lava flows are advancing over 500 metres on the N and NW flanks.

Source: INSIVUMEH.

Séquence éruptive sur le Sakurajima (Capture d’écran de la webcam)