Ontake (Japon): Le bilan s’alourdit // The death toll rises

drapeau francaisLes secouristes viennent de retrouver quatre autres corps près du sommet du Mont Ontake qui a connu une violente éruption phréato-magmatique samedi dernier. Le bilan (probablement encore provisoire) est donc de 51 morts.

Plus de 900 secouristes ont recommencé leurs tristes recherches qui avaient été interrompues par la pluie.

Il n’a pas été dit si les quatre victimes faisaient partie des 16 personnes figurant sur la liste des disparus.

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drapeau anglaisRescuers on Saturday retrieved four more bodies near the summit of Mount Ontake that went through a violent phreatomagmatic eruption last weekend, raising the death toll to 51.

More than 900 rescue workers resumed searching the slopes after rain had halted their activity.

It was not immediately known if the four were among the 16 people that authorities said are believed still missing.

Ontake-blog

Le panache du volcan Ontake vu depuis l’espace le 28 septembre 2014  (Crédit photo:  NASA)

Nouvelles du Japon et d’Hawaii // News of Japan and Hawaii

drapeau francaisJapon : Les secouristes continuent à fouiller les flancs du Mont Ontake après l’éruption de samedi.
Ils ont découverts les corps de randonneurs coincés entre d’énormes rochers et d’autres à moitié enfouis dans la cendre dont la couche atteint une épaisseur de  40 – 50 centimètres. Au moins 47 personnes ont officiellement péri dans la pire catastrophe volcanique du Japon en près de 90 ans. (Le dernier triste record était de 43 morts lors de l’éruption du mont Unzen en 1991, avec Katia & Maurice Krafft et Harry Glicken parmi les victimes)). Un certain nombre de personnes ( 16 d’après les autorités japonaises) restent portées disparues, avec des craintes que certaines soient dissimulées par la cendre rendue collante par la pluie. De plus, l’arrivée d’un typhon prévue dimanche ne devrait pas faciliter les recherches.
Les secouristes sont obligés de marcher avec un soin extrême car la cendre peut cacher des crevasses ou des rochers instables.
Source: The Japan Times.

Hawaii: La coulée du 27 juin flux reste active avec une avancée de lave étroite qui a dépassé le front principal – actuellement immobile – d’une trentaine de mètres. De petites sorties de lave se produisent par ailleurs plus en amont, à environ 8 km du font principal. La coulée étroite actuellement active a parcouru environ 75 mètres par jour depuis le 29 septembre et a dépassé le front principal de coulée au cours des dernières 24 heures. La lave se trouve à 2,3 km en amont de Apa`a Street et 3,3 km de la Paoha Village Road. Etant donné que la lave se déplace très lentement et que l’alimentation à la source reste faible, le HVO et la Protection Civile ne peuvent pas faire de pronostics sur l’évolution de la situation.
Pendant ce temps, les bulldozers ont commencé à travailler sur la Chain of Craters Road afin de préparer une route alternative supplémentaire pour le cas où la lave viendrait à traverser la Route 130.

Les autorités locales envisagent de renforcer les restrictions d’accès à la zone habitée des Kaohe Homesteads  après que les clients d’une agence de voyage aient été surpris en train de traverser ces terres privées pour atteindre la coulée de lave du 27 juin. Un nouveau décret d’urgence sera publié sous peu interdisant spécifiquement les groupes de touristes. La déclaration d’urgence qui existe déjà limite l’accès à Kaohe aux propriétaires et aux habitants. Les autorités veulent éviter toute contestation possible sur la question.

Sources : HVO et presse locale.

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drapeau anglaisJapan: Rescuers are still searching the flanks of Mount Ontake. They found dead hikers wedged between huge rocks and people half buried in the ash as thick as 40 – 50 centimetres. At least 47 people are now known to have died in Japan’s worst volcanic disaster in nearly 90 years. (The last sad record was 43 dead during the eruption of Mount Unzen in 1991, among whom Katia and Maurice Krafft and Harry Glicken. A number of people (16 according to Japanese authorities) remain unaccounted for, with fears some could be entombed in the thick, sticky ash that now coats the peak after Saturday’s eruption. Besides, the arrival of a typhoon forecast Sunday will not facilitate the research operations.
Rescue workers are having to tread extremely carefully because of worries that the blanket of ash they are walking on could be hiding crevices, or unstable rocks.

