Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

Dans sa mise à jour du 24 septembre 2024, le Met Office islandais donne quelques informations sur la dernière éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Les données GPS montrent que le soulèvement du sol à Svartsengi se poursuit à un rythme soutenu. Les modélisations basées sur ces données montrent également que l’accumulation de magma sous Svarstengi s’est poursuivie de manière constante au cours des dernières semaines.
Les données obtenues lors d’un survol du site de l’éruption à l’aide d’un drone le 11 septembre 2024 montrent que le champ de lave formé par la dernière éruption (22 août – 5 septembre 2024) représente un volume de 61,2 millions de mètres cubes et couvre une superficie de 15,8 kilomètres carrés. Cela fait de cette dernière éruption la plus importante dans la région de Sundhnúkur depuis décembre 2023. La partie la plus épaisse du champ de lave se situe autour du cratère qui est resté actif le plus longtemps.
L’activité sismique est restée faible au cours des deux dernières semaines le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Cependant, on a enregistré une certaine activité dans la partie occidentale de Fagradalsfjall, à une profondeur de 6 à 8 km, depuis la fin de l’éruption le 5 septembre. On a également observé une activité sismique significative à Trölladyngja au cours des derniers jours. La plupart des événements présentent une intensité faible. Le plus important avait une magnitude de M 3,0 le 22 septembre, à l’est de Trölladyngja. Aucune déformation n’a été détectée dans la zone autour de Trölladyngja.
Source : IMO.

Carte montrant l’étendue et l’épaisseur de la lave sur le site de la dernière éruption. Une carte avec une plus haute résolution est disponible à cette adresse :                                                                                                              https://en.vedur.is/media/uncategorized/thykktarkort24092024.png

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Dans une mise à jour publiée le 23 septembre 2024, le HVO indique que « l’éruption dans la Middle East Rift Zone du Kīlauea (Hawaï) qui a débuté le 15 septembre est terminée et il est peu probable qu’elle reprenne. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé de WATCH à ADVISORY (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne est passée d’ORANGE à JAUNE.
Source : HVO.

Image webcam de ce qui restera une petite éruption du Kilauea

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Dans un message diffusé le 23 septembre 2024, l’INGV indique qu’une activité explosive continue est observée à l’intérieur du cratère Nord-Est de l’Etna (Sicile). . Cette activité s’accompagne d’un dégazage permanent. D’un point de vue sismique, cette activité explosive qui a entraîné une hausse du tremor volcanique qui a atteint des valeurs élevées. Aucune variation significative n’est enregistrée au niveau de la déformation du sol.

Image webcam de l’Etna le  25 septembre au matin

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Le PHIVOLCS indique que l’activité éruptive continue sur le Kanlaon (Philippines), avec une forte sismicité et des émissions de SO2 atteignant en moyenne 5 362 à 10 449 tonnes par jour. Des nuages ​​de gaz et de vapeur s’élèvent de 300 à 800 m au-dessus du sommet. 3 905 personnes se trouvaient toujours dans des centres d’évacuation le 22 septembre 2024. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Le PHIVOLCS rappelle au public de rester en dehors de la zone de danger permanent d’un rayon de 4 km et conseille aux pilotes de ne pas voler à proximité du volcan.

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Selon l’Agence météorologique japonaise (JMA), une décoloration de l’eau de mer autour de Sumisujima a été observée le 18 septembre 2024 lors d’un survol effectué par les garde-côtes japonais. La zone d’eau décolorée s’étendait sur environ 1,8 km au nord-ouest de la côte nord de l’île. Le 19 septembre, le JMA a averti qu’une éruption pourrait affecter les eaux autour de l’île.
Par ailleurs, un séisme de magnitude M 5,9 a été enregistré à faible profondeur (10 km) près de l’île Torishima le 23 septembre 2024. Il a déclenché un tsunami de 50 cm. Selon la JMA, l’événement pourrait être lié à l’activité volcanique sous-marine du volcan Sumisujima. La dernière éruption de ce dernier a eu lieu le 21 juin 1916.

