Tectonique et calottes glaciaires déforment le Groenland // Tectonics and ice sheets distort Greenland

Une étude publiée en août 2025 dans le Journal of Geophysical Research: Solid Earth explique que les processus tectoniques en cours et le comportement des anciennes calottes glaciaires déforment, soulèvent et tirent le Groenland dans différentes directions.

Photo: C. Grandpey

Le Groenland repose sur la plaque tectonique nord-américaine, qui a entraîné l’île vers le nord-ouest à raison de 23 millimètres par an au cours des deux dernières décennies. Les chercheurs observent cette dérive depuis un certain temps. Toutefois, la nouvelle étude analyse des données satellitaires, ce qui montre que ce mouvement et les autres déformations sont bien plus complexes que la simple tectonique des plaques. Par conséquent, la carte du Groenland perdra progressivement en précision si elle n’est pas mise à jour.

Source: Longfors Berg et al. (2025)

Les auteurs de l’étude ont analysé les données de 58 stations GNSS au Groenland, qui enregistrent les mouvements horizontaux et verticaux de l’île, et de près de 2 900 stations GNSS installées autour de la plaque nord-américaine. Les chercheurs ont intégré ces données dans un modèle et, après avoir neutralisé l’influence de la plaque nord-américaine sur le Groenland, ils ont constaté des déformations du socle rocheux qui ne correspondaient pas aux modélisations précédentes.
Dans la plupart des régions analysées par les stations, les mouvements des masses continentales sont principalement dus aux processus tectoniques, mais le Groenland fait exception. En effet, l’île est recouverte d’une immense calotte glaciaire et a connu un passé glaciaire tumultueux.
Les calottes glaciaires exercent une pression considérable sur la croûte terrestre – à l’instar du volcan Mauna Loa à Hawaï – ce qui induit aussi une compression du manteau terrestre. Les matériaux déplacés dans le manteau suite à la pression exercée par la croûte sont repoussés latéralement, créant un bombement périphérique.
Lorsqu’une calotte glaciaire se retire, le manteau ne retrouve pas immédiatement sa forme initiale. Du fait de sa consistance visqueuse, il faut des milliers d’années pour que les matériaux comblent à nouveau le creux créé par la compression exercée par la croûte. Les auteurs de l’étude expliquent que le manteau « possède une mémoire très longue ». Ainsi, le manteau sous et autour du Groenland continue de s’adapter aux variations de la couverture glaciaire depuis le pic de la dernière période glaciaire, il y a environ 20 000 ans, ce qui explique la déformation observée. Plus précisément, il semble que le Groenland réagisse au retrait de la calotte glaciaire Laurentide qui recouvrait de vastes étendues d’Amérique du Nord jusqu’à il y a environ 8 000 ans.

Retrait de la calotte glaciaire Laurentide il y a 8200 ans (Sourve: Glacier-climats.com)

La calotte glaciaire Laurentide a créé un bombement glaciaire périphérique sous certaines parties du Groenland. Ce bombement s’aplatit progressivement, ce qui entraîne des zones du sud du Groenland vers le Canada. Les chercheurs le savaient déjà, mais les nouveaux résultats révèlent que le taux de déformation est plus élevé que ne le montrent la plupart des modèles.
La calotte glaciaire du Groenland contribue également aux mouvements de torsion de l’île. L’eau de fonte de cette calotte glaciaire a contribué à hauteur de 4,10 mètres aux 130 mètres d’élévation du niveau de la mer enregistrés au cours des 20 000 dernières années. Cela signifie que le Groenland a perdu une quantité incroyable de glace, ce qui a déclenché une réaction du manteau terrestre distincte de l’effet de la calotte glaciaire Laurentide.
Source : Live Science.

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A study published in August 2025 in the Journal of Geophysical Research: Solid Earth explains that tectonic processes and the behaviourof past ice sheets are contorting, lifting and pulling Greenland in different directions.

Greenland sits on the North American tectonic plate, which has dragged the island northwest by 23 millimeters per year over the past two decades. Researchers have been monitoring this drift for some time, but the new study analyzing satellite data has found that there is far more to the movement and to other deformations than just plate tectonics. As a consequence, the Greenlandic map will slowly lose its accuracy if it is not updated.

