Très inquiétant réchauffement de l’Atlantique nord // Very worrying warming of the North Atlantic

En 2023, la température de l’eau de mer autour de la Grande Bretagne et de l’Irlande dépasse de plus de 5 degrés Celsius la moyenne sur le long terme pour cette période de l’année, ce qui fait craindre la disparition de la vie marine dans le courant de l’année 2023.
Les mesures satellitaires montrent que la vague de chaleur océanique a été particulièrement intense autour de la côte nord-est de l’Écosse et du nord-ouest de l’Irlande. Des températures extrêmes semblables ont été enregistrées en Mer Baltique, au large des côtes allemandes et polonaises.
Les climatologues ont classé la vague de chaleur marine actuelle dans la catégorie IV ou V « extrême, ou au-delà de l’extrême », ce qui, selon l’Agence spatiale européenne (ESA), est tout à fait inhabituel pour cette période de l’année.
Les données satellitaires, associées aux données au sol, permettront aux scientifiques d’en savoir plus sur l’impact de cette vague de chaleur marine, notamment le stress subi par les écosystèmes marins, l’impact sur l’aquaculture et la pêche, la modification régionale des régimes de vent et les événements pluvieux qui pourraient apparaître ultérieurement.
La vague de chaleur actuelle est le point culminant d’une période de hausse des températures dans l’Atlantique Nord qui a débuté en avril 2023. Le Met Office britannique a indiqué que les températures océaniques dans l’Atlantique Nord au cours du mois de mai ont été les plus chaudes depuis le début des relevés en 1850, avec en moyenne 1,25 degré Celsius au-dessus des valeurs moyennes pour la période de 1961 à 1990. Le Met Office ajoute que des vents exceptionnellement doux au-dessus de l’océan ont contribué à ce réchauffement inattendu. Selon les climatologues, les poussières en suspension dans l’air en provenance du Sahara contribuent habituellement à refroidir cette région en bloquant et en réfléchissant une partie de l’énergie solaire, mais des vents plus faibles que la moyenne ont réduit la surface occupée par ces poussières dans l’atmosphère de la région, ce qui a pu entraîner une hausse des températures.
Le mois de juin 2023 est l’un des plus chauds jamais enregistrés à l’échelle mondiale, ce qui contribue encore davantage au réchauffement des océans.
La vague de chaleur actuelle dans l’Atlantique Nord coïncide avec le début du phénomène El Niño qui s’est développé dans le Pacifique oriental au cours des derniers mois, et qui tend à avoir des conséquences de grande ampleur dans le monde entier. Les scientifiques craignent que la vague de chaleur marine intense observée actuellement ne soit que le début d’un été marqué par d’autres phénomènes météorologiques extrêmes.
Les scientifiques craignent que les températures inhabituellement élevées de la mer aient des effets dévastateurs sur les écosystèmes marins dans les eaux britanniques. En effet, ces écosystèmes n’ont jamais connu de telles températures à cette période de l’année. Le réchauffement des océans peut rendre les eaux plus acides et entraîner une diminution des concentrations d’oxygène.
Source : Yahoo Actualités.

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In 2023, ocean water temperatures around Britain and Ireland are over 5 degrees Celsius above long-term averages for this part of the year, sparking concerns of marine life die-off later this year.

Satellite measurements show that the marine heatwave hit particularly hard around the northeastern coast of Scotland and northwestern Ireland. Similar extremes have been detected in the Baltic Sea off the coast of Germany and Poland.

Climate scientists classify the current marine heatwave as an extreme to beyond-extreme category IV or V, which, according to the European Space Agency (ESA), is extremely unusual for this time of the year.

Satellite data, together with data on the ground, will allow scientists to document the impact of this marine heatwave including stress on the marine ecosystem, the impact on industries such as aquaculture and fisheries, modification of local wind patterns and potential rainfall events that may emerge later.

The current heatwave is a culmination of a period of rising temperatures across the North Atlantic ocean that began in April 2023. The U.K. Met Office reported that ocean temperatures in the North Atlantic during the month of May were the warmest since records began in 1850, reaching on average 1.25 degrees C above the mean values for the 1961 to 1990 period. The Met Office adds that unusually mild winds over the ocean contributed to the unexpected warming. Airborne dust from the Sahara helps to cool this region by blocking and reflecting some of the sun’s energy; but weaker than average winds have reduced the extent of dust in the region’s atmosphere potentially leading to higher temperatures.

