L’éruption qui avait débuté le 16 juillet 2025 sur la péninsule de Reykjanes est désormais terminée. Le Met Office explique que le tremor volcanique et l’activité explosive ont cessé au cours du week-end. Aucune activité n’est actuellement observée au niveau des cratères. Cependant, les visiteurs du site de l’éruption doivent savoir qu’il est très dangereux de marcher sur de la lave nouvellement émise, car la croûte superficielle peut s’effondrer sous les pas sans prévenir et de la lave encore incandescente peut se trouver juste en dessous. De plus, la pollution gazeuse peut encore dépasser les seuils de danger à proximité du site de l’éruption.
Comme je l’ai déjà indiqué, le soulèvement du sol a repris à Svartsengi d’environ 2 à 3 centimètres. Cela confirme que le magma continue de s’accumuler et que si le soulèvement se poursuit, on pourrait assister à de nouvelles éruptions.
Image de drone d’Isak Finnbogason, souvenir de la dernière éruption
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The eruption that began on July 16 2025 on the Reykjanes Peninsula has now come to an end. The Met Office explains that volcanic tremor and explosive activity ceased over the weekend. No activity is currently observed in the craters. However, visitors to the eruption site are warned that it is very dangerous to walk on newly formed lava, as the surface crust may collapse without warning and glowing lava may lie just beneath. Moreover, gas pollution can still exceed danger thresholds in the vicinity of the eruption site.
As I put it before, uplift has resumed at Svartsengi by approximately 2–3 centimeters. This confirms that magma is still accumulating, and if uplift continues, it could lead to new magma intrusions and future eruptions.
De nombreuses vidéos et autres articles de presse ont été publiés sur le séisme de magnitude M8,8 qui a été enregistré au large du Kamtchatka, avec la menace de tsunamis dévastateurs dans l’océan Pacifique. Les séismes et les tsunamis nous rappellent que nous vivons sur une planète dynamique.. Dans un article de la série Volcano Watch, l’Observatoire Volcanologique d’Hawaï (HVO) fait la différence entre les séismes dont l’épicentre est situé loin d’Hawaï de ceux dont les épicentres se trouvent à proximité de l’archipel. Si les tsunamis générés par de puissants séismes lointains mettent des heures à traverser l’océan Pacifique, les séismes locaux peuvent également générer des tsunamis, mais avec un délai d’alerte beaucoup plus court.
Voici une vidéo diffusée par la NOAA et illustrant la propagation du tsunami du 29 juillet dans l’océan Pacifique :
L’événement de magnitude M8,8 enregistré au large du Kamtchatka à 13 h 24 le 29 juillet 2025, à environ 5 000 kilomètres d’Hawaï, est un exemple de séisme et de tsunami de longue distance. Une alerte tsunami a été émise dans l’archipel à 14 h 43 (heure locale). Le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (Pacific Tsunami Warning Center) a annoncé que les premières vagues atteindraient les côtes hawaïennes quelques minutes après 19 h.
Plusieurs heures avant l’arrivée éventuelle des vagues de tsunami, les sirènes ont retenti et les téléphones portables ont reçu des messages d’alerte, tandis que les zones côtières devaient être évacuées.
Les vagues du tsunami ont commencé à atteindre l’archipel hawaïen après 19 h, avec une hauteur maximale de 1,70 mètre à Kahului, sur l’île de Maui. Aucun dégât important n’a été signalé à Hawaï, et l’alerte a été levée juste avant 23 h.
Par le passé, de forts séismes lointains ont généré des tsunamis qui ont causé d’importants dégâts et des décès à Hawaï. Un séisme de magnitude M7,9 dans les Aléoutiennes en 1946 a provoqué un tsunami qui a tué 159 personnes à Hawaï, avec une hauteur de vague de 16 mètres mesurée à Pololū Valley, sur la Grande Île d’Hawaï. En 1960, un séisme de magnitude M9,5 au Chili (le plus puissant jamais enregistré) a provoqué un tsunami qui a fait 66 morts à Hilo, avec une hauteur de vague de plus de 10 mètres. En 2011, le séisme de magnitude M9,1 de Tōhoku (Japon) a provoqué un tsunami avec des vagues d’environ 3,60 mètres de hauteur à Hawaï. Malgré des dégâts importants, aucun décès n’a été signalé.
L’amélioration de la détection des séismes et de la surveillance des tsunamis, ainsi que les techniques modernes de communication d’urgence, réduisent aujourd’hui le risque de blessures ou de décès par tsunami. Un autre facteur important est le temps de réaction : les vagues de tsunami générées par des séismes lointains mettent des heures à atteindre Hawaï, ce qui laisse le temps aux populations d’évacuer les zones vulnérables. Cependant, cela suppose que l’évacuation soit gérée correctement, ce qui n’a pas été le cas à Honolulu lors de la dernière alerte tsunami !
