Nouvelle éruption du Kilauea (Hawaii) // New eruption of Kilauea (Hawaii)

Comme on pouvait s’y attendre avec la sismicité et l’inflation du sol de ces derniers jours, une nouvelle éruption a commencé dans le cratère de l’Halema’umau du Kilauea vers 15h15 le 10 septembre 2023.
L’éruption se produit au niveau d’une fissure le long de la bordure orientale du cratère de l’Halema’uma’u. Les premières heures des éruptions sont généralement dynamiques. Les images de la webcam montrent des fissures générant des coulées de lave sur le plancher du cratère. L’activité est confinée à l’intérieur de l’Halemaʻumaʻu.
Des images en direct de l’éruption peuvent être vues à cette adresse :
https://youtu.be/tBh-ZhIB1Nk

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As could be predicted with the seismicity and ground inflation in the past days, a new eruption started at Kilauea’s Halema’umau Crater at about 3:15 pm on September 10th, 2023.

The eruption is occurring at a fissure along the eastern margin of Halemaʻumaʻu Crater. The opening phases of eruptions are usually dynamic. Webcam imagery shows fissures generating lava flows on the surface of the crater floor. The activity is confined to Halemaʻumaʻu.

Live images of the eruption can be seen at this address :

https://youtu.be/tBh-ZhIB1Nk

L’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai a totalement remodelé le plancher océanique // The Hunga Tonga-Hunga Ha’apai eruption totally reshaped the seafloor

Le 15 janvier 2022, l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai dans l’archipel des Tonga a été l’explosion la plus puissante observée sur Terre dans l’histoire moderne. Elle a battu toutes sortes de records. Ainsi, elle a propulsé un panache de gaz et de cendres à 57 kilomètres dans la mésosphère ; c’est le plus haut panache jamais enregistré. Elle a également déclenché un tsunami qui a atteint le Pérou et un bang supersonique qui a été perçu jusqu’en Alaska.
Selon un article publié dans la revue Science le 8 septembre 2023, lorsque l’énorme panache de cendres et de poussières est retombé dans l’océan, il a remodelé les fonds marins de manière spectaculaire. Pour la première fois, des scientifiques ont reconstitué ce qui a pu se passer sous la surface du Pacifique. Selon les chercheurs, en retombant, tous ces matériaux se sont répandus sous l’eau sur des dizaines de kilomètres. De tels processus n’avaient jamais été observés auparavant. Les données recueillies indiquent qu’au moins 9,5 kilomètres cubes de matériaux – voire 10 km3 – ont été déplacés lors de l’événement cataclysmique. Il s’agit d’un volume équivalent à près de 4 000 pyramides égyptiennes.
À environ 70 kilomètres du volcan, l’éruption a coupé un câble à fibre optique au fond de la mer. Pour les Tongiens et les équipes de secours, la rupture de ce câble a constitué un problème majeur car elle a gravement perturbé le réseau Internet dans l’archipel. Pour les scientifiques, l’interruption brutale d’Internet a permis de dater le moment exact où le câble a été sectionné: l’événement s’est produit environ une heure et demie après l’éruption. La coupure a également fait comprendre aux scientifiques que l’éruption avait perturbé le plancher océanique.
Un propriétaire de bateau tongien a filmé le début de l’éruption avec la caméra d’un téléphone portable, ce qui a indiqué l’heure exacte à laquelle les matériaux volcaniques ont commencé à retomber dans l’océan. Plusieurs mois plus tard, une mission scientifique a quitté la Nouvelle-Zélande pour étudier les fonds marins et collecter des échantillons dans les dépôts laissés par les coulées de débris. Contrairement à une grande partie de l’océan, les fonds marins autour des Tonga avaient déjà été cartographiés, ce qui a permis aux scientifiques de se rendre compte des changements subis par la topographie.
Les chercheurs ont réalisé que le volcan a déplacé en quelques heures autant de matériaux qu’en déversent toutes les rivières de la planète en une année. Ces coulées gigantesques ont parcouru plus de 90 kilomètres depuis leur origine, en creusant des fossés où l’on pourrait loger des gratte-ciel.
Lorsque le volcan a explosé, il a expulsé d’énormes quantités de roches, de cendres et de gaz. Lorsque cela se produit sur Terre, on observe des coulées pyroclastiques qui détruisent tout sur leur passage. S’agissant du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai, cette masse en chute libre n’avait aucun support terrestre ; elle a donc fini sa course dans la mer. Les scientifiques ont estimé que les matériaux se sont propagés à 120 km/heure depuis la source de l’éruption. Si c’est exact, c’est 50 % plus rapide que les autres coulées sous-marines étudiées ailleurs sur la planète. Les chercheurs affirment que de telles coulées sous-marines n’avaient jamais été observées auparavant.

