Le risque sismique dans la région de Los Angeles // The seismic risk in the Los Angeles area

Un séisme de magnitude M3,9 a frappé la San Fernando Valley vers 22 h 15 (heure locale) le 2 mars 2024. L’USGS indique qu’il a été ressenti à Los Angeles et dans ses environs. L’épicentre a été localisé à 2,5 km à l’est-sud-est de North Hollywood et s’est produit quelques heures seulement après le début de la cérémonie des Oscars. Aucun dégât ni blessure n’a été signalé suite à cet événement dont l’hypocentre se trouvait à environ 15 km de profondeur. Plus de 8 000 personnes dans la région de Los Angeles ont déclaré avoir ressenti des secousses.
La région de Los Angeles est sujette aux tséismes et de nombreuses personnes se sont demandé si c’était une bonne idée d’organiser les Jeux Olympiques d’été de 2028 dans la ville. Selon le California Geological Survey, il existe 15 000 failles connues en Californie et plus de 500 d’entre elles sont considérées comme actives. À une échelle plus globale, la plupart des Californiens vivent à moins de 50 km d’une faille active. Les scientifiques s’accordent à dire qu’il y a plus de 99 % de chance qu’un ou plusieurs séismes majeurs secouent la Californie dans les 30 prochaines années. Cependant, la probabilité d’être confronté à un séisme majeur en Californie varie d’une région à l’autre.

Source : USGS

Par exemple, le California Residential Mitigation Program explique la probabilité sismique dans le la Californie du Sud et plus particulièrement dans la région du Grand Los Angeles qui englobe les comtés de Los Angeles, d’Orange, de Riverside, de San Bernardino et de Ventura. Les habitanrs de cette région attribuent généralement le risque sismique à la proximité de la faille de San Andreas qui est la plus longue faille de Californie et celle qui attire le plus d’attention. Elle traverse le comté de Los Angeles le long du côté nord des San Gabriel Mountains. Elle peut provoquer de puissants séismes de magnitude M8,0.
Selon l’USGS, il existe en Californie du Sud une probabilité de 93 % qu’un séisme de grande magnitude, M 6,7 ou plus, frappe cette région. Bien que la faille de San Andreas soit la plus connue en Californie du Sud, des séismes dans la région se produisent également sur d’autres failles plus petites.

Tectonique et Sismicité en Californie (Source : USGS)

En 1994, un événement de magnitude M6,7 s’est produit près de Northridge, tuant 58 personnes, en blessant plus de 9 000 et causant plus de 49 milliards de dollars de pertes économiques. Ce séisme a été causé principalement par la faille de chevauchement ‘aveugle’ de Northridge, qui a déclenché une activité dans plusieurs autres failles.
Plus récemment, les séismes de Ridgecrest en 2019 ont été les plus importants qu’ait connus la Californie depuis plus de 20 ans, et un rapport de l’USGS explique qu’ils ont mis en jeu jusqu’à cinq zones de faille, dont celle d’Owens Valley, ainsi que les zones de faille de Panamint Valley, de Garlock, de Blackwater et de San Andreas. Le matin du 4 juillet 2019, un séisme de magnitude M6,4 a frappé le désert de Mojave près de Searles Valley. De multiples répliques ont suivi, et le soir du 5 juillet, une nouvelle secousse a secoué la même zone avec une magnitude de M7,1.

Les répliques des séismes de Ridgecrest révèlent deux zones de faille. L’événement de magnitude M6,4 du 4 juillet (point orange) s’est produit sur la faille SO-NE , là où elle coupe la faille NO-SE. Le point rouge marque l’événement de magnitude M7,1 (Source : USGS)

De nombreux habitants de la Californie du Sud ressentent des secousses sismiques en moyenne deux fois par an; la plupart sont légères ou modérées, avec peu de dégâts et aucune victime. Mais on sait qu’un séisme d’une magnitude de M6,0 ou plus est susceptible de se produire quelque part dans la région tous les deux ou trois ans.
Source : California Residential Mitigation Program.

