Un feu étrange en Afrique du Sud // A strange fire in South Africa

drapeau-francaisDes équipes de sismologues et géologues se sont rendues dans le Limpopo pour trouver une explication à un feu étrange qui s’est déclaré dans cette province sud-africaine située dans la partie septentrionale de l’ancien Transvaal. Le feu a blessé trois personnes, dont deux enfants.
Les habitants de Zaaiplaas, près de Stoffberg, craignent le retour de la cendre et de la fumée qui s’échappaient du feu, qui est éteint pour l’instant. Le service d’incendie local arrose abondamment depuis une semaine le sol brûlant qui se trouve dans une grande zone humide de la taille de deux terrains de rugby.
Aujourd’hui, il ne reste du feu que des tas de cendre et des zones d’effondrement du sol, avec de grandes fractures dont certaines présentent une largeur d’une trentaine de centimètres.
Les gens ont pris conscience du danger lorsque l’eau de la zone humide a commencé à disparaître au début de l’année. Ils ont d’abord pensé que c’était à cause de la sécheresse. Une odeur s’échappait de l’endroit où se trouvait l’eau. Par moment, l’odeur était vraiment désagréable ; à d’autres moments, elle disparaissait.
On ne sait pas vraiment ce qui s’est passé. La zone concernée surmonte le craton de Kaapvaal, une ancienne zone de la croûte terrestre vieille de 3,4 milliards d’années et aujourd’hui refroidie. Les scientifiques affirment qu’il serait vraiment très surprenant que la région montre aujourd’hui des signes d’activité sismique.
Le craton de Kaapvaal couvre environ 1,2 millions de kilomètres carrés ; il s’étend du Lesotho au Botswana et pénètre dans le sud du Zimbabwe et de l’ouest du Mozambique. Les scientifiques qui étudient le phénomène de Sehlakwane devront se demander si l’activité n’est pas un prolongement du mouvement du Rift Est Africain et n’est pas provoqué par l’activité sismique au Mozambique. Il convient de noter aussi que la région possède une importante activité minière.
La situation dans le Limpopo me rappelle un événement dans le centre de l’Alaska en septembre 2013 quand un incendie d’origine inconnue s’est déclaré à une quarantaine de kilomètres au nord-est de Eagle, un village de moins de 100 habitants, accessible par la route uniquement pendant les mois d’été.
La population de Eagle a commencé à percevoir une odeur de soufre. Le mystérieux incendie a commencé à inquiéter les gens. Les autorités ont déclaré que la cause du feu était un dépôt de schiste bitumineux qui s’était enflammé sous la montagne et brûlait régulièrement, en s’étendant de plus en plus au fur et à mesure que s’effondraient les bords de la dépression qu’il creusait.
Source: Journaux sud-africains.

——————————————

drapeau-anglaisTeams of seismologists and geologists are racing to find an explanation for a strange fire in Limpopo, a South African province in the northern part of the former Transvaal. The fire has injured three people, including two children.

Residents of Zaaiplaas, near Stoffberg, are terrified that the ash and smoke that billowed up from the fire, extinguished for now, will return. The local fire department has been dousing the burning ground – a large wetland the size of two rugby fields – since last week.

Today the only signs of fire are piles of ash, collapsing turf and large cracks in the ground, some of which are nearly 30cm wide.

People became aware of the danger when the water from the nearby wetland started disappearing earlier this year. They first thought it was because of the drought. They could smell something coming from where the water used to be. Sometimes the smell was really unpleasant, at other times it would disappear.

There have been no reports yet about what exactly is happening. The area is situated on top of the 3.4 billion-year-old Kaapvaal craton, an area of ancient crust [undisturbed for millions of years], which is cold. Scientists say that if it was showing signs of seismic activity now, it would be incredible.