The month of June is also turning out to be one of the warmest on record globally, adding further fuel to the heating oceans.

The marine heatwave in the North Atlantic ocean coincides with the onset of the warming El Niño pattern that has developed in the Pacific in recent months, but which tends to have wide-ranging consequences worldwide. Scientists worry that the current extreme marine heatwave is only a beginning of what might be a challenging summer of further weather extremes.

Scientists do worry that the unusually warm sea temperatures may have devastating impacts on the marine ecosystem in the U.K. Waters. Indeed, the ecosystem has not experienced these temperatures at this time of year before. Warming oceans can make waters more acidic and drive a decrease in oxygen levels in the water.

Source : Yahoo News.

Ecart par rapport à la température moyenne de référence (1982-2011) à la surface de l’eau dans l’Atlantique Nord (Source : NOAA)

 

Image satellite montrant la hausse de température de l’océan au large des côtes irlandaises et britanniques (Source : ESA)

Nouvelles inquiétudes en Antarctique // New concerns in Antarctica

J’ai alerté à plusieurs reprises sur ce blog à propos du réchauffement de l’Océan Austral et son effet sur les plates-formes glaciaires. Il ne faudrait pas oublier que ces plates-formes servent de rempart aux glaciers situés en amont. Les plates-formes glaciaires étant à la surface de l’océan, leur fonte n’a pas d’effet sur le niveau de la mer, un peu comme un glaçon dans un verre d’eau. Par contre, si les glaciers devaient terminer leur course dans l’océan, la situation serait beaucoup plus préoccupante.

Le glacier Thwaites – également appelé Glacier de l’Apocalypse – fond plus rapidement que prévu. On sait depuis longtemps que la disparition de ce glacier, de la taille de la Floride, serait source de catastrophes dans le monde. Les scientifiques s’attendent à ce que la fonte du glacier fasse monter le niveau global de la mer jusqu’à 3 mètres. Le Thwaites fond à un rythme rapide et les scientifiques pensent maintenant que sa fonte ne peut que s’accélérer dans les années à venir.
Pour mieux prévoir l’avenir du glacier et la rapidité avec laquelle sa disparition pourrait se produire, les chercheurs ont examiné attentivement sa zone d’ancrage sur le plancher océanique, là où le glacier quitte le fond de la mer et se transforme progressivement en une plate-forme flottante. Selon les chercheurs, « le Thwaites ne tient plus qu’à un fil aujourd’hui.
On a découvert pour la première fois en 2020 que de l’eau chaude océanique pénétrait sous le glacier dans sa zone d’ancrage. L’année précédente, les chercheurs avaient observé une énorme cavité, presque de a taille de Manhattan, sous le glacier.

Aujourd’hui, les scientifiques nous transmettent une autre mauvaise nouvelle. Le ralentissement des courants océaniques profonds, causé par la fonte des glaces de l’Antarctique, arrive plus tôt que prévu. Selon une nouvelle étude publiée le 25 mai 2023 dans la revue Nature Climate Change, il se produit des décennies « en avance sur le calendrier », menaçant la vie marine et risquant d’accélérer le réchauffement climatique.

Cela fait longtemps que les scientifiques avertissent qu’une accélération de la fonte des glaces antarctiques et de la hausse des températures, entraînée par l’émission des gaz à effet de serre d’origine humaine, aura un effet significatif sur le réseau mondial des courants océaniques.

Une étude antérieure avait ainsi suggéré que la circulation des eaux dans les parties les plus profondes des océans ralentirait de 40% d’ici 2050 si les émissions de gaz à effet de serre restaient élevées. Le plus inquiétant, c’est que la nouvelle étude, basée elle en grande partie sur des données d’observations recueillies au fil des décennies, montre que ce processus a en fait déjà ralenti de 30% entre les années 1990 et 2010.

Les conséquences de cette situation pourraient être importantes. En effet, l’océan profond de l’Antarctique agit comme une « pompe » clé pour le réseau mondial des courants océaniques. Quand la circulation océanique ralentit, il reste plus de dioxyde de carbone et de chaleur dans l’atmosphère, ce qui accélère le réchauffement climatique.