The authors of the study analyzed data from 58 Global Network Satellite System (GNSS) stations in Greenland that record the island’s horizontal and vertical movements, and nearly 2,900 GNSS stations around the North American plate. The researchers entered these data into a model, and when they removed the effect on Greenland of the North American plate, they were left with bedrock deformations that di not match previous modeling.

In most regions, the movement of landmasses is overwhelmingly controlled by tectonic processes, but Greenland is different. Indeed, the island is covered by a giant ice sheet and has a tumultuous glacial past.

Ice sheets pile enormous weight onto Earth’s crust – just like Mauna Loa volcano in Hawaii – pressing it down into Earth’s mantle. The material displaced in the mantle by the sinking crust is pushed out to the sides, creating what is known as a peripheral forebulge.

When an ice sheet retreats, the mantle does not return to its original shape immediately. Due to the mantle’s gooey consistency, it takes thousands of years for material to flow back into the dent created by the loaded crust. The authors of the study explain that the mantle « has a very long memory. »

The mantle beneath and around Greenland is still adjusting to changes in ice cover since the peak of the last ice age about 20,000 years ago, which explains why data show the island deforming. Specifically, it appears that Greenland is reacting to the retreat of the Laurentide Ice Sheet, which covered large swathes of North America until about 8,000 years ago.

The Laurentide Ice Sheet created a peripheral forebulge beneath parts of Greenland. This forebulge is gradually flattening, pulling areas of southern Greenland downward and towards Canada. Researchers already knew this, but the new results reveal that the rate of deformation is higher than most modeling suggests.

The Greenland Ice Sheet also plays a role in the island’s twisting motions. Meltwater from the ice sheet has contributed 4.1 meters of the 130 meters of sea level rise recorded over the past 20,000 years. That means Greenland has lost an incredible amount of ice, which in turn has triggered a response in the mantle that is separate from the effect of the Laurentide Ice Sheet.

Source : Live Science.

Un volcan s’agite en Iran // Unrest at a volcano in Iran

Un volcan du sud de l’Iran, le Taftan – dont le nom signifie « l’endroit de la chaleur ») – que l’on croyait éteint depuis environ 710 000 ans, a montré de nouveaux signes d’activité.

Crédit photo: Wikipedia

Des recherches effectuées par le Conseil national espagnol de la recherche (IPNA-CSIC), publiées le 7 octobre 2025 dans la revue Geophysical Research Letters, expliquent qu’une zone proche du sommet du volcan Taftan s’est soulevée de 9 centimètres en 10 mois, entre juillet 2023 et mai 2024. Cette élévation ne s’est pas inversée, ce qui laisse supposer une accumulation de pression des gaz sous la surface du volcan.

Déformation a) du flanc est du Taftan, b) de son sommet, c) de son flanc ouest (Source: Geophysical Research Letters

L’étude révèle la nécessité d’une surveillance plus étroite du Taftan, qui n’était jusqu’alors pas considéré comme présentant un risque pour les populations. Les volcans sont considérés comme éteints s’ils n’ont pas connu d’éruption pendant l’Holocène, qui a débuté il y a 11 700 ans. Compte tenu de son activité récente, le Taftan pourrait être qualifié de volcan« en sommeil ». Il devra montrer une réelle activité à l’avenir, soit violente, soit plus discrète, pour être considéré comme ‘actif’.. Les auteurs de l’étude affirment qu’il n’y a aucune raison de craindre une éruption imminente, mais que le volcan devra être surveillé plus attentivement.
La Smithsonian Institution nous explique que le Taftan est un stratovolcan de 3 940 mètres d’altitude situé dans le sud-est de l’Iran, au cœur d’un ensemble de montagnes et de volcans formé par la subduction de la plaque océanique arabique sous le continent eurasien. Aujourd’hui, le volcan abrite un système hydrothermal actif avec des bouches émettant du H₂S, mais aucune éruption n’a été signalée dans l’histoire de l’humanité.
C’est en 2023 que des personnes ont commencé à signaler des émissions gazeuses du volcan sur les réseaux sociaux. Ces émissions nauséabondes étaient perceptibles depuis la ville de Khash, à environ 50 kilomètres de là. Les images satellite de la mission Sentinel-1 de l’Agence spatiale européenne permettent de visualiser la surface de la Terre 24 heures sur 24. Ces images sont précieuses pour obtenir des informations sur le Taftan qui est isolé et ne dispose pas de système de surveillance GPS comme on en trouve sur des volcans comme le mont Saint Helens. La zone est également dangereuse en raison de l’activité des groupes insurgés et des conflits frontaliers entre l’Iran et le Pakistan.
Source : Live Science.