The Kaapvaal craton is about 1.2 million square kilometres and stretches from Lesotho to Botswana and into southern Zimbabwe and western Mozambique. Scientists investigating the Sehlakwane phenomenon would have to consider whether the activity was not an extension of movement of the East African Rift, or attributable to seismic activity in Mozambique. It should also be noted that extensive mining activity does occur in the region.

The situation in Limpopo reminds me of an event in central Alaska in September 2013 when a fire of unknown origin was spotted about 40 km northeast of the community of Eagle, a town of less than 100 accessible by road only during the summer months.

People in Eagle began to smell sulphur. The mysterious fire burning in the distance began to worry them. Officials determined the cause was an oil shale deposit under the mountain that had somehow ignited and was burning steadily, growing as edges of the caldera collapsed.

Source: South African newspapers.

La coulée de lave à Hawaii: Une foire volcanique ! // The lava flow in Hawaii: A volcanic mess !

drapeau-francaisLe Parc National des Volcans d’Hawaï indique que la coulée 61g attire des milliers de touristes ; certains ignorent les mises en garde des rangers et risquent leur vie en s’approchant trop près de la lave. De nombreuses photos et vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des gens en train de traverser la coulée en courant, d’y lancer des objets ou d’y enfoncer des bâtons.
Un homme en pantoufles a été vu en train de traverser la coulée avec un enfant de 2 ans dans les bras. Il a déclaré qu’il n’avait pas réalisé qu’il se dirigeait directement vers la coulée active. Ce sont des personnes à proximité qui lui ont fait signe de s’en éloigner. L’homme a également déclaré que, comme il n’y avait pas de corde de sécurité du côté opposé où la lave a traversé la route, il pensait que la partie active se  trouvait sur le côté Kona. [J’ai été confronté à une situation similaire lorsque je donnais un coup de main aux guides de l’Etna en 1998. J’avais demandé (en fait ‘ordonné’) à un jeune couple avec un bébé de quelques mois de s’éloigner des coulées de lave et des gaz nocifs dans le secteur. La confrontation a pris fin avec des insultes, mais le couple est finalement parti].
Le Parc National déplace les rangers autour de la coulée 61g en fonction de l’évolution de la situation et fait de la prévention. Les rangers passent aussi beaucoup de temps à déplacer quotidiennement les balises et les cordes de sécurité autour de la coulée en fonction de l’évolution de cette dernière. Malgré cela, il y a eu jusqu’à huit interventions des services médicaux d’urgence (EMS) par jour sur la zone active, selon les statistiques fournies par les services du Parc. Les rangers essayent de faire en sorte que les visiteurs soient en sécurité. Ils s’assurent qu’ils disposent d’un équipement approprié.

On peut atteindre la coulée 61g en empruntant la route de secours ou en traversant le champ de lave, mais aucun sentier n’a été tracé. Il faut marcher une quinzaine de kilomètres aller-retour en suivant la route qui est assez plate pour permettre d’utiliser un vélo avec une glacière maintenue sur le porte-bagages par des tendeurs.
Comme je l’ai écrit auparavant, les rangers conseillent d’emporter 3 ou 4 litres d’eau par personne et par jour. Ils recommandent également de prendre une lampe de poche ; en effet, les gens évaluent souvent mal le temps et la distance de marche et sont contraints de rentrer à pied dans l’obscurité. Les blessures observées par les rangers sont en grande partie liée à la chaleur, avec des insolations et autres coups de chaleur. Jusqu’à présent, les gardes ont verbalisé une seule personne, en l’occurrence un guide touristique qui n’était pas en règle. Ils ont également délivré un certain nombre d’avertissements, dont 40 le 29 juillet, journée où  1028 visiteurs ont été dénombrés. Ce même jour, ils ont secouru deux touristes imprudents. La plus forte fréquentation de juillet a été enregistrée le 30 avec 1220 personnes.
Un problème auquel sont confrontés les rangers est le jet d’objets divers – des balises de marquage de la zone, par exemple – dans la coulée de lave. Selon la croyance hawaïenne, la lave est le corps de la déesse Pele. Y jeter des objets est considéré comme une insulte et tout à fait illégal au vu de la loi hawaiienne..

