Dernières nouvelles d’Islande // Latest news from Iceland

Dans un rapport publié le 23 février 2024, le Met Office islandais indique que les modélisations montrent qu’environ 5 millions de mètres cubes de magma s’étaient accumulés dans le réservoir de Svartsengi le 22 février 2024. Compte tenu de la tendance observée avant les éruptions précédentes le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur, la probabilité d’une éruption sera très élevée une fois que le volume atteindra entre 8 et 13 millions de mètres cubes. D’après les calculs, cela pourrait se produire au début de la semaine prochaine si l’accumulation de magma se poursuit au rythme actuel.

Cependant, il convient de noter qu’il existe un certain degré d’incertitude dans cette interprétation et cela suppose que le comportement du magma sera identique à celui des éruptions passées. De plus, il est possible qu’une nouvelle intrusion avec formation d’un dike se produise dans cette région sans entraîner d’éruption volcanique.
Source : Met Office islandais.

Le Met Office prévoit une éruption à court terme, mais il existe une grande marge d’erreur quant au lieu et à la forme que prendra cet événement. Plusieurs scénarios sont envisageables.

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In a report released on February 23rd, 2024, the Icelandic Met Office indicates that model calculations show that approximately 5 million cubic meters of magma had recharged to the Svartsengi reservoir as of February 22nd, 2024. Considering the trend observed prior to previous eruptions in the Sundhnúkur crater row, the likelihood of an eruption will be very high once the volume reaches between 8-13 million cubic meters. Based on the results of the model calculations, this could occur early next week if magma accumulation continues at the current rate. However, it should be noted that there is a degree of uncertainty in this interpretation, and it cannot be assumed that the behaviour will be identical to the past eruptions. Additionally, there is a possibility a new dike intrusion occurs within this region without resulting in a volcanic eruption.

Source : Icelandic Met Office.

Ces jours-ci, les volcanophiles s’ennuient à Hawaii… // Volcano lovers getting bored in Hawaii these days…

A Hawaii, le Kilauea traverse une période creuse. Aucune coulée de lave à se mettre sous les yeux depuis le 17 septembre 2023 !

Au cours des derniers jours de 2023, les scientifiques de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) ont détecté une hausse de la sismicité au sud du sommet du Kilauea, à des profondeurs de 1,6 à 4 km, avec des magnitudes allant de M 1,0 à M 2,5. Ces événements faisaient suite à une forte augmentation de l’inflation du sol dans le secteur de Sand Hill. Le HVO a écrit sur son site Internet que des essaims sismiques comme celui-ci peuvent précéder les éruptions, mais la sismicité n’a pas montré de migration latérale ou ascendante laissant penser que le magma se déplaçait vers la surface. Il n’y avait aucun signe d’éruption imminente sur le Kilauea. Cependant, le HVO ajoutait qu’il fallait être très prudent dans les prévisions, car la région sommitale du volcan restait instable, avec un niveau d’inflation élevé et une activité sismique continue. Une éruption pouvait donc se produire avec peu ou pas d’avertissement.

Début février 2024, une éruption était attendue aussi bien à Hawaii qu’en Islande et on pouvait se demander où la lave allait percer la surface en premier. L’Islande a gagné la partie avec une éruption qui a débuté le 8 février. Dans le même temps, le HVO signalait que la sismicité avait diminué sur le Kilauea dans la matinée du 1er février 2024, avec 15 à 20 événements par heure. La diminution de l’activité sismique et de la déformation du sol révélaient que l’intrusion magmatique avait ralenti ou s’était arrêtée et que la probabilité d’une éruption avait diminué. Le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne ont été abaissés. Hawaii avait perdu la partie contre l’Islande !

