Incendies et changement climatique en Californie // Wildfires and climate change in California

En Californie, en 2018, 5 090 incendies ont brûlé une superficie estimée à 2 978 kilomètres carrés. Ces chiffres ont été communiqués le 9 août 2018 par le Service des Eaux et Forêts et de la Protection contre les Incendies. Le Mendocino Complex Fire qui a brûlé plus de 1,200 km2 est devenu le plus grand feu de forêt de l’histoire de l’État.

Au-delà des dégâts et des tragédie personnelles qu’ont provoqués ces incendies, une autre catastrophe se profile à l’horizon: la libération brutale du dioxyde de carbone, l’une des principales causes du réchauffement climatique.
Alors que des millions de kilomètres carrés brûlent sur des périodes plus longues et avec plus d’intensité, les efforts considérables déployés par la Californie pour protéger l’environnement peuvent être partiellement réduits à néant par un seul incendie de forêt. Les lois environnementales en Californie sont strictes, mais elles ont des limites car elles s’appliquent uniquement aux émissions de gaz anthropiques. La pollution par le carbone et autres gaz générés par les incendies de forêt n’est pas prise en compte.
Les incendies de forêts causent des dégâts immédiats ; ils rejettent du dioxyde de carbone et d’autres gaz qui réchauffent la planète. Le problème, c’est qu’ils continuent d’infliger des dégâts longtemps après que les incendies ont été éteints. Entre 2001 et 2010, ils ont généré environ 120 millions de tonnes de carbone.
Comme c’est souvent le cas dans les catastrophes environnementales, une chose en entraîne une autre, créant une double punition. En brûlant, les arbres dégagent du carbone noir, mais une fois que la forêt a été détruite, sa capacité à absorber et à stocker le carbone de l’atmosphère a disparu. .
Les scientifiques estiment que dans les zones gravement brûlées, seule une petite fraction (estimée à 15%) des émissions d’un arbre brûlé est libérée pendant l’incendie. La majeure partie des gaz à effet de serre est libérée ultérieurement, pendant les mois et les années pendant lesquelles la plante meurt et se décompose. De plus, si une forêt incendiée est remplacée par du maquis ou des broussailles, cette végétation perd plus de 90% de sa capacité à absorber et à stocker le carbone.
Les incendies à grande échelle peuvent provoquer de graves dégâts en peu de temps. Le Service des Eaux et Forêts estime que le Rim Fire de 2013 dans le centre de la Californie a produit l’équivalent des émissions de dioxyde de carbone de 3 millions de voitures. Cela va à l’encontre des efforts de l’État pour réduire le nombre de voitures sur les routes.
Le rôle des incendies de forêt comme source majeure de pollution a été identifié il y a dix ans, lorsqu’une étude menée par le Centre National de Recherche Atmosphérique (NCAR) a conclu qu ‘« une saison ponctuée de violents incendies peut, en un ou deux mois, libérer autant de carbone que l’ensemble du secteur des transports ou de l’énergie d’un seul État. » La situation a été aggravée par une épidémie qui a entraîné la mort des arbres ; elle a été provoquée par la sécheresse, les maladies et les insectes. On estime à 129 millions le nombre d’arbres morts en Californie. Cette perte à elle seule pourrait porter un coup à la volonté de l’État d’avoir un avenir dépourvu de carbone.
Source: Médias d’information californiens.

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In California in 2018, a total of 5,090 fires burned an area estimated at 2,978 square kilometres, according to the California Department of Forestry and Fire Protection The active Mendocino Complex Fire has burned more than 1,200 km2, becoming the largest wildfire in the state’s history.

Beyond the devastation and personal tragedy of the fires, another disaster looms: the sudden release of the carbon dioxide that drives climate change.

As millions of square kilometres burn in a cycle of longer and more intense fire seasons, the extensive efforts of the State to protect the environment can be partly undone in one firestorm. California’s environmental regulations are known to be stringent, but they have limits: They apply only to human-caused emissions. Carbon and other pollution generated by wildfires is outside the grasp of state law.

The greenhouse gases released when forests burn not only do immediate harm, discharging carbon dioxide and other planet-warming gases, but also continue to inflict damage long after the fires are put out. The air board estimates that between 2001 and 2010, wildfires generated approximately 120 million tons of carbon.

