Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Une éruption majeure a eu lieu sur le volcan de l’île de Manam (Papouasie-Nouvelle-Guinée) les 8 et 9 mars 2022 avec des explosions qui ont envoyé des panaches de cendres jusqu’à 15 km d’altitude.
La couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Rouge et le niveau d’alerte volcanique est à 3 sur une échelle de 5.
La dernière éruption majeure du volcan a eu lieu le 19 octobre 2021, avec un nuage de cendres qui s’est élevé jusqu’à 15,2 km d’altitude.
D’autres violentes éruptions ont également été signalées sur le volcan en décembre 2018 – janvier 2019.
Source : Darwin VAAC, The Watchers.

++++++++++

L’activité reste faible sur le Kilauea (Hawaii) avec des apparitions éphémères de la lave sur le plancher de l’Halema’uma’u. Aucune activité particulière n’est observée le long de l’East Rift Zone.

Source : HVO

++++++++++

Suite à la dernière crise éruptive du Fuego (Guatemala) du 6 au 8 mars 2022, l’INSIVUMEH indique que des explosions faibles, modérées et fortes sont toujours enregistrées sur le volcan, avec des panaches de cendres qui se déplacent vers l’ouest et le sud-ouest. On continue à observer des avalanches faibles et modérées dans les ravines Ceniza, Trinidad et Las Lajas. L’incandescence persiste dans le cratère mai aucune coulée de lave active n’est observée. La zone affectée par les récentes coulées pyroclastiques présente un rayon de 7 km du cratère en direction du sud-ouest, du sud et du sud-est où la végétation et les cultures ont été affectées par des nuages ​​de gaz et de cendres à haute température. Des retombées de cendre ont également eu lieu sur les localités à proximité du Fuego. Pendant les périodes de pluie, des lahars peuvent se déclencher dans tous les ravines sur les flancs du volcan, en particulier dans les ravines El Jute, Las Lajas, Ceniza et Trinidad.

Source: INSIVUMEH.

++++++++++

Le 10 mars 2022, le Merapi (Indonésie) a émis plusieurs coulées pyroclastiques qui ont forcé quelque 250 habitants à fuir vers des abris temporaires. Les cendres ont recouvert les villages voisins, mais aucune victime n’a été signalée. Les avalanches ont parcouru jusqu’à 5 kilomètres sur les pentes du volcan. Leur grondement pouvait être entendu à plusieurs kilomètres.
Il est conseillé aux personnes vivant sur les pentes du Merapi de rester à 7 kilomètres du cratère.
Source : CVGHM.

++++++++++

Toujours en Indonésie, l’éruption du Semeru se poursuit, incitant l’observatoire à émettre plusieurs alertes aux panaches de cendres. Le 3 mars 2022, une coulée pyroclastique provenant du front d’une coulée de lave a descendu la ravine Kobokan sur le flanc SE. Des panaches de cendres sont observés jusqu’à 400 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester à au moins 500 m de la ravine Kobokan et de ne pas s’approcher du lit des cours d’eau provenant de Semeru, en raison des risques de lahar et de coulée pyroclastique.
Source : CVGHM.

+++++++++

Une hausse de la sismicité a été enregistrée juste en dessous du Shinmoedake (Japon), incitant la JMA à relever le niveau d’alerte à 2 (sur une échelle de 1 à 5) le 2 mars 2022. Aucun changement n’a été observé sur le volcan lors d’une visite sur le terrain ce même jour. L’activité sismique d’origine volcanique a persisté jusqu’au 7 mars.
Source : JMA.

++++++++++

Lors d’un survol du Popocatépetl (Mexique) le 23 février 2022, des scientifiques locaux ont noté que les dimensions intérieures du cratère étaient semblables à celles enregistrées en novembre 2021. Le cratère mesurait 390-410 m de diamètre et 160-200 m de profondeur ; le fond du cratère était recouvert de tephra et des restes d’explosions récentes du dôme de lave. Le volcan émet ses habituels panaches de vapeur auxquels se mêle parfois un peu de cendre. Le niveau d’alerte reste au Jaune, Phase 2.
Source : CENAPRED.