 
Eruption en Islande le 8 février 2024 (image webcam)

Déformation du sol sur le Kilauea avec déflation soudaine entre le 1er et le 2 février 2024 (Source: HVO)

 

Alors qu’une nouvelle éruption est attendue en Islande dans les derniers jours de février ou les premiers jours de mars 2024, la situation est actuellement calme sur le Kilauea, sur la Grande Ile d’Hawaii. Les dernières mises à jour du HVO indiquent « des niveaux de sismicité faibles à modérés au sommet et le long du système de failles de Koa’e au sud-ouest du sommet, suite à l’intrusion magmatique de la fin janvier. » La déformation du sol reste faible, les inclinomètres montrent une légère tendance déflationniste. Les émissions de SO2 sont également faibles, avec environ 100 tonnes par jour. En conséquence, aucune éruption n’est prévue à court terme à Hawaii.

Aucune lave active dans le cratère de l’Halemz’uma’u

Même si aucune lave active n’est actuellement visible, le Kilauea mérite une visite avec plusieurs sites intéressants (Sulphur Banks, Kilauea Iki, et autres). Le Mauna Loa et le Mauna Kea sont également très intéressants à visiter. Se trouver au sommet du Mauna Kea au milieu des télescopes, avec une vue sur le Mauna Loa et toute l’île d’Hawaii, est une expérience formidable. Et pourquoi ne pas faire un saut à Maui et traverser la caldeira de Haleakala ?

 

Photos: C. Grandpey

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In Hawaii, Kilauea is going through a slow period. There has been no active lava since September 17th, 2023.

In the last days of 2023, scientists at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) detected elevated unrest and increased seismicity to the south of Kilauea’s summit, at depths of 1.6 – 4 km, with magnitudes ranging from M 1.0 to M 2.5. These events followed a sharp increase in the rate of inflation on the Sand Hill tiltmeter. HVO wrote on its website that earthquake swarms like this can precede eruptions, but there was no lateral or upward migration of earthquakes that would have suggested magma was moving toward the surface, There were no signs of an imminent eruption at Kilauea. Hpwever, HVO added one should be very careful to make predictions as the volcano’s summit region remained unsettled, with a high level of inflation and continued seismic activity. A summit eruption could occur with little or no warning.

In early February 2024, an eruption was expected both in Hawaii and in Iceland and one could wonder where lava would pierce the surface first. Iceland won the game with an eruption that started on February 8th. In the meantime, HVO reported that seismicity had decreased on Kilauea by the morning of 1 February, 2024, with 15-20 earthquakes per hour. The decrease in seismic activity and ground deformation suggested that the intrusion of magma had slowed or stopped and that the likelihood of an eruption had decreased. Both the Volcano Alert Level and the Aviation Color Code were lowered. Hawaii had lost the game against Iceland !

While a new eruption is expected in Iceland in the last days of February or the first days of March, the situation is quiet at the moment on Kilauea on Hawaii Big Island. The latest HVO updates indicate « low to moderate rates of seismicity at the summit and along the Koaʻe fault system southwest of the summit, following an intrusion of magma into the area at the end of January. » Ground deformation remains low with tiltmeters showing a slight deflationary tendency. SO2 emissions are low too, with about 100 tonnes per day. As a consequence no eruption is predicted in the short term in Hawaii.

Even though no active lava is currently to be seen, Kilaue is worth a visit with several interesting sites (Sulphur Banks, Kilauea Iki, and others). Mauna Loa and Mauna Kea are also very interesting to visit. Standing at the summit of Mauna Kea among the telescopes is, with a view of Mauna Loa and the whole island, is a great experience. And why not pop over to Maui and cross the Haleakala caldeira ?

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde :

En Alaska, des signes d’activité éruptive sont toujours enregistrés sur le Gareloi (Aléoutiennes). La sismicité reste élevée. De petites émissions de vapeur sont identifiées sur les images webcam et satellite. Le niveau d’alerte volcanique reste à Advisory (surveillance conseillée – niveau 2 sur une échelle de quatre niveaux) et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre couleurs).

Toujours en Alaska, une lente émission de lave se poursuit dans le cratère sommital du Great Sitkin (îles Andreanof). Les émissions de vapeur sont visibles sur les images satellite et la webcam. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch (Vigilance – niveau 3 sur une échelle de quatre niveaux) et la couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
Source : AVO.