Les rangers veillent à ce qu’aucun drone ne survole la zone. La loi américaine interdit d’utiliser un drone à l’intérieur d’un parc national et des contrevenants ont été arrêtés, comme récemment sur la terrasse du Jaggar Museum (voir ma note du 16 février 2016).

Le principal danger est lié à l’entrée de la lave dans l’océan. Comme l’a indiqué le HVO, la coulée a donné naissance à un « delta de lave » qui repose sur du sable et des matériaux laissés par les coulées précédentes. L’ensemble est instable et peut s’effondrer dans l’océan à tout moment. Dans ces circonstances, il y a un contact explosif entre la lave et l’eau de mer. Dans le passé, de telles exposions ont projeté des blocs d’un mètre de diamètre jusqu’à 300 mètres sur le rivage. L’un des effondrements du delta, en 1993, a entraîné la mort d’un photographe qui a été emporté par la mer, ainsi que la blessure de plusieurs personnes trop proches de la zone. Il y a risque de brûlures quand l’eau très chaude est projetée sur le rivage. A noter que les vapeurs acides ont tué deux personnes en 2000.
Source: West Hawaii Today.

————————————-

drapeau-anglaisThe Hawaii Volcanoes National Park indicates that the 61g lava flow draws thousands of people, some of whom ignore the warnings and risk life and limb by getting too close to the lava. Numerous photos and videos have been posted on social media showing people running across the flow, throwing objects or poking sticks into it.

A man in slippers was seen carrying a 2-year-old toddler while walking across the flow. He said he had not seen that his path was about to take him directly into molten section until bystanders waved him to walk away. The man also said that because there was no rope where the lava crossed the road on the far side, he thought the active part was on the Kona side.  [I was confronted with a similar situation while working with the Mt Etna guides in 1998. I asked (actually ordered) a young couple with a very young baby to stay away from the active lava flows and the noxious gases in the area. The confrontation ended with insults but they finally went away].

The National Park has relocated the rangers around the active area and done its best to warn the public, but there have been as many as eight Emergency Medical Service (EMS) calls a day from the area, according to the statistics provided by the park service. The rangers have also been very busy making sure visitors will be safe. They try to talk to them before they hike to the lava flow to make sure they have appropriate equipment. They also spend a great deal of time moving signs around and building rope lines, only to have to move them all over again the next day.

One route to the lava is the emergency road, the other alternative is finding a path across the lava field, which has no trails. In all, the walk is about 15 km round trip, if the hiker follows the road which is level enough to enable people to ride bikes with coolers held on with bungie cords all the way to the flow.

As I put it before, the rangers recommend 3-4 litres of water a person per day. They also recommend taking a flashlight, as people often miscalculate how long the trip will take and find themselves walking back in the dark. Injuries have largely been related to the heat along the route, including heatstroke. So far rangers have issued one citation and that was for an illegal tour guide. They have also made a number of verbal warnings, including 40 on July 29th, with a crowd of 1,028 people. That same day they performed two visitor assists. It was the second busiest day of the month, as July 30th had 1,220 people.

An issue has been people throwing items into the flow. Under Native Hawaiian belief, lava is the body of the goddess Pele. Manipulating it or throwing materials into it is considered insulting. Some of those items include the signs marking out the unsafe area.

One ongoing concern is the use of drones. It is illegal to use a drone while inside a national park and people have been arrested, like recently on the terrace of the Jaggar Museumlm (see my note of 16 February 2016).

