Volcans du monde // Volcanoes of the world

  Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable avec une trentaine d’explosions par jour. Elles émettent des panaches de cendres et de gaz qui montent jusqu’à environ 3 km au-dessus du volcan.

Source: IGP.

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. Toute l’activité éruptive récente est restée confinée à l’intérieur du cratère. Aucun changement significatif n’a été observé au sommet, ou le long des zones de rift Est et sud-ouest. .
L’émission de lave se poursuit à partir de la bouche qui s’est ouverte dans la paroi ouest du cratère. La lave se déverse dans le lac de lave actif et sur le fond du cratère. Des mesures effectuées lors d’un survol le 28 octobre 2022 indiquent que le fond du cratère s’est surélevé d’environ 143 mètres, et que 111 millions de mètres cubes de lave ont été émis depuis le début de l’éruption le 29 septembre 2021.
Source : HVO.

Le Mauna Loa (Hawaï) continue de montrer des signes d’activité mais aucune éruption n’est prévue à court terme. Le réseau sismique détecte toujours des séismes de faible magnitude à 2-5 km sous la caldeira sommitale et à 6-8 km sous le flanc supérieur nord-ouest du volcan. Les instruments GPS au sommet et sur les flancs montrent une inflation continue. Cependant, les données des inclinomètres au sommet ne montrent pas de déformation de surface significative.
Source : HVO.

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De petites explosions ont été détectées ces derniers jours sur le cratère nord du mont Cerberus du Semisopochnoi (Alaska). De plus, le tremor volcanique est réapparu au cours de la même période. Aucune émission de cendres n’a été observée. Cependant, le type d’activité détecté par les instruments est lié à des émissions de cendres au cours des périodes d’activité précédentes. Si elles se reproduisent, ces émissions de cendres seront probablement inférieures à 3 000 mètres au-dessus du niveau de la mer. Ces événements ressemblent à l’activité éruptive observée en 2021 sur le Semisopochnoi, sauf depuis le 14 septembre. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique viennent d’être relevés respectivement relevés à la couleur ORANGE et à WATCH (Vigilance).
Source : AVO.

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Les panaches de gaz et de cendres émis par le Kerinci (Sumatra / Indonésie) s’élevaient jusqu’à 400 m au-dessus du sommet début novembre. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source : PVMBG.

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L’activité éruptive qui avait commencé à augmenter sur le Villarrica (Chili) en décembre 2014 s’est intensifiée au cours des dernières semaines. L’anomalie thermique la plus intense au-dessus du cratère depuis septembre 2019 a été détectée sur les images satellites le 23 octobre 2022. L’incandescence du cratère était visible sur les images de la webcam. Ce même jour, des touristes ont décrit des projections de lave jusqu’à 80 m de hauteur, accompagnées de forts grondements de dégazage. Le 25 octobre, le SERNAGEOMIN a indiqué que l’activité sismique sur le Villarrica avait augmenté, avec une hausse du nombre et de l’amplitude des événements longue période.

En raison de la hausse d’activité, le niveau d’alerte est passé du Vert au Jaune le 8 novembre. La zone de danger s’étale sur un rayon de 500 m autour du cratère actif.
Source : SERNAGEOMIN.

Le Villarrica vu depuis l’espace (Source: NASA)

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On observe toujours une activité explosive significative sur le Fuego (Guatemala). Elle génère des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Comme d’habitude, des retombées de cendres sont observées dans les zones sous le vent. Les ondes de choc font vibrer les structures dans les localités autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent plusieurs ravines et atteignent souvent la végétation. Certains jours, les explosions éjectent des matériaux incandescents jusqu’à 200 m au-dessus du sommet.

Début novembre, l’activité du complexe de dômes du Santiaguito (Guatemala) est devenue plus explosive. Les émissions de gaz ont augmenté et des nuages de SO2 ont été identifiés sur les images satellites. Les avalanches de blocs du dôme, ainsi que des extrémités et des côtés des coulées de lave, descendaient les flancs S, SO et O du volcan. Des lahars dévalaient également la ravine Cabello de Ángel le 3 novembre, transportant des troncs d’arbres, des branches et des blocs jusqu’à 1 m de diamètre.
Source : INSIVUMEH.