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A volcano in southern Iran thought to have been extinct for some 710,000 years has shown renewed signs of activity.

New research by the Spanish National Research Council (IPNA-CSIC), published on October 7th, 2025 in the journal Geophysical Research Letters explains that an area of ground near the Taftan volcano’s summit rose 9 centimeters over 10 months between July 2023 and May 2024. The uplift has not yet receded, suggesting a buildup of gas pressure below the volcano’s surface.

The study reveals the need for closer monitoring of the volcano, which hasn’t been considered a risk to people before. Volcanoes are considered extinct if they haven’t erupted in the Holocone era, which started 11,700 years ago. Given its recent activity, Taftan might be more accurately described as ‘dormant’. It will have to show some real activity in the future, either violently or more quietly, to prove it is getting active again. The authors of the study say that there is no reason to fear an imminent eruption, but the volcano should be more closely monitored.

The Smithsonian Institution informs us that theTaftan volcano is a 3,940 meters stratovolcano in southeastern Iran, situated among a group of mountains and volcanoes that was formed by the subduction of the Arabian ocean crust under the Eurasian continent. Today, the volcano hosts an active hydrothermal system and smelly H2S-emitting vents, but it is not known to have erupted in human history.

It was in 2023 that people started reporting gaseous emissions from the volcano on social media. The emissions could be smelled from the city of Khash about 50 kilometers away. The satellite imagery from the European Space Agency’s Sentinel-1 mission allows to have round-the-clock imagery of Earth’s surface. This is precious to get information about Taftan which is remote and does not have a GPS monitoring system such as those found on volcanoes like Mount St. Helens; The area is also dangerous due to the activity of insurgent groups and border conflicts between Iran and Pakistan.

Source : Live Science.

Des bouleversements dans l’Océan Austral // Deep changes in the Southern Ocean

Une étude conduite par des chercheurs de l’Université de Southampton, de l’Agence spatiale européenne (ESA) et plusieurs institutions internationales, publiée dans les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences, a révélé un changement significatif à la surface de l’océan Austral. Les chercheurs ont en particulier décelé une augmentation rapide de la salinité et en parallèle un déclin de l’étendue de la banquise antarctique. Basées sur des données satellitaires et de balises océaniques, ces observations montrent que l’océan Austral pourrait bien être entré dans un nouvel état physique, jamais observé au cours des dernières décennies.

Pendant des décennies, l’eau de surface de l’océan Austral s’est progressivement adoucie. On pensait que cette tendance favorisait la persistance de la banquise en maintenant la forte stratification océanique qui sépare les eaux profondes plus chaudes de celles de surface plus froides. L’étude a révélé qu‘à partir de 2015, le niveau de salinité des eaux de surface a commencé à augmenter fortement dans l’océan Austral circumpolaire. Dans certaines régions, les anomalies dépassaient 0,2 unité sur l’échelle de salinité pratique (practical salinity scale, pss). Cette augmentation de la salinité a entraîné un affaiblissement de la stratification de la couche supérieure de l’océan, réduisant dans le même temps la stabilité du gradient vertical de densité qui sépare généralement les eaux profondes des eaux de surface. L’évolution de la composition de l’eau montre une modification de l’équilibre des composantes de la circulation océanique dans l’hémisphère sud. Les eaux de surface plus douces, proches de la limite de la banquise, sont remplacées par des eaux plus salées. Selon l’équipe de recherche, les conséquences de cette inversion (passage de l’eau douce à la salinisation) sont déjà visibles.