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An M3.9 earthquake struck the San Fernando Valley at roughly 10:15 p.m. (local time) on March 2nd, 2024. The USGS indicates that it was felt in and around Los Angeles. The epicenter was recorded 2.5 km east-southeast of North Hollywood, and came just hours after the beginning of the Oscars ceremony. There were no immediate reports of damage or injuries from the quake, which struck at a depth of about 15 km. More than 8,000 people throughout the greater Los Angeles area reported feeling shaking.

The Los Angeles area is prone to earthquakes and many people wondred whether it was a good idea to organise the 2028 Summer Olypic Games in the town. According to the California Geological Survey, there are 15,000 known faults in California and more than 500 of those faults are categorized as active. Globally, most Californians live within 50 km from an active fault. Scientists agree that there is more than a 99 percent chance of one or more major earthquakes striking California in the next 30 years. However, the probability to be confronted with a significant earthquake in California varies from region to region.

For instance, the California Residential Mitigation Program explains the earthquake probability in Southern California and more particularly the Greater Los Angeles Area (Los Angeles County, Orange County, Riverside County, San Bernardino County, and Ventura County). Residents in this area think about earthquake risk and earthquake probabilities related to the proximity to the Southern San Andreas fault. The San Andreas fault is California’s longest fault and the one that gets the most attention. It slices through Los Angeles County along the north side of the San Gabriel Mountains. It can cause powerful M8.0 earthquakes

The USGS’s earthquake forecast predicts a 93% chance of a large earthquake, with an M6.7 or greater magnitude, striking Southern California. While the San Andreas is Southern California’s most well-known fault, earthquakes in the region also happen on other, smaller faults. In 1994, en M6.7 earthquake struck near Northridge, killing 58 people, injuring more than 9,000 and causing more than 49 billion dollars in economic loss. This was caused primarily by the Northridge Blind Thrust fault, which triggered activity in several other faults.

More recently, the 2019 Ridgecrest earthquakes were California’s biggest in more than 20 years, and a USGS report suggests they involved as many as five fault zones, including the Owens Valley fault zone, Panamint Valley fault zone, Garlock fault zone, Blackwater fault zone, and San Andreas fault zone. On the morning of July 4th, 2019, an M6.4 earthquake struck in the Mojave Desert near Searles Valley. Multiple aftershocks followed, and on the evening of July 5th, another earthquake struck in the same area with a magnitude M7.1.

Many residents in Southern California feel shaking from earthquakes a couple of times a year, most mild or moderate with little damage and no injuries. But, on average, a quake with a magnitude M6.0 or more is likely to hit somewhere in the region every few years.

Source : California Residential Mitigation Program.

Islande : éruption imminente ? // Iceland : an eruption in the very short term ?

Le Met Office islandais indique aujourd’hui que, selon les modélisations qui viennent d’être mises à jour, la quantité de magma accumulée sous Svartsengi est désormais aussi importante qu’avant l’éruption qui a débuté le 20 novembre 2024. En se référant aux événements précédents sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar, il est de plus en plus probable que la 8ème éruption commence dans quelques jours ou quelques semaines.
Le rapport du Met Office indique également qu’en raison des événements éruptifs à répétition, la résistance de la croûte terrestre a diminué à chaque événement. Cela signifie qu’on enregistre aujourd’hui moins de séismes mineurs dans la région dans les semaines et les jours précédant une éruption qu’avant les premières éruptions.
Le Met Office prévient que le préavis d’une éruption peut être très court, de seulement 30 minutes.
Ma dernière prévision personnelle faisait état d’une éruption vers le 15 février tandis que la précédente, fin novembre 2024, après la 7ème éruption, suggérait mars 2025. Je n’étais pas d’accord avec les scientifiques du Met Office qui prédisaient le prochain événement pour la fin janvier 2025.

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The Icelandic Met Office indicates that according to updated modeling calculations, the amount of magma that has accumulated under Svartsengi is now as large as it was before the eruption that began on November 20th, 2024. Based on previous events at the Sundhnúkagígar crater row, it can be assumed that there is an increasing probability that the 8th eruption will begin within a few days or weeks.