++++++++++

L’éruption du Wolf (Galapagos / Equateur) se poursuit. Des coulées de lave actives avancent sur le flanc SSE du volcan.
Source :Instituto Geofisico.

++++++++++

Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange pour le Karymsky et le Sheveluch. Elle est maintenue au Jaune pour le Bezymianny.

Source: KVERT.

°°°°°°°°°°

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

——————————————–

Here is some news of volcanic activity around the world :

A major eruption took place at Manam volcano (Papua New Guinea) on March 8th and 9th, 2022 with explosions that sent ash plumes up to 15 km above sea level.

The Aviation Color Code was raised to Red and the Volcano Alert Level is at 3 out of 5.

The last major eruption at the volcano took place on October 19th, 2021,with an ash cloud up to 15.2 km above sea level.

Other high-level eruptions were also reported at the volcano in December 2018 – January 2019.

Source : Darwin VAAC, The Watchers.

++++++++++

Activity remains low on Kilauea (Hawaii) with short-lives lava emissions on the floor of Halema’uma’u. No unusual activity is observed along the East Rift Zone.
Source: HVO.

++++++++++

Following the latest eruptive crisis of Fuego (Guatemala) from March 6th to 8th, 2022, INSIVUMEH indicates that weak, moderate and strong explosions are still recorded on the volcano, with ash plumes moving west and the southwest. Light and moderate avalanches continue to be observed in the Ceniza, Trinidad and Las Lajas drainages. Incandescence persists in the crater but no active lava flow is observed. The area affected by the recent pyroclastic flows has a radius of 7 km from the crater towards the southwest, south and southeast where vegetation and crops have been affected by hot gas and ash clouds. Ashfall also occurred in municipalities near Fuego. During rainfall, lahars can be generated in all drainages on the flanks of the volcano, in particular in the El Jute, Las Lajas, Ceniza and Trinidad drainages.
Source: INSIVUMEH.

++++++++++

On March 10th, 2022, Mount Merapi (Indonesia) spewed several pyroclastic flows that forced about 250 residents to flee to temporary shelters. Ash blanketed nearby villages and towns, but no casualties were reported. The avalanches traveled up to 5 kilometers down the volcano’s slopes. The rumbling could be heard several kilometers.

Residents living on Merapi’s fertile slopes are advised to stay 7 kilometers away from the crater.

Source: CVGHM.

++++++++++

Still in Indonesia, the eruption at Semeru continues, causing the observatory to issue several alerts for ash plumes. On March 3rd, 2022, a pyroclastic flow originating from the end of a lava flow descended the Kobokan drainage on the SE flank. Ash plumes are observed rising up to 400 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). The public is asked to stay at least 500 m away from Kobokan drainages within 17 km of the summit, along with other drainages originating on Semeru, due to lahar and pyroclastic flow hazards.

Source: CVGHM.

++++++++++

An increase in seismicity has been recorded just below Shinmoedake (Japan), prompting JMA to raise the Alert Level to 2 (on a scale of 1-5) on March 2nd, 2022. No changes were seen at the volcano during a field visit that same day. Volcanic earthquakes persisted through March 7th.

Source: JMA.

++++++++++

During an overflight of Popocatépetl (Mexico) on February 23rd, 2022 , local scientists noted that the inner crater dimensions were similar to those recorded in November 2021. The crater was 390-410 m in diameter and 160-200 m deep; the crater floor was covered in tephra and the remains of recent lava domes. The volcano emits its usual steam plumes, with occasional ash in them. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two.

Source: CENAPRED.

++++++++++

The eruption at Wolf (Galapagos / Ecuador) continues. Active and advancing lava flows are observed on the SSE flank of the volcano.

Source:Instituto Geofisico.