Vous verrez sur cette page une modélisation des coulées de matériaux émises par le Hunga Tonga-Hunga Ha’apai :

https://www.bbc.com/news/science-environment-63678177
Source  : Popular Science, Yahoo Actualités, la BBC.

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On January 15th, 2022, the eruption of of Hunga Tonga-Hunga Haʻapai in the Tonga archipelago was the most powerful explosion observed on Earth in modern history and it broke all kinds of records. It shot gas and ash 57 kilometers up into Earth’s mesosphere, higher than the plume from any other volcano on record. It also unleashed a tsunami that reached Peru and a sonic boom heard as far as Alaska.

According to a paper published in Science on September 8th, 2023, when the huge volume of volcanic ash and dust fell back into the water, it reshaped the seafloor in a dramatic fashion. For the first time, scientists have reconstructed what might have happened beneath the Pacific’s violently strewn waves. According to the research, all that material flowed underwater for dozens of kilometers. Such processes had never been observed before. The gathered data indicates that at least 9.5 cubic km of material was displaced during the cataclysmic event. This is a volume equivalent to something approaching 4,000 Egyptian pyramids.

About 70 kilometers from the volcano, the eruption cut off a seafloor fiber-optic cable. For Tongans and rescuers, the broken cable was a major inconvenience that severely disrupted the islands’ internet. For scientists, the abrupt severance of internet traffic provided a timestamp of when something touched the cable: around an hour and a half after the eruption. The cut also alerted scientists to the fact that the eruption had disrupted the seafloor.

A Tongan charter boat owner had caught the initial eruption with a mobile phone camera, giving an exact time when volcanic ejecta began to fall into the water. Several months later, a mission sailed from New Zealand to survey the seafloor and collect volcanic flow samples. Unlike in much of the ocean, the seafloor around Tonga had already been mapped, allowing scientists to corroborate changes to the topography.

The researchers realised that the volcano moved as much matter in a few hours as the world’s rivers delivered into the oceans in a whole year. These truly immense flows traveled more than 90 kilomrters from their origin, carving out gullies as tall as skyscrapers.

When the volcano exploded, it spewed out immense quantities of rock, ash and gas. When this happens on earth, it triggers fast-moving pyroclastic flows that menace anything in their path. But over Hunga Tonga–Hunga Haʻapai, that falling mass had nowhere to go but out to sea. Scientists estimated the material fanned out from Hunga Tonga–Hunga Haʻapai at 120 kilometers per hour. If correct, that’s 50 percent faster than any other underwater flow recorded on the planet. The researchers say that these underwater flows had never been observed before.

You will see on this page a model of the flows of materials emitted by Hunga Tonga-Hunga Ha’apai :

https://www.bbc.com/news/science-environment-63678177

Source : Popular Science, Yahoo News, the BBC.

Source: NASA

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Après quelques jours de pause, le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) a repris du service. Un nuage de cendres s’élevant à 7,3 km au-dessus du niveau de la mer a été signalé par un pilote le 5 septembre 2023 et confirmé par des données satellite qui indiquent que le nuage a atteint 9,1 km d’altitude. Cet événement fait suite à une augmentation de la sismicité pendant plusieurs heures. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été élevée au ROUGE et le niveau d’alerte volcanique à WARNING (Danger).
En se référant aux cycles éruptifs précédents, l’AVO avertit que d’importantes émissions de cendres devraient encore avoir lieu. Des coulées pyroclastiques et de boue peuvent également se produire sur les flancs du volcan.
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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Un nouvel et bref essaim sismique a été enregistré au sud de la caldeira sommitale du Kīlauea (Hawaii) le 4 septembre 2023, mais le volcan n’est toujours pas en éruption.
Les inclinomètres au sommet ont enregistré une inflation lente depuis début septembre, ce qui indique que le sommet subit de plus en plus la pression du magma.
L’activité se limite actuellement à la région sommitale du Kīlauea. Si elle continue, cela pourrait déboucher sur une éruption dans les jours, semaines ou mois à venir. Aucune lave active n’est observée depuis le 19 juin.
Des épisodes similaires d’activité sismique et de déformation du sol se sont produits en novembre 2020 et août 2021. Ils ont précédé les éruptions de décembre 2020 et septembre 2021. L’activité actuelle pourrait également diminuer et n’entraîner aucune éruption. Autrement dit, malgré tous les instruments de mesure installés sur le volcan, personne ne sait ce qui va se passer.
Source : HVO.

