Tourisme en Antarctique : une menace pour l’écosystème // Tourism in Antarctica : a threat to the ecosystem

De plus en plus de navires avec des touristes à leur bord font escale en Antarctique, ce qui représente une menace pour les écosystèmes de la région. C’est la conclusion d’une étude menée par des chercheurs du British Antarctic Survey et de l’Université de Cambridge sur le suivi des navires de recherche, de pêche et de tourisme qui visitent régulièrement le continent. L’étude révèle que des navires en provenance de 1 500 ports du monde entier visitent l’Antarctique. Cela signifie que pratiquement chaque navire représente une source potentielle d’espèces envahissantes qui pourraient bouleverser un écosystème. Ces nouvelles espèces pourraient créer des habitats entièrement nouveaux mettant en difficulté le mode de vie des êtres vivants en Antarctique.
Les scientifiques insistent que des mesures plus strictes sont nécessaires pour s’assurer que les navires n’apportent pas d’espèces susceptibles de perturber les habitats fragiles de l’Antarctique. Ils ont utilisé des données satellitaires et des bases de données maritimes internationales pour évaluer l’impact du trafic en Antarctique, ainsi que l’origine de ces navires. Ils ont été surpris de voir que tous les navires relient des parties autrefois isolées de l’Antarctique à plus de 1 500 ports dans le monde.
Chaque espèce marine qui peut s’accrocher à la coque d’un navire et survivre au voyage vers l’Antarctique peut devenir une menace invasive. Ces créatures, comme les moules, les balanes, les crabes et les algues, sont particulièrement inquiétantes, car elles se fixent aux coques, dans un processus appelé «encrassement biologique». Les moules, par exemple, peuvent survivre dans les eaux polaires et se propager facilement, menaçant la vie sur les fonds marins. Leur filtrage de l’eau altère la chaîne alimentaire ainsi que la chimie de l’eau qui les entoure.
Les scientifiques expliquent que les espèces indigènes de l’Antarctique sont restées isolées au cours des 15 à 30 derniers millions d’années. Cela explique pourquoi des espèces envahissantes seraient une grande menace pour la biodiversité. Le risque de perdre une espèce totalement unique est beaucoup plus élevé en Antarctique.
Le tourisme est réglementé dans la région ; les navires de tourisme doivent suivre des protocoles de biosécurité. Toutefois, l’étude révèle que le tourisme représente 67% des visites en Antarctique, suivi par la recherche, qui représente 21%, et la pêche 7%.
Selon l’Association internationale des voyagistes de l’Antarctique, la saison 2019-2020 a vu plus de 70 000 personnes visiter la région. Alors que l’industrie touristique a été perturbée par la pandémie, ce nombre n’a cessé d’augmenter depuis les années 1950 où quelques centaines de visiteurs en provenance du Chili et d’Argentine ont débarqué pour la première fois dans les îles Shetland du Sud. Les chercheurs préviennent qu’il s’agit d’une augmentation qui a d’autres conséquences. En effet, partout où ces navires vont, il y a d’autres types d’impacts humains sur l’environnement, qu’il s’agisse de rejets accidentels de déchets, de pollution, de collisions avec la faune ou de nuisances sonores.
On a vu que l’étude révèle que de très nombreux ports dans le monde envoient des navires en Antarctique. C’est pourquoi le British Antarctic Survey appelle à des « protocoles de biosécurité améliorés » et à des mesures de protection de l’environnement pour protéger les eaux de l’Antarctique. Cela signifie inspecter les coques des navires avec des caméras et les nettoyer plus fréquemment. De telles mesures sont particulièrement importantes « alors que la température des océans continue d’augmenter en raison du changement climatique. Nous savons que nous courons à la catastrophe si nous laissons les choses en l’état ».
Source : La BBC.

