Cotopaxi (Equateur)

drapeau-francaisL’Institut de Géophysique indique en ce moment que l’activité interne du Cotopaxi est «modérée» tandis que l’activité superficielle est «faible». L’activité globale est qualifiée de «modérée» avec des émissions de gaz et de vapeur à faible teneur en cendre.
Rappelons que le Cotopaxi a repris goût à la vie le 14 août 2015, avec une colonne de cendre qui signalait sa première éruption majeure depuis 1877. Au mois d’août, le président Rafael Correa a déclaré l’état d’urgence car les volcanologues indiquaient que le volcan était l’un des plus dangereux sur Terre à cause de sa couverture de neige et de glace et de la population relativement importante qui vit à proximité. Pendant l’éruption d’août, les autorités ont évacué des centaines de personnes et fermé des dizaines de milliers d’hectares dans le parc national qui entoure le volcan. Le Président a également décrété une mesure de censure très controversée qui empêchait les médias de divulguer toute information non autorisée sur le volcan.
Jusqu’à présent, l’explosion cataclysmale redoutée par le gouvernement n’a pas eu lieu. Une équipe de l’Institut de Géophysique a récemment visité le dernier refuge avant le cratère et installé des générateurs éoliens afin que continue à fonctionner le matériel de surveillance en cas d’émission abondante de cendre volcanique.
Les 10 premiers kilomètres autour du Cotopaxi sont désertiques. Toutefois, il existe le risque que le volcan produise des coulées pyroclastiques qui pourraient faire fondre les glaciers et générer des lahars susceptibles d’affecter la population sur des dizaines de kilomètres.
Les scientifiques pensent qu’une puissante éruption est peu probable. Si elle se produisait, elle aurait un impact dévastateur sur une zone où habitent 325 000 personnes, avec un oléoduc et une importante agriculture, et qui s’étend à seulement 45 km au sud de la capitale Quito.

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drapeau-anglaisThe Instituto Geofisico indicates that Cotopaxi’s internal activity is “moderate” while superficial activity is “low”. Global activity is said to be “moderate” with gas and steam emissions with low ash contents.
Let’s remember Cotopaxi rumbled to life on August 14th, belching a column of ash in its first major eruption since 1877. By that time, President Rafael Correa declared a state of emergency as local volcanologists warned the volcano was one of the most dangerous on Earth because of its big snow cap and the relatively large population nearby. During the August eruption, authorities evacuated hundreds of people and closed tens of thousands of hectares of the national park that surrounds the volcano. The President also decreed a controversial « prior censorship » measure that barred the media from releasing any unauthorized information on the volcano.
So far, the cataclysmic eruption the government feared has not materialised. A team from Ecuador’s Geophysics Institute recently climbed to the last shelter before the crater and installed wind-powered generators to keep their monitoring equipment running in case it gets covered by volcanic ash.
In the 10 km immediately surrounding Cotopaxi there’s almost nobody and nothing. But there’s a possibility the volcano could generate pyroclastic flows that could melt the glacier and form lahars, which could affect the surrounding population for dozens of kilometres.
Scientists think a powerful eruption is unlikely. If it happened, it would have a devastating impact on an area that is home to 325,000 people, an oil pipeline and a key agriculture industry and sits just 45 km south of the capital Quito.

Cotopaxi 22 aout

Eruption du Cotopaxi le 22 août 2015 (Crédit photo: Instituto Geofisico)

Découverte d’une ancienne microplaque océanique dans l’Océan Indien // Discovery of an ancient oceanic microplate in the Indian Ocean

drapeau-francaisDes scientifiques australiens de l’Université de Sydney et des chercheurs américains viennent de découvrir une très ancienne microplaque océanique dans l’océan Indien. Cette découverte a permis d’identifier la période au cours de laquelle a eu lieu la collision initiale entre l’Inde et l’Eurasie, événement qui a donné naissance à la chaîne de l’Himalaya.
Les images d’un faisceau radar émises par un satellite dont la mission est de mesurer la variation du niveau de la surface de la mer dans les zones de montagnes et de vallées sous-marines, associées à des ensembles de données géophysiques marines classiques, ont permis aux scientifiques de découvrir la première microplaque dans l’océan Indien. La grande collision entre l’Inde et l’Eurasie a probablement eu lieu il y a 47 millions d’années.
Cette microplaque a été baptisée Mammerickx, en référence au Dr Jacqueline Mammerickx, pionnière célèbre dans le domaine de la cartographie des fonds marins.
La découverte de la microplaque révèle le niveau de contrainte subi par la plaque indienne lorsque sa bordure nord est entrée en collision avec la plaque eurasienne. Il y a environ 50 millions d’années, l’Inde se déplaçait vers le nord à environ 15 cm par an. Peu de temps après avoir heurté l’Eurasie, les contraintes dans la croûte le long de la dorsale médio-océanique entre l’Inde et l’Antarctique se sont intensifiées jusqu’à atteindre un point de rupture. Une partie de la croûte de l’Antarctique, de la taille de la Tasmanie, s’est alors détachée en effectuant une rotation et en donnant naissance à la microplaque. Il est particulièrement important de connaître l’âge de la collision entre les deux plaques tectoniques pour comprendre le lien entre la croissance des chaînes de montagnes et un changement climatique majeur.
Malgré les énormes progrès de la science qui ont permis aux scientifiques de cartographier des planètes lointaines, environ 90% du plancher océanique restent inconnus. Nous connaissons mieux la surface de Pluton que celle de notre propre planète car environ 71% de la surface de la Terre sont recouverts d’eau. Voilà pourquoi la technologie satellitaire, pas très coûteuse, est la clé de la cartographie des plaines abyssales relativement inconnues qui se dissimulent au fond des océans.
Source: Université de Sydney.