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Dans une mise à jour (20 février 2024), le Met Office islandais indiquait que les modélisations montrent que l’accumulation de magma dans la région de Svartsengi (péninsule de Reykjanes / Islande) atteindra fin février ou début mars un niveau semblable à ce qu’il était avant la dernière éruption. Une nouvelle éruption sera alors susceptible de se produire.

Dans un nouveau bulletin émis le 22 février, le Met Office confirme que l’éruption pourrait avoir lieu « dès la semaine prochaine » (entre le 26 février et le 4 mars). Les scientifiques islandais déconseillent fortement de rester dormir à Grindavik car les éruptions se produisent pratiquement sans prévenir, seulement une demi-heure ou une heure avant leur déclenchement.

Eruption du 8 février 2024 (image webcam)

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En Indonésie, l’éruption du Dukono (Halmahera) se poursuit. Les panaches de cendres s’élèvent généralement de 150 à 750 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion de 2 km.

Toujours en Indonésie, l’éruption au niveau du cratère Laki-laki du Lewotobi (île de Florès) se poursuit. La coulée de lave sur le flanc NE est toujours active. Elle a progressé de 100 m du 3 au 20 février pour atteindre une longueur totale de 4,2 km. Un survol de drone le 20 février a confirmé la position du front de coulée. Le niveau d’alerte reste à 3 (niveau 2 sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester en dehors de la zone d’exclusion.

L’éruption du Merapi (île de Java) se poursuit. La sismicité reste à des niveaux élevés. Le dôme de lave SO produit de nombreuses avalanches qui dévalent les flancs S et SO jusqu’à 1,7 km de distance. Plusieurs coulées pyroclastiques ont également été observées. Les changements morphologiques du dôme de lave sud-ouest sont dus aux effondrements de matériaux. La dernière température la plus élevée enregistrée sur le dôme est de 254,3°C, inférieure à la température relevée précédemment. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à une distance de 3 à 7 km du sommet, en fonction des secteurs.

Toujours à Java, l’activité éruptive se poursuit sur le Semeru avec des panaches de cendres s’élevant de 400 à 1 000 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 sur une échelle de 1 à 4.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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Le CENAPRED indique que l’activité éruptive se poursuit sur le Popocatépetl (Mexique). Des panaches de vapeur et de gaz sont souvent observés, avec parfois de petites quantités de cendres. Les panaches peuvent s’élever jusqu’à 6 km au-dessus du niveau de la mer, avec des retombée sur certaines localités. Le niveau d’alerte reste au Jaune, Phase 2 et le public est prié de rester à 12 km du cratère.
Voici une vidéo montrant un épisode éruptif du Popocatepetl le 20 février 2024 :
https://www.bbc.com/news/av/world-latin-america-68358476

Image extraite de la vidéo

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In Alaska, signs of eruptive activity are still recorded at Gareloi (Aleutians). Seismicity remains elevated. Minor steaming is identified in webcam and satellite images. The Volcano Alert Level remains at Advisory (level 2 on a four-level scale) and the Aviation Color Code remains at Yellow (level 2 on a four-color scale)

Still in Alaska, slow lava effusion continues in Great Sitkin‘s summit crater (Andreanof Islands). Steam emissions are visible in satellite and webcam images The Volcano Alert Level remains at Watch (level 3 on a four-level scale) and the Aviation Color Code remains at Orange.

Source : AVO.

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In its latest update (February 20th, 2024) the Icelandic Met Office indicates that model calculations suggest magma accumulation in the Svartsengi area (Reykjanes Peninsula / Iceland) will reach similar level as was noted prior to last eruption by the end of February or beginning of March. A new eruption is likely to occur again by that time.

In a new report issued on February 22nd, the Met Office confirms that the eruption could take place « as early as next week » (between February 26th and March 4th). Local scientists think it is unadvisable to stay overnight as the warnings of an eruption are always getting shorter and shorter, only 30 to 60 minutes before the start of the event.

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In Indonesia, the eruption at Dukono (Halmahera) continues. Ash plumes usually rise 150-750 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside the 2-km exclusion zone.