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More and more cruise ships are making stops in Antarctica with a threat to the region’s ecosystems. This is the conclusion of a study by researchers from the British Antarctic Survey and the University of Cambridge tracking research, fishing and tourist vessels that routinely visit the continent. It reveals that ships from 1,500 ports around the globe visit Antarctica. It means that almost anywhere could be a potential source for invasive species that could completely change an ecosystem. They could create entirely new habitats that would make it harder forAntarctic animals to find their own place to live.

The scientists say that more stringent measures are needed to ensure that ships do not bring species that could disrupt Antarctica’s fragile habitats. They used satellite data and international shipping databases to work out the weight of Antarctic traffic, as well as the origin of those ships. They were surprised to see that the global movement of vessels links otherwise isolated parts of Antarctica to more than 1,500 ports all around the world.

As a consequence, any marine species that can cling to the hull of the ship and survive the journey to Antarctica could pose an invasive threat. Creatures, including mussels, barnacles, crabs and algae, are of particular concern, because they attach themselves to hulls, in a process termed « biofouling ». Mussels, for example, can survive in polar waters and spread easily, threatening marine life on the seabed. Their water filtering alters the marine food chain and also the chemistry of the water around them.

The scientists explain that Antarctica’s native species have been isolated for the last 15-30 million years. This makes invasive species one of the biggest threats to its biodiversity. The chance of losing a species that is completely unique is much higher in Antarctica.

Tourism is regulated in the region; tourist ships have to follow biosecurity protocols. But the study reveals that tourism accounts for 67% of visits to Antarctic locations, followed by research, which accounts for 21% and fishing, 7%.

According to the International Association of Antarctic Tour Operators, the 2019-2020 season saw more that 70,000 people visit the region. And while the industry has been disrupted by the pandemic, that number has been increasing steadily since the first few hundred visitors from Chile and Argentina arrived in the South Shetland Islands in the 1950s. The researchers warn that it is an increase that has other consequences. Indeed, anywhere these ships go, there are other kinds of human impact on the environment, whether that is accidental release of waste, pollution, collisions with wildlife or noise disturbance.

Since the study reveals that many more ports around the world are linked to the region, the British Antarctic Survey is calling for « improved biosecurity protocols » and environmental protection measures to protect Antarctic waters. This means inspecting ship hulls with cameras and cleaning them more frequently. Such measures are particularly important « as ocean temperatures continue to rise due to climate change. We know a disaster will happen if we leave things as they are ».

Source: The BBC.

Source: Wikipedia

Touristes en Antarctique (Source: Wikipedia)

Les manchots empereurs sous la menace du réchauffement climatique // Emperor penguins at risk from climate change

Il y a quelques mois, j’indiquais que les manchots de Géorgie du Sud étaient menacés car un énorme iceberg était sur le point de s’ancrer le long de la côte de l’île et d’empêcher les oiseaux de se nourrir.