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drapeau-anglaisThe first ancient oceanic microplate has been discovered in the Indian Ocean by a team of Australian scientists from the University of Sydney and US researchers. The discovery helped in identifying the timeline in which the initial collision between India and Eurasia has taken place, an event which gave birth to the Himalayas Mountain Chain.
The radar beam images from an orbiting satellite, which measure the change in sea surface level caused by the water being attracted by submarine mountains and valleys, in combination with conventional marine geophysical datasets, have helped scientists in uncovering the first microplate in the Indian Ocean. The large collision between India and Eurasia is estimated to had happened 47 million years ago.
The discovered microplate was named the Mammerickx Microplate, after Dr. Jacqueline Mammerickx, a well known pioneer in the field of seafloor mapping.
The finding indicates how stressed the Indian Plate had become when its northern edge first collided with Eurasian Plate. According to the discovery, India was travelling northwards about 15 cm annually about 50 million years ago. Shortly after it hit Eurasia, crustal stresses along the mid-ocean ridge between India and Antarctica have intensified to a breaking point and a part of Antarctica’s crust , about the size of Tasmania, broke off rotating and forming the microplate.
Knowing the age of the collision is particularly important for understanding the link between the growth of mountain belts and major climate change.
Despite a huge advancement in science which allowed the experts to map distant planets, about 90% of the seafloor of our oceans remains uncharted. We have more detailed maps of Pluto than most of our own planet because about 71 per cent of the Earth’s surface is covered with water. That’s why advances in comparatively low-cost satellite technology are the key to charting the deep, relatively unknown abyssal plains, at the bottom of the oceans.
Source : University of Sydney.

Microplate

Source: Université de Sydney

Réveil du Bromo ? (Indonésie) // Is Mt Bromo waking up in Indonesia ?

drapeau-francaisLe Bromo semble être entré dans une nouvelle phase d’activité. Le 1er novembre, l’observatoire demandait aux visiteurs de ne pas s’approcher à moins d’un kilomètre du volcan car on relevait une hausse de la sismicité ainsi que des émissions de vapeur et de gaz, avec présence de SO2.
Le niveau d’alerte reste à 2 (Waspada), sur une échelle de 4.
La dernière éruption du Bromo a eu lieu en 2012.
Source : The Watchers.

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drapeau-anglaisA phase of increased unrest seems to have started at Bromo volcano. On November 1st, the observatory issued a warning not to approach Bromo within 1 km, as changes in seismic activity and increased steaming/degassing (including SO2) had been noted.
The alert status of the volcano remains at 2 (waspada) on a scale of 1 – 4. The last known eruption of this volcano occurred in 2012.
Source: The Watchers.

Bromo-01

Photo: C. Grandpey

Le trafic maritime dans l’Arctique // Shipping in the Arctic

drapeau-francaisDire que l’Arctique est en train de fondre n’est pas un scoop. L’étendue de glace de mer en Octobre 2015 a été l’une des plus faibles jamais enregistrées. On le sait depuis longtemps : La situation actuelle suscite un regain d’intérêt pour le transport maritime dans l’Arctique. Il a augmenté de façon constante au cours des dernières années, jusqu’à l’an dernier où il a connu une forte baisse. Les chiffres pour 2015 ne sont pas encore disponibles, mais l’Arctique a probablement enregistré de nouveau une augmentation du nombre de navires opérant dans la région. Cosco, la plus grande compagnie maritime de Chine, vient d’annoncer qu’elle va mettre en place un service de transport régulier sur la voie maritime qui longe le nord de la Russie.
La Corée du Sud et l’Islande sont parmi les autres nations qui lorgnent sur cette voie maritime. Au cours d’une réunion qui a eu lieu en Corée début novembre, les présidents des deux pays se sont mis d’accord pour établir conjointement une route maritime dans l’Océan Arctique. Elle pourrait être disponible pendant toute l’année en 2030, et raccourcirait d’une dizaine de jours le temps de navigation pour des cargos coréens.
Mais tout n’est pas rose pour la navigation dans l’Arctique. Jusqu’à maintenant, l’essentiel du trafic maritime au nord de la Russie concernait le transport de combustibles fossiles. Le problème, c’est que la production de pétrole russe dans l’Arctique est en chute libre, en raison d’un manque d’infrastructures. Dans le même temps, un chantier naval de Louisiane a annulé la construction de deux brise-glace suite à la décision de Shell de cesser ses opérations de forage au large des côtes de l’Alaska dans le proche avenir (voir ma note du 29 septembre 2015).
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisSaying the Arctic is melting has become commonplace. The extent of Arctic sea ice this October has been one of the lowest on record. The current situation has fuelled renewed interest in Arctic shipping, which has grown steadily in recent years, until last year, when it suffered a sharp one-year decline. Figures for 2015 aren’t yet available, but the Arctic will likely see an increase in the number of ships operating in the region. China’s largest shipping company, Cosco, has just announced that it will launch regularly scheduled shipping services along Russia’s Northern Sea Route.
South Korea and Iceland are among other nations eyeing such a route. Presidents of both countries agreed at a meeting in Korea to establish an Arctic Ocean shipping route together. It could be available year-round by 2030, and would shave sailing time for Korean cargo vessels by about 10 days.
But not all signs point to an immediate spike in Arctic shipping. Up to now, most traffic on Russia’s Northern Sea Route consisted of fossil fuel shipments. However, Russia’s Arctic oil output is declining, due to a lack of infrastructure. Meanwhile, a Louisiana shipbuilder cancelled work a pair of polar class icebreakers, a move that comes in the wake of Shell’s decision to halt its operations offshore Alaska for the foreseeable future (see my note of 29 September 2015).
Source: Alaska Dispatch News.

Groenland-blog

Photo: C. Grandpey