Le Nyiragongo de nouveau ouvert aux touristes // Tourists can again visit Nyiragongo Volcano

Bonne nouvelle pour les amoureux des volcans africains ! Alors que le lac de lave de l’Erta Ale est actuellement en perte de vitesse, celui du Nyiragono semble en pleine forme. Des images mises en ligne sur les réseaux sociaux ces derniers jours montrent un spectaculaire débordement.

https://www.facebook.com/search/top/?q=piotr%20bural&epa=SEARCH_BOX

Le Nyiamuragira, plus difficile d’accès, montre lui aussi une belle activité comme ont pu le constater les participants à une mission de la MONUSCO à laquelle participait l’ami Patrick Marcel.

https://youtu.be/utwABU8bS3g

Les volcanophiles peuvent désormais faire travailler leurs mollets pour accéder au sommet du Nyiragongo car le Parc National des Virunga , le plus ancien d’Afrique avec ses 7800 km2, est de nouveau ouvert aux touristes dans l’est de la République démocratique du Congo après plus de neuf mois de fermeture imposée par plusieurs incidents meurtriers. Le Parc avait fermé le 11 mai 2018, après la mort d’une ranger et l’enlèvement de trois personnes. Entre le 9 avril et le 21 mai 2018, deux militaires, un civil, cinq gardes et un chauffeur avaient été tués dans le parc dans des attaques d’hommes armés.

Dans un premier temps, deux sites sont ouverts, celui du volcan de Nyiragongo et le site de Kibumba des gorilles de montagne.

Source : Le Point International.

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Good news for lovers of African volcanoes! While the Erta Ale lava lake is currently losing steam, the Nyiragono lava lake seems in top form. Images posted on social networks in recent days show a dramatic overflow.
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Nyiamuragira Volcano, which is more difficult to access, also shows a great activity which could be observed by the participants in a MONUSCO mission, among whom Patrick Marcel:
https://youtu.be/utwABU8bS3g

Volcano lovers can now work their calves to reach the summit of Nyiragongo because the Virunga National Park, the oldest in Africa with its 7800 km2, is again open to tourists in eastern Democratic Republic of Congo after more than nine months of closure imposed by several deadly incidents. The Park had closed on May 11th, 2018, after the death of a ranger and the abduction of three people. Between April 9th and May 21st, 2018, two soldiers, a civilian, five guards and a driver had been killed in the Park during attacks by armed men.
Two sites are currently open: Nyiragongo Volcano and the Kibumba mountain where tourists can observe the famous gorillas.

Source: Le Point International.

Lac de lave du Nyiragongo (Crédit photo: Wikipedia)

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici des nouvelles de quelques volcans actifs dans le monde

Le Mont Agung (Bali / Indonésie) vient de montrer qu’il était encore très actif avec deux épisodes éruptifs le 17 mars 2019. Les deux événements se sont accompagnés de nuages de cendre atteignant 500 à 600 mètres de hauteur. Le 15 mars, deux autres explosions ont provoqué des retombées de cendre dans les villages proches du volcan.
En dépit des éruptions de l’Agung, le Panca Wali Krama, une série de cérémonies qui a lieu tous les dix ans, s’est poursuivi comme prévu au temple de Besakih, sur les contreforts sud du volcan.
Le niveau d’alerte de l’Agung est maintenu à 3 sur une échelle de 4 niveaux.
Source: The Jakarta Post.

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L’activité de l’Anak Krakatau (Indonésie) se résume essentiellement en émissions de vapeur et de gaz, comme l’a montré une séquence éruptive le 16 mars 2019. Le VSI explique qu’«il n’y a pas eu de matériaux rocheux transportés à la surface.»
La sismicité reste relativement discrète et rien n’indique une alimentation magmatique à faible profondeur. De la même façon, les instruments ne détectent pas d’inflation de l’édifice volcanique. .
Selon le VSI, si une éruption devait se produire, elle serait de type strombolien avec projection de cendre et de matériaux incandescents. Le risque d’éruptions existe toujours mais avec une intensité décroissante par rapport à la période éruptive de décembre 2018. Depuis la dernière éruption en février et le 16 mars 2019, les matériaux expulsés par le volcan n’ont pas dépassé un rayon de 2 km du cratère.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3 (Siaga) et il est demandé aux visiteurs de rester en dehors d’un rayon de 5 km du cratère actif.