Source: The Japan Times.

Hawaii: The June 27th flow remains active with a narrow flow moving about 30 metres ahead of the previously stalled flow front and lava breakouts occurring from the lava tube about 8 km behind the flow front. The narrow flow front has moved about 75 metres per day since September 29th, overtaking the stalled flow front during the past 24 hours. The leading edge is 2.3 km upslope from Apa`a Street and 3.3 km from Pāhoa Village Road. Because this flow is moving very slowly and lava discharge from the vent remains low, HVO and the Civil Defence can’t make any projection of its future movement.
Meantime, bulldozers have started working on the Chain of Craters Road in order to build one more alternate road in case lava should cross Highway 130.

Local authorities plan to reinforce the restrictions on accessing Kaohe Homesteads after a tour company was found to be using the neighbourhood to reach the June 27th lava flow. A supplemental emergency proclamation will be issued shortly specifically prohibiting tour groups. The existing emergency declaration already restricts access to Kaohe to property owners and residents only but the county wants to take any uncertainty out of the issue.

Sources: HVO and local newspapers.

Hawaii-octobre-2014

Cette image fournie par la caméra thermique montre parfaitement la progression actuelle de la lave à Hawaii.

(Source: USGS / HVO)

L’Indonésie est-elle prête à affronter une catastrophe volcanique? // Is Indonesia ready to face a volcanic disaster?

drapeau francaisAlors que l’Indonésie doit faire face aux conséquences des deux éruptions du Sinabung et du Kelud, les experts scientifiques se demandent si le pays est bien équipé pour affronter les menaces que représentent tous les volcans de l’archipel.
Au moins 24 personnes ont été tuées au cours des deux dernières éruptions. 17 personnes sont mortes lorsque le Sinabung s’est manifesté et l’éruption du Kelud a fait 7 victimes supplémentaires. Plus de 130 000 personnes ont été déplacées à la suite des deux catastrophes.
Chaque province indonésienne possède sa propre agence de gestion des catastrophes, mais les niveaux varient. Dans l’est de Java, où se dresse le Kelud, le niveau de gestion des risques est acceptable. Beaucoup de vies ont été sauvées au cours des dernières éruptions, en sachant que la zone située autour du volcan est habitée par des centaines de milliers de personnes.
Dans le cas du Sinabung, la plupart des gens ne connaissaient pas le comportement du volcan qui était resté en sommeil pendant des siècles.
L’Agence nationale de gestion des catastrophes (BNPB) a travaillé avec les organismes locaux et les ONG sur des programmes visant à préparer les populations à de tels événements. Il s’agit notamment d’identifier les menaces, former des responsables locaux et effectuer des simulations et des exercices, tout en établissant une cartographie des risques et une quantification des populations susceptibles d’être touchées.
Cependant, les gouvernements locaux ne consacrent qu’une petite partie de leurs budgets à la gestion des catastrophes, bien que les choses aient tendance à s’améliorer.
Les récentes éruptions peuvent être considérés comme des événements mineurs. L’Agence nationale de gestion des catastrophes se demande comment le pays réagirait si une éruption majeure comme celle du Krakatau en 1883 avait eu lieu aujourd’hui. Comme l’a déclaré un responsable : « Le plus grand aéroport du pays serait paralysé. Si l’éruption devait durer des mois, l’économie serait réduite à néant. L’Indonésie doit encourager la modélisation scientifique, y compris les simulations, pour estimer les pertes et les coûts humains dans le cas d’une éruption majeure comme celle du Krakatau ».
Les systèmes de surveillance sont corrects, avec des capteurs installés sur la plupart des volcans du pays, mais les autorités doivent inclure ces données de surveillance dans leurs programmes d’évaluation des risques, y compris les scénarios d’éruptions, et mettre sur pied des plans de reconstruction.
Selon la BNPB, au moins 197 personnes ont été tuées pendant les dernières catastrophes qui ont pris la forme d’inondations, glissements de terrain, éruptions volcaniques à travers tout le pays depuis Janvier 2014.