Sources : médias d’information américains, France Info.

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I have alerted several times on this blog to the warming of the Southern Ocean and its effect on the ice shelves. It should not be forgotten that these platforms serve as ramparts for the glaciers located upslope. Since the ice shelves are on the surface of the ocean, their melting has no effect on sea level, much like an ice cube in a glass of water. On the other hand, if the glaciers were to end their course in the ocean, the situation would be much more worrying.
Thwaites Glacier – also called Doomsday Glacier – is melting faster than expected. We have known for a long time that the disappearance of this glacier, the size of Florida, would be a source of disasters in the world. Scientists expect the melting of the glacier to raise global sea level by up to 3 meters. The Thwaites is melting at a rapid rate and scientists now believe that its melting will very probably accelerate in the years to come.
To better predict the future of the glacier and how quickly its disappearance could occur, the researchers looked closely at its grounding zone on the ocean floor, where the glacier leaves the sea floor and gradually becomes a floating platform. According to the researchers, “the Thwaites is really holding on today by its fingernails »,
Scientists discovered for the first time in 2020 that warm ocean water was entering beneath the glacier in its grounding zone. The previous year, researchers had observed a huge cavity, almost the size of Manhattan, under the glacier.

Today, scientists bring us another bad news. The slowing of deep ocean currents, caused by the melting ice of Antarctica, is coming sooner than expected. According to a new study published on May 25th, 2023 in the journal Nature Climate Change, it is happening decades « ahead of schedule », threatening marine life and risking accelerating global warming.
Scientists have long warned that an acceleration in the melting of Antarctic ice and rising temperatures, driven by the emission of human-made greenhouse gases, will have a significant impact on the global network of oceanic currents.
An earlier study had suggested that water circulation in the deepest parts of the oceans would slow down by 40% by 2050, even if greenhouse gas emissions remained high. Worryingly, the new study, based largely on observation data collected over decades, shows that this process actually already slowed by 30% between the 1990s and 2010s.
The consequences of this situation could be significant. Indeed, the deep ocean of Antarctica acts as a key « pump » for the global network of ocean currents. When ocean circulation slows, more carbon dioxide and heat remain in the atmosphere, which accelerates global warming.
Sources: US news media, France Info.

Hausse de la température de l’océan en Antarctique Occidental (Source: BAS)

Effet de sape des eaux océaniques sur les plates-formes glaciaires

(Source: BAS)

Le réchauffement de la surface des océans inquiète la communauté scientifique // Ocean surface warming worries the scientific community

Le 13 avril 2023, dans une note intitulée « Hausse catastrophique de la température des océans », j’indiquais que la température moyenne de surface de nos océans avait atteint un record début avril 2023 avec 21,1°C. Elle avait dépassé de +0,2°C le pic déjà atteint début avril 2020 avec 20,9°C.
Selon la BBC, « le réchauffement récent et rapide des océans dans le monde » alerte réellement les scientifiques qui craignent que cette tendance soudaine soit un signe de l’accélération du réchauffement climatique. Cela pourrait avoir des conséquences dévastatrices : les poissons et d’autres formes de vie marine pourraient disparaître, des événements météorologiques encore plus extrêmes pourraient se produire et la hausse du niveau des océans affecterait encore davantage les zones côtières.
La récente augmentation de deux dixièmes de degré Celsius ne semble pas énorme, mais les scientifiques rappellent que les océans couvrent plus des deux tiers de la surface du globe et qu’un tel processus rapide du réchauffement de l’eau ne saurait être ignoré. Les dernières températures sont les plus élevées jamais enregistrées depuis le début des relevés précis par satellite en 1981.
En fait, le réchauffement des océans n’est pas nouveau. La NASA nous rappelle que les 10 dernières années représentent la décennie la plus chaude pour les océans depuis au moins les années 1800. L’année 2022 a été l’année la plus chaude et le niveau global de la mer a été le plus élevé de tous les temps.
Il y a un débat au sein de la communauté scientifique pour expliquer les causes du réchauffement soudain et rapide de la surface des océans. Certains scientifiques pensent que le réchauffement appartient au cycle régulier d’El Niño qui fait grimper les températures avec des intervalles de quelques années. La chaleur générée par le phénomène El Niño peut produire des phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde entier. Les prévisionnistes pensent qu’en 2023 El Niño apportera des pics de chaleur intenses. Le pic océanique actuel pourrait être un événement El Niño venant s’ajouter au réchauffement climatique.
D’autres scientifiques expliquent que le pic de réchauffement des océans ne correspond pas au profil habituel d’El Niño. Selon eux, il arrive que le réchauffement climatique ne suive pas une trajectoire rectiligne, mais plutôt un cycle de « petits changements sur une période de plusieurs années » suivi de « hausses soudaines de la température ». Cela pourrait expliquer le pic actuel.
Il existe une boucle de rétroaction avec un risque réel que le réchauffement des océans accélère le réchauffement climatique. Ce dernier entraîne un réchauffement des océans qui, à leur tour, génèrent un réchauffement du climat. En effet, les océans ont longtemps joué un rôle de tampon contre le réchauffement climatique en absorbant les émissions de dioxyde de carbone. Le problème, c’est que la modification des précipitations et des températures océaniques causée par le réchauffement climatique entrave la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone. Les océans nous ont rendu un grand service en absorbant du dioxyde de carbone et en réduisant le réchauffement de la planète. Si nous perdons cette protection, le rythme du réchauffement va forcément s’accélérer.
Le réchauffement des océans aura des conséquences désastreuses.. La « zone crépusculaire » située entre 200 et 1000 mètres sous la surface abrite l’une des biodiversités les plus fantastiques sur Terre, mais risque de disparaître si le réchauffement se poursuit. En conséquence, les scientifiques se sont lancés dans une course contre la montre pour cataloguer jusqu’à 100 000 espèces marines au cours de la prochaine décennie.
Source : Yahoo Actualités.