Source : VSI.

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Le dernier bulletin d’activité du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) date du 10 mars 2019 et il semble qu’aucun événement significatif ne se soit produit sur le volcan depuis cette date. Dans ce dernier bulletin, l’OVPF indiquait que suite à l’arrêt de l’activité éruptive le 10 mars à 6h28 (heure locale), une sismicité était toujours enregistrée sous la zone sommitale du volcan. 26 séismes superficiels et 1 séisme profond avaient été enregistré depuis la fin de l’éruption. Du fait de cette sismicité, aucune hypothèse n’était écartée par l’Observatoire quant à l’évolution de la situation.

Le bulletin quotidien du 18 mars 2019 fait état de 10 séismes volcano-tectoniques dans la zone sommitale du volcan. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’était enregistrée. Les émissions de CO2 étaient en baisse au niveau du Gîte du Volcan et en hausse au niveau de la Plaine des Cafres.

Source : OVPF.

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Comme cela se produit de temps en temps, une puissante éruption a été enregistrée sur le Bezymianny (Kamchatka) dans la soirée du 15 mars 2019. La couleur de l’alerte aérienne est momentanément passée au Rouge avant de revenir à l’Orange. L’éruption a provoqué de nouvelles coulées pyroclastiques en raison d’effondrements du dôme de lave. Les panaches de cendre se sont élevés jusqu’à 15 km au dessus du niveau de la mer, avant de s’étirer sur une centaine de kilomètres vers le SE du volcan.
Source: KVERT.

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Suite à l’apparition d’une galette de lave dans le cratère, le Popocatepetl (Mexique) a connu plusieurs événements explosifs au cours des dernières semaines. Ils sont dus à la brusque libération des gaz emprisonnés sous le dôme de lave. Il en résulte de volumineux panaches de cendre, de vapeur et de gaz et des projections de matériaux incandescents. Le dernier événement de ce type le 19 mars 2019 a arrosé le sommet du volcan jusqu’à plus de 2 kilomètres sur ses pentes.

Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune, Phase 2.

Source : CENAPRED.

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Bonne nouvelle pour les touristes qui ont prévu de se rendre dans les Iles Eoliennes. Après six mois d’activité relativement intense, le Stromboli semble s’être calmé et l’accès au sommet est de nouveau autorisé en groupes, sous la houlette des guides de Stromboli. Il est bon de rappeler que l’accès individuel reste interdit au-delà de 400 mètres d’altitude.

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Selon plusieurs sources d’information, l’éruption du Bromo (Java / Indonésie) – qui a débuté le 18 février 2019 – se poursuit à l’heure actuelle. Il est interdit d’entrer dans la zone de sécurité d’un kilomètre autour du cratère. Le niveau d’alerte du volcan n’a pas changé depuis 2016 et est maintenu à 2 sur une échelle de cinq. Malgré l’activité éruptive actuelle et la cendre émise par le volcan, le tourisme dans la région n’est pas affecté et l’aéroport de Malang fonctionne normalement.
Le Bromo est une attraction touristique de l’île de Java car son accès est assez facile. De plus, on peut admirer un superbe panorama sur les volcans de la région (avec le Batok et le Semeru au loin) depuis les collines entourant la caldeira du Bromo. Lorsque le volcan n’est pas en éruption, des marches permettent aux touristes d’accéder à la lèvre du cratère.

Comme tous les volcans d’Indonésie, le Bromo est considéré comme un lieu sacré par les habitants de la région. Selon la croyance locale, il est une incarnation de Brahma , le dieu du feu. Pour apaiser sa colère, habitants effectuent chaque année un rituel connu sous le nom de « cérémonie de Kasodo » qui consiste à lancer des offrandes dans le cratère du Bromo. Ainsi, le jour de la pleine lune du mois de Kasodo, ils effectuent une longue procession vers le cratère où des prêtres hindous attendent pour bénir les offrandes des pèlerins.