Les tsunamis locaux, en revanche, n’ont pas besoin de parcourir de longues distances pour atteindre les côtes hawaïennes, ce qui laisse aux habitants et aux organismes de gestion des urgences un délai d’intervention beaucoup plus court. D’importants mouvements de failles à la base des volcans hawaïens ont par le passé provoqué des séismes dévastateurs, générant des tsunamis locaux, et cela se reproduira certainement à l’avenir. Ces événements laissent peu de temps aux habitants pour se mettre en sécurité.
Des chercheurs de l’Université d’Hawaï ont expliqué qu’un tsunami généré depuis le flanc sud de l’île d’Hawaï peut atteindre la baie d’Hilo 4 à 5 minutes après le séisme, avant de se propager à travers les îles hawaïennes en moins d’une heure.
Un séisme de magnitude estimée à M7,9, s’est produit en 1868 sous le Mauna Loa à Kaʻū, provoquant des glissements de terrain et un tsunami qui a touché toute la côte sud de l’île d’Hawaï et tué près de 100 personnes. En 1975, un séisme de magnitude M7,2, sous le flanc sud du Kilauea, a généré un tsunami dont les vagues ont atteint environ 14 mètres de hauteur. Deux personnes ont été tuées et de nombreuses autres blessées. Même le séisme de magnitude M6,9 de 2018 sous le Kilauea a généré un petit tsunami local avec une hauteur de vague de 4,70 mètres à Hilo.
Effondrement sommital de la caldeira sommitale du Kilauea en 2018 (Source: HVO)
L’article de Volcano Watch propose quelques recommandations. Si des personnes ressentent de fortes secousses lors d’un séisme de forte amplitude, il est important de se rappeler que le laps de temps avant l’arrivée d’un tsunami peut être de quelques minutes. Le retrait des eaux peut être le signe d’un tsunami imminent. Il est déconseillé d’attendre les sirènes ou les messages d’alerte téléphoniques, car le tsunami peut survenir avant que ces alertes ne soient envoyées. Il est conseillé de se diriger immédiatement vers des zones plus élevées et d’attendre que les services de gestion des urgences donnent le signal de fin d’alerte avant de retourner sur le rivage.
Source : USGS / HVO.
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There have been a lot of videos in the media and articles in the newspapers about the M8.8 earthquake that struck offshore from Kamchatka, with tha threat of destructive tsunamis across the Pacific Ocean. Earthquakes and tsunamid are a reminder that we live on a dynamic planet. In an article of the series Volcano Watch, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) makes a difference between earthquakes whose epicenters are located far from Hawaii and those that are triggered close to the archipelago. While tsunamis generated by large, distant earthquakes take hours to traverse the Pacific Ocean, it is important to remember that local earthquakes can also generate tsunamis, but with much less warning.
Ae example of long distance earthquake and tsunami was the M8.8 event that was recorded offshore from Kamchatka at t 1:24 p.m. July 29, 2025,, about 5,000 kilometers from Hawaii. A tsunami warning was issued at 2:43 p.m. for Hawaii, and the Pacific Tsunami Warning Center issued a forecast for the first waves of a tsunami to arrive at Hawaiian shores a few minutes after 7 p.m.
With hours to prepare for the eventual arrival of tsunami waves, sirens sounded and cellphones received multiple alarms as coastal areas were evacuated.
Tsunami waves began moving through the Hawaiian Islands after 7 p.m., with a maximum measurement of 1.70 meters in Kahului, Maui. There was no significant damage in Hawaii, and the warning was canceled just before 11 p.m.
Large distant earthquakes in the past have generated tsunamis that caused significant damage and deaths in Hawaii. An M7.9 Aleutian earthquake in 1946 generated a tsunami that killed 159 people in Hawaii, with a maximum wave run-up height of 16 meters measured at Pololū Valley on Hawaiʻi Island. An M9.5 earthquake in Chile generated a tsunami in 1960 that killed 66 people in Hilo, with a maximum wave run-up height of more than 10 meters. In 2011, the M9.1 Tōhoku earthquake (Japan) generated a tsunami with maximum wave heights of about 3.60 meters in Hawaii. Though there was significant damage, there were no deaths.
Improved earthquake detection and tsunami monitoring, along with modern emergency communication techniques reduce the risk of people being injured or killed by tsunami. Another important factor is response time; tsunami waves generated by distant earthquakes take hours to reach the Hawaiian Islands, giving people time to evacuate vulnerable areas. However, this assumes that the evacuation is managed properly, which was not the case in Honolulu during the last tsunami alert !