Le Santiaguito vu depuis le sommet du Santa Maria (Photo: C. Grandpey)

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Le 8 novembre 2022, le Met Office islandais a abaissé au Vert (le niveau le plus bas sur une échelle de quatre couleurs) la couleur de l’alerte aérienne pour l’Askja (Islande). Bien que les données de déformation indiquent toujours une accumulation de magma en profondeur, avec un soulèvement total de 40 cm depuis août 2021, on n’enregistre pas de sismicité élevée.

Photo: C. Grandpey

De la même manière, le 9 novembre, le Met Office a abaissé au Vert la couleur de l’alerte aérienne pour le Grímsvötn, car aucune augmentation de l’activité n’a été observée sur le court terme, bien que les tendances sur le long terme restent supérieures à la normale.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Activity at Sabancaya (Peru) remains stable with 30 explosions or so each day. They produce ash and gas plumes that rise about 3 km above the volcano.
Source: IGP.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii) continues within Halemaʻumaʻu crater. All recent eruptive activity has been confined to the crater. No significant changes have been observed at the summit or along the East Rift Zone or Southwest Rift Zone. .

Eruption of lava from the western vent into the active lava lake and onto the crater floor continue. Overflight measurements from October 28th, 2022, indicate that the crater floor had seen a total rise of about 143 meters, and that 111 million cubic meters of lava had been emitted since the beginning of this eruption on September 29th, 2021.

Continuing unrest is still observed at Mauna Loa (Hawaii) but no eruption is predicted in the short term. The seismic network still detects small-magnitude earthquakes 2-5 km beneath the summit caldera and 6-8 km beneath the upper NW flank of the volcano. GPS instruments at the summit and flanks show continuing inflation. However, data from tiltmeters at the summit do not show significant surface deformation.

Source: HVO.

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Small explosions have been detected in the past days from the north crater of Mount Cerberus at Semisopochnoi (Alaska). In addition, volcanic tremor has resumed during the same time period. Ash emissions have not been observed. However, the type of unrest detected by the instruments was associated with ash emissions during previous periods of unrest and, if occurring, such ash emissions are likely below 3,000 meters above sea level. These events are similar to eruptive activity observed over the last year at Semisopochnoi, but not since September 14th. The Aviation Color Code and the Volcano Alert Level are being raised to ORANGE and WATCH, respectively.

Source: AVO.

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White-and-brown plumes from Kerinci (Sumatra / Indonesia) rose as high as 400 m above the summit in early November. The Aviation Color Code was raised to Orange. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4). The public is asked to remain outside the 3-km exclusion zone.

Source: PVMBG.

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The current eruptive activity started at Villarrica (Chile) in December 2014 and increased in the past weeks. The most intense thermal anomaly over the crater since September 2019 was detected in satellite images on October 23rd, 2022, and crater incandescence was visible in webcam images. That same day tourists described seeing splashes of lava ejected up to 80 m, accompanied by loud degassing sounds. On October 25th, SERNAGEOMIN reported that seismic activity at Villarrica had been gradually increasing, with both the number and amplitude of LP events. As a result of increased activity at the volcano, the Alert Level was raised from Green to Yellow on November 8th. The danger zone is considered within a radius of 500 m from the center of the active crater.

Source: SERNAGEOMIN.

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Explosive activity is still recorded at Fuego (Guatemala). It generates ash plumes that rise as high as 1.1 km above the crater. As usual, ashfall is observed in downwind areas.Shock waves rattle structures in communities around the volcano. Block avalanches descend several drainages, often reaching vegetated areas. On some days, explosions eject incandescent material as high as 200 m above the summit.

Early in November, activity at Santiaguito‘s lava-dome complex (Guatemala) became more explosive. Gas emissions increased, and SO2 emissions were identified in satellite images. Block avalanches from the dome, along with the ends and sides of the lava flows, descended the S, SW, and W flanks. Lahars also descended the Cabello de Ángel drainage on November 3rd, carrying tree trunks, branches, and blocks up to 1 m in diameter.

Source: INSIVUMEH.

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On November 8th, 2022, Icelandic Met Office lowered the Aviation Color Code for Askja (Iceland) to Green (the lowest level on a four-color scale). Although deformation data still indicte continuing magma accumulation at depth, with a total uplift of 40 cm since August 2021, it is not accompanied by elevated seismicity.