As is so often the case in environmental catastrophes, one thing leads to another, creating a double whammy: Burning trees not only release black carbon, but once a forest is gone, its prodigious ability to absorb carbon from the atmosphere and store it is lost, too.

Scientists estimate that in severely burned areas, only a fraction of a scorched tree’s emissions are released during the fire, perhaps as little as 15 percent. The bulk of greenhouse gases are released over months and years as the plant dies and decomposes.

And if a burned-out forest is replaced by chaparral or brush, that landscape loses more than 90 percent of its capacity to take in and retain carbon.

Severe fires have the capacity to inflict profound damage in a short span. The U.S. Forest Service estimates that the 2013 Rim Fire in central California spewed out the equivalent of the carbon dioxide emissions from 3 million cars. That is a setback to the state’s effort to get cars off the road.

The role of wildfire as a major source of pollution was identified a decade ago, when a study conducted by the National Center for Atmospheric Research concluded that “a severe fire season lasting only one or two months can release as much carbon as the annual emissions from the entire transportation or energy sector of an individual state.” The situation has been made worse by the state’s epidemic of tree death, caused by drought, disease and insect infestation. The number of dead trees across California is estimated to 129 million. That loss alone could be a blow to the state’s vision of a low-carbon future.

Source : Californias news media.

Carte des incendies en Californie le 9 août 2018 (Source : Cal Fire)

 

La course aux richesses de l’Arctique // The race to Arctic wealth

Au cours des trente dernières années, le réchauffement climatique a fait fondre la glace de l’Arctique qui se réchauffe deux fois plus vite que le reste du monde. Alors que beaucoup de gens considèrent cette situation comme une catastrophe écologique, cinq pays en bordure de l’Arctique savent qu’ils en tireront profit. Alors que la glace continue à fondre, les États-Unis, le Canada, le Danemark, la Norvège et la Russie prévoient déjà l’ouverture de nouvelles routes commerciales et des transactions potentiellement lucratives dans l’exploitation des ressources naturelles jusque là enfouies sous la glace.
Selon l’Institut Royal des Affaires Internationales, l’Arctique contient probablement jusqu’à 90 milliards de barils de pétrole et 47x 1012 mètres cubes de gaz naturel. L’USGS estime que la région détient 30% du gaz naturel non encore découvert dans le monde et 13% de son pétrole. En outre, des quantités énormes de minerais comme l’or, le zinc, le nickel et le platine se cachent dans la région. Bien que ces ressources restent difficiles d’accès, le réchauffement climatique les rend de plus en plus accessibles chaque année. De plus, à mesure que la glace se transforme en eau, de nouvelles voies de navigation s’ouvrent. En été, la région est devenue navigable, ce qui réduit considérablement le temps de trajet entre les marchés asiatiques et occidentaux.
Avec tous ces avantages potentiels, la question est de savoir à qui appartiendront les parts du gâteau. En 2007, une expédition polaire dirigée par la Russie a planté un drapeau russe sur le fond marin pile sous le pôle Nord. En vertu du droit international régi par les Nations Unies, chaque pays peut revendiquer jusqu’à 200 milles nautiques (370 km) au large de ses côtes; c’est ce qu’on appelle une «zone économique exclusive» (ZEE). Jusqu’à présent, la Norvège et l’Islande sont les deux seuls pays à avoir soumis des revendications territoriales qui ont été approuvées par les Nations Unies. C’est lorsque les revendications des différents pays se chevauchent que les problèmes surgissent. La Russie, le Danemark et le Canada sont dans une telle situation et leurs revendications sont toujours en attente d’approbation.
Le Groenland, pays autonome appartenant au Danemark, a le littoral le plus proche du pôle Nord. En 2014, le Danemark a revendiqué une superficie de 894 000 kilomètres carrés s’étendant de la frontière groenlandaise jusqu’aux limites de la ZEE russe de 370 kilomètres. La Russie est réticente à concéder une portion de territoire au Groenland. Le Kremlin organise aux yeux de tous des exercices militaires et implante des bases dans l’Arctique pour bien montrer au reste du monde qu’il désire s’approprier la région. Avant le sommet de l’OTAN de 2018, il a été demandé à l’Organisation de mettre en place une présence militaire plus forte dans la région afin d’empêcher le Kremin d’y augmenter ses capacités militaires.
Pendant ce temps, le président Donald Trump reste étonnamment discret sur le front de l’Arctique. Il est vrai qu’en dehors de quelques avant-postes isolés en Alaska, les États-Unis sont relativement loin du pôle Nord et il est donc difficile de s’y implanter.
La Chine voit, elle aussi, des avantages dans l’Arctique. Le pays essaie maintenant de profiter des nouvelles voies de navigation par le biais d’une nouvelle Route de la Soie baptisée « Belt and Road Initiative », projet de plusieurs milliards de dollars qui vise à connecter les pays de différents continents grâce au commerce, avec la Chine comme plaque tournante.
Ce plan ambitieux prévoit la création d’une route maritime de 6 600 kilomètres reliant la Chine à l’Asie du Sud-Est, l’Océanie et l’Afrique du Nord, ainsi que la construction d’infrastructures ferroviaires et routières reliant la Chine à l’Asie centrale et occidentale.
Début 2018, Beijing a publié un livre blanc détaillant ses plans de la Route du Nord (« Northern Sea Route), une voie maritime qui représenterait un sérieux raccourci pour commercer avec l’Europe. Cette voie de navigation réduirait aussi les temps et les coûts des trajets
Source: news.com.au