Dans une autre note du 3 mars 2018, j’expliquais qu’en raison du réchauffement climatique et de la surpêche, les manchots royaux étaient au bord de l’extinction.
Aujourd’hui, une nouvelle étude intitulée The Call of the Emperor Penguin (L’appel du manchot empereur) insiste sur le fait que les manchots empereurs pourraient connaître le même sort. Vivant sur les côtes de l’Antarctique, ils ont un biotope extrêmement fragile : s’il y a trop de glace de mer, il leur faut parcourir une très longue distance pour apporter de la nourriture de l’océan, et leurs poussins risquent de mourir de faim. S’il y a trop peu de glace de mer, les poussins risquent de se noyer.
Le changement climatique met aujourd’hui cet équilibre fragile et toute l’espèce en péril. L’étude montre que si le réchauffement climatique continue au rythme actuel et si les politiques gouvernementales ne changent pas, la banquise de l’Antarctique diminuera à un rythme qui réduira considérablement le nombre de manchots empereurs au point que presque toutes les colonies seront en situation d’extinction d’ici 2100, avec peu de chances de se rétablir. La « Marche de l’Empereur » prendra alors fin définitivement.
C’est pourquoi aux États Unis le Fish and Wildlife Service a proposé d’inscrire le manchot empereur sur la liste des « espèces menacées » en vertu de la loi sur les espèces en voie de disparition. La proposition a été publiée au Federal Register le 4 août 2021.
Le réchauffement climatique est la plus grande menace à laquelle les manchots empereurs sont confrontés. Le phénomène perturbera la couverture de glace de mer dont ils dépendent à moins que les gouvernements n’adoptent des politiques qui réduisent les gaz à effet de serre.
L’Endangered Species Act a déjà été utilisé pour protéger d’autres espèces menacées par le changement climatique, notamment l’ours polaire, le phoque annelé et plusieurs espèces de coraux.
Les manchots empereurs ne vivent pas sur le territoire américain, donc certains aspects de la loi sur les espèces en voie de disparition ne s’appliquent pas directement à eux. Cependant, le fait d’être inscrit en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition peut être un moyen de réduire les dégâts causés par les flottes de pêche américaines dans la région.
Les chercheurs étudient les manchots empereurs dans le secteur de Pointe Géologie, en Terre Adélie, depuis les années 1960. Ces décennies de données permettent aujourd’hui aux scientifiques d’analyser les effets du changement climatique anthropique sur les manchots, leur habitat et leurs sources de nourriture.
Les manchots se reproduisent sur la banquise côtière, c’est-à-dire celle qui reste attachée à la terre. En revanche, ils chassent pour se nourrir sur la banquise mobile, des morceaux de banquise qui se déplacent au gré du vent ou des courants océaniques. La glace de mer joue également un rôle important pour se reposer, pendant leur mue annuelle et pour échapper aux prédateurs.
La population de manchots de Pointe Géologie a diminué de moitié à la fin des années 1970 lorsque la glace de mer a diminué. Un grand nombre d’oiseaux mâles sont morts, et la population ne s’est jamais complètement remise des nombreux échecs de reproduction, une situation de plus en plus fréquente.
Pour s’assurer que le manchot empereur pouvait prétendre à une protection en vertu de la loi sur les espèces en voie de disparition, le US Fish and Wildlife Service a demandé à une équipe internationale de scientifiques, de climatologues et d’écologistes de fournir des études et des projections sur les menaces induites par le changement climatique pour les manchots empereurs et leur survie.
Des décennies d’études menées par une équipe internationale de chercheurs ont contribué à établir la nécessité de protéger les manchots empereurs. Une étude réalisée en 2009 a averti que la colonie de Pointe Géologie serait en voie d’extinction d’ici la fin du siècle. Selon une étude publiée en 2012, toutes les colonies connues connaîtront le même sort. Les chercheurs ont déterminé que chaque colonie sera en déclin d’ici la fin du siècle si les gaz à effet de serre poursuivent leur cours actuel.
Dès à présent, des changements environnementaux majeurs, tels que la formation tardive ou la perte précoce de glace de mer sur laquelle se trouvent les colonies de manchots, augmentent le risque. Un exemple frappant est la disparition récente de la colonie de Halley Bay, la deuxième plus grande colonie de manchots empereurs en Antarctique. Plus de 10 000 poussins sont morts en 2016 lorsque la banquise s’est rompue prématurément.
Les dernières études estiment que 98% des colonies de manchots empereurs auront disparu d’ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre continuent au rythme actuel actuel et si la promesse de hausse de température de 1,5°C de l’Accord de Paris n’est pas tenue.
Source : The Conversation.

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A few months ago, I explained that the penguins of South Georgia were under threat beacuse a mega iceberg might anchor along the coast of the island and prevent the birds from feeding.

In another post (March 3rd, 2018), I explained that because of global warming and overfishing, king penguins were on the brink of extinction.

Today, a new study entitled The call of the emperor penguin insists that emperor penguins might meet the same fate. Living on Antarctica’s coastlines, they have a narrow comfort zone: If there is too much sea ice, trips to bring food from the ocean become long and arduous, and their chicks may starve. With too little sea ice, the chicks are at risk of drowning.