A massive danger comes from how the lava forms as it enters the ocean. As described the Hawaii Volcano Observatory, the flow creates a “lava delta.” But that rests upon sand and lava shards formed from the previous flow, which is unstable and prone to falling off. When it does so, it exposes hot rocks, molten lava and surface lava to seawater. The influx of seawater can then lead to a steam explosion. Historical explosions have thrown rocks one metre in size upwards of 300 metres inland. One of these collapses in 1993 led to a photographer being swept out to sea and the injury of multiple people too close to the area. Hot water can wash ashore and burn people, while the acidic steam killed two people in 2000.

Source: West Hawaii Today.

Coulee 61g

Touristes le long de la coulée 61g (Crédit phoro: USGS / HVO)

Glaciers : Chronique d’une mort annoncée // Glaciers : The chronicle of a death foretold

drapeau-francaisCe n’est un secret pour personne : Sous l’effet du réchauffement climatique, les glaciers fondent à une vitesse vertigineuse à travers le monde. Pendant qu’il en est encore temps, des scientifiques ont commencé à prélever des carottes de glace dans le glacier du col du Dôme, dans le massif du Mont-Blanc. Ces échantillons vont servir à constituer un patrimoine pour les générations scientifiques futures.

Selon Jérôme Chappellaz, glaciologue et directeur de recherche au laboratoire de glaciologie et de géophysique de l’environnement, « d’ici la fin du 21ème siècle, tous les glaciers en dessous de 3 500 mètres d’altitude auront disparu » en raison du réchauffement climatique. Ce projet de prélèvement d’échantillons de glace a été mis sur pied car « la mémoire glacée de la planète est en danger » alors qu’elle recèle « énormément d’informations », notamment sur « l’évolution du climat, la composition de l’atmosphère, l’évolution des gaz à effet de serre ».

Cette collecte de carottes de glace va se poursuivre à travers le monde et sera achevée, selon le glaciologue, d’ici une vingtaine d’années.

Source : France Info.

Je ne peux que confirmer les propos de Jérôme Chappellaz. J’ai eu l’occasion d’exprimer mon inquiétude après avoir visité le Glacier des Bossons et survolé les autres glaciers de nos Alpes. A mon modeste niveau, je tire la sonnette d’alarme de manière répétée. Au cours de mes pérégrinations à travers la planète, j’ai eu l’occasion d’observer les preuves de la catastrophe qui se profile dans les prochaines décennies. Mettant quelque peu les volcans entre parenthèses, je retourne prochainement en Alaska où cette fonte est spectaculaire. J’espère pouvoir rapporter des clichés afin de sensibiliser les visiteurs de mon blog aux problèmes qui nous guettent. Qui dit fonte des glaciers dit problèmes d’alimentation en eau, en électricité et en irrigation des cultures, etc. Sans parler des stations de sport d’hiver qui ne pourront même plus avoir recours à la neige artificielle pour compenser l’absence de neige naturelle…

————————————-

drapeau-anglaisIt is no secret: Under the effect of global warming, glaciers are melting at high speed around the world. While there is still time, scientists have started to collect ice cores from the glacier du col du Dôme, in the Mont-Blanc. These ice samples will be used as a testimony for future generations of scientists.
According to Jerome Chappellaz, a glaciologist and research director at the Laboratory of Glaciology and Geophysics of the Environment, « by the end of the 21st century, all glaciers below 3,500 metres will have disappeared » due to the warming climate. The proposed collection of ice samples was decided because « the ice memory of the planet is in danger » when it contains « a lot of information, » including « climate change, the composition of the atmosphere, changing greenhouse gases.  »
This collection of ice cores will continue around the world and will be completed according to the glaciologist, by twenty years.
Source: France Info.

I can only confirm what Jerome Chappellaz said on the radio. I had the opportunity to express my concern after visiting the Glacier des Bossons and flying over the other glaciers of the Alps. At my modest level, I have repeatedly sounded the alarm. During my journeys across the world, I had the opportunity to observe the evidence of the disaster that will take place in the coming decades. Putting aside volcanoes for a few weeks, I will soon return to Alaska where glacier melting is dramatic. I hope to bring back photos to sensitize visitors to my blog to the problems to come. Glacier melting means water supply and electricity problems, no more crop irrigation, etc. Not to mention the winter sports resorts that will no longer be able to resort to artificial snow to make up for the lack of natural snow …

Bossons 2015 web

Glacier des Bossons (Alpes françaises) : Une espèce en voie de disparition.