In the same way, on November 9th, the Met Office lowered the Aviation Color Code for Grímsvötn to Green, noting no short-term increases in activity, though long-term trends remain above background levels.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

A l’attention des voyageurs en Islande // For those who travel in Iceland

Situé sur la côte nord de la péninsule de Snæfellsnes, près de la ville de Grundarfjörður, Kirkjufell (qui peut se traduire par la « montagne église », probablement à cause de sa forme pyramidale) est une colline de 463 mètres de haut. C’est l’un des sites naturels les plus photographiées en Islande. Kirkjufell est aussi l’un des lieux de tournage des saisons 6 et 7 de la série Game of Thrones.
Kirkjufell contient de la roche volcanique mais n’est pas un volcan proprement dit. C’est le reste d’une ancienne montagne dont le sommet dépassait le glacier qui l’entourait pendant la période glaciaire. D’un point de vue géologique, la montagne est en fait composée d’un empilement de couches de roches sédimentaires provenant des différentes ères glaciaires et du système volcanique de Lýsuskarð. A la base on trouve la lave tertiaire, puis au dessus du grès et de la lave du quaternaire. Le sommet est en tuf.
En raison de sa popularité, Kirkjufell a récemment été le théâtre de plusieurs accidents mortels. Trois décès sont survenus au cours des quatre dernières années. C’est la raison pour laquelle les propriétaires du terrain où se trouve la montagne ont décrété une interdiction des randonnées hivernales. L’objectif de l’interdiction, qui entre en vigueur dès maintenant, est d’assurer la sécurité des touristes. Cependant, les randonneurs seront autorisés à gravir la montagne en juin de l’année prochaine lorsque la saison de nidification sera terminée. Des panneaux seront installés sur les sentiers et sur le parking près de Kirkjufellsfoss – la belle cascade à proximité – pour relayer cette information.
Kirkjufell est devenu l’un des sites les plus populaires d’Islande après son apparition dans la série télévisée Game of Thrones (comme « Arrowhead Mountain » – la montagne en pointe de flèche). Depuis lors, les propriétaires expliquent que le nombre croissant d’accidents et de décès « nécessite un renforcement des mesures de sécurité ». La végétation sur la montagne a également souffert de la fréquentation intense du site.
Les propriétaires ont remarqué que de nombreux touristes étrangers semblent ignorer les dangers de la randonnée en montagne: « ils grimpent sans équipement approprié et dans des conditions dangereuses ». La plupart des accidents surviennent en automne ou en hiver lorsque les conditions sont les plus difficiles. Cela met également en danger la sécurité des équipes d’intervention, dépêchées en cas d’accident.
Source : Iceland Review.

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Located on the north coast of the Snæfellsnes peninsula, near the town of Grundarfjörður, Kirkjufell (in Icelandic « Church Mountain ») is a 463-meter high hill which is one of Iceland’s most photographed natural features. Kirkjufell was one of the filming locations for Game of Thrones season 6 and 7.

Kirkjufell contains volcanic rock but is not itself a volcano. It is a former mountain that protruded above the glaciers surrounding it during the Ice Age. Before that, it was part of what was once the area’s strata. This stratum is composed of alternating layers of Pleistocene lava and sandstone, with tuff at its summit.

Because of its popularity, Kirkjufell has recently been the scene of several deadly accidents. Three deaths have occurred on the mountain over the past four years. This is the reason why landowners of the mountain have announced a winter hiking ban. The aim of the ban, which takes effect right now is to ensure the safety of travellers. However, hikers will be allowed to hike up the mountain in June of next year when the nesting season is over. Signs will be installed on hiking paths and in the parking lot near Kirkjufellsfoss to relay this information.

Mt. Kirkjufell became one of Iceland’s most popular attractions after appearing in the TV series Game of Thrones (as Arrowhead Mountain). Since then, a growing number accidents and deaths “necessitate increased safety measures,” according to property owners. Vegetation on the mountain has also suffered due to the number of hikers.

The property owners have noticed that many foreign travellers seem oblivious to the dangers of hiking up the mountain: “they hike up without the proper gear and in dangerous conditions.” Most of the accidents occur during autumn or winter when conditions are the most difficult, which in turn endangers the safety of response parties, dispatched in the event of accidents.