L’affaiblissement de la stratification a permis aux eaux profondes plus chaudes de remonter plus facilement à la surface, contribuant à la réduction de la formation de la banquise. Ce phénomène a coïncidé avec une étendue de glace de mer à un niveau historiquement bas observé fin 2016, et suivie de plusieurs années de minima de glace de mer.

On peut lire dans l’étude : « Alors que les discussions se concentrent sur le possible arrêt de fonctionnement de l’AMOC dans l’Atlantique Nord, nous observons des changements radicaux dans l’océan Austral, avec une diminution de la couverture de glace de mer et une couche supérieure de l’océan plus salée. Cela pourrait avoir des répercussions sur le climat de la planète. » L’étude fait également état de la réapparition en 2016 et 2017 de la polynie de Maud Rise, une vaste étendue d’eau dépourvue de glace dans la banquise, à l’est de la mer de Weddell. Ce phénomène ne s’était pas produit depuis les années 1970.

Jusqu’à récemment, la région de l’océan Austral était quasiment inaccessible à l’observation satellitaire en raison des basses températures et de la dynamique complexe et changeante de la banquise. C’est pourquoi le Barcelona Expert Center (BEC), laboratoire spécialisé dans l’observation océanique par satellite, a développé un nouveau processeur de données à l’attention du satellite européen SMOS, adapté à la variabilité géographique et climatique de l’environnement polaire.

References:

1 Rising surface salinity and declining sea ice: A new Southern Ocean state revealed by satellites – Alessandro Silvano et al. – PNAS – June 30, 2025 – https://doi.org/10.1073/pnas.2500440122 – OPEN ACCESS

2 A change in the Southern Ocean structure can have climate implications – ICM-CSIC – July 1, 2025

L’article est à lire dans son intégralité sur le site The Watchers.

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A study by researchers from the University of Southampton, the European Space Agency, and several international institutions, published in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences has revealed a significant shift in the Southern Ocean’s surface conditions. This shift is marked by a rapid increase in surface salinity and a corresponding decline in Antarctic sea ice extent. Based on satellite and ocean float data, the findings indicate that the Southern Ocean may have entered a new physical state not previously observed during the past decades

For decades, the surface of the Southern Ocean had been gradually freshening. This trend was thought to support the persistence of sea ice by maintaining strong ocean stratification that keeps warmer deep waters separated from the colder surface. The study found that beginning in 2015, surface salinity levels began rising sharply across the circumpolar Southern Ocean. In some regions, anomalies exceeded 0.2 practical salinity scale (pss) units. This increase in salinity led to a weakening of upper-ocean stratification, reducing the stability of the vertical density gradient that typically separates deep and surface waters.

The change in water composition suggests a change in the balance of the components the ocean circulation in the Southern Hemisphere. Fresher surface water close to the sea ice edge is being replaced by more saline waters. According to the research team, the consequences of this reversal (freshening to salinification) are already becoming visible.

The weakened stratification allowed warmer subsurface waters to rise more easily to the surface, contributing to reduced sea ice formation. This coincided with a record-low sea ice extent observed in late 2016, followed by several years of continued sea ice minima.

One can readd in the study : “While discussions focus on the potential collapse of the AMOC in the North Atlantic, we are seeing drastic changes in the Southern Ocean, with declining sea ice coverage and a saltier upper ocean. This could have global climate impacts.”

The study also reports the reappearance of the Maud Rise polynya, a large, open area of water in the sea ice, over the eastern Weddell Sea in 2016 and 2017. This phenomenon had not occurred since the 1970s.

Until recently, the Southern Ocean region was virtually inaccessible to satellites due to low temperatures and the complex, changing dynamics of sea ice. As a result, the Barcelona Expert Center (BEC), a laboratory specializing in satellite ocean observation, developed a new data processor for the European SMOS satellite, tailored to the geographic and climatic variability of the polar environment.