Gla 09

Glacier Worthington (Alaska) : Un recul spectaculaire.

(Photos: C. Grandpey)

Conseils du Parc des Volcans d’Hawaii pour aller voir la coulée de lave // Hawaii National Park tips to go and see the lava flow

drapeau-francaisSi les zones autour des cratères de l’Halema’uma’u et du Pu’uO’o sont interdites d’accès (voir ma note précédente), la coulée de lave 61g avance actuellement à l’intérieur du Parc National des Volcans d’Hawaï qui propose des itinéraires et des conseils pour aller assister au spectacle.

Les autorités du Parc indiquent que les visiteurs peuvent aller à pied et à vélo le long de la route de secours pour aller voir la lave descendre le long du Pūlama Pali avant de se répandre sur la plaine côtière et entrer dans l’océan.
Depuis l’ouest, à l’intérieur du Parc des Volcans, le point le plus facile d’accès se trouve à l’extrémité de la Chain of the Craters Road. Il est conseillé aux visiteurs de faire une halte à la Ranger Station, de parler avec les gardes du parc, écouter leurs conseils, et regarder une vidéo de 4 minutes sur la sécurité. Une lunette d’observation est mise à la disposition du public pour observer l’éruption à distance. Le parc est ouvert 24 heures sur 24.
Depuis la Ranger Station, il faut s’attendre à un parcours assez pénible de 16 à 19 km aller-retour jusqu’à la coulée. Les randonneurs pourront emprunter la route de secours en terre battue sur environ 6 km, puis il leur faudra tourner à l’intérieur des terres au niveau d’une balise lumineuse qui marque le point le plus proche de la coulée active, actuellement à environ 800 mètres de la route. L’avancée sur le champ de lave se fait sur un terrain difficile, avec de profondes fractures et d’anciennes coulées de lave très coupante.

De l’autre côté de la route de secours, à l’est, les rangers ont installé une balise lumineuse à 7,6 km de son point de départ à Kalapana, et à une cinquantaine de mètres à l’intérieur des terres. Cette balise sert de point de départ aux randonneurs.
Le point d’observation aménagé à Kalapana, près de la limite E du parc, offre également un point de vue intéressant de l’éruption. Il est ouvert tous les jours de 15 heures à 21 heures.

Recommandations: Il est fortement conseillé aux randonneurs d’être bien préparés avant d’entamer le parcours vers la coulée de lave et de l’effectuer de jour. Il n’y a pas de sentier ou de trace balisée vers la coulée de lave dont la morphologie peut se modifier jour après jour. Il est facile de se perdre dans l’obscurité (NB : C’est pour cela que je conseille fortement de s’équiper d’un GPS). Il est conseillé à chaque randonneur d’emporter quatre litres d’eau, de porter de bonnes chaussures de randonnée, des gants et un pantalon (les shorts sont à éviter !). Ne pas oublier des lunettes de soleil, la crème solaire et un couvre-chef. Chaque personne a besoin d’une frontale (ou, à la rigueur, une bonne lampe de poche) avec piles de rechange.
Les cyclistes peuvent également emprunter la route de secours, à condition d’être habitués à circuler sur une route de gravier. Il leur est conseillé de rouler uniquement de jour. Les véhicules motorisés sont interdits.
Il est demandé aux visiteurs de respecter les propriétés privées (voir carte ci-dessous) et la culture hawaïenne. De nombreux Hawaïens autochtones sont persuadés que la lave est le kinolau, c’est-à-dire l’incarnation physique de la déesse Pélé. Piquer la lave avec des bâtons et d’autres objets est donc irrespectueux, mais aussi illégal. La loi fédérale interdit de « posséder, détruire, blesser, mutiler, enlever, creuser ou perturber » des ressources naturelles et culturelles (36 CFR § 2.1).
Les animaux domestiques et les drones sont également interdits sur le champ de lave à l’intérieur du Parc National.
Les gaz volcaniques représentent un autre danger, en particulier pour les personnes atteintes de problèmes cardiaques ou respiratoires, les nourrissons, les jeunes enfants et les femmes enceintes. Si l’air les irrite, les incommode, ou rend leur respiration difficile, les visiteurs doivent quitter la zone.