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Une image satellite du 14 septembre 2024 de l’Erta Ale (Éthiopie) a montré une anomalie thermique de forme ovale juste au nord du pit cratère N, peut-être le signe d’une coulée de lave active. L’anomalie était absente sur une image du 19 septembre. De petites anomalies thermiques étaient visibles au-dessus des cratères N et S sur les images des 14, 19 et 24 septembre.
Source : Copernicus.

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L’Indonésie reste la région la plus active du monde ces jours-ci.
L’activité éruptive se poursuit sur le Lewotobi à partir d’une bouche sur le flanc supérieur nord-ouest. Des panaches de vapeur et de cendres s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 sur une échelle de 1 à 4. Le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 à 4 km autour des cratères Laki-laki et Perempuan.

L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru avec plusieurs événements éruptifs quotidiens enregistrés par le réseau sismique. Des panaches de vapeur et de cendres s’élèvent à 150-500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 1 à 4. Il est demandé au public de rester à au moins 5 km du sommet dans toutes les directions, à 13 km du sommet vers le SE, à 500 m de la ravine Kobokan jusqu’à 17 km du sommet, et d’éviter les autres ravines en raison des risques de lahars, d’avalanches de matériaux et de coulées pyroclastiques.

L’éruption du Merapi se poursuit sur l’île de Java. Le dôme de lave sud-ouest génère de nombreuses avalanches de lave qui parcourent jusqu’à 1,9 km le long de la ravine Bebeng sur le flanc sud-ouest. Des coulées pyroclastiques sont également observées dans cette ravine. Les changements morphologiques du dôme de lave sud-ouest sont dus aux effondrements continus de matériaux. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et il est demandé au public de rester entre 3 et 7 km du sommet, selon les endroits.
Source : PVMBG.

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L’activité explosive se poursuit sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne de 19 événements quotidiens qui produisent des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 2 000 mètres au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange.
Source : IGP.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about volcanic activity in the world:

In its update of September 24th, 2024, the Icelandic Met Office gives some information about the last eruption at the Sundhnúkur crater row. Data from GPS instruments suggest that the land uplift in Svartsengi continues at a steady rate. Model calculations based on this data also suggest that magma accumulation beneath Svarstengi has continued at a similar rate for the last weeks.

The data collected during a drone flight over the eruption site on 11 September 2024 shows that the lava flow field formed in the last eruption (22 August – 5 September 2024) has a volume of 61.2 million cubic meters and covers an area of 15.8 square kilometers. This makes this last eruption the largest in the Sundhnúkur area since December 2023. The thickest part of the lava flow field is located around the crater that was active the longest.

Seismic activity has been minimal during the past two weeks in the Sundhnúkur crater row. However, there has been some activity in the western part of Fagradalsfjall at a depth of about 6-8 km since the eruption ended on 5 September. There has also been considerable seismic activity in Trölladyngja in the last few days. Most of the earthquakes in the area are small. The largest one had a magnitude M 3.0 on 22 September, east of Trölladyngja. No deformation has been detected in the area around Trölladyngja.

Source : IMO.

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In an update released on September 23rd, HVO indicates that « the Middle East Rift Zone eruption of Kīlauea (Hawaii) that began on September 15th has ended and is unlikely to restart. The Volcano Alert Level has been lowered from WATCH to ADVISORY and the Aviation Color Code from ORANGE to YELLOW.

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In a message released on September 23rd, 2024, INGV indicates that continuous explosive activity is observed inside Mt Etna‘s North-East Crater (Sicily). This activity is accompanied by permanent degassing. From a seismic point of view, this explosive activity has led to an increase in the volcanic tremor that has reached high values. No significant variation is recorded in the deformation data.

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PHIVOLCS indicates that unrest continues at Kanlaon (Philippines), characterized by increased seismicity and SO2 emissions averaging 5,362-10,449 tonnes per day . Gas-and-steam clouds rise 300-800 m above the summit. 3,905 people were still in evacuation centers as of 22 September 2024. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5). PHIVOLCS reminds the public to remain outside the 4-km-radius Permanent Danger Zone and warns pilots not to fly close to the volcano.