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News of some active volcanoes around the world.

Mount Agung (Bali / Indonesia) showed it was still quite active with two eruptive episodes on March 17th, 2019. Both events were accompanied by ash clouds up to 500-600 metres high. On March 15th, two other explosions had caused ashfall in neighbouring villages.

Despite Agung’s eruptions, the Panca Wali Krama, a rare series of ceremonies that occurs once every ten years, continued as planned at Besakih Temple on the southern foothills of the volcano.

The alert level for Mt Agung is kept at 3 on a scale of 4 levels.

Source: The Jakarta Post.

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Activity at Anak Krakatau (Indonesia) mainly consists of steam and gas emissions, as shown by an eruptive sequence of March 16th, 2019. VSI explains that « there were no rocky materials transported to the surface.  »
Seismicity remains relatively discreet and nothing indicates a shallow magmatic feeding system. In the same way, the instruments did not detect any significant inflation of the volcanic edifice. .
According toVSI, if an eruption were to occur, it would be of Strombolian type with ejections of ash and incandescent material. The risk of an eruption still exists but with decreasing intensity compared to the eruptive period of December 2018. Since the last eruption in February and March 16th, 2019, the materials expelled by the volcano have not exceeded a radius of 2 km from the crater.
The alert level is kept at 3 (Siaga) and visitors are asked to stay outside a radius of 5 km from the active crater.
Source: VSI.

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The last activity bulletin about  Piton de la Fournaise (Reunion Island) was released on March 10th, 2019 and it seems that no significant event has occurred on the volcano since that date. In this last bulletin, OVPF indicated that following the stoppage of eruptive activity on March 10th at 6:28 (local time), seismicity was still recorded under the summit area of the volcano. 26 shallow earthquakes and 1 deep earthquake had been recorded since the end of the eruption. Because of this seismicity, no hypothesis was excluded by the Observatory as to the evolution of the situation.
The daily bulletin of March 18th, 2019 reported 10 volcano-tectonic earthquakes in the summit area of the volcano. No significant deformation of the volcanic edifice was recorded. CO2 emissions were decreasing at the Gîte du Volcan and increasing in the Plaine des Cafres.
Source: OVPF.

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As this occurs from time to time, a powerful eruption was recorded at Bezymianny (Kamchatka) in the evening of March 15th, 2019. The aviation colour code was momentarily raised to Red and then lowered back to Orange. The eruption triggered new pyroclastic flows due to collapses of the lava dome top, with ash plumes that rose up to 15 kilometres above sea level and then extended about 100 km to the SE of the volcano.

Source : KVERT.

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Following the appearance of a lava slab in the crater, Popocatepetl (Mexico) went through several explosive events in recent weeks. They were due to the sudden release of gases trapped under the lava dome. One could observe voluminous ash, steam and gas plumes as well as projections of incandescent materials. The last event of this type on March 19th, 2019 affected the summit of the volcano as far as 2 kilometers on its slopes.
The alert level is kept at Yellow, Phase 2.
Source: CENAPRED.

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Good news for tourists planning to visit the Aeolian Islands. After six months of relatively intense activity, Stromboli seems to have calmed down and access to the summit is again allowed in groups, under the guidance of the Stromboli guides. It is worth remembering that individual access remains prohibited beyond 400 metres above sea level.

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According to several sources of information, the eruption of Mount Bromo (Java / Indonesia) that started on February 18th, 2019, is still going on these days. Visitors are prohibited from entering the one-kilometre safety zone around the crater. The alert level for the volcano has not changed since 2016 and remains at 2 on a scale of five levels. Despite the current eruptive activity and the ash plies emitted by the volcano, tourism in the region is not affected and Malang airport is operating normally.

Mount Bromo is a tourist attraction on the island of Java because its access is quite easy. Beside, there are great views of the volcanoes in the area (with Mt Batok and Mt Semeru in the distance) from the hills around the Bromo caldera. When the volcano is not erupting, stairs allow tourists to climb on the crater rim.