References:

1 Rising surface salinity and declining sea ice: A new Southern Ocean state revealed by satellites – Alessandro Silvano et al. – PNAS – June 30, 2025 – https://doi.org/10.1073/pnas.2500440122 – OPEN ACCESS

2 A change in the Southern Ocean structure can have climate implications – ICM-CSIC – July 1, 2025

The article can be read in its entirety on The Watchers website.

Un événement passé inaperçu… // An event that went unreported…

L’éruption du volcan de boue de Kumani Bank, dans la mer Caspienne, à environ 20 km de la côte azerbaïdjanaise et près de la capitale, Bakou, a entraîné la formation d’une nouvelle île au début du mois de février 2023.

La nouvelle de l’émergence soudaine de l’île n’est révélée qu’aujourd’hui au vu des images satellite. Elle mesure environ 400 m de diamètre, mais aucun rapport officiel n’a été diffusé l’année dernière à propos de cet événement.
Aujourd’hui, les scientifiques expliquent que l’éruption du volcan de boue fait partie d’un phénomène connu sous le nom d’îles « émergentes » ou « fantômes ». Le banc de Kumani n’est normalement pas visible car sa crête se trouve à quelques mètres seulement sous le niveau de la mer. Cependant, une éruption violente peut libérer suffisamment de matière pour pousser la crête du volcan de boue au-dessus de la surface, créant ainsi une nouvelle île.
Le volcan de boue du banc de Kumani est entré en éruption à de nombreuses reprises, avec des formations insulaires documentées en 1861, 1927, 1950 et aussi récemment qu’en 2001. Dans chaque cas, les îles n’ont persisté que brièvement avant de s’éroder à nouveau sous l’eau.
Le sommet du volcan de boue de Kumani Bank se trouve généralement à environ 5 mètres sous la surface de la mer, mais une éruption importante peut expulser un grand volume de matériaux, provoquant l’élévation de la crête au-dessus du niveau de la mer et la formation d’une île. En raison de la composition fragile et boueuse de ce matériau, l’île nouvellement formée s’érode rapidement, disparaissant souvent en quelques mois et presque toujours en deux ans.
La plupart du temps, les éruptions du volcan de boue de Kumani Bank reçoivent peu d’attention, à l’exception des pêcheurs locaux qui publient quelques photos.

Les données satellite d’octobre 2024 ont montré que Kumani Bank avait déjà commencé à s’éroder, l’île étant désormais réduite à moins d’un quart de sa taille de février 2023. De telles îles sont rares, de sorte que la nature transitoire des volcans de boue peut les rendre difficiles à documenter, malgré leur proximité, parfois, avec des zones peuplées et des eaux à fort trafic.
Source : The Watchers.

Images satellite de Kumani Island en février 2023 et novembre 2024 (CopernicusEU/Sentinel)

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A mud volcano eruption at Kumani Bank in the Caspian Sea, approximately 20 km from Azerbaijan’s coast and near the capital, Baku, resulted in the formation of a new island in early February 2023. The island’s sudden appearance is revealed only today in satellite images. It measures around 400 m in diameter, but no official reports were made last year about the event.

Today, scientisrs explain that the eruption of the mud volcano is part of a phenomenon known as “emergent” or “ghost” islands. Kumani Bank is not normally visible as its crest lies just a few meters below sea level. However, a violent eruption can release enough material to push the crest of the mud volcano above the surface, creating a new island.

Kumani Bank mud volcano has erupted numerous times, with documented island formations occurring in 1861, 1927, 1950, and as recently as 2001. In each case, the islands persisted only briefly before eroding back underwater.

The summit of the Kumani Bank mud volcano usually sits around 5 meters below the sea surface, but a significant eruption can expel a large volume of material, causing the crest to rise above sea level and form an island. Due to the weak and muddy composition of this material, the newly formed island erodes quickly, often disappearing within a few months and almost always within two years.

Most of the time, the eruptions of the Kumani Bank mud volcano receive little attention, apart from local fishermen who post some photos.

Satellite data from October 2024 showed that Kumani Bank had already begun to erode, with the island now reduced to less than a quarter of its February 2023 size. Such islands are rare, so that the transient nature of mud volcanoes can make them challenging to document, despite their proximity, sometimes, to populated areas and high-traffic waters.

Source : The Watchers.