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According to the Japan Meteorological Agency (JMA) discolored water around Sumisujima was observed on 18 September 2024 during an overflight conducted by the Japan Coast Guard. The area of discolored water extended about 1.8 km NW of the N coast of the island. On 19 September, JMA issued an “eruption warning” noting that an eruption could affect the surrounding waters of the island.

A strong and shallow M 5.9 earthquake, registered by the Japan Meteorological Agency struck near Torishima Island on September 23, 2024 at a depth of 10 km. It triggered a 50-centimeter tsunami which is believed to be related to the undersea volcanic activity of the Sumisujima volcano. The last eruption of this volcano took place on June 21, 1916.

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A 14 September 2024 satellite image of Erta Ale (Ethiopie) showed an oval-shaped thermal anomaly just N of the N pit crater, possibly indicative of an active lava flow. The anomaly was absent in a 19 September image. Small thermal anomalies were visible over both the N and S pit craters in 14, 19, and 24 September images.

Source: Copernicus.

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Indonesia remains the most active region of the world these days.

Eruptive activity continues at Lewotobi from a vent on the upper NW flank. Steam and ash plumes rise as high as 1.2 km above the summit. The Alert Level remains at 3 on a scale of 1-4). The public is asked to stay outside the 3 to 4 km exclusion zone around the Laki-laki and Perempuan craters.

Eruptive activity continues at Semeru with multiple daily eruptive events recorded by the seismic network. Steam and ash plumes rise 150-500 m above the summit. The Alert Level remains at 2 on a scale of 1-4. The public is asked to stay at least 5 km away from the summit in all directions, 13 km from the summit to the SE, 500 m from the banks of the Kobokan drainage as far as 17 km from the summit, and to avoid other drainages due to lahar, avalanche, and pyroclastic flow hazards.

The eruption of Merapi continues on Java. The SW lava dome produces numerous lava avalanches that travel as far as 1.9 km down the Bebeng drainage on the SW flank. Pyroclastic flows are also observed in this drainage. Morphological changes to the SW lava dome are due to the continuing collapses of material. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit, based on location.

Source : PVMBG.

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Explosive activity continues at Sabancaya (Peru) with an average of 19 daily events generating ash plumes that rise up to 2,000 metrers above the summit. The alert level is kept at Orange.

Source : IGP.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Olympus Mons (planète Mars) bientôt en éruption ? // Olympus Mons (Mars) soon erupting ?

Un énorme panache de magma de plus de 1 600 kilomètres de diamètre serait en train de s’élever lentement mais sûrement sous le volcan Tharsis de la planète Mars et pourrait un jour provoquer une puissante éruption d’Olympus Mons, la plus haute montagne du système solaire.

Olympus Mons n’est pas seul dans la région de Tharsis ; il cohabite avec trois autres grands volcans : Ascraeus Mons, Arsia Mons et Pavonis Mons. Tous sont en sommeil depuis des millions d’années, mais une nouvelle étude nous apprend que la situation pourrait changer. En effet, un professeur de l’Université de technologie de Delft (Pays-Bas) a présenté à Berlin, en septembre 2024. à l’occasion du congrès scientifique Europlanet, les derniers travaux effectués par son équipe sur la Planète rouge.
En observant attentivement les variations infimes d’orbite de plusieurs sondes spatiales autour de Mars, tels que Mars Express, Mars Reconnaissance Orbiter et ExoMars Trace Gas Orbiter, les chercheurs ont pu cartographier le champ gravitationnel de la planète. Ils ont détecté des régions où la gravité est forte et des régions où elle est plus faible.
En associant ces résultats aux mesures sismiques de l’épaisseur et de la flexibilité de la croûte, du manteau et de l’intérieur profond de la planète réalisées par la mission Mars InSight de la NASA, les chercheurs ont découvert une complexité dans la distribution des masses au sein de la planète Mars. Plutôt que d’être divisé en couches superposées bien nettes, l’intérieur de Mars présente plusieurs anomalies de densité.
Les auteurs de la nouvelle étude ont en particulier découvert que sous Tharsis se trouve une vaste région de gravité plus faible, de 1 750 kilomètres de large, de densité plus faible, à une profondeur de 1 100 km. Les scientifiques pensent qu’il s’agit d’un énorme panache de magma qui est en train de se frayer lentement un chemin vers la surface de la planète et qui, un jour, pourrait alimenter les éruptions des volcans de Tharsis.
Ce panache mantellique n’est pas la seule anomalie détectée par l’équipe scientifique à partir de la carte de gravité de la planète Mars. Ils ont également découvert plus de 20 mystérieuses structures de différentes tailles sous l’hémisphère nord de Mars, là où un ancien océan remplissait autrefois les basses terres. Contrairement au panache mantellique sous Tharsis, ces structures sont plus denses que leur environnement et présentent une forte attraction gravitationnelle. Elles ne sont pas visibles à la surface de Mars ; elles sont enfouies profondément sous les sédiments déposés autrefois par l’océan.
Une nouvelle mission sera nécessaire pour obtenir plus d’informations sur ces structures mystérieuses et aider à mieux explorer le sous-sol de la planète Mars.
Source : space.com.