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Over the past three decades, global warming has contributed to the melting of the Arctic, which is warming twice as fast as the rest of the world. However, while much of the globe sees this as an environmental disaster, five Arctic nations stand to benefit from it. As the ice continues to melt, the US, Canada, Denmark, Norway and Russia see a chance for new trade routes and potentially lucrative deals in untapped natural resources.

According to the Royal Institute of International Affairs, the Arctic could contain as much as 90 billion barrels of oil and 47x 1012 cubic metres of natural gas. USGS estimates that the Arctic region holds 30 percent of the world’s undiscovered natural gas, and 13 percent of its oil. Besides, huge quantities of minerals like gold, zinc, nickel and platinum lies in the region. While these resources remain difficult to access, global warming is rendering them more and more accessible every year. On top of that, as the ice turns to water, new shipping routes are opening up. In the summer, the region is more navigable, cutting weeks off the trips between Asian and Western markets.

With all these advantages in sight, the question is to know to whom they belong. In 2007, a Russian-led polar expedition planted a Russian flag on the seabed directly underneath the North Pole. But under international law, which is governed by the United Nations, each country can claim up to 200 nautical miles off its coast; this is known as an “exclusive economic zone” (EEZ). So far, Norway and Iceland are the only two countries that have submitted claims that have been approved by the United Nations. It is when countries’ claims overlap that the problems arise. Russia, Denmark and Canada have submitted overlapping claims that are still waiting for approval.

Greenland, an autonomous country owned by Denmark, has the nearest coastline to the North Pole. In 2014, Denmark claimed an area of 894,000 square kilometres extending from the Greenland border into the limits of Russia’s 370-kilometre EEZ. Russia remains unwilling to concede to the smaller nation. The Kremlin is publicly holding military exercises and building bases in the Arctic region, to show the rest of the world that it wants to take ownership of the region. Prior to the 2018 NATO summit, the organization was urged to develop a stronger military presence in the region to prevent the Kremin from increasing its military capabilities there.

Meantime, President Donald Trump has been surprisingly quiet on the Arctic front. Apart from some isolated Alaskan outposts, the US is relatively isolated from the North Pole.

China is also seeing advantages in the Arctic. The country is now attempting to get in on the new trade routes by making it part of its international Belt and Road Initiative, a trillion-dollar project that seeks to connect countries across continents on trade, with China at its centre.

The ambitious plan involves creating a 6,600-kilometre sea route connecting China to South East Asia, Oceania and North Africa, as well as through building railway and road infrastructure to connect China with Central and West Asia, the Middle East and Europe.

Earlier this year Beijing issued a white paper detailing its Northern Sea Route plans. Beijing is ultimately wishing to take advantage of the opening sea route as a shortcut to trade with Europe, which would slash travel times, and with that costs.