++++++++++

In Kamchatka, the aviation color code remains Orange for Karymsky and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

°°°°°°°°°°

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Eruption du Hunga Tonga-Hunga-Ha’apai : pas d’effet sur la température terrestre // No impact on Earth’s temperature

Les scientifiques viennent de confirmer que l’éruption sous-marine du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai en janvier 2022 n’affectera pas le climat de la Terre malgré la présence de nuages de cendres de dizaines de kilomètres de hauteur dans l’atmosphère (voir ma note précédente à ce sujet),
De puissantes éruptions volcaniques provoquent parfois un refroidissement à court terme de la planète, mais ce ne sera pas le cas avec le récent événement dans l’archipel des Tonga.
Une nouvelle étude confirme en effet les estimations précédentes. Elle indique que l’effet de refroidissement du Hunga Tonga ne dépasserait pas 0,004 ° C dans l’hémisphère nord et 0,01 ° C dans l’hémisphère sud, ce qui est encore moins que certaines estimations précédentes.
La clé de l’impact d’une éruption volcanique sur la température de la Terre est la quantité de dioxyde de soufre (SO2) qui a été émise par le volcan. En effet, dans l’atmosphère, le gaz forme des particules d’aérosol qui font obstacle à la lumière du soleil, avec diminution de la quantité d’énergie qui entre dans le système terrestre. Par exemple, l’éruption du Pinatubo en 1991 a entraîné un refroidissement d’environ 0,6°C qui a duré près de deux ans. La différence avec l’éruption aux Tonga, c’est que les cendres rejetées dans l’air par le Pinatubo contenaient environ 50 fois plus de dioxyde de soufre.
Source : space.com.

——————————————

Scientists have just confirmed that the Hunga Tonga submarine eruption in January 2022 will not affect Earth’s climate despite sending clouds of ash dozens of kilometers high into the atmosphere (see my previous post about this topic),

Powerful volcanic eruptions sometimes cause short-term cooling of the planet, but this won’t be the case of the recent Tonga event.

A new study confirms previous estimates, stating that the cooling effect of Hunga Tonga could range from just 0.004°C in the northern hemisphere to 0.01°C in the southern hemisphere, which is even less than some of the previous estimates expected.

The key to the impact of a volcanic eruption on the Earth’s temperature is the amounrt of sulfur dioxide (SO2) that has been emitted by the volcano. Indeed, in the atmosphere the gas forms aerosol particles, which deflect sunlight, thus decreasing the amount of energy that enters the Earth’s system. For example, the 1991 explosive eruption of Mount Pinatubo produced a cooling of about 0.6°C that lasted for nearly two years. The difference with the Tonga eruption is that the ash spewed into the air by Mount Pinatubo contained about 50 times as much sulfur dioxide.

Source: space.com.

Effet de l’éruption du Pinatubo sur l’atmosphère (Source : Wikipedia)

Eruption du Fuego (Guatemala)

Une nouvelle éruption a débuté sur le Fuego le 6 mars 2022. Elle a duré 26 heures. Même si l’activité éruptive a faibli, l’INSIVUMEH indique que les explosions et les émissions de cendres continuent. L’Institut conseille à la CONRED de rester en alerte car l’activité n’a pas cessé et il est nécessaire de protéger la population vivant à proximité du volcan.
L’éruption a commencé dans la nuit du 6 mars avec de fortes explosions, une activité strombolienne intense, avec des projections jusqu’à 200 mètres au-dessus du cratère. Des avalanches pyroclastiques et des nuages de cendres ont affecté plusieurs localités.
Cette forte activité a contraint les autorités à évacuer préventivement quelque 500 personnes de Panimaché 1 et Morelia vers Santa Lucía Cotzumalguapa, Escuintla, où elles resteront en sécurité dans un gymnase jusqu’à ce que les conditions soient propices à leur retour. .
Après ce paroxysme, l’activité éruptive a décliné progressivement, mais toujours avec des cendres et une odeur de soufre dans l’air ambiant.

Source: INSIVUMEH, Prensa Libre.

———————————————–

A new eruption began on Fuego on March 6th, 2022. It lasted 26 hours. Although eruptive activity has waned, INSIVUMEH indicates that explosions and ash emissions continue. The Institute advises CONRED to remain on alert because activity has not ceased and it is necessary to protect the population living near the volcano.
The eruption began on the night of March 6th with strong explosions, intense Strombolian activity, with projections up to 200 meters above the crater. Pyroclastic avalanches and ash clouds affected several municipalities.
This high activity has forced the authorities to preemptively evacuate some 500 people from Panimaché 1 and Morelia to Santa Lucía Cotzumalguapa, Escuintla, where they will remain safe in a gym until conditions are suitable for their return. .
After this paroxysm, the eruptive activity gradually declined, but still with ash and a smell of sulfur in the surrounding air.
Source: INSIVUMEH, Prensa Libre.