Local tsunamis, however, do not need to travel far to reach Hawaiian shores, leaving residents and emergency management agencies a much shorter time to respond. Large fault slips along the bases of Hawaiian volcanoes have historically produced damaging earthquakes that generated local tsunamis, and they will certainly do so again in the future. These events leave residents little time to evacuate to safety.
Researchers at University of Hawai‘i modeled that a tsunami generated from the south flank of the Hawai‘i Island can reach Hilo Bay within 4 to 5 minutes after the earthquake, before propagating through the Hawaiian Islands in less than an hour.
An estimated M7.9 earthquake occurred in 1868 beneath Mauna Loa volcano in Kaʻū, causing landslides and a local tsunami that affected the entire south coast of Hawai‘i Island and killing nearly 100 people. An M7.2 earthquake in 1975 beneath the south flank of Kilauea generated a tsunami with waves up to about 14 meters high. Two people were killed and many more injured. Even the M6.9 earthquake in 2018 beneath Kilauea generated a small local tsunami with a maximum wave height of 4.70 meters in Hilo.
The Volcano Watch article goes on with some recommendationns. If people feel strong shaking from a large earthquake, they should remember that the time they have to respond before a tsunami arrives could be minutes. Receding water could be a sign of an impending tsunami wave to follow. People should not wait for sirens or cellphone alarms because the tsunami could occur before there is time for those alerts to be sent. They should immediately head for higher ground, and wait for emergency management agencies to sound the all-clear before returning to the shoreline.
Le Kracheninnikov n’est pas le plus connu des volcans du Kamchatka. Il est situé dans la chaîne orientale de la péninsule du Kamtchatka, à environ 200 km au nord de Petropavlovsk-Kamtchatski. La Smithsonian Institution indique que sa dernière éruption a eu lieu en 1550. Le volcan est entré en éruption ce dimanche 3 août 2025, quelques jours après le puissant séisme de M8,8 qui a frappé la région. Bien sûr, beaucoup de médias ont immédiatement fait le lien entre les deux événements. Il faut être prudent avant d’établir ce genre de relation car le lien entre séismes d’origine tectonique et éruptions volcaniques n’a pas été clairement établi. Au lendemain du dernier séisme, un épisode éruptif a été observé sur le Klyuchevskoy, autre volcan de la péninsule, mais une activité éruptive au niveau du cratère sommital de ce volcan avait déjà été observée entre le 17 et le 30 juillet 2025. Une forte anomalie thermique avait été identifiée sur les images satellite. La lave remplissait lentement le cratère depuis le 20 avril et une forte incandescence avait été observée le 19 juillet par des scientifiques visitant la région. Selon le KVERT, le séisme de M8,8 s’est produit à environ 400 km au sud du Klyuchevskoy et n’est pas lié à l’éruption en cours sur le Klyuchevskoy.
S’agissant du Kracheninniko, le KVERT explique que l’on observe actuellement une fissure sur un de ses flancs et la formation d’un dôme de lave qui s’accompagne d’une puissante activité de dégazage, ainsi que d’une colonne de cendres atteignant 6000 mètres de hauteur. Aucune zone habitée ne se trouve à la verticale du panache.
Voici une petite vidéo de l’éruption récupérée sur les réseaux sociaux :
Un fort séisme de magnitude M6,8 a été enregistré à l’est de la péninsule du Kamtchatka à 05h37 UTC le 3 août 2025. Il s’inscrit dans la séquence de répliques en cours suite au séisme de magnitude M8,8 survenu à 23h24 UTC le 29 juillet. L’épicentre était situé à 281 km au sud-sud-ouest de Petropavlovsk-Kamtchatski.
Dans le cadre de cette séquence de répliques, un séisme de magnitude M6,4, d’une profondeur de 10 km, a également été enregistré à 143 km à l’est-sud-est de Severo-Kurilsk à 14h47 UTC le 30 juillet, suivi de près par un séisme de magnitude M6,9 à 133 km au sud-est de Petropavlovsk-Kamtchatski à 00h09 UTC le même jour. D’autres séismes de magnitude 6,2, 6,0 et 6,1 ont également été enregistrés.
Source : KVERT.
Il se pourrait que le séisme majeur de magnitude M8,8 et ses conséquences aient contribué au déclenchement de l’activité éruptive du volcan Kracheninnikov. Cependant, comme je l’ai indiqué plus haut, le lien entre les séismes d’origine tectonique et l’activité éruptive n’a pas été prouvé. Rappelons qu’en 2011, le puissant séisme de magnitude M9,0 de Tohoku au Japon n’a pas provoqué l’éruption redoutée du mont Fuji voisin.