Climate change is now putting that delicate balance and potentially the entire species at risk. The study shows that if current global warming trends and government policies continue, Antarctica’s sea ice will decline at a rate that would dramatically reduce emperor penguin numbers to the point that almost all colonies would become quasi-extinct by 2100, with little chance of recovering. The « March of the Penguins » would come to a definite ending.

That’s why the U.S. Fish and Wildlife Serviceis proposing to list the emperor penguin as “threatened” under the Endangered Species Act. The proposal was published in the Federal Register on August 4th, 2021.

The greatest threat emperor penguins face is climate change. It will disrupt the sea ice cover they rely on unless governments adopt policies that reduce the greenhouse gases.

The U.S. Endangered Species Act has been used before to protect other species that are primarily at risk from climate change, including the polar bear, the ringed seal and several species of coral.

Emperor penguins don’t live on U.S. territory, so some of the Endangered Species Act’s measures do not directly apply. Howec=ver, being listed under the Endangered Species Act could provide a way to reduce harm from U.S. fishing fleets that might operate in the region.

Researchers have studied the emperor penguins around Pointe Géologie, in Terre Adélie, since the 1960s. Those decades of data are now helping scientists analyse the effects of anthropogenic climate change on the penguins, their sea ice habitat and their food sources.

The penguins breed on fast ice, which is sea ice attached to land. But they hunt for food within the pack ice – sea ice floes that move with the wind or ocean currents and may merge. Sea ice is also important for resting, during their annual moult and to escape from predators.

The penguin population at Pointe Géologie declined by half in the late 1970s when sea ice declined and more male emperor penguins died, and the population never fully recovered from massive breeding failures, something that has been occurring more frequently.

To assess whether the emperor penguin could qualify for protection under the Endangered Species Act, the U.S. Fish and Wildlife Service encouraged an international team of scientists, climate scientists and ecologists to provide research and projections of the threats posed by climate change to emperor penguins and their future survival.

Decades of studies by an international team of researchers have been instrumental in establishing the need for protection. One research in 2009 warned that the colony of Pointe Géologie will be marching toward extinction by the end of the century. And all known colonies will meet the same fate, according to a study published in 2012. The researchers determined that every colony would be declining by the end of the century if greenhouse gases continue their current course.

Major environmental shifts, such as the late formation and early loss of the sea ice on which colonies are located, are already raising the risk. A dramatic example is the recent collapse of Halley Bay, the second-largest emperor penguin colony in Antarctica. More than 10,000 chicks died in 2016 when sea ice broke up early.

The latest studies estimate that 98% of colonies will be extinct by 2100 if greenhouse gas emissions continue their present course and if the 1.5°C pledge of the Pariseement is not reached.

Source : The Conversation.

La « Marche de l’Empereur », une belle histoire qui pourrait mal finir…

Pacaya (Guatemala) : reprise de l’activité effusive // New effusive activity

Selon le site web The Watchers, il semble qu’après quelques jours de pause, l’activité effusive ait repris de plus belle sur le Pacaya le 29 avril 2021, avec deux coulées de lave actives qui ont émergé des flancs sud-est et nord-ouest du volcan. Cette nouvelle intensification d’activité survient moins d’une semaine après que les autorités ont déclaré la fin de la dernière phase éruptive. Elle avait duré du 5 février au 23 avril.

Les signaux sismiques montrent le passage d’une activité explosive à une activité principalement effusive avec l’apparition d’une nouvelle coulée de lave sur le flanc nord du Pacaya. La coulée de lave sur le versant sud-est avait une longueur de 1 600 mètres le 29 avril et se trouvait à une centaine de mètres du secteur de La Breana où des maisons sont sous la menace de la lave. La coulée se divise en plusieurs branches qui laissent échapper des matériaux incandescents sur leurs fronts, tandis que des gaz sortent de la coulée.

