Et si le Gulf Stream s’arrêtait? // What if the Gulf Stream stopped?

Ces jours-ci, la presse américaine explique que les habitants de la côte nord-est des Etats Unis, et en particulier ceux du New Jersey sont inquiets car ils sont de plus en plus souvent confrontés à des inondations littorales. Ils s’inquiètent aussi car il se demandent ce qui se passerait si le comportement des courants marins se modifiait avec le changement climatique.

Une étude récente a démontré que l’AMOC – Atlantic meridional overturning circulation, en français circulation de renversement méridien atlantique – dont le Gulf Stream fait partie, s’affaiblit comme cela ne s’est jamais produit au cours des 1000 dernières années. Si cette tendance se poursuit tout au long de ce siècle, on pourrait atteindre un point de non-retour,avec des implications sur le climat.

Le Gulf Stream est un courant océanique superficiel et non atmosphérique. En raison du grand volume d’eau qu’il transporte, il joue un rôle important dans le climat, exerçant une influence notable sur la façade atlantique de l’Europe.

Le Gulf Stream transporte l’eau chaude de la pointe sud de la Floride et des Bahamas jusqu’à la périphérie de l’Islande. En cours de route il se scinde en différentes branches qui se dirigent vers les côtes atlantiques du continent européen, de la Norvège au Portugal. Son débit, avant cette division en différentes branches, atteint 80 m3/s, avec des pics supérieurs à 100 m3/s, avec une vitesse moyenne de l’eau comprise entre 6 et 7 km/h. Au cours des dernières décennies, il a ralenti, ce qui inquiète les climatologues.

Une étude récente, publiée dans la revue Science Advances, a démontré que la décélération de l’AMOC – estimée à 15% depuis le milieu du 20ème siècle – est du jamais vu depuis 1000 ans. Cette décélération s’explique par l’accélération de la perte de glace au Groenland et dans d’autres régions de l’Arctique. Cette fonte de la glace de mer génère d’importants apports d’eau douce qui altèrent les courants océaniques dans l’Atlantique Nord.

L’AMOC est un réseau de courants marins superficiels et profonds, dont le Gulf Stream est le principal vecteur en raison du volume d’eau qu’il déplace. Selon les auteurs de la dernière étude, si la tendance actuelle se poursuit, l’affaiblissement de l’AMOC et, donc du Gulf Stream d’ici la fin du siècle pourrait passer de 15% actuellement à 35 à 40%.

Si on observe les cartes globales des anomalies de température, on se rend compte que les anomalies positives (de couleur rouge, orange et jaune) prédominent clairement sur les anomalies négatives (de couleur bleue). Sur toutes ces cartes, on observe une «goutte froide» bleue au sud du Groenland et de l’Islande qui indique des anomalies de température négatives.

Cette situation s’explique par le déplacement important de l’eau douce et froide de la fonte du Groenland. Le réchauffement climatique, dont l’ampleur dans l’Arctique est beaucoup plus grande que dans les autres régions du monde, y accumule de grandes quantités d’eau douce, en particulier dans la mer de Beaufort.

Est-ce à dire que si le Gulf Stream continue de s’affaiblir on se dirige vers une ère de glaciation? Comme écrit précédemment, si le Gulf Stream continue de s’affaiblir jusqu’à un arrêt de son fonctionnement, il pourrait atteindre un point de non-retour avec, à la clé, un changement climatique brutal. Au niveau de la surface de l’océan, il n’y aurait plus de transport de chaleur de la zone côtière orientale des États-Unis vers l’Europe, et le climat du Vieux Continent deviendrait plus froid et plus extrême, connaissant peut-être une mini-glaciation.

C’est ce qu’évoque le film-catastrophe «Le jour après demain» («The day after tomorrow» dans sa version anglaise), réalisé en 2004 par Roland Emmerich. Le film a bien sûr fait réagir la presse qui a vu un lien avec l’affaiblissement de l’AMOC. Pour le moment on est très loin du scénario du film. Toutes les projections climatiques montrent que le réchauffement climatique s’accentuera pendant le reste du 21ème siècle. Il faut donc continuer à surveiller l’évolution des courants de l’Atlantique Nord. Il ne faudrait pas qu’une surprise climatique vienne bouleverser les modèles de prévision.