Source : The Jakarta Globe.

La plupart de mes sources sur ce qui se passe en Indonésie proviennent de journaux locaux ou nationaux. Il faut être prudent avec le contenu de ces articles car ces médias cautionnent souvent la politique du gouvernement.
Voici un lien vers un article (en anglais) qui donne une vision différente de l’aide fournie aux populations après l’éruption du mont Kelud :
http://dissidentvoice.org/2014/02/kelud-volcano-tears-washing-ash-away/

Voici quelques extraits :
L’une des victimes de l’éruption du Kelud raconte : « Je suis tombée malade avant l’éruption du Kelud. L’éruption était énorme et spectaculaire. Ensuite, rien ne s’est passé pendant deux nuits, rien en termes d’opérations de sauvetage ou d’aide substantielle du gouvernement ou de l’armée. La cendre était partout ; le toit et même les murs de ma maison ont été endommagés. Et toujours rien, presque rien du gouvernement ! Il n’y avait pas d’ambulances et de camions militaires. Regardez autour de ce village – il n’y a rien ici « .
Voici une autre partie du texte :
« Plusieurs antennes médicales mises en place par l’armée indonésienne juste en face du complexe de gouvernement à Wates (une ville près de Kediri et à une vingtaine de kilomètres de Sugihwaras) sont propres et, selon les normes locales, bien équipées. Le seul problème semble être qu’elles sont vides. Pas totalement vides, bien sûr. Sur les lits, il y a plusieurs médecins civils et militaires en train de dormir. D’autres sont inoccupés et discutent. En voyant mes deux appareils photo professionnels, certains font tout juste l’effort de se lever, mais cela semble être trop pénible ; ils se remettent vite sur le dos et couvrent leurs visages avec leurs bérets.
Les bottes des médecins militaires sont impeccables. Il est évident qu’ils n’ont pas marché dans la cendre, le sable ou la poussière au cours de la journée.
Derrière les tentes, on peut voir des dizaines de gros camions militaires sans personne à bord. Des centaines de véhicules – camions, motos et 4 × 4 d’intervention – sont dispersés autour de la zone.
Non loin de ces tentes médicales, un groupe de sauveteurs erre sans but précis. Ces gens portent des blousons jaunes. Des masques à gaz sont placés soigneusement sur leurs visages. Il va sans dire que les masques ne sont guère utiles ici car les fortes pluies ont emporté cendre et sable dans cette partie de la régence de Kediri il y a plusieurs heures « .
Plus loin dans l’article, on peut lire à propos de la visite du président indonésien dans les camps :
« Presque tous les réfugiés sont rentrés chez eux … pour réparer les toits et pour nourrir les animaux. Mais quand SBY (le Président) a annoncé son arrivée, les militaires ont commencé le ramassage et à les ramener vers les camps à l’aide de camions. Le gouvernement local a également insisté pour que les réfugiés retournent dans ces abris, afin de créer une atmosphère montrant qu’il y a des gens, beaucoup de gens, auxquels ont est venu en aide … Les élections sont proches et le gouvernement est loin d’être populaire. C’est une publicité gratuite pour ceux qui sont au pouvoir ici, et à Jakarta « .

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drapeau anglaisAs Indonesia deals with the aftermath of the two eruptions of Mt Sinabung and Mt Kelud , experts question whether the country is well-equipped to face the threats from all the volcanoes that dot the archipelago.

At least 24 people have been killed in the two eruptions. 17 people died when Mount Sinabung erupted and Mount Kelud killed 7 more. More than 130,000 people were displaced as a result of the two disasters.

Each Indonesian province has its own disaster management agency and but levels of preparedness vary. In East Java, where Mount Kelud is, the level of preparedness is good. Many lives were saved in the latest eruptions even though the area around the volcano is inhabited by hundreds of thousands of people.

In the case of Sinabung, most people were unfamiliar with the habits of the volcano which had been dormant for hundreds of years.

The National Disaster Mitigation Agency (BNPB) has worked with local agencies and NGOs on preparedness programs at community level. These include identifying threats, providing training to local officials and conducting simulations and drills, risk mapping and quantifying populations likely to be affected.