L’INSIVUMEH a prévenu que les coulées allaient probablement continuer à avancer et que de nouvelles coulées pouvaient apparaître sur d’autres flancs du volcan.

La CONRED a été invité à activer les mesures nécessaires dans le cas où la lave menacerait les habitations.

L’accès au cratère Mackenney et aux zones affectées par les coulées de lave est interdit.

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According to the The Watchers website, it seems that after a few days’ pause, effusive activity resumed at Pacaya on April 29th, 2021, with two active lava flows emerging from the Southeast and the Northwest flanks of the volcano. The new phase of increased activity comes less than a week after authorities declared the last eruptive phase over. It had lasted between February 5th and April 23rd.

Seismic signals have shown a shift from explosive to predominantly effusive activity leading to the generation of a new lava flow on Pacaya’s northern flank.

The Southeast lava flow had a total length of 1 600 metres on April 29th and was at a distance of 100 m from the La Breana area where houses are under the threat of lava. The flow is divided in several branches that release incandescent material on its fronts, with gases coming out of the flow.

INSIVUMEH warns that the active lava flows are expected to move forward and more flows could be generated on other flanks of the volcano.

CONRED has been asked to activate the lava flow threat mitigation protocols. Access to the Mackenney crater and areas affected by the lava flows is prohibited.

La coulée de lave principale du Pacaya vue par la webcam en ce moment.

Iceberg A68a, une menace pour la faune de Géorgie du Sud // A68a, a threat to South Georgia fauna

Dans une note publiée le 27 juillet 2017, j’expliquais que, suite au réchauffement climatique en Antarctique Occidental, une fracture géante s’était ouverte dans la plateforme Larsen C, laissant partir à la dérive un iceberg de la taille de la Lozère. J’ajoutais que ce n’était pas la fin de l’histoire et le début d’une série d’événements plus importants et plus dangereux. Nous en avons la confirmation aujourd’hui.

Connu sous le nom d’A68a, l’iceberg qui s’est détaché de Larsen C se dirige maintenant vers le territoire britannique d’outre-mer de Géorgie du Sud. Il présente à peu près la même taille que cette île de l’Atlantique Sud, et les scientifiques craignent qu’il vienne s’échouer au large d’un refuge faunique. Si c’est le cas, la situation deviendra une grave menace pour les manchots et les phoques qui vivent dans ce secteur. Les couloirs d’alimentation de ces animaux pourraient être bloqués, ce qui les empêcherait de nourrir correctement leurs petits. De plus, toutes les créatures vivant sur le fond marin seraient écrasées là où A68a viendrait jeter l’ancre. Les dégâts ainsi causés seraient très longs à se réparer.

La Géorgie du Sud est une sorte de cimetière pour les plus gros icebergs de l’Antarctique. Ces géants tabulaires dérivent au gré des puissants courants de la région jusqu’à ce que leur base accroche les fonds marins, leur permettant de s’immobiliser.

A68a – qui ressemble à une main avec un doigt tendu – se trouve maintenant à quelques centaines de kilomètres au sud-ouest de la Géorgie du Sud. D’une taille semblable à celle du comté anglais du Somerset (4 200 km2), l’iceberg pèse des centaines de milliards de tonnes. Sa relative minceur (sa partie immergée fait 200 mètres ou moins) signifie qu’il a le potentiel de dériver jusqu’à la côte de la Géorgie du Sud avant de s’immobiliser. Cela aurait des conséquences désastreuses pour la faune, en particulier pour les manchots et les phoques pendant une période cruciale pour eux, celle de l’élevage des bébés et des poussins. Au cours de cette période, la distance réelle qu’ils doivent parcourir pour trouver de la nourriture est d’une importance vitale. S’ils doivent faire un grand détour pour éviter l’iceberg, cela signifie qu’ils ne retourneront pas suffisamment tôt auprès de leurs petits pour éviter qu’ils meurent de faim. Lorsque l’imposant iceberg A38 s’est échoué en Géorgie du Sud en 2004, d’innombrables poussins de manchots et bébés phoques ont été retrouvés morts sur les plages.