The statement also reports that due to these repeated events, the tension in the earth’s crust has decreased with each event. This means that fewer and smaller earthquakes are measured in the area in the weeks and days before an eruption than before the first eruptions.

The Met Office warns that the notice of an eruption may bz very short, down to 30 minutes.

My last prediction suggested an eruption around February 15th while the preceding one, by the end of November 2024, after the previous euption, suggested March 2025. I did not agree with The Met Office’s scientists who predicted the next event for the end of January.

La sismicité reste élevée en mer Égée // Seismicity is still elevated in the Aegean Sea

Le 10 février 2025 au soir, Santorin a été secouée par un séisme de magnitude M5,3, à faible profondeur. Il s’agit de l’événement le plus significatif enregistré au cours de la récente activité sismique dans la région. Les secousses ont été ressenties à Athènes. L’hypocentre a été localisé à une profondeur de 17 km.
Les habitants de l’île voisine d’Amorgos restent en état d’alerte après ce dernier séisme, qui a fait suite à un événement modéré de magnitude M5,0 entre les îles le 9 février au soir.
Plus de 12 800 séismes ont été enregistrés depuis janvier par le Laboratoire sismologique de l’université d’Athènes.
Comme je l’ai expliqué précédemment, des glissements de terrain se sont produits dans de nombreuses parties de Santorin en raison de la fréquence et de l’intensité des secousses et les scientifiques n’excluent pas un séisme majeur. L’état d’urgence restera en vigueur à Santorin jusqu’au 3 mars 2025 au moins.
Les scientifiques sont perplexes devant les essaims sismiques actuels qui ne sont pas liés à une secousse majeure. Ils ne sont pas en mesure de faire des prévisions pour les jours, les semaines ou les mois à venir. Certains scientifiques établissent une comparaison avec le séisme de magnitude M6,0 d’Arkalochori en Crète, précédé de quatre mois d’intensification sismique.

Selon certains scientifiques, au vu de l’emplacement de l’essaim sismique, il ne faudrait pas exclure le volcan sous-marin Kolumbo, situé à seulement 6,5 km au nord-est de Santorin. Il fait partie du plus grand complexe volcanique de Santorin et a connu une puissante éruption en 1650. Cependant, cette hypothèse n’a pas été confirmée.

Vue de la sismicité en mer Égée entre le 27 janvier et le 11 février 2025 (Source: CSEM / EMSC)

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Santorini was rocked by a powerful, shallow M5.3 earthquake on February 10th, 2025 in the evening. This was the strongest event to strike the Greek island during recent seismic activity in the area. The tremors were felt in Athens. The hypocenter was located at a depth of 17 km.

Residents of the neighbouring island Amorgos remain on high alert after the latest quake, which followed a moderate M5.0 event between the islands on February 9th in the evening.

More than 12,800 quakes have been detected since January by the University of Athens’ Seismological Laboratory.

As I explained before, landslides have occurred in many parts of Santorini due to the frequency and intensity of the tremors and experts have not ruled out a major earthquake. A state of emergency will remain in place on Santorini until at least 3 March 2025.

Scientists are puzzled by the current « clusters » of quakes which have not been linked to a major shock. They are not able to make any predictions for the next days, weeks or months. Some scientists are drawing comparisons to the M6.0 Arkalochori earthquake in Crete which was preceded by four months of seismic buildup.

According to some scientists, the swarm’s location suggests the potential involvement of the Kolumbo submarine volcano, located just 6.5 km northeast of Santorini, which is part of the larger Santorini volcanic complex and is known for its major eruption in 1650. However, this hypothesis has not been confirmed.

Ça s’agite sur le Mont Spurr (Alaska) // Unrest at Mount Spurr (Alaska)

L’USGS vient de m’envoyer un message indiquant que des signes d’activité volcanique sont observés sur le Mont Spurr, un volcan recouvert de glace et de neige situé dans la partie occidentale de Cook Inlet à environ 120 km à l’ouest d’Anchorage.