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On April 13th, 2023, in a post entitled « Disastrous increase in ocean temperature », I explained that the average surface temperature of our oceans reached a record high in early April 2023 with 21.1°C. It exceeded by +0.2°C the peak already reached at the beginning of April 2020 with 20.9°C.

The BBC reports that « a recent, rapid heating of the world’s oceans » has raised alarms among scientists who worry the sudden trend is a sign that climate change is accelerating. That could have devastating consequences: Fish and other marine life could die off, more extreme weather events could be on the way, and the oceans, which are already rising, will encroach on coastal areas.

The recent two-tenths of a degree increase does not sound like a lot, but scientists point out that oceans cover more than two-thirds of the earth’s surface and any process that warms that much water that quickly is worth noticing. The latest measurements are the highest temperatures recorded since accurate satellite temperature records began in 1981.

Actually, ocean warming is not news. NASAreminds us that the last 10 years were the ocean’s warmest decade since at least the 1800s. The year 2022 was the ocean’s warmest recorded year and saw the highest global sea level.

There is a debate about why oceans ate suddenly warming so fast. that. Some scientists suspect the warming is part of the regular El Niño cycle that spikes temperatures every few years. All that El Niño heat can produce extreme weather events around the world. Forecasters are suggesting that 2023 is going to see an El Niño that brings intense heat spikes around the world. The current ocean spike might be an El Niño event on top of climate change.

Other scientists say the warming spike does not fit the usual El Niño profile. They explain thatclimate change may not follow a straight path, but instead follow a cycle of « little changes over a period of years » followed by « sudden leaps upwards. » This might be the case with the current spike..

There is a feedback loop with the real risk that ocean warming might accelerate climate change. Climate change is producing warmer oceans, but warmer oceans could also produce climate change. Indeed, the oceans have long acted as a buffer against global warming, by soaking up carbon dioxide emissions. But the change in rainfall and ocean temperatures caused by climate change hinders the ability of the oceans to absorb carbon dioxide. The oceans have been doing us a big favour by absorbing some carbon dioxide and lowering the amount of warming. Should we lose that protection, and the pace of warming could accelerate.

Ocean warming will have disastrous consequences. In the long run, climate change threatens ocean life. The ocean’s « twilight zone »  located between 200 meters and 1,000 meters below the surface is now home to some of Earth’s most stunning biodiversity, but could see a die-off as warming continues. As a result, scientists report they are in a race against time to simply catalog as many as 100,000 marine species over the next decade.

Source : Yahoo News.

