Puyehue (Chili)

drapeau francais.jpgLe Puyehue fait décidément bien des misères aux aéroports sud-américains, en particulier en Argentine où celui de Bariloche est à nouveau fermé à cause de la cendre rejetée par le volcan. La fermeture intervient seulement trois jours après la réouverture de l’aéroport qui faisait suite à un arrêt de 7 mois à cause de cette même cendre. En effet, les vols à destination de Bariloche avaient repris vendredi après avoir été interrompus depuis le 5 juin 2011, date du début de l’éruption du Puyehue.
Bariloche et les villes voisines (Villa la Angostura et San Martin de Los Andes) sont des destinations touristiques appréciées des skieurs en hiver et des randonneurs et des pêcheurs en été. L’arrêt des vols à Bariloche avait profondément affecté le tourisme dans la région.
Source : BBC News.

drapeau anglais.jpgPuyehue is again causing trouble to South American airports, mainly in Argentina where Bariloche Airport is again closed because of the ash vomited by the Chilean volcano.  
The closure comes three days after flights had resumed following a seven-month suspension due to the ash. Commercial flights to Bariloche had resumed on Friday for the first time since the Puyehue volcano erupted on June 5th 2011.  
Bariloche, and nearby Villa la Angostura and San Martin de Los Andes are popular destinations for people wanting to ski in winter, and go trekking and fishing in summer.
But the lack of flights has badly hit the tourism industry in the area.
Source : BBC News.

Merapi (Ile de Java / Indonésie)

L’éruption du Merapi en novembre 2010 a été dévastatrice. Quelque 350 personnes ont perdu la vie et des centaines de milliers d’autres ont été contraintes d’abandonner leurs maisons trop exposées aux coulées pyroclastiques vomies par le volcan. Les autorités indonésiennes estiment à plus de 600 millions de dollars les pertes économiques, que ce soit au niveau de l’agriculture ou du tourisme. Aujourd’hui encore, le visiteur assiste à des scènes de désolation avec des maisons à moitié brûlées et des arbres calcinés qui dressent leurs branches mortes au-dessus d’une terre recouverte par la cendre grise du volcan.
Dans une note intitulée « Merapi mon amour », j’avais expliqué au moment de l’éruption l’attachement très fort des Indonésiens à leur terre et leur réticence à l’abandonner, même quand le danger était présent. Dès que le niveau d’alerte a été abaissé, de très nombreuses familles ont regagné leurs habitations, tout en étant conscientes qu’une nouvelle colère du volcan pourrait les anéantir. Ainsi, à Srunen, dans le district de Cangkringan, les villageois ont reconstruit leurs maisons de briques en dépit des propositions du gouvernement qui leur proposait de l’argent (3200 dollars) et un lopin de terre dans une région plus sûre. Ces villageois ont refusé de partir sous prétexte que la superficie des terres proposées était ridicule à côté de l’espace que leur offre les pentes du Merapi.
Tout près, la reprise d’une nouvelle vie dans la région de Srunen est parfois difficile. En attendant que leurs vaches puissent à nouveau donner du lait, certains villageois vendent sur le bord de la route qui conduit au volcan des fruits achetés à des producteurs. Le revenu est donc particulièrement maigre. .  
A côté des villageois autorisés à revenir vivre au pied du volcan en dépit du danger, d’autres n’ont pas eu cette chance et ils doivent continuer à vivre dans des camps de fortune. C’est le cas des habitants du village de Glagahmalang qui est enfoui à jamais sous la cendre du Merapi. Leur vie a totalement changé. Certains paysans qui possédaient, pour certains, deux maisons, cinq vaches et de la terre cultivable se retrouvent maintenant dans une maison de deux pièces de 6 mètres sur 6. Leurs revenus dépendent en grande partie de l’argent extérieur – des dons en particulier – qui se fait de plus en plus rare.
Pendant ce temps, le Merapi est calme mais on sait que, tôt ou tard, une nouvelle éruption se produira avec les mêmes conséquences pour les villages sur ses pentes. Nous reverrons alors les mêmes scènes de désolation, les évacuations, les camps de réfugiés et, quelques mois plus tard, le retour des paysans sur leurs terres recouvertes de cendre. C’est cela, la vie sur le Merapi…

Source: Voice of America et presse locale indonésienne.

 

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Scène de désolation après la dernière éruption du Merapi.