Source : news.com.au

Passage du nord-ouest

Passage du nord-est (en rouge)

On comprend facilement l’intérêt de ces nouvelles voies commerciales qui empruntent des trajets beaucoup plus courts.

Les aérosols atmosphériques vus par la NASA // Atmospheric aerosols seen by NASA

Les vagues de chaleur, les ouragans et autres phénomènes météorologiques extrêmes sont la face visible du changement climatique, mais ils n’en sont pas les seuls signes. Une nouvelle image virtuelle diffusée par la NASA montre un autre problème causé indirectement par le réchauffement climatique: les particules et gouttelettes en suspension dans l’air. Sur l’image qui montre la situation le 23 août 2018, ces «aérosols» proviennent de la poussière, des cendres volcaniques et d’autres sources. Ils sont particulièrement denses cette année en raison des incendies en Californie, en Colombie-Britannique et dans le sud de l’Afrique.
La NASA indique que les aérosols présentés sur l’image ne sont « pas une représentation directe des données satellitaires ». Pour créer la carte, les scientifiques ont réuni les données du modèle GEOS FP [Goddard Earth Observing System Forward Processing] avec d’autres données et images satellitaires. Les particules de carbone noir sont indiquées en rouge, les aérosols de sel de mer soulevés par les tempêtes sont en bleu, tandis que la poussière est représentée en violet.
Les chercheurs ont également superposé les données de lumière nocturne fournies par le Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS), radiomètre à imagerie infrarouge visible installé sur le satellite Suomi NPP, ce qui permet de voir les villes et les villages. Les couleurs et les lumières se mélangent pour former une image en forme de tourbillon à la fois fascinante et inquiétante.
La NASA remarque que « certains événements qui apparaissent que l’image virtuelle posaient de sérieux problèmes au sol ». En effet, les cyclones tropicaux Soulik et Cimaron étaient sur le point de frapper la Corée du Sud et le Japon, tandis que Hawaii se préparait à affronter les pluies diluviennes et les inondations provoquées par l’ouragan Lane. La fumée provenait en grande partie de la Californie et de la Colombie-Britannique. Au plus fort des incendies en Colombie-Britannique, l’indice de la qualité de l’air à Prince George dépassait tous les niveaux et il faisait nuit noire alors que l’on était le matin.
Les scientifiques expliquent que les ouragans, les cyclones, les vagues de chaleur extrême et les incendies de forêt sont tous exacerbés par le réchauffement climatique. Jusqu’à présent en 2018, 118 records de chaleur ont été enregistrés à travers le monde. Les incendies de forêt ont dévasté l’Amérique du Nord, mais aussi la Grèce et d’autres régions. Tout cela crée un cycle permanent qui s’auto-entretient. Les températures plus élevées de l’Arctique libèrent le CO2 du pergélisol, des glaciers et des lacs, tandis que les aérosols provenant des feux de forêt renforcent l’effet de serre et font monter les températures.
Source: NASA.

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Heatwaves, hurricanes and other extreme weather are the visible face of climate change, but they are not the only signs. A grim new visualization from NASA shows another problem caused indirectly by global warming: airborne particles and droplets. These « aerosols, » shown on a single day on August 23rd, 2018, come from dust, volcanic ash and other sources. They are particularly brutal this year because of fires in California, British Columbia and the southern part of Africa.

NASA notes that the aerosols shown are « not a direct representation of satellite data. » To create the map, scientists married data from the Goddard Earth Observing System Forward Processing (GEOS FP) model with other satellite data and images. Black carbon particles are shown in red, sea spray salt aerosol lofted by storms are blue, while dust is shown in purple.

Researchers also superimposed night light data from the Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS) on the Suomi NPP satellite showing towns and cities. The colours and lights mix to form a swirl-like image that is at once dazzling and alarming.

NASA notes that « some of the events that appear in the visualization were causing pretty serious problems on the ground. » Namely, tropical cyclones Soulik and Cimaron were about to hit South Korea and Japan, while Hawaii braced for floods and rains caused by Hurricane Lane taht eventually became a tropical storm. The smoke came largely from California and Canada’s British Columbia. At the peak of the BC fires, the air quality index in Prince George was literally off the charts, and it looked like nighttime when it was actually morning.