Source: NASA

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An enormous plume of magma over 1,600 kilometers across is slowly but steadily rising underneath Mars’ Tharsis volcanic region and could one day provoke a mighty eruption of Olympus Mons, the solar system’s tallest mountain. Olympus Mons is joined by three other large volcanoes in the Tharsis region: Ascraeus Mons, Arsia Mons and Pavonis Mons. All of these volcanoes have been dormant for millions of years, but a new research suggests that the situation could be changing. A professor from the Delft University of Technology in the Netherlands presented his team’s discovery at the Europlanet Science Congress in Berlin in September 2024. .

By carefully studying minute variations in the orbits of several satellites around Mars, such as Mars Express, the Mars Reconnaissance Orbiter and the ExoMars Trace Gas Orbiter, the researchers were able to map the Red Planet’s gravitational field. They found regions where the gravity was stronger and regions where the gravity was weaker.

Combined with seismic measurements of the thickness and flexibility of the planet’s crust, mantle and deep interior made by NASA’s Mars InSight mission, the new findings reveal the complexities of the distribution of mass within Mars. Rather than being divided into neat layers, Mars’ interior shows various density anomalies.

The authors of the new research found that beneath Tharsis is a vast region of weaker gravity, caused by a 1,750- kilometer-wide region of lower density at a depth of 1,100 km. They interpreted it as a huge plume of magma that is slowly working its way up from the planet’s interior, to perhaps one day power the Tharsis volcanoes again.

This mantle plume is not the only oddity that the scientific team found from the gravity map. They also discovered more than 20 mysterious subsurface structures of various sizes beneath Mars’ northern hemisphere, where an ancient ocean once filled the lowlands. Unlike the mantle plume underneath Tharsis, these northern features are denser than their surroundings and have a strong gravitational pull. These structures are not visible from Mars’ surface; they are buried deep beneath the sediments laid down by the ocean.

A new mission would be required to learn more about these mysterious features and help to better explore the subsurface of Mars.

Source : space.com.

Plus d’éruption sur le Kilauea (Hawaï) // No more eruption at Kilauea (Hawaii)

Je vous avais prévenus : ce n’était pas une bonne idée d’acheter un billet d’avion pour aller voir la dernière éruption du Kilauea. L’accès au site était interdit et l’éruption ne semblait pas devoir durer longtemps.
Comme on pouvait s’y attendre, le HVO indique dans sa mise à jour du 22 septembre que l’éruption a cessé depuis le 20 septembre au matin. De légères lueurs persistent la nuit le long dela fissure éruptive et de petits points d’incandescence sont encore visibles sur les coulées de lave. Le dégazage de la fissure continue. Bien que l’éruption se soit arrêtée, le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne restent respectivement à WATCH (Vigilance) et ORANGE.

Dernière minute : Dans sa mise à jour du 23 septembre, le HVO indique que « l’éruption dans la Middle East Rift Zone du Kīlauea qui a débuté le 15 septembre est terminée et il est peu probable qu’elle reprenne. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé de WATCH à ADVISORY (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne est passée d’ORANGE à JAUNE.
Source : HVO.

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I warned you : it was not a good idea to buy a plane ticket in order to go and see the last eruption. Access to the site was prohibited and the eruption did not seem likely to last long.