 

Evolution de la température des océans

Hausse sans précédent de la température de surface de la mer // Unprecedented rise in sea surface temperature

Comme je l’ai indiqué sur ce blog dans ma note du 13 avril 2023, les océans du monde ont récemment subi un réchauffement rapide et spectaculaire en surface. Les températures de surface de la mer sont à un niveau sans précédent depuis maintenant plus d’un mois. Alors que des conditions El Niño pourraient émerger dans le courant de l’année, le niveau atteint est déjà extrêmement préoccupant.

En ce qui concerne la prévision d’un futur événement El Niño, la moyenne des modèles table sur un pic à +1.5°C dans le Pacifique oriental. Une prévision à +1.5°C signifierait un épisode à la limite inférieure de ce que l’on peut considérer comme un El Niño fort (entre +1.5 et +1.9). El Niño n’est pas garanti à ce stade de l’année. On peut simplement observer que les chances de voir un événement fort émerger ont été revues à la hausse par rapport au mois de mars 2023. On se dirigerait vers un pic à près +2.5°C.

L’augmentation inexorable de la température des océans est le résultat du déséquilibre énergétique de la Terre, principalement associé à des concentrations croissantes de gaz à effet de serre. On note également depuis 2014 une hausse de l’énergie solaire absorbée due notamment à la réduction de la couverture nuageuse et à la réduction de l’albédo. Bien que les gaz à effet de serre tels que le CO2 n’affectent pas directement la quantité d’énergie solaire absorbée par la surface de la Terre, ils peuvent indirectement affecter la température et le climat, qui à leur tour peuvent affecter l’albédo, la couverture nuageuse et la circulation atmosphérique, entraînant des changements dans la quantité d’énergie solaire absorbée.

La tendance à la baisse de l’albédo a été dominée ces dernières années par la réduction du nombre et de l’épaisseur des nuages, un effet probablement amplifié par une diminution des aérosols réfléchissants. Une partie du réchauffement a été masquée au 20ème siècle par les aérosols qui exercent un forçage globalement négatif. C’est de moins en moins le cas depuis le début du 21ème siècle et ce forçage négatif réduit pourrait expliquer une amplification du réchauffement climatique.

Il est difficile d’expliquer précisément pourquoi les océans sont aussi chauds actuellement mais une série de facteurs tendent à favoriser l’émergence de conditions chaudes à leur surface et à celle du globe en général.

Source : global-climat.

Ce graphique montre la température de surface d’après les données OISST de la NOAA entre 60S et 60N de latitude. La courbe en noir indique la température observée depuis le début de l’année 2023, celle en orange le niveau de 2022.

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As I reported on this blog in my post of April 13th, 2023, the world’s oceans have recently experienced rapid and dramatic surface warming. Sea surface temperatures have been at an all-time high for over a month now. While El Niño conditions could emerge later this year, the level reached is already extremely worrying.
With regard to the forecast of a future El Niño event, the average of the models is predicting a peak at +1.5°C in the Eastern Pacific. A forecast of +1.5°C would mean an episode at the lower limit of what can be considered a strong El Niño (between +1.5 and +1.9). El Niño is not guaranteed at this point of the year. One can simply observe that the chances of seeing a strong event emerge have been revised upwards compared to March 2023. It looks as if we are heading for a peak at around +2.5°C.
The inexorable rise in ocean temperature is the result of Earth’s energy imbalance, primarily associated with increasing concentrations of greenhouse gases. Since 2014, there has also been an increase in absorbed solar energy due, in particular, to the reduction in cloud cover and the reduction in albedo. Although greenhouse gases such as CO2 do not directly affect the amount of solar energy absorbed by the Earth’s surface, they can indirectly affect temperature and climate, which in turn can affect albedo , cloud cover and atmospheric circulation, leading to changes in the amount of solar energy absorbed.
The downward trend in albedo has been dominated in recent years by the reduction in the number and thickness of clouds, an effect likely amplified by a decrease in reflective aerosols. Part of the warming was masked in the 20th century by aerosols which exert a globally negative forcing. This has been less and less the case since the beginning of the 21st century and this reduced negative forcing could explain an amplification of global warming.
It is difficult to explain precisely why the oceans are currently so warm, but a series of factors tend to favor the emergence of warm conditions on their surface and on that of the globe in general.
Source: global-climat.