Le graphique reflète la diminution de l’amplitude sismique sur le Fuego vers 3 heures du matin le 8 mars.

(Source: INSIVUMEH))

Le lac de lave du Kilauea (Hawaii) // The Kilauea lava lake (Hawaii)

Le dernier épisode de « Volcano Watch », un article hebdomadaire publié par l’U.S. Geological Survey (USGS) est consacré au comportement des lacs de lave au sommet du Kilauea.

Lorsque j’ai visité le volcan en août 2008, le cratère de l’Halema’uma’u (HMM) était recouvert d’une croûte de lave bien rigide. Le seul signe d’activité était une zone jaune causée par des dépôts de soufre dans la paroi SO du cratère.

Photos : C. Grandpey

En fait, c’est l’endroit où la lave a décidé d’émerger dans le cratère en septembre de cette même année. Une courte série d’explosions a précédé la formation d’un lac de lave qui s’est étendu régulièrement pour former ce qui a été baptisé l’Overlook Crater. La convection de la lave dans le lac a entraîné des émissions constantes de dioxyde de soufre (SO2) qui ont généré un brouillard volcanique, le vog à Hawaiʻi.

Photo : C. Grandpey

Le lac de lave a également produit une lueur visible en permanence la nuit dans toute la zone sommitale.

Photo : C. Grandpey

Lorsque la lave a commencé à être émisse par des fissures dans les Leilani Estates en 2018, le réservoir sommital du Kilauea a entamé une phase de déflation et le lac de lave s’est rapidement vidangé avant que le sommet commence à s’effondrer.

Source : HVO

L’un des aspects intéressants du lac de lave qui est resté en place entre 2008 et 2018 a été la relation étroite entre les variations du tilt – ou inclinaison du sommet – et le niveau de la surface du lac de lave.

Le lac de lave en 2016 (Crédit photo :  HVO)

Au fur et à mesure que la surface du lac s’élevait dans l’Overlook Crater, les inclinomètres du sommet enregistreraient une tendance inflationniste. Au fur et à mesure que la surface du lac de lave s’abaissait, les instruments enregistraient une tendance déflationniste. Les scientifiques du HVO ont conclu qu’il y avait une connexion ouverte entre le lac de lave et le réservoir magmatique peu profond sous le sommet (réservoir HMM). En conséquence, le lac a agi comme un baromètre, son niveau montant et descendant en relation directe avec les variations de pression dans le réservoir HMM. Ce comportement du lac de lave a permis de déterminer certaines quantités de magma contenues dans le réservoir HMM qui sont difficiles, voire impossibles, à déterminer sur d’autres volcans.

Exemples de variations du tilt en avril 2018 ‘Source : HVO)

Dans une publication de 2019, les scientifiques ont expliqué qu’en analysant la déformation du sommet et les variations de niveau de la lave au cours des premières phases d’effondrement du sommet du Kilauea en 2018, il a été possible d’affirmer que l’effondrement et l’éruption de 2018 avaient entraîné une diminution du volume du réservoir HMM de l’ordre de 20 %, et que la plus grande partie du magma restait présente dans le réservoir.

Le lac de lave présent actuellement dans le cratère de l’Halema’uma’u monte et descend également en suivant des variations inflationniste et déflationniste. Cela signifie que, dans une certaine mesure, il existe à nouveau une connexion ouverte avec le réservoir HMM. Cependant, certains cycles de déflation et d’inflation sont plus importants que d’autres; pendant ces épisodes, le niveau du lac de lave baisse et l’éruption s’arrête. L’éruption ne reprend pas et le niveau du lac ne remonte pas au moment où les inclinomètres montrent une tendance inflationniste. Il faut en général attendre que la phase d’inflation soit à peu près égale à l’épisode de déflation précédent.