Source: Iceland Review.

Kirkjufell et Kirkjufellsfoss (Photo: C. Grandpey)

Séismes et répliques // Earthquakes and aftershocks

Nous ne savons pas prévoir les séismes, mais nous savons qu’ils sont généralement suivis de répliques, souvent moins puissantes que le séisme principal. Ainsi, dans les 10 jours qui ont suivi le séisme de magnitude M 5,0 près de Pāhala (Hawaii) le 14 octobre 2022, il y a eu six répliques de magnitude M 3,0 et plus, et une centaine de répliques de magnitude M 2,0 et plus à moins de 10 km de l’épicentre. Bien que la plupart des répliques soient moins violentes que la secousse principale, elles peuvent toujours causer des dégâts et des victimes. De plus, leur ressenti par la population peut être source d’angoisse. Les statistiques montrent que 5 % des séismes sont suivis d’un nouvel événement plus important. Dans ce cas, les premiers séismes sont dits ‘précurseurs’ et l’événement le plus puissant devient le séisme principal.
Pour aider la population à faire face aux répliques, l’USGS publie des prévisions incluant le jour, la semaine, le mois et l’année suivants. Sont indiqués :
– le nombre prévu de répliques pouvant être ressenties (M 3.0 et M 4.0 ou plus)
– la probabilité de répliques suffisamment puissantes pour potentiellement causer des dégâts (M 5.0 et plus)
– la probabilité de futurs séismes modérés (M 6.0) à importants (M 7.0).
Ces prévisions sont automatiquement diffusées aux Etats Unis après la plupart des séismes de M 5,0 et plus. Les premières prévisions sont émises 20 minutes après le séisme principal et elles sont mises à jour 74 fois au cours de la première année. Les prévisions sont mises à jour régulièrement car la fréquence des répliques varie avec le temps. Cette fréquence diminue généralement, même si elle augmente parfois temporairement après une réplique plus importante. En conséquence, les prévisions sont mises à jour pour rester en phase avec l’évolution de la fréquence des répliques. Les mises à jour intègrent également des informations sur le comportement de chaque séquence de répliques.
En plus de fournir les informations essentielles sur un séisme et ses répliques, l’USGS rappelle aux personnes concernées la conduite à tenir en cas de séisme : « s’accroupir, se protéger et se tenir à quelque chose » (« Drop, Cover and Hold on »). De plus, si les gens ressentent un puissant séisme alors qu’ils sont à la plage ou dans une zone basse, ils doivent immédiatement se déplacer vers un point haut en raison du risque de tsunami.
Les prévisions prennent en compte trois propriétés statistiques bien connues des séquences de répliques : 1) les répliques les plus importantes produisent d’autres répliques, 2) les répliques plus petites sont plus fréquentes que les plus importantes et 3) le nombre de répliques diminue à peu près proportionnellement au temps écoulé depuis la secousse principale. Les prévisions initiales utilisent des paramètres pour la région concernée ou des régions géologiques similaires dans le monde. Par exemple, à Hawaii, les prévisions initiales utilisent des observations de volcans océaniques semblables dans le monde. Le HVO met ensuite ces paramètres à jour en observant le comportement spécifique de chaque séquence de répliques.
A Hawaii, les séismes sont difficiles à analyser car les séquences sismique d’origine volcanique générées par les mouvements du magma ou les éruptions sont beaucoup plus compliquées et ne répondent pas forcément aux trois propriétés de réplique simples décrites ci-dessus.
Pour en savoir plus sur les prévisions de répliques de l’USGS, il suffit de cliquer sur ce lien : https://earthquake.usgs.gov/data/oaf/
Source : USGS/HVO.

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We don’t know how to predict earthquakes, but we do know that they are always followed by additional – usually less powerful – earthquakes, called aftershocks. For instance, in the 10 days after the M 5.0 earthquake near Pāhala (Hawaii) on October 14th, 2022, there were 6 aftershocks with magnitude M 3.0 and greater, and over 100 M 2.0 and greater aftershocks within 10 km of the epicenter. While most aftershocks are smaller than the mainshock, they can still be damaging or deadly and feeling many smaller earthquakes can cause emotional distress. However, 5% of earthquakes are followed by a larger earthquake, in which case the earlier earthquakes are referred to as foreshocks and the new largest one becomes the mainshock.