Source : Alaska Volcano Observatory (AVO)

Les volcanologues pensent que la cause la plus probable de cette activité est une nouvelle arrivée de magma sous le volcan. La durée (10 mois) et la nature de l’activité montrent qu’une éruption est possible. Une hausse de la sismicité à faible profondeur sous le mont Spurr a été observée pour la première fois en avril 2024 et se poursuit actuellement. Le séisme le plus significatif avait une magnitude de M2,9 le 2 janvier 2025. Le site le plus probable d’une éruption sera la bouche éruptive de Crater Peak, qui s’est manifestée en 1992 et 1953. Il est moins probable qu’une éruption se produise au sommet du Mont Spurr.

Vue du Mont Spurr (Crédit photo: AVO)

Les éruptions passées de Crater Peak étaient souvent explosives ; Des nuages ​​de cendres et des retombées de grande ampleur peuvent être observées en cas d’éruption. Il convient de noter (voir ma note précédente sur ce volcan) qu’au début de l’été 2024, un petit lac est apparu dans le cratère au sommet du Spurr, ce qui confirme la hausse de température observée sur le volcan. Le lac s’est formé lentement, accompagné de petits effondrements et de la fonte de la glace à l’intérieur du cratère. Le lac est partiellement recouvert de glace et reste de couleur bleu-vert. On observe des fumerolles dans la zone sommitale.

Source: AVO

Si une éruption doit se produire, l’USGS s’attend à voir une hausse de l’activité sismique, des émissions de gaz et de la température de surface, ainsi que des déformations de la surface. De tels événements peuvent se produire quelques jours à quelques semaines avant une éruption, mais l’USGS explique que ce n’est pas certain et qu’une éruption peut ne pas se produire. [NDLR : Cela montre, une fois encore, que nous ne savons pas vraiment prévoir les éruptions volcaniques. ]
Les seules éruptions historiques connues du mont Spurr se sont produites en 1953 et 1992 à partir de la bouche sur le flanc du Crater Peak, à 3,5 km au sud du sommet. Ces éruptions furent brèves, explosives et produisirent des colonnes de cendres qui s’élevèrent jusqu’à 20 km au-dessus du niveau de la mer ; elles entraînèrent de légères retombées de cendres dans le centre-sud de l’Alaska. La dernière éruption sommitale du mont Spurr remonte à plus de 5 000 ans.

Source: USGS.

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USGS has just sent me a message indicating that volcanic unrest continues at Mount Spurr (Alaska), an ice- and snow-covered volcano located on the west side of Cook Inlet approximately 120 km west of Anchorage.

Local volcanologists say that the most likely cause is new magma beneath the volcano. The duration (10 months) and nature of the unrest suggest that an eruption is possible. An increase in the number of shallow earthquakes underneath Mount Spurr was first observed in April 2024 and continues. The largest of these earthquakes had a magnitude M2.9 on January 2nd, 2025. The most likely site of an eruption will be the Crater Peak vent, which erupted in 1992 and 1953. It is less likely that an eruption will occur from Spurr summit, which last erupted several thousand years ago. Past Crater Peak eruptions were often explosive ; far-traveled ash clouds and ashfall can be expected if an eruption occurs. It should be noted (see my previous post about this volcano) that in early summer 2024, a small lake appeared in the crater at Spurr summit consistent with a modest increase in heat flow. The lake has grown slowly, accompanied by small collapses and melting of ice inside the crater. The lake is partially covered by ice and remains blue-green in color. Active steaming from summit area fumaroles continues.

USGS expects to see additional seismic activity, gas emissions, and surface heating, as well as changes to surface deformation prior to an eruption, if one were to occur. Such events may provide days to a few weeks of warning before an eruption, but USGS says that is not certain.

The only known historical eruptions from Mount Spurr occurred in 1953 and 1992 from the Crater Peak flank vent located 3.5 km south of the peak’s summit. These eruptions were brief, explosive, and produced columns of ash that rose up to 20 km above sea level and deposited minor ashfall in south-central Alaska. The last known eruption from the summit of Mount Spurr was more than 5,000 years ago.

Source: USGS.