Hello from Alaska ! (7)

Mon voyage dans les terres nordiques arrive à son terme. L’un des buts de ce périple en Alaska était de voir (ou plutôt revoir) la faune qui fréquente les étendues du Grand Nord. Les élans et les ours sont les espèces que l’on observe le plus souvent, mais il n’est pas impossible de rencontrer des loups. L’autre soir à côté de Whitehorse, alors que j’admirais les premières aurores boréales, une meute de loups s’est mise à hurler à quelques centaines de mètres de l’endroit où je me trouvais. Dans le silence parfait de la nuit, c’est un moment que l’on n’oublie pas!

Les élans se rencontrent essentiellement à l’aube et au crépuscule. Il est alors relativement fréquent de voir une femelle accompagnée d’un ou plusieurs jeunes traverser la route, même au centre de la ville d’Anchorage où ils viennent jusque dans les jardins. Les mâles avec leurs ramures impressionnantes se voient moins souvent. En dehors de la période de rut, ils restent dans les zones humides retirées de la montagne.

En ce moment, les ours s’observent souvent le long des rivières où ils viennent se goinfrer de saumons riches en protéines, en vue de l’hibernation qui commence et octobre pour se terminer en avril. Il est relativement facile d’approcher les plantigrades qui ne sont pas agressifs, mais dont le comportement peut s’avérer imprévisible. Certaines règles élémentaires doivent être observées. La première d’entre elles est de ne jamais se trouver entre une ourse et ses oursons. Comme pour les élans, les ours (qu’ils soient bruns ou noirs) n’hésitent pas à pénétrer dans les zones habitées et à se promener à proximité des maisons. La visite des poubelles est l’une de leurs occupations favorites. Il arrive même qu’ils pénètrent carrément dans les maisons. Il y a quelques semaines, l’un deux a visité la cuisine d’une habitation du Kenai en y mettant le désordre que l’on imagine. Il a même réussi déplacer le réfrigérateur!!

Les accidents avec les ours sont rares mais pas impossibles. Cet été, plusieurs randonneurs ont été tués. Deux d’entre eux ont perdu la vie dans le Parc de Yellowstone, probablement parce qu’ils se sont enfuis en courant quand un ours les a surpris. Deux jeunes randonneurs ont également été tués par un ours polaire dans un camping en Norvège. Il ne faudrait pourtant pas sombrer dans la paranoïa. Certes, les ours peuvent être dangereux, mais si l’on reste vigilant et prudent (j’ai toujours un grelot avec moi pour signaler ma présence), on peut passer des heures fantastiques le long des rivières de l’Alaska!

TVB

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Ourson avec sa mère dans la Chilkoot River près de Haines (Alaska)
L’ourse porte un collier de repérage qui devait se détacher automatiquement le 14 septembre.
(Photo: C. Grandpey)

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