Like all volcanoes in Indonesia, Mt Bromo is considered a sacred place by locals. According to local beliefs, this volcano is an incarnation of Brahma, the god of fire. To appease its anger, residents perform a ritual known as the « Kasodo Ceremony » every year, which consists in throwing offerings into the crater of Mt Bromo. Thus, every year, on the day of the full moon of the month of Kasodo, the inhabitants carry out a long procession towards the crater where Hindu priests wait to bless the offerings.

Vue du Bromo le 17 mars 2019 (Source: VSI)

Volcans extratropicaux et refroidissement de l’atmosphère:// Extratropical volcanoes and atmospheric cooling

Selon une étude effectuée par des chercheurs de plusieurs pays et publiée dans la revue Nature Geoscience, les éruptions volcaniques extratropicales qui se produisent dans les moyennes et les hautes latitudes ont une influence beaucoup plus forte sur le climat qu’on ne le pensait auparavant. [NDLR : A noter que les chercheurs appliquent à la volcanologie l’adjectif « extratropical » qui est davantage utilisé à propos des cyclones].
Au cours des dernières décennies, des éruptions extratropicales telles que celles du Kasatochi (Alaska, 2008) et du Sarychev (Russie, 2009) ont injecté du soufre dans les basses couches de la stratosphère. L’influence climatique de ces éruptions a toutefois été faible et de courte durée.

Jusqu’à présent, la plupart des scientifiques pensaient que les éruptions extratropicales avaient des effets plus faibles que les événements tropicaux. Cependant, des chercheurs appartenant à plusieurs institutions allemande, norvégienne, britannique, suisse et américaine ne sont pas d’accord avec cette hypothèse. Ils expliquent que de nombreuses éruptions volcaniques extratropicales observées au cours des 1 250 dernières années ont provoqué un refroidissement de surface prononcé dans l’hémisphère Nord. En fait, les éruptions extratropicales ont un impact plus prononcé que les éruptions tropicales en ce qui concerne le refroidissement de l’hémisphère par rapport aux quantités de soufre émises.
Un refroidissement à grande échelle se produit lorsque les volcans injectent de grandes quantités de gaz soufrés dans la stratosphère, la couche de l’atmosphère qui commence à environ 10 à 15 km d’altitude. Une fois dans la stratosphère, les gaz soufrés génèrent des aérosols sulfuriques qui persistent pendant des mois ou des années. Ces aérosols renvoient une partie du rayonnement solaire qui ne peut plus atteindre les couches inférieures de l’atmosphère, ni la surface de la Terre.
Jusqu’à présent, on supposait que les aérosols provenant d’éruptions volcaniques sous les tropiques avaient une durée de vie stratosphérique plus longue, car ils devaient migrer vers des latitudes moyennes ou des hautes latitudes avant de pouvoir être éliminés. En conséquence, on pensait qu’ils auraient un impact plus important sur le climat. Au contraire, les aérosols provenant d’éruptions à des latitudes plus élevées étaient censés disparaître de l’atmosphère plus rapidement. Les récentes éruptions extratropicales, avec des effets minimes mais mesurables sur le climat, correspondent à cette image. Cependant, ces éruptions étaient beaucoup plus faibles que celle du Pinatubo, par exemple.
Pour quantifier l’impact sur le climat des éruptions extratropicales par rapport aux éruptions tropicales, les chercheurs ont comparé des reconstitutions avec injection de soufre stratosphérique volcanique à partir de carottes de glace, avec trois reconstitutions avec une température estivale dans l’hémisphère Nord à partir de cernes d’arbres remontant à 750 après J.C. A leur surprise, les chercheurs ont constaté que les éruptions extratropicales produisaient un refroidissement de l’hémisphère beaucoup plus important que les éruptions tropicales proportionnellement à la quantité de soufre rejeté.
Pour mieux apprécier ces résultats, les chercheurs ont simulé des éruptions volcaniques à des latitudes moyennes à élevées avec des quantités de soufre et des niveaux d’injection correspondant à l’éruption du Pinatubo. Ils ont constaté que la durée de vie des aérosols résultant de ces éruptions extratropicales n’était que légèrement inférieure à celle des éruptions tropicales. En outre, les aérosols se concentraient essentiellement dans l’hémisphère de l’éruption plutôt que sur l’ensemble du globe, ce qui renforçait l’impact climatique dans l’hémisphère où avait eu lieu l’éruption.
L’étude montre aussi l’importance de la hauteur d’injection du soufre dans la stratosphère sur l’impact des éruptions extratropicales sur le climat. Les injections dans la stratosphère extratropicale la plus basse font naître des aérosols de courte durée, tandis que les injections dont la hauteur stratosphérique est semblable à celle du Pinatubo et des autres grandes éruptions tropicales peuvent entraîner une durée de vie des aérosols plus ou moins semblable à celle des éruptions tropicales.
Les résultats de cette étude permettront aux chercheurs de mieux quantifier l’impact des éruptions volcaniques sur la variabilité climatique du passé. Cela montre également que le climat des prochaines années sera affecté par des éruptions extratropicales.
Source: The Watchers.
Référence: « Disproportionately strong climate forcing from extratropical explosive volcanic eruptions »  – Toohey, M., K. Kruger, H. Schmidt, C. Timmreck, M. Sigl, M. Stoffel, R. Wilson (2019).