Source : Parc National des Volcans D’Hawaii.

 ——————————————

drapeau-anglaisIf the areas around Halema’uma’u and Pu’uO’o craters are prohibited (see my previous note), the 61g lava flow is currently within Hawaii Volcanoes National Park which is offering route and tip information for viewing the Kilauea’s latest lava flows.

The Park’s report says that visitors may hike and bicycle along the gravel emergency access route to view and access lava as it flows down the Pūlama Pali and spreads out onto the coastal lava plain toward the ocean.

From Hawai‘i Volcanoes National Park, the easiest vantage point to view eruptive activity is from a distance at the end of Chain of Craters Road. Visitors are encouraged to stop at the Coastal Ranger Station to talk with park rangers, view eruption and hiking tip exhibits, and watch a four-minute lava safety video. A public spotting scope is available to view the eruption from a distance. The park is open 24 hours a day.

From the Ranger Station, it’s a difficult 16- to 19-kilometre roundtrip hike. Hikers can walk along the gravel emergency access route for about 6 km, and then turn inland at a light beacon which marks the closest point to the active flow front, currently about 800 metres from the route. The flow field is a rough hike, with deep earth cracks, uneven terrain, and razor-sharp lava from older flows.

Rangers placed another light beacon 7.6 km down the emergency access route, about 50 metres inland from the road, as a suggested starting point for hikers from the Kalapana side.

The county Kalapana Lava Viewing Area near the park’s eastern boundary also offers a vantage point of the current eruption, and is open daily from 3 to 9 p.m.

Recommendations: Hikers are urged to be prepared and to head out in daylight. There is no trail or marked route to the lava, which continues to flow and change daily. It is easy to become disoriented after dark. Each person needs about a gallon of water, sturdy closed-toe hiking shoes or boots, gloves to protect the hands, and long pants to protect against lava rock abrasions. Wear sunblock, sunglasses and a hat. Each person needs a flashlight and/or headlight with extra batteries.

Experienced bicyclists can also use the emergency access route, but the loose gravel makes it a challenging ride for inexperienced riders. Cyclists are urged to ride during daylight hours only. Motorized vehicles are prohibited.

Hikers are reminded to respect private land (see map below) and Hawaiian culture. Many native Hawaiians believe that lava is the kinolau, or physical embodiment, of volcano goddess Pele. Poking lava with sticks and other objects is disrespectful. It’s also illegal. Federal law prohibits “possessing, destroying, injuring, defacing, removing, digging or disturbing” natural and cultural resources (36 CFR § 2.1).

Pets and drones are also prohibited on the flow field in the national park.

Volcanic gas is another hazard, particularly to people with heart or respiratory problems, and infants, young children and pregnant women. If air irritates, smells bad or makes breathing difficult, visitors should leave the area.

Source : Hawaii Volcanoes National Park.

x-default

Vue de la route de secours, l’extrémité de la Chain of the Craters Road à l’ouest et le point d’observation de Kalapana à l’ouest. Début juillet, la coulée 61g n’avait pas encore traversé la route en terre battue. (Source: USGS)

Coulee 61g

Vue de la coulée 61g et de son évolution (en rouge vif) entre le 2 et le 12 août 2016. (Source: USGS / HVO)

BI 003

Exemple de coulée éphémère (Photo: C. Grandpey)