Still in Indonesia, the eruption at Lewotobi’s Laki-laki crater (Flores Island) continues. The lava flow on the NE flank is still active, advancing 100 m during 3-20 February to a total length of 4.2 km. A drone overflight on 20 February confirmed the position of the end of the lava flow. The Alert Level remains at 3 (level 2 on a scale of 1-4) and the public is asked to stay outside the exclusion zone

The eruption at Merapi (on Java) continues. Seismicity remains at high levels. The SW lava dome produces numerous lava avalanches that descend the S and SW flanks as far as 1.7 km. Several pyroclastic flows have also been observed. Morphological changes to the SW lava dome are due to continuing effusion and collapses of material. The highest recorded temperature on the dome is 254.3°C, lower than the previous highest temperature. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit, based on location.

Still on Java, eruptive activity continues at Semeru with ash plumes rising 400-1,000 m above the summit. The Alert Level remains at 3 on a scale of 1-4.

Source : CVGHM.

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CENAPRED indicates that eruptive activity continues at Popocatépetl (Mexico). Steam-and-gas plumes are often observed,sometimes containing minor amounts of ash. The plumes may rise up to 6 km above sea level. With asfall on some municipalities. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two and the public is asked to stay 12 km away from the crater.

Here is as video showing an eruptive episode of Popocatepetl on February 20th, 2024 :

https://www.bbc.com/news/av/world-latin-america-68358476

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Du magma sous le Denali (Alaska) ? // Magma beneath Denali (Alaska) ?

Lorsque l’avion arrive en vue de l’Alaska par temps clair, on ne peut manquer la masse du Denali – appelé Mont Mc Kinley de 1896 à 2015 – qui dresse ses 6 190 mètres au-dessus de la Chaîne d’Alaska. Il constitue le point culminant de l’Amérique du Nord

 

Photo: C. Grandpey

La Chaîne d’Alaska est le fruit de la subduction, à un rythme de 5 centimètres par an, de la plaque Pacifique sous la plaque nord-américaine. D’ordinaire, dans un tel contexte géologique, on trouve des volcans, comme c’est le cas au Chili, au Mexique, ou encore dans les Aléoutiennes. Pourtant, bien qu’il se dresse au-dessus d’une zone de subduction, le Denali n’est pas un volcan. Il est constitué de granite et de schiste, résultat du métamorphisme dans le massif, et, à une dizaine de kilomètres en profondeur, d’un pluton âgé de 56 millions d’années.

Alaska Range (Source : Britannica)

En raison de l’activité tectonique due au processus de subduction, on enregistre chaque année dans la région du Denali quelque 600 séismes d’une magnitude supérieure à M 1,0, avec quelques exceptions plus significatives. Le 21 mai 1991, une secousse de M 6,1 s’est produite à 112 kilomètres de profondeur, juste sous le Denali. Le 23 octobre et le 3 novembre 2002, deux secousses de M 6,3 et M 7,9 ont été enregistrées à 50 kilomètres de profondeur, à l’est du parc, le long de la faille du Denali.

Photo: C. Grandpey

Même si le Denali n’est pas un volcan, une équipe de scientifiques a peut-être accidentellement découvert du magma sous la région. En étudiant l’activité sismique, ils ont récemment découvert des preuves d’un réservoir de magma à environ 11 km sous la surface. C’est ce qu’explique une étude publiée en décembre 2023 dans le Journal of Geophysical Research : Solid Earth.
En 2019, l’équipe scientifique s’est rendue dans la région du Denali pour collecter des données à la suite d’un séisme de magnitude M 7.1 qui avait frappé Anchorage en novembre 2018, avec une série de répliques. Ils ont placé des centaines de sismomètres le long de la route, à proximité de la faille du Denali et quelques-uns directement au-dessus de la faille. Cela a permis à l’équipe scientifique de collecter des données sur des séismes locaux et éloignés susceptibles d’être utilisées pour analyser les variations de la croûte et du manteau supérieur dans la zone de subduction de l’Alaska.