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Un séisme longue période a été enregistré sur le Villarrica (Chili) le 2 septembre 2023, accompagné d’un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 180 m au-dessus du sommet. Des émissions continues de gaz et de cendres étaient visibles sur les images de la webcam des 2 et 3 septembre. Le lac de lave est actif et des fontaines étaient visibles les 3 et 4 septembre, pour la première fois depuis le 26 mars.
Le niveau d’alerte volcanique reste au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre niveaux) et le public est prié de rester à au moins 500 m du cratère.
Source : SERNAGEOMIN.

Crédit photo: Wikipedia

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L’éruption du Merapi (Java/Indonésie) se poursuit. La sismicité reste à des niveaux élevés. Le dôme de lave SO génère des avalanches de matériaux qui descendent les flancs S et SO jusqu’à 2 km de distance. Les changements morphologiques observés sur le dôme de lave SO sont dus aux effondrements continus de matériaux. Aucun changement n’a été observé au niveau du dôme dans le cratère principal.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à une distance de 3 à 7 km du sommet, selon les endroits.
Source : CVGHM.

Avalanche sur le flanc du Merapi (Photo: F. Gueffier)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Semeru (Java/Indonésie) avec des panaches de cendres qui s’élèvent de 500 à 800 m au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte reste à 3 sur une échelle de 1 à 4.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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L’activité éruptive se poursuit au niveau des cratères Minamidake et Showa du Sakurajima (Japon). Une incandescence nocturne est observée sur le Minamidake. Les explosions produisent parfois des panaches de cendres et éjectent des matériaux incandescents.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5 niveaux) et le public est prié de rester à au moins 2 km des deux cratères.
Source : JMA.

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Le Fukutoku-Oka-no-ba est un volcan sous-marin situé à 5 km au nord-est de l’île japonaise de Minami-Ioto, à environ 1 300 km au sud de Tokyo. L’activité habituelle consiste en une décoloration de l’eau de mer l’apparition de bancs de pierre ponce. Ce type d’activité a été observé par les garde-côtes japonais le 15 août 2023. Ils ont confirmé qu’une éruption avait commencé le 13 août et se poursuivait.

Des observations similaires ont été faites au niveau du Kaitoku (Kaitoku Kaizan), un volcan sous-marin avec trois sommets, situé à 130 km au nord-ouest de Kita-Iojima.
Le niveau d’alerte a été relevé sur les deux volcans. Il est passé de « Prévision volcanique » à « Danger volcanique en mer » sur la base d’une échelle à deux niveaux pour les volcans sous-marins.
Source : JMA.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world.

After a few days’ pause, Shishaldin (Aleutians / Alaska) has cecome active again. An ash cloud rising 7.3 km above sea level was reported by a pilot on September 5th, 2023 and confirmed by satellite data which suggested the cloud reached 9.1 km above sea level. This event followed a several-hour increase in seismicity. In response, the Aviation Color Code was raised to RED and the Volcano Alert Level to WARNING.

Based on previous eruption cycles, AVO says significant ash emissions are likely to continue. Pyroclastic and mudflows may also occur on the immediate flanks of the volcano.

Source : AVO.

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A new small, brief seismic swarm was recorded south of Kīlauea’s summit caldera (Hawaii) on September 4th, 2023, but the volcano is still not erupting.

Summit tiltmeters have tracked slow inflation since early September, indicatint the summit is becoming increasingly pressurized.

The unrest is currently confined within Kīlauea’s summit region. If it continues, it could escalate to an eruption in the coming days, weeks or months. No active lava has been observed since June 19th.