However, local governments only spend tiny portions of their budgets on disaster management, but things are improving.

The recent eruptions can be considered as small-scale events. The National Disaster Mitigation Agency wonders how the country would react if a major eruption like that of Krakatau in 1883 occurred today. Said one official: “The country’s biggest airport would be paralyzed. If the eruption were to last for months, the economy would shut down. Indonesia needs to boost scientific modelling, including simulations, to estimate casualties and human costs in the event of a major eruption such as Krakatau”.

Monitoring systems are adequate, with sensor equipment installed at volcanoes nationwide, but authorities needed to actually use this monitoring data in their risk and hazard assessment programs, including eruption scenarios, and in formulating reconstruction plans.

According to the BNPB, at least 197 people have been killed in disasters, including flooding, landslides, and volcanic eruptions nationwide since January 2014.

Source: The Jakarta Globe.

Most of my sources about what happens in Indonesia are the local or national newspapers. One needs to be careful when dealing with these articles as these media are often approving the government’s policy.

Here is a link to an article (in English) that gives a different view of the help provided to the populations after the eruption of Mt Kelud:

http://dissidentvoice.org/2014/02/kelud-volcano-tears-washing-ash-away/

Here are some excerpts, with the testimonies of some victims of the eruption :

“I got sick before Mount Kelud exploded. The eruption was enormous, and it was spectacular. Then, nothing happened for two nights; nothing in terms of rescue operations or some substantial help from the government or the military (TNI). Ash was everywhere, the roof and even the walls of my house got damaged. And still nothing, almost nothing from the government! There were no ambulances and no military trucks. Look around this village – there is nothing here.”

Here is another part of the text:

“Several mobile medical tents set up by the Indonesian military (TNI) right in front of the government complex in Wates (a town near the city of Kediri and some 20 kilometers from Sugihwaras), are clean and by local standards, well equipped. The only problem appears to be that they are empty. Not totally empty, of course. On the cots, there are several TNI medics and doctors, sleeping. Others are aimlessly chatting. Seeing my two professional cameras, some make a feeble attempt to get up, but that appears to be too taxing, and they soon fall back onto their backs, and cover their faces with berets.

The boots of the military medics are shining. It is obvious that they had not encountered any ash, sand, or dust, in the course of the day.

Behind the tents, dozens of heavy military trucks stand in absolute idleness. Hundreds of vehicles: trucks, motorbikes and rescue 4×4’s are scattered around the area.

Not far from those medical tents, a group of rescue workers hang around aimlessly. People are wearing yellow windbreakers. Gasmasks are firmly placed over their faces. It goes without saying that there is not much need for gasmasks here, as heavy rain washed away most of the ash and sand from this part of Kediri Regency, several hours ago.”

Further down in the article, about the Indonesian President’s visit to the camps:

“Almost all the refugees went home… to fix their roofs, and to feed their animals. But when SBY announced his arrival, the military began collecting them, bringing them back, using trucks. The local government also put pressure on the refugees to return back to these shelters, to create an atmosphere that people, many people, are being helped here…Elections are nearing and the government is far from popular. This is all free advertisement for those in power here, and in Jakarta.”

Sinabung (Indonésie): Un drame évitable // The tragedy could have been avoided

drapeau francaisLe drame du samedi 1er février sur les pentes du Sinabung appelle plusieurs remarques.

– La première est qu’il n’aurait jamais dû avoir lieu. Les 16 morts et les 3 autres personnes gravement brûlées n’auraient jamais dû se trouver dans le village de Sukameriah, à 2,7 km au sud du cratère du Sinabung, dans la zone de danger n°1, formellement interdite d’accès par les autorités indonésiennes. Un membre de l’Agence de Gestion des Catastrophes a indiqué que « bien que la zone soit très dangereuse et interdite d’accès, beaucoup de touristes y pénètrent en cachette pour prendre des photos ». Le problème est bien là : nous sommes en Indonésie où le mot « interdiction » n’a pas la même valeur que dans des pays comme les Etats-Unis ou le Japon. Je ne parle pas de la France où, comme chacun sait, il est « interdit d’interdire » depuis mai 1968… !