Indeed, HVO indicates in its 22 September update that the eruption has remained paused since September 20th in the morning.  Minor glow continues at night from the fissure and small red spots can still be seenon the lava flows.  Degassing from the fissure continues. Although the eruption has stopped, the Volcano Alert Level and Aviation Color Code remain at WATCH and ORANGE, respectively.

Latest : In its update of September 23rd, HVO indicates that « the Middle East Rift Zone eruption of Kīlauea that began on September 15th has ended and is unlikely to restart. The Volcano Alert Level has been lowered from WATCH to ADVISORY and the Aviation Color Code from ORANGE to YELLOW.

Source : HVO.

Et si une éruption secouait Yellowstone ? // What if an eruption shook Yellowstone ?

Suite à l’explosion hydrothermale qui a secoué le Biscuit Basin à Yellowstone le 23 juillet 2024, beaucoup d’Américains se demandent aujourd’hui quel serait l’impact d’une éruption volcanique sur leur territoire.  Il y a quelques semaines, je montrais une vidéo du Parc national de Yellowstone à la fin de ma conférence sur les risques volcaniques. Une personne dans le public m’a demandé ce qui se passerait si une éruption se produisait à Yellowstone. J’ai répondu que personne ne le sait vraiment. À l’heure où l’on n’est pas capable de prévoir les éruptions, il est difficile de savoir ce qui se passerait si l’une d’elles se produisait à Yellowstone. La plupart des modèles tendent à montrer qu’il s’agirait d’une éruption majeure car le volcan n’est pas entré en éruption depuis très longtemps. Cependant, nous savons aussi que toutes les éruptions du Yellowstone n’ont pas causé de dégâts majeurs. La théorie la plus répandue dit qu’il s’agirait d’un événement 100 fois plus puissant que l’éruption du Pinatubo aux Philippines en 1991.

Vue partielle de la caldeira de Yellowstone : le Norris Geyser Basin (Photo : C. Grandpey)

La région du Parc national de Yellowstone a connu trois éruptions de grande ampleur au cours de l’histoire de la Terre. La plus importante s’est produite il y a 2,1 millions d’années et a propulsé 2 450 kilomètres cubes de matériaux. C’est la raison pour laquelle Yellowstone est considéré comme un « supervolcan ». La dernière éruption majeure de Yellowstone remonte à environ 640 000 ans. La dernière de la série a eu lieu il y a 70 000 ans. Certains scientifiques affirment que le volcan est « en retard » dans son cycle éruptif. Avant d’affirmer cela, il faudrait s’assurer que les cycles éruptifs existent !

On peut observer dans le Parc National de Yellowstone les vestiges des éruptions du passé (Photo : C. Grandpey)

Sous le supervolcan de Yellowstone, les scientifiques ont détecté deux chambres magmatiques à plusieurs kilomètres sous la surface (voir mes notes du 19 avril 2023, du 26 avril 2015 et du 25 avril 2028).

Cette coupe sud-ouest / nord-est sous Yellowstone a été obtenue grâce à l’imagerie sismique. (Source : Université de l’Utah)