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According to an international study published in Nature Geoscience, explosive extratropical volcanic eruptions taking place in mid and high latitudes, have a much stronger influence on climate than was previously thought.

In recent decades, extratropical eruptions like those of Kasatochi (Alaska, 2008) and Sarychev Peak (Russia, 2009) have injected sulphur into the lower stratosphere. The climatic influence of these eruptions has however been weak and short-lived. So far, scientists have largely assumed that extratropical eruptions lead to weaker effects than their tropical counterparts.

However, researchers from several German, Norwegian, British, Ewiss and U.S institutions now contradict this assumption. They affirm that many extratropical volcanic eruptions in the past 1,250 years have caused pronounced surface cooling over the Northern Hemisphere, and in fact, extratropical eruptions are actually more efficient than tropical eruptions in terms of the amount of hemispheric cooling in relation to the amount of emitted sulphur.

Large-scale cooling after volcanic eruptions occurs when volcanoes inject large quantities of sulphur gases into the stratosphere, the layer of the atmosphere which starts at about 10 – 15 km high. Once in the stratosphere, the sulphur gases produce a sulphuric aerosol haze that persists for months or years. The aerosols reflect a portion of incoming solar radiation, which can no longer reach the lower layers of the atmosphere and the Earth’s surface.

Until now, the assumption was that aerosols from volcanic eruptions in the tropics have a longer stratospheric lifetime because they have to migrate to mid or high latitudes before they can be removed. As a result, they would have a greater effect on the climate. On the contrary, aerosols from eruptions at higher latitudes would be removed from the atmosphere more quickly. The recent extratropical eruptions, which had minimal but measurable effects on the climate, fit this picture. However, these eruptions were much weaker than that of Pinatubo, for instance.

To quantify the climate impact of extratropical vs. tropical eruptions, the researchers compared new long-term reconstructions of volcanic stratospheric sulphur injection from ice cores with three reconstructions of Northern Hemisphere summer temperature from tree rings extending back to 750 CE. Surprisingly, the authors found that extratropical explosive eruptions produced much stronger hemispheric cooling in proportion to their estimated sulphur release than tropical eruptions.

To help understand these results, the researchers performed simulations of volcanic eruptions in the mid to high latitudes with sulphur amounts and injection heights equal to that of Pinatubo. They found that the lifetime of the aerosol from these extratropical explosive eruptions was only marginally smaller than for tropical eruptions. Furthermore, the aerosol was mostly contained within the hemisphere of eruption rather than globally, which enhanced the climate impact within the hemisphere of eruption.