To help people deal with aftershocks, the USGS issues aftershock forecasts for the next day, week, month, and year that provide:

-The expected number of aftershocks that may be felt (M 3.0 and M 4.0 or greater)

-The probability of aftershocks large enough to potentially do damage (M 5.0 and greater)

-The probability of future moderate (M 6.0) to large (M 7.0) earthquakes.

These forecasts are automatically issued after most M 5.0 and larger earthquakes in the United States. The first forecast is issued 20 minutes after the mainshock and they are updated 74 more times during the first year. Forecasts are updated regularly because the rate of aftershocks changes with time, generally decreasing, although sometimes temporarily increasing after a larger aftershock. Therefore, the forecasts are updated to keep current with the changing aftershock rate. The updates also incorporate information about the behavior of each aftershock sequence.

In addition to providing basic information about an earthquake and its aftershocks, the USGS reminds everyone to “Drop, Cover, and Hold On” during an earthquake. Moreover, if people feel a strong earthquake while at the beach or in a low-lying area, they should immediately move to higher ground because of the risk of a tsunami.

The aftershock forecasts combine three well-studied statistical properties of aftershock sequences: larger mainshocks produce more aftershocks, smaller aftershocks are more common than larger ones, and the rate of aftershocks declines about in proportion to the time that has passed since the mainshock. The initial forecasts use parameters for that region or similar geologic regions around the world. For instance, in Hawaii the initial forecasts use observations from similar oceanic volcanoes around the world. Those parameters are then updated as HVO geologists observe the specific behavior of each aftershock sequence.

Earthquakes in Hawaii are difficult to analyse because volcanic earthquake sequences driven by changes in magma movement or eruptions are far more complicated than can be described by the three simple aftershock properties described above.

To learn more about the USGS aftershock forecasts, people can click on this link : https://earthquake.usgs.gov/data/oaf/

Source: USGS / HVO.

Graphique montrant la séquence sismique enregistrée à Pāhala en octobre 2022. La secousse principale de magnitude M 5,0 est représentée en bleu, tandis que les répliques apparaissent en jaune et rouge (couleur en fonction de leur heure d’occurrence). [Source: USGS.]

Le Mauna Loa (Hawaii) affole les médias ! // Mauna Loa (Hawaii) panics the media !

Le niveau d’alerte du Mauna Loa n’a pas changé et reste au Jaune (surveillance conseillée). Cependant, certains titres dans la presse américaine ces derniers temps sont beaucoup plus alarmistes. Par exemple, on peut lire sur le One American News Network (OAN) : « Le Mauna est sur le point d’entrer en éruption à Hawaii. » On peut lire aussi « Le Mauna Loa envoie des signaux d’avertissement à Hawaii » et « On a mis en garde les habitants de la Grande Ile d’Hawaii contre un possible désastre de lave alors que gronde le plus grand volcan actif du monde. »
Confronté à tous ces titres alarmistes, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) a dû se fendre d’une mise au point et expliquer qu’il n’avait émis aucune alerte récente concernant le Mauna Loa :
« Le Mauna Loa n’est pas en éruption en ce moment et les dernières informations publiées par l’Observatoire des volcans d’Hawaii et l’USGS qui surveillent le Mauna Loa ne doivent pas inciter les voyageurs à modifier leurs projets de voyage vers l’île d’Hawaii ou l’une des îles hawaïennes en ce moment. »
Ce qui est vraiment regrettable et même honteux, c’est que beaucoup d’articles de presse présentent des photos qui ne sont pas celles du Mauna Loa ! Ils montrent des photos du Kilauea au cours de l’éruption de 2018 ou d’éruptions précédentes comme celle du Pu’u’O’o.