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Kracheninnikov is not the most well-known of Kamchatka’s volcanoes. It is situated in the eastern range of the Kamchatka Peninsula, approximately 200 km north of Petropavlovsk-Kamchatsky. The Smithsonian Institution indicates that its last eruption took place in 1550. The volcano erupted this Sunday, August 3, 2025, a few days after the powerful M8.8 earthquake that struck the region. Of course, many media outlets immediately made the connection between the two events. Caution should be exercised before making this kind of connection, as the link between tectonic earthquakes and volcanic eruptions has not been clearly established. The day after the last earthquake, an eruptive episode was observed at Klyuchevskoy, another volcano on the peninsula, but eruptive activity at the summit crater of this volcano had already been observed between July 17 and 30, 2025. A strong thermal anomaly had been identified on satellite images. Lava had been slowly filling the crater since April 20, and a strong incandescence was observed on July 19 by scientists visiting the region. According to KVERT, the M8.8 earthquake occurred about 400 km south of Klyuchevskoy and is not related to the ongoing eruption at Klyuchevskoy.
Regarding Krasheninniko, KVERT explains that a fissure is currently observed on one of its flanks and the formation of a lava dome, accompanied by powerful degassing activity, as well as an ash column reaching 6,000 meters in height. No inhabited areas are located directly beneath the plume.
Here is a short video of the eruption retrieved from social media: https://youtu.be/cB4TYLOOWSc
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A strong M6.8 earthquake struck east of the Kamchatka Peninsula at 05:37 UTC on August 3, 2025.
It is part of the ongoing aftershock sequence following the M8.8 earthquake that occurred at 23:24 UTC on July 29. The epicenter was located 281 km SSW of Petropavlovsk-Kamchatsky.
Part of the aftershock sequence, an M6.4 earthquake at a depth of 10 km struck 143 km east-southeast of Severo-Kuril’sk at 14:47 UTC on July 30, followed closely by an M6.9 event 133 km southeast of Petropavlovsk-Kamchatsky at 00:09 UTC on July 30. More M6.2, M6.0, M6.1 events were also recorded.
Source : KVERT.
The majot M8.8 earthquake and its afyershocks may have contributed to triggering eruptive activity on Kracheninnikov volcano. However, as I put it above, the link between tectonic earthquajkes and eruptive activity ahs not been proved. Let’s remember that in 2011, the powerful M9.0 Tohoku earthquake in Japan did not cause the feared eruption of nearby Mount Fuji eruption.
Le Lewotobi Laki-Laki est actuellement l’un des volcans les plus actifs au monde. J’ai déjà évoqué plusieurs épisodes éruptifs dans des notes précédentes. Après trois semaines de calme relatif, une nouvelle puissante éruption a débuté vers 12h48 UTC le 1er août 2025, avec un panache de cendres qui est monté jusqu’à 11,2 km d’altitude. Cette éruption fait suite à plusieurs événements survenus en juin et juillet 2025 ; certains avaient généré des panaches de cendres jusqu’à 18 km d’altitude, entraînant la fermeture de plusieurs aéroports. Lors de sa dernière éruption, le Lewotobi a produit des nuages de cendres, des éclairs et des émissions de lave. L’éruption a été précédée d’une forte augmentation de l’activité sismique. Les projections ont atteint des distances de 3 à 4 km du cratère. L’éruption a été suivie d’un autre événement, encore plus puissant, à 17h05 UTC, avec un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 19,2 km d’altitude.
Aucune victime ni perturbation aérienne n’ont été signalées. La couleur de l’alerte aérienne reste Rouge et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à IV (Awas), le maximum. Il est conseillé à la population et aux touristes d’éviter une zone d’exclusion de 6 km autour du sommet et jusqu’à 7 km dans le secteur sud-ouest-nord-est. Les autorités ont émis des alertes aux lahars dans les vallées radiales autour du volcan, en particulier en cas de fortes pluies.
Source : PVMBG.
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Lewotobi Laki-Laki is currently one of the most active volcanoes in the world.I have mentioned several eruptive episodes in previous posts. After three weeks of relative calm, a major explosive eruption started around 12:48 UTC on August 1st, 2025, ejecting ash up to 11.2 km above sea level. The eruption follows multiple events in June and July 2025, some of which ejected ash plumes up to 18 km a.s.l., causing airport closures.
During the latest eruption, Lewotobi produced ash clouds, lightning and lava emissions. The eruption was preceded by a sharp increase in seismic activity. Ejecta reached distances of 3–4 km from the crater.
The explosion was followed by another, more powerful eruption at 17:05 UTC, with ash rising to an estimated 19.2 km a.s.l.
No casualties or aviation disruptions have been reported.The Aviation Color Code remains at Red and the Alert Level at IV (Awas) — the highest.
Residents and tourists are advised to avoid a 6 km exclusion zone around the summit, and up to 7 km in the southwest–northeast sector.
Authorities have issued lahar warnings for river valleys originating at the volcano, particularly in the event of heavy rainfall.