 

Photo: C. Grandpey

Un peu plus tard, en analysant leurs données, les chercheurs ont remarqué une « anomalie de vitesse sismique », une zone dans laquelle les ondes ralentissaient en traversant le sol. Selon l’étude, cet endroit correspond très probablement à la présence d’un réservoir de magma à l’activité lente. L’anomalie se situe dans la croûte sous deux dépôts volcaniques inattendus dans le secteur et au-dessus de l’endroit où la plaque subductrice plonge dans le manteau. Dans le passé, les scientifiques avaient déjà découvert dans la région du Denali des roches présentant les mêmes signatures chimiques que les volcans de l’arc des Aléoutiennes.

 

Arc des Aléoutiennes (Source : AVO)

Il est important de noter que cette quantité de magma et la taille des volcans de cette région sont bien inférieures à celles des volcans de la partie active de l’arc volcanique. Des scientifiques non impliqués dans l’étude pensent que l’activité sismique dans la région du Denali pourrait être provoquée par des fluides autres que le magma, ou par un mélange d’autres fluides et de magma. Pour confirmer la présence de magma, les scientifiques auront besoin d’une image plus claire de l’anomalie. Il leur faudra pour cela installer des instruments de surveillance sismique directement au-dessus du secteur qui pose problème, en sachant que l’accès à l’Intérieur de l’Alaska est particulièrement difficile, voire dangereux.

Source  : médias d’information scientifique américains.

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When your plane arrives close to Alaska on a clear day, you can’t miss the mass of Denali – called Mount McKinley from 1896 to 2015 – which rises 6,190 meters above the Alaska Range. It is the highest point in North America
The Alaska Range is the result of the subduction, at a rate of 5 centimeters per year, of the Pacific plate under the North American plate. Usually, in such a geological context, we find volcanoes, like in Chile, Mexico, or even in the Aleutians. Yet, although it sits above a subduction zone, Denali is not a volcano. It is made up of granite and schist, the result of metamorphism in the massif, and, about ten kilometers deep, of a pluton aged 56 million years.
Due to the tectonic activity caused by the subduction process, around 600 earthquakes of magnitude greater than M 1.0 are recorded each year in the Denali region, although with some exceptions. On May 21st , 1991, an M 6.1 tremor occurred at a depth of 70 miles, just beneath Denali. On October 23rd and November 3rd, 2002, two tremors of M 6.3 and M 7.9 were recorded at a depth of 50 kilometers, east of the park, along the Denali Fault. .

Even though Denali is not a volcano, a team of scientists may have accidentally discovered magma bubbling beneath the region. While studying seismic activity in the area, they recently uncovered evidence of a magma reservoir about 11 km beneath the surface. This is explained in a study published in December 2023 in the Journal of Geophysical Research: Solid Earth.

In 2019, the scientific team headed to the Denali region to collect data following an M 7.1 earthquake that hit Anchorage in November 2018 and was expected to produce a series of aftershocks. They placed hundreds of seismometers along the highway near the Denali fault and a few directly above the fault. This allowed the team to collect data from local and distant earthquakes that could be used to document the variations of the crust and uppermost mantle of the Alaska subduction zone.

Some time later, while analysing their data, the researchers noticed a « seismic-velocity anomaly » — an area where the waves slowed down as they passed through the ground. According to the study, this spot most likely indicates the presence of a reservoir of slow-moving, molten magma. The anomaly lies in the crust below two unusual volcanic deposits and above where the subducting slab dips into the mantle. In the past, scientists had found rocks in the Denali area with the same chemical signatures as volcanoes in the Aleutian Arc.

It is important to note that this amount of magma and the size of the volcanoes in this region are much smaller than the volcanoes in the active part of the volcanic arc. Other scientists not involved in the study say that the seismic activity in the Denali region could be caused by fluids other than magma, or a mix of other fluids and magma. To confirm the presence of magma, scientists will need a clearer image of the anomaly, which will require them to install seismic monitoring instruments directly above the mystery spot, a difficult feat in the treacherous terrain of inland Alaska.

Source : U.S. scientific news media.