Crédit photo : HVO

En observant ce comportement du lac de lave, les scientifiques du HVO savent à peu près à quel moment la pause de l’éruption sera terminée et à quel endroit la lave fera sa réapparition dans le cratère. L’écart de temps observé entre le retour de l’inflation sommitale et la reprise de l’éruption est également une indication que la connexion entre la surface et le réservoir HMM n’est pas toujours ouverte. Pendant que le sommet gonfle, la pression monte dans le réservoir, et ce n’est que lorsque l’éruption recommence que la pression est relâchée. Après cela, le système s’équilibre et se comporte à nouveau comme un système ouvert, comme il l’a fait en 2008-2018.
Il s’agit donc d’une différence intéressante et importante entre le lac de lave actuel et celui qui existait de 2008 à 2018. Cela offre la possibilité de mieux connaître les conditions nécessaires pour que le système passe de fermé à ouvert.
On observe globalement en ce moment une déflation lente du système magmatique sommital du Kilauea. Cela signifie que l’éruption ne s’intensifiera probablement pas. La lave ne fait que des apparitions éphémères dans le cratère.
Source : USGS/HVO.

————————————————–

The latest episode of « Volcano Watch », a weekly article released by U.S. Geological Survey (USGS) is dedicated to the behaviour of lava lakes at the summit of Kilauea.

When I visited the volcano in August 2008, Halema’uma’u Crater (HMM) was covered with a solid crust of lava. The only sign of activity was a yellow area caused by sulphur deposits in the SW wall of the crater. (see photos above)

Actually, it was the place where lava decided to emerge in the crater in September of that year. A short series of explosions preceded the opening of a lava lake which grew steadily, forming what became known as the Overlook crater. Convection of lava within the lake provided a steady supply of sulphur dioxide (SO2), which was the main contributor to vog (volcanic smog) in Hawaiʻi. (see photo above)

It also provided a reliable glow against the night sky that was visible throughout the summit region. (see photo above).

When lava began erupting from fissures in Leilani Estates in 2018, Kilauea’s summit reservoir system began to deflate, and the lava lake quickly drained away before the summit began to collapse. ‘see photo above)

One of the interesting facets of the 2008–2018 lava lake era was the close association between summit tilt data and the surface level of the lava lake. As the lake surface would rise within the Overlook crater, summit tiltmeters would record inflationary tilt. As the lava lake surface withdrew, tiltmeters would record deflationary tilt. The interpretation was that there was a fully open connection between the lava lake and the shallow summit magma reservoir, referred to as the Halemaʻumaʻu (HMM) reservoir. As a result, the lake acted like a barometer, with its level moving up and down in direct proportion to pressure changes in the HMM reservoir. This unique behaviour made it possible to determine certain quantities for the HMM magma reservoir that are difficult or impossible to determine at other volcanoes.

In a 2019 publication, scientists showed that by tracking deformation and lava level changes during the opening stages of Kilauea’s 2018 summit collapses, it was possible to determine that the entire 2018 collapse and eruption decreased the HMM magma reservoir volume by a most likely amount of 20%, leaving the majority of the magma in place.

The current lava lake in Halemaʻumaʻu (see photo above) also rises and falls together with inflationary and deflationary tilt. This indicates that, to some extent, there is again an open connection to the shallow HMM magma chamber. However, some of the deflation and inflation cycles are larger than others, and during these episodes the lava lake level goes down and the eruption pauses. The eruption does not resume, and the lake level does not rise again at the same time as the tiltmeters show inflationary tilt, but instead waits until the amount of inflationary tilt is about equal to the amount of preceding deflationary tilt.

This behaviour of the lava lake gives HVO scientiststs a rough idea of when the eruption pause be over and active lava will return to the crater. The gap in time between the return of inflationary tilt and eruption renewal is also an indication that the connection between the surface and shallow HMM reservoir is not always open. While the summit is inflating, pressure is building in the reservoir, and it is not until the eruption starts again that the pressure is released. After this the system equilibrates and once again behaves as an open system, like it did in 2008–2018.

This is an interesting and important difference between the current lava lake and the lake that existed from 2008–2018 and presents the opportunity to learn more about the conditions under which the system might change from closed to open.

The current overall trend of Kilauea’s summit magma system is slow deflation. This means there are no signs right now that the eruption could get more vigorous.

Source: USGS / HVO.