– Une autre remarque, c’est que ce genre d’inconscience peut mettre à mal la politique d’évacuation adoptée par les autorités indonésiennes. Il y a quelques jours, plus de 30 000 personnes vivaient plus ou moins péniblement dans 42 abris répartis dans des secteurs censés être plus surs. Vendredi, la veille du drame, les autorités indonésiennes ont décidé d’autoriser 13 828 d’entre elles à regagner leurs habitations dans 16 villages situés dans un rayon de plus de 5 km du Sinabung car le volcan semblait s’être calmé depuis la mi-janvier. Si les 16 inconscients avaient été tués jeudi, il est fort à parier que les autorités auraient revu leur décision, même si le drame n’était pas vraiment dû à une crise majeure du Sinabung.

– S’agissant de la gestion de l’éruption et des évacuations, j’ai toujours exprimé des doutes sur la politique des petits pas adoptée par les autorités indonésiennes qui élargissent la zone de danger en fonction des humeurs du volcan. Je sais que certains scientifiques ne sont pas d’accord avec ce point de vue, mais chacun a le droit de donner son opinion ! Lors de l’éruption du Merapi en 2010, plus de 320 personnes ont perdu la vie de cette façon. Dans le cas du Sinabung, le nombre de victimes est moindre. Pour moi, ce n’est pas grâce à la politique d’évacuation suivie, mais parce que le volcan a eu la bonne idée de ne pas déverser des coulées pyroclastiques majeures. Il faut parfois mettre la chance de son côté !

Je suis parfaitement conscient de la difficulté à évacuer plusieurs dizaines de milliers de villageois fortement attachés à leurs terre et leur bétail qui sont leurs seules maigres ressources, mais il faut savoir ce que l’on veut : faire du sentiment ou sauver des vies ! Il faudrait que le gouvernement indonésien fasse preuve d’une autorité plus grande et n’hésite pas à mettre en œuvre des moyens plus importants pour interdire effectivement l’accès aux zones de danger.  Mais c’est une autre paire de manches !

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drapeau anglaisThe tragedy that occurred on Saturday, February 1st on the slopes of Sinabung can lead to several comments .

– The first is that it should never have happened. The 16 persons who died and the three others who were seriously burnt should never have been in the village of Sukameriah, 2.7 km south of the crater of Sinabung in the danger zone # 1, whose access was prohibited by Indonesian authorities. A member of the Disaster Mitigation Agency said that « although the area is very dangerous and prohibited, many tourists enter secretly to take pictures. » This is the real problem: in Indonesia, the word « prohibited » does not have the same value as in countries like the United States or Japan. I ‘m not talking about France where, as everyone knows, it has been  » forbidden to forbid  » since May 1968 ! …

– Another point is that this kind of unconsciousness may affect the evacuation policy adopted by the Indonesian authorities. Some days ago, more than 30,000 people were still living more or less painfully in 42 shelters in areas supposed to be safer. On Friday, the day before the tragedy, the Indonesian authorities decided to allow 13,828 of them to return to their homes in 16 villages within a radius of more than 5 km from Sinabung which seemed to have calmed down since mid January. If the 16 people had been killed on Thursday, it is likely that the authorities would have revised their decision, even if the drama was not really caused by a major crisis of Sinabung.

– With regard to the management of the eruption and evacuations, I have always expressed doubts about the step by step policy adopted by the Indonesian authorities that consists in enlarging the danger zone according to the mood of the volcano. I know that some scientists do not agree with this point of view, but everyone has the right to give his opinion ! During the eruption of Merapi in 2010, over 320 people lost their lives in this way. As far as Sinabung is concerned, there are fewer victims for the moment. For me, it is not a matter of evacuation policy, just because the volcano had the good sense not to spill major pyroclastic flows. Sometimes, you put luck on your side !

I am fully aware of the difficulty to evacuate tens of thousands of villagers strongly attached to their land and their livestock which are their only meager resources, but we must know what we want : be sentimental or save lives! The Indonesian government should show greater authority and not hesitate to implement more important means to effectively prevent access to danger areas. But it is a different story !

Carte-Sinabung-2

Carte des zones menacées par le Sinabung  (Source: VSI)