Similar episodes of seismic and ground deformation activity occurred in November 2020 and August 2021, prior to eruptions in December 2020 and September 2021. The activity could also decrease, resulting in no eruption. In other words, despite all the measuring instruments, nobody knows what is going to happen.

Source : HVO.

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A long-period earthquake was recorded on Villarrica (Chile) on September 2nd, 2023, accompanied by a minor ash plume that rose up to 180 m above the summit. Periods of continuous gas-and-ash emissions were visible in webcam images on September 2nd and 3rd. The lava lake is active and lava fountaining was visible on September 3rd and 4th, for the first time since March 26th.

The Volcanic Alert level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale) and the public is asked to stay 500 m away from the crater.

Source : SERNAGEOMIN.

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The eruption of Merapi (Java / Indonesia) continues. Seismicity remains at elevated levels. The SW lava dome produces lava avalanches that descended the S and SW flanks as far as 2 km. Morphological changes to the SW lava dome are due to continuing collapses of material. No changes were observed at the dome in the main crater.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit based on location.

Source : CVGHM.

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Eruptive activity continues at Semeru (Java / Indonesia) with ash plumes that rise 500-800 m above the summit.

The Alert Level remains at 3 on a scale of 1-4.

Source : CVGHM.

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Eruptive activity continues at Sakurajima‘s Minamidake and Showa craters (Japan). Nightly incandescence is observed at Minamidake. Explosions sometimes produce ash plumes and eject incandescent materials.

The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale), and the public is asked to stay 2 km away from both craters.

Source : JMA.

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Fukutoku-Oka-no-ba is a submarine volcano located 5 km NE of the Japanese island of Minami-Ioto, about 1,300 km S of Tokyo. Typical activity at the site has consisted of discolored water and floating pumice. This kind of activity was observed by the Japan Coast Guard on August 15th, 2023. It confirmed that an eruption had started on August 13th and was ongoing.

Similar observations were made at Kaitoku Seamount (Kaitoku Kaizan), a three-peaked submarine volcano 130 km NNW of Kita-Iojima.

The Alert Level was raised on both volcanoes from “Volcanic Forecast” to “Volcanic Warning, Sea Area” based on a two-level scale for submarine volcanoes.

Source : JMA.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Surveillance acoustique des volcans // Acoustic monitoring of volcanoes

Aux États-Unis et ailleurs dans le monde, l’activité volcanique peut prendre différentes formes, depuis les éruptions fissurales basaltiques relativement tranquilles à Hawaï jusqu’aux éruptions explosives très violentes du Mont St. Helens. Les scientifiques en poste dans les observatoires volcanologiques essayent en permanence de comprendre de tels événements et leurs implications en matière de dangers et donc de sécurité.
Les observatoires volcanologiques utilisent souvent des instruments de surveillance continue à distance comme les sismomètres et les microphones acoustiques pour détecter les événements sismiques et les explosions. Ces capteurs sont très utiles car ils peuvent assurer une surveillance permanente et les scientifiques peuvent appliquer des capacités de détection à distance pour surveiller l’activité.
Des chercheurs de plusieurs observatoires volcanologiques gérés par l’USGS se sont joints à d’autres scientifiques de différents pays pour observer et analyser deux types d’activité éruptive sur le Stromboli (Sicile/Italie).
Les scientifiques souhaitaient découvrir les différences entre les éruptions explosives discrètes et les événements plus violents, ou épisodes éruptifs ‘soutenus’. Les deux types d’éruptions ont des conséquences différentes en matière de danger et de sécurité des populations à Stromboli. L’étude du comportement du volcan permet une meilleure compréhension de ces événements, et l’application à des types similaires d’activité volcanique ailleurs dans le monde.
Les éruptions explosives se caractérisent par leur soudaineté et ont tendance à répandre de l’énergie de manière uniforme dans toutes les directions. Ces éruptions peuvent également projeter des matériaux dans toutes les directions. Sur le Stromboli, les épisodes éruptifs ‘soutenus’ ont des durées plus longues et produisent un panache de cendres et de matériaux qui jaillit loin de la bouche éruptive. Le processus est semblable à la dynamique des moteurs à réaction et de tels phénomènes volcaniques peuvent propulser les cendres à des hauteurs dépassant l’altitude du trafic aérien.
S’agissant de la surveillance volcanique, il est utile de comprendre les types de signatures produits par ces événements et comment ils sont enregistrés par les réseaux de surveillance conventionnels. En fait, ces réseaux ne sont pas vraiment performants car les capteurs sismiques et acoustiques sont presque toujours placés à la surface du sol et ne sont pas parfaits pour capter l’énergie des éruptions dans l’atmosphère.
L’équipe italienne de chercheurs a tenté d’améliorer la compréhension de la dynamique des éruptions en plaçant un capteur acoustique en hauteur, sur un drone au-dessus du Stromboli, pour capturer à la fois les explosions et les épisodes éruptifs ‘soutenus’. Les travaux ont révélé les principales caractéristiques qui permettent de distinguer facilement les deux types d’événements grâce à un capteur stationné brièvement au-dessus du volcan.
Cette expérience particulière réalisée en Italie présente un intérêt pour des éruptions ponctuelles mais ne peut être utilisée pour la surveillance des éruptions sur le long terme. Cependant, elle montre la capacité de capturer ces données, et elle identifie les contraintes qui entourent la conception de meilleurs réseaux au sol pour surveiller une grande variété de types d’éruption. Ce travail propose des méthodes pour améliorer la surveillance et la détection des éruptions volcaniques sur les volcans aux Etats Unis et ailleurs dans le monde.
L’Observatoire des volcans d’Hawaii (HVO) utilise actuellement les drones pour mesurer les gaz volcaniques et mener des relevés d’imagerie aérienne afin de générer des modèles tridimensionnels.
Source : USGS/HVO.