The study goes on to show the importance of injection height within the stratosphere on the climate impact of extratropical eruptions. Injections into the lowermost extratropical stratosphere lead to short-lived aerosol, while those with stratospheric heights similar to Pinatubo and the other large tropical eruptions can lead to aerosol lifetimes roughly similar to the tropical eruptions.

The results of this study will help researchers better quantify the degree to which volcanic eruptions have impacted past climate variability. It also suggests that future climate will be affected by explosive extratropical eruptions.

Source : The Watchers.

Reference: « Disproportionately strong climate forcing from extratropical explosive volcanic eruptions » – Toohey, M., K. Kruger, H. Schmidt, C. Timmreck, M. Sigl, M. Stoffel, R. Wilson (2019).

L’éruption du Pinatubo en 1991 et les aérosols qu’elle a générés servent de référence sur l’impact des éruptions volcaniques sur le climat (Crédit photo: Wikipedia)

Hawaii: Le séisme du 13 mars 2019 n’a pas une origine volcanique // The March 13th earthquake was not related to volcanic activity

Selon le HVO, le séisme de magnitude M 5,5 survenu sur la Grande Ile d’Hawaii le 13 mars 2019 n’était pas lié à une reprise de l’activité volcanique sur le Kilauea. Son épicentre a été localisé à 12 km au sud-sud-est de Volcano Village, à une profondeur de 7 km sous le niveau de la mer. Les séismes enregistrés à cet endroit et à cette profondeur à Hawaii sont dus à des mouvements le long d’une faille de décollement qui sépare le sommet de la croûte océanique de l’accumulation de roches volcaniques qui ont formé la Grande Ile. Cette même faille est responsable du séisme de M 6.9 enregistré en mai 2018. Le premier séisme lié par les scientifiques à la faille de décollement fut un événement de M 7,7 en novembre 1975. Il s’agit du plus puissant séisme enregistré à Hawaï au cours du siècle dernier. Le séisme de Ka’u sous le flanc sud-est du Mauna Loa en 1868 a également été provoqué par une faille de décollement.
Le séisme de M 5,5 du 13 mars 2019 est, à ce jour, la réplique la plus significative de l’événement de M 6,9 enregistré au mois de mai dernier. La séquence de répliques qui a suivi le séisme de 1975 a duré environ une décennie et on admet généralement que les répliques incluent des événements d’une magnitude inférieure à celle de l’événement principal. À cet égard, la secousse de M 5.5 du 13 mars n’est pas vraiment une surprise. Le HVO s’attend à de nouvelles répliques pendant encore plusieurs années.
Le HVO insiste sur le fait que le séisme du 13 mars 2019 n’annonce pas une augmentation de l’activité volcanique.
Source: USGS / HVO.

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HVO indicates that the M 5.5 earthquake that was felt on Hawaii Big Island on March 13th, 2019 was not related to any resumption of volcanic activity on Kilauea Volcano. It was centered 12 km south-southeast of Volcano Village, at a depth of 7 km below sea-level. Earthquakes at this location and depth in Hawaii are due to movement along a decollement or detachment fault which separates the top of the original oceanic crust from the pile of volcanic rock that has built up to form Hawaii Big Island. The same fault was responsible for the May 2018 M 6.9 event. The first earthquake in Hawaii that scientists associated with decollement faulting was an M 7.7 event in November 1975. it was, Hawaii’s largest earthquake in the past century. The great Ka‘u earthquake beneath Mauna Loa’s southeast flank in 1868 has also been interpreted as a result of decollement faulting.
The last M 5.5 earthquake is, to date, the largest event among the thousands of earthquakes considered aftershocks of last May’s M 6.9 event. The aftershock sequence following the 1975 earthquake lasted roughly a decade, and it is generally understood that aftershock sequences could include earthquakes as large as one magnitude unit lower than the mainshock magnitude. In this regard, the M 5.5 of March 13th was expected. And, HVO expects aftershocks to persist for several more years.
HVO insists that the March 13th earthquake does not signal an increase in volcanic activity.
Source: USGS / HVO.

Source: USGS / HVO