Bien sûr, de tels titres peuvent inquiéter la population, en particulier s’ils donnent l’impression qu’une éruption est imminente ou en cours. Ce n’est pas nouveau. Les médias ont toujours exagéré les événements qu’ils décrivent pour attirer l’attention du public, accroître les ventes des journaux, et donc gagner de l’argent.
Cela fait près de 40 ans que le Mauna Loa est entré en éruption pour la dernière fois et on observe une hausse d’activité depuis septembre 2021. Comme je l’ai déjà écrit, l’activité sismique sous le sommet et la caldeira a augmenté fin septembre, avec jusqu’à 100 événements par jour. Cette activité est probablement causée par un nouvel apport de magma dans le réservoir sommital du volcan. Les instruments GPS au sommet et sur les flancs continuent également d’enregistrer une inflation significative depuis la mi-septembre. Cependant, aucune déformation de surface n’a été observée au cours de la semaine écoulée.
En raison de cette hausse d’activité, le HVO a décidé de communiquer des informations de manière quotidienne et non plus hebdomadaire. Le niveau d’alerte volcanique n’a pas changé depuis 2019 et l’Observatoire ne voit aucun signe d’éruption imminente. Le niveau d’alerte ne changera pas tant que l’Observatoire ne saura pas avec certitude que le Mauna Loa va entrer en éruption.
Heureusement, la plupart des 33 dernières éruptions du Mauna Loa sont restées confinées à la région de la caldeira. Cependant, lorsque la lave sort en d’autres endroits, elle peut couler rapidement sur les pentes abruptes du volcan. Il peut s’écouler relativement peu de temps entre le moment où le HVO enregistre les signes indiquant qu’une éruption est imminente et le moment où cette éruption se déclenche. C’est pourquoi les personnes qui vivent sur les flancs du volcan doivent être préparées et pourquoi la Protection Civile organise des réunions publiques en partenariat avec le HVO. Cela s’appelle la prévention.
Les changements intervenus dans la diffusion des messages du HVO et les réunions publiques sont peut-être la raison de toute l’attention médiatique entourant le Mauna Loa ces derniers temps.
Source : USGS / HVO.

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The alert level for Mauna Loa has not changed ad remains at Yellow, or Advisory. However, some recent headlines from media around the United States are sending a more ominous message. For instance, one can read on the One American News Network (OAN) : « Mauna volcano close to erupting in Hawaii. » Other headlines include « Mauna Loa volcano sets off warning signals in Hawaii » and « Residents of Hawaii Big Island warned of potential ‘lava disaster’ as world’s largest active volcano rumbles. »

Confronted with all these alarming headlines, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) had to explain that it issued no recent warnings regarding Mauna Loa :

Mauna Loa volcano is not erupting at this time and recent news of the U.S. Geological Survey Hawaiian Volcano Observatory monitoring Mauna Loa is no reason for travelers to alter their travel plans to Hawai‘i Island or any of the Hawaiian Islands at this time.”

What is really a pîty and even a shame is that a lot of articles are featuring photos not even of Mauna Loa volcano! They are showing photos of Kilauea, either from the 2018 eruption or previous eruptions such as the one at Pu‘u ‘O‘o. Of course, this can cause alarm, especially depending on the headline, making it seem like an eruption is impending or ongoing. This not a new situation. The media have always exaggerated the events they describe to draw public attention and make money.

It’s been nearly 40 years since the volcano last erupted and it has been in a period of heightened unrest since September 2021. As I put it before, seismic activity below the volcano’s summit and caldera spiked in late September, with instruments recording as many as 100 quakes a day at certain points. The unrest is likely caused by renewed input of magma into Mauna Loa’s summit reservoir system. GPS instruments at the summit and on the volcano’s flanks also continue to measure inflation at rates elevated since mid-September. However, no significant surface deformation has been seen in the past week.

Because of that heightened unrest, HVO changed its messaging from weekly to daily updates. The volcano’s alert level hasn’t changed from Advisory since 2019 and the observatory sees no signs of an imminent eruption. The alert level won’t change until the observatory knows with certainty Mauna Loa will erupt.

Fortunately, most of Mauna Loa’s past 33 eruptions were confined to the caldera region. However, when lava does break out in other locations, it can flow rapidly down the volcano’s steep slopes. It could be a relatively short amount of time between when HVO sees signs that an eruption might occur and then when that eruption occurs, That is why people living on the volcano need to be prepared and why Civil Defense has been organising community meetings in partnership with HVO.

The change in messaging and community meetings may be the reason for all the media attention surrounding Mauna Loa lately.

Source : USGS / HVO.

Mauna Loa : caldeira sommitale et flanc sud-ouest (Photos: C. Grandpey)