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In the U.S. And elsewhere in the world, volcanic eruptive activity may take many forms, from basaltic fissures eruptions in Hawai‘i to explosive eruptions like those of Mount St. Helens. Volcano observatory scientists permanently try to understand such events and their implications for hazards.

Volcano observatories often use continuous remote monitoring instruments like seismometers and acoustic microphones to detect earthquakes and explosions. These types of sensors are ideal because they can monitor constantly, and scientists can apply remote detection capabilities to monitor activity.

USGS volcano observatory researchers joined international volcano scientists to examine two types of eruptive activity at Stromboli (Sicily / Italy).

The scientists were interested in discovering differences between discrete explosive eruptions compared to sustained eruptions (also called jet eruptions). The two eruption types have different implications for hazardous conditions at Stromboli. The motivation of the study is a better understanding of these events, at Stromboli, that can be applied to similar types of volcanic activity occurring around the globe.

Explosive eruptions are characterized by their impulsive onset and tend to radiate energy equally in all directions. These types of eruptions may throw rocks in all directions. At Stromboli, sustained jets have longer durations and produce a directed plume of ash and rocks away from the vent. The events are analogous to jet engine dynamics and such volcanic jetting can push ash to heights beyond international airline traffic altitudes.

From a volcano monitoring perspective, it is useful to understand the types of signatures that these events produce and how they are recorded on standard monitoring networks. However, networks are hindered because seismic and acoustic sensors are almost always placed on the ground surface and are not ideal for the capture of eruption energetics into the atmosphere.

The research team working in Italy attempted to improve the understanding of eruption dynamics by placing an acoustic sensor on a drone above Stromboli to capture both explosions and jet eruptions. The work revealed key features of the two event types that allow them to be easily distinguished by a sensor briefly suspended above the volcano.

This particular experiment in Italy is impractical from the perspective of long-term eruption monitoring. However, it demonstrates the ability to capture these data and identifies constraints on how to design better ground networks to monitor the wide variety of eruption types. This work introduces methods for improved monitoring and detection of volcanic eruptions at United States and international volcanoes.

The Hawaiian Volcano Observatory currently uses UAS techniques to measure volcanic gas and conduct aerial imagery surveys to generate three-dimensional models.

Source : USGS / HVO.

Eruption ‘soutenue’ du Stromboli, avec puissant  jet de matériaux (Photo: C. Grandpey)

Etude d’une éruption ‘soutenue’ sur le Stromboli. L’image de gauche montre l’événement. L’image du centre montre l’orientation du capteur par rapport à la direction de l’éruption et une image rapprochée du drone en vol stationnaire. L’image de droite montre l’expérience sur le terrain, avec le capteur attaché sous le drone. (Crédit photo : David Fee)