Les impacts de l’échouement des icebergs sont multiples, mais ils ne sont pas tous négatifs. Par exemple, les icebergs apportent avec eux d’énormes quantités de poussière qui fertilisent le plancton océanique, et cet avantage se répercute ensuite dans la chaîne alimentaire.

Bien que les images satellite montrent que l’A68a se dirige droit vers la Géorgie du Sud, il pourrait ne pas s’y échouer. Les courants pourraient lui faire accomplir une boucle autour de l’extrémité sud de la Géorgie du Sud, avant de le faire se diriger le long de la bordure du plateau continental et remonter vers le nord-ouest. Les scientifiques disent qu’il est très difficile de dire précisément ce qui va se passer. Les images satellites permettront d’étudier le comportement de l’iceberg. S’il pivote autour de la Géorgie du Sud et se dirige vers le nord, il commencera probablement à se désagréger au contact des eaux océaniques plus chaudes. L’action des vagues en particulier devrait le mettre à mal. Ce serait une bonne nouvelle pour les phoques et les manchots.

Source : Yahoo News.

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In a post released on July 27th, 2017, I explained that – as a result of global warming in West Antarctica – a giant crack had opened across the Larsen C ice shelf, letting go an iceberg the size of Lozère. I added that it was not the end of the story and the beginning of a more important, more dangerous series of events. We are getting the confirmation today.

Known as A68a, the iceberg is now bearing down on the British Overseas Territory (BOT) of South Georgia. The Antarctic ice giant has roughly the same size as the South Atlantic island, and there is a strong possibility it could now ground and anchor itself offshore of the wildlife haven. If that happens, it will pose a grave threat to local penguins and seals. The animals’ normal foraging routes could be blocked, preventing them from feeding their young properly. Moreover, all creatures living on the seafloor would be crushed where A68a touched down, a disturbance that would take a very long time to reverse.

The British Overseas Territory is a sort of graveyard for Antarctica’s greatest icebergs. These tabular giants get drawn up from the White Continent on strong currents, only for their keels to then catch in the shallows of the continental shelf that surrounds the remote island.

A68a – which has the look of a hand with a pointing finger (see image below) is now just a few hundred kilometres to the southwest of the BOT. Roughly the size of the English county of Somerset (4,200 km2), the iceberg weighs hundreds of billions of tonnes. But its relative thinness (a submerged depth of perhaps 200m or less) means it has the potential to drift right up to South Georgia’s coast before anchoring. This would have massive implications for where land-based predators might be able to forage. The situation would be vital for penguins and seals during the period that is really crucial to them – during pup- and chick-rearing ; the actual distance they have to travel to find food really matters. If they have to do a big detour, it means they are not going to get back to their young in time to prevent them starving to death in the interim. When the colossus A38 grounded at South Georgia in 2004, countless dead penguin chicks and seal pups were found on local beaches

The potential impacts of iceberg grounding are multi-faceted, and not all negative. For example, icebergs bring with them enormous quantities of dust that will fertilise the ocean plankton around them, and this benefit will then cascade up the food chain.

Although satellite imagery suggests A68a is on a direct path for South Georgia, it might yet escape capture. The currents should take it on what looks like a strange loop around the south end of South Georgia, before then spinning it along the edge of the continental shelf and back off to the northwest. Scientists say it is very difficult to say precisely what will happen. Satellite images will allow to study the iceberg’s behaviour. If it does spin around South Georgia and heads on northwards, it should start breaking up. It will very quickly get into warmer waters, and wave action especially will start killing it off. This would be good news for the penguins.

Source : Yahoo News.

Histoire de la fracturation de la plateforme glaciaire Larsen C

 

Vue satellite de l’iceberg A68a et la Géorgie du Sud à droite

( Source: Copernicus)