Si une éruption devait se produire, la chaleur en provenance des profondeurs de la Terre commencerait à faire fondre la roche sous la surface. Cela créerait un mélange de magma, de roches, de vapeur, de dioxyde de carbone et d’autres gaz sous pression.
Cette pression finirait par pousser le sol pour former un dôme, avec des fissures en bordure. Lorsque cette pression s’évacuerait à travers les fissures, les gaz dissous exploseraient, entraînant la vidange de la chambre magmatique.
Une telle éruption tuerait immédiatement jusqu’à 90 000 personnes et répandrait une couche de matériaux de 3 mètres d’épaisseur jusqu’à 1 600 kilomètres du Parc. Les sauveteurs auraient probablement du mal à atteindre le site de l’éruption car les cendres bloqueraient tous les points d’entrée. La propagation des cendres et des gaz dans l’atmosphère bloquerait la plus grande partie du trafic aérien.
Une conséquence tout aussi effrayante serait « l’hiver nucléaire » qui, selon certains experts, pourrait affecter les États-Unis et d’autres régions du monde. Les gaz riches en soufre libérés par le volcan envahiraient l’atmosphère où ils se mélangeraient à la vapeur d’eau. La brume de gaz qui envelopperait les États Unis ne se contenterait pas de faire obstacle à la lumière du soleil ; elle ferait aussi chuter les températures. La baisse des températures affecterait l’approvisionnement alimentaire des États-Unis en décimant les récoltes dans les Grandes Plaines, le grenier du pays.
La bonne nouvelle est qu’une éruption de cette ampleur est peu susceptible de se produire de notre vivant. Comme je l’ai écrit plus haut, la dernière grande éruption de Yellowstone a eu lieu il y a environ 640 000 ans, et l’United States Geological Survey (USGS) affirme que la probabilité que l’événement se renouvelle est très, très faible. Selon l’USGS, la chambre magmatique située sous la caldeira de Yellowstone n’est en fusion qu’à 5 à 15 %, ce qui signifie qu’il n’y a probablement pas suffisamment de lave pour alimenter une nouvelle éruption.
Source  : médias d’information scientifique américains.

Le Parc National de Yellowstone est très facile d’accès et permet de découvrir des merveilles géologiques comme le Grand Prismatic (Photo : C. Grandpey)

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Following the hydrothermal explosion that rocked Yellowstone’s Biscuit Basin on July 23rd, 2024, many Americans are now wondering what the impact of a volcanic eruption would be on their territory. A few weeks ago, I was showing a video about Yellowstone National Park at the end of my conference about volcanic risks. A person in the audience asked me what would happen if an eruption occured at Yellowstone. I answered that nobody really knows. At a time when we are not able to predict eruptions, it is difficult to know what would happen if one of them occurred at Yellowstone. Most models tend to show that it would be a major eruption because the volcano has not erupted for such a long period of time. However, we also know that all eruptions at Yellowstone did not cause major damage. The most popular theory says that it would be a major disaster, 100 times more powerfuk than the 1991 Pinatubo eruption in the Philippines.

The Yellowstone National Park region has experienced three massive eruptions in Earth’s history. The biggest of them occurred 2.1 million years ago and resulted in 2,450 cubic kilometers of material ejected. This is the reason why Yellostone is considered as a « supervolcano. » Yellowstone’s last major eruption was about 640,000 years ago. The last one took place 70,000 years ago. Some scientists say that the volcano is « overdue » in its eruptive cycle. Before asserting this, one needs to be sure that eruptive cycles do exist !

Beneath the Yellowstone supervolcano, scientists have detected two magma chambers several kilometers beneath the surface (see my posts of 19 April 2023, 26 April 2015 and 25 April 2028).

If an eruption were to occur, heat rising from deep within Earth’s depths would begin to melt the rock just below the ground’s surface. That would create a mixture of magma, rocks, vapor, carbon dioxide and other gases under pressure.

The pressure eventually would push the ground up into a dome shape and create cracks along the edges. As that pressure was released through the cracks, the dissolved gases would explode, emptying the magma chamber.

The eruption could be expected to kill as many as 90,000 people immediately and spread a 3-meter layer of material as far as 1,600 kilometers from the park.

Rescuers probably would have a tough timereaching the site of the eruption. The ash would block off all points of entry. The spread of ash and gases into the atmosphere would stop most air travel.

Equally as frightening is the « nuclear winter » that some experts say could blanket the U.S. and other parts of the world. Sulfuric gases released from the volcano would spring into the atmosphere and mix with the planet’s water vapor. The haze of gas that could drape the country wouldn’t just dim the sunlight ; it also would cool temperatures. Falling temperatures would affect the US food supply by decimating crops in the central plains, the granary of the country.

The good news is that an eruption of this scale isn’t likely to happen in our lifetime. As I put it above, Yellowstone last erupted about 640,000 years ago, and the United States Geological Survey (USGS) says the probability that it will blow its top again is very, very low. According to the USGS, the magma chamber beneath the Yellowstone caldera is only 5 to 15 percent molten, meaning there may not be enough lava flow for more explosive eruptions to occur.

Source : US scientific news media.