Scientists say that hurricanes, cyclones, extreme heat and wildfires are all exacerbated by global warming. So far this year, 118 all-time heat records have fallen across the globe, and forest fires have devastated not just North America but Greece and other regions. All of that creates a self-perpetuating cycle, as warmer Arctic temperatures release CO2 from permafrost, glaciers and lakes, while aerosols from forest fires enhance the greenhouse effect, boosting temperatures.

Source: NASA.

Source: NASA

Des tornades en Islande ! // Tornadoes in Iceland !

De plus en plus souvent, le changement et le réchauffement climatiques provoquent des événements majeurs dans des endroits où ils ne se sont jamais produits auparavant. Nous en avons eu la confirmation ces derniers jours en Islande. Les tornades, très inhabituelles dans ce pays, ont causé d’importants dégâts à la ferme de Norðurhjáleiga dans le sud du pays le 24 août dans l’après-midi, à mi-chemin entre Vík et Kirkjubæjarklaustur.
Par chance, personne n’était présent dans la ferme lorsque deux tornades ont frappé et il n’y a pas eu de blessés. Sept bâtiments ont été endommagés. Un gros 4×4 avec une remorque a été projeté dans un fossé. Le voisin qui a alerté les fermiers a vu arriver trois nuages ​​en forme d’entonnoir, et deux ont touché le sol.
Tout était détruit quand les fermiers sont arrivés chez eux. Les toits avaient été projetés à des centaines de mètres et les clôtures étaient à terre. Selon un météorologue islandais, « c’est ce que nous connaissons et entendons aux États-Unis et ailleurs dans le monde, mais jusqu’à présent, nous ne l’avons pas vu sous cette forme. Je ne me souviens pas de tornades ayant causé des dégâts ici en Islande. » Aucune autre ferme n’a été touchée et les fermes voisines n’ont même pas subi de coup de vent.
La formation des tornades nécessite un fort réchauffement de la surface du sol, ainsi que de l’air froid dans la haute atmosphère. Les nuages ​​en entonnoir, comme ceux qui se sont formés le 24 août, ne sont pas courants en Islande en raison du climat.
Comme de tels événements ne se produisent jamais en Islande, les agriculteurs ne sont pas assurés et leur compagnie d’assurance ne peut rien faire pour eux. Selon les conditions définies par la compagnie d’assurance, ce sont les fermiers qui sont responsables du coût des dommages. Ils vont contacter la Natural Catastrophe Insurance of Iceland, mais ils ne sont pas sûrs de recevoir une quelconque indemnisation.
Source: Iceland Review.

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More and more often, climate change and global warming cause major events in places where they had never occurred before. A recent confirmation of this statement occurred these last days in Iceland. Tornadoes, which are highly unusual in this country, caused extensive damage at the South Iceland farm of Norðurhjáleiga, on August 24th in the afternoon. The farm is located midway between Vík and Kirkjubæjarklaustur.

Fortunately, no one was home when the two tornadoes struck, so there were no injuries. Seven buildings were damaged and a large 4×4 with a trailer went airborne and was thrown into in a ditch. A neighbour saw this happen and alerted the farmers. She spotted three funnel clouds in the air, two of which touched the ground.

Everything was in ruins when the farmers arrived home. The roof sheets were blown hundreds of metres away and fences were down. According to an Icelandic meteorologist, “this is what we know and hear of in the United States and elsewhere in the world, but until now, we haven’t seen it in this form. I don’t remember there ever having been damage from tornadoes here in Iceland until now.” No other farm was affected, and nearby farms didn’t even experience windy conditions.

Conditions for tornadoes to form require a lot of warming of the surface, along with cold air in the upper atmosphere. Funnel clouds, like the ones that formed on August 24th, are not common in Iceland, due to the climate.

As such events never happen in Iceland, the farmers are not insured for them; they do not have a storm insurance, so that the insurance company can’t do anything for them. According to the insurance company’s definition, the farmers themselves are responsible for carrying the cost of the damage. The farmers will contact the Natural Catastrophe Insurance of Iceland, although they are not sure to receive any compensation.

Source: Iceland Review.

Image classique d’une tornade en forme d’entonnoir (Crédit photo: Wikipedia)