Source: Météo France.

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These days, American news media explains that the residents of the northeast coast of the United States, and in particular those of New Jersey, are worried because they are more and more often confronted with coastal flooding. They are also worried because they wonder what would happen if the behaviour of ocean currents was altered by climate change.
A recent study has certified that the AMOC – Atlantic meridional overturning circulation – of which the Gulf Stream is a part, is weakening as never before in the last 1000 years. If this trend continues throughout this century, we could reach a point of no return, with implications for the climate.
The Gulf Stream is a shallow non-atmospheric ocean current. Due to the large volume of water it carries, it plays an important part in the climate, exerting a significant influence on the Atlantic seafront of Europe.
The Gulf Stream carries warm water from the southern tip of Florida and the Bahamas to the outskirts of Iceland. Along the way it splits into different branches that head towards the Atlantic coasts of the European continent, from Norway to Portugal. Its flow, before this division into different branches, reaches 80 m3/s, with peaks above 100 m3/s, with an average water speed of between 6 and 7 km/h. In recent decades, it has slowed, which worries climatologists.
A recent study, published in the journal Science Advances, demonstrated that the deceleration of the AMOC – estimated at 15% since the middle of the 20th century – has been unheard of for 1000 years. This deceleration is explained by the acceleration of the loss of ice in Greenland and in other regions of the Arctic. This melting of sea ice generates large inflows of fresh water that alter ocean currents in the North Atlantic.
The AMOC is a network of shallow and deep ocean currents, of which the Gulf Stream is the main vector due to the volume of water it moves. According to the authors of the latest study, if the current trend continues, the weakening of the AMOC and, therefore, of the Gulf Stream by the end of the century could become 35 to 40% higher than the situation observed today. .
If we observe the global maps of temperature anomalies, we realize that the positive anomalies (red, orange and yellow) clearly predominate over the negative anomalies (blue). On all of these maps, the blue “cold drop” south of Greenland and Iceland indicates negative temperature anomalies.
This situation is explained by the significant displacement of fresh and cold water from the melting of Greenland. Global warming, the magnitude of which in the Arctic is much greater than in other regions of the world, is accumulating large amounts of fresh water there, especially in the Beaufort Sea, which is the area with the greatest amount.
Does this mean that if the Gulf Stream continues to weaken, we are heading towards an ice age? As previously written, if the Gulf Stream continues to weaken until it stops working, it could reach a point of no return with, as a result, abrupt climate change. At ocean surface level, there would be no more heat transport from the eastern coastal zone of the United States to Europe, and the climate of the Old Continent would become colder and more extreme, possibly experiencing a mini-glaciation.
This is the main theme of the disaster film « The day after tomorrow », directed in 2004 by Roland Emmerich,. The film of course made the press react; it saw a link with the weakening of the AMOC. For the moment we are very far from the scenario of the film. All climate projections show that global warming will increase over the remainder of the 21st century. We must therefore continue to monitor the evolution of the currents of the North Atlantic. What if a climatic surprise upset the prediction models?
Source: Meteo France.

 

Schéma de l’AMOC dont le Gulf Stream fait partie (Source: Woods Hole Oceanographic Institution)

Janvier 2022 : 6ème plus chaud // January 2022 : 6th hottest

Selon les dernières données ERA5, et en attendant celles de la NASA et de la NOAA, le mois de janvier 2022 a été le 6ème plus chaud, avec +0,468°C au-dessus de la moyenne 1981-2010.

Il faut noter que janvier 2022 est le plus chaud jamais observé dans un contexte La Niña aussi prononcé. Si l’on regarde dans les annales les mois de janvier plus chauds que 2022, on note que seul janvier 2017 a été précédé par une Niña qui fut toutefois plus faible qu’en 2022. De plus, janvier 2017 suivait une année 2016 exceptionnellement chaude.

Des conditions La Niña sont actuellement présentes dans le Pacifique. D’après la NOAA, elles devraient se maintenir dans les premiers mois de 2022, puis on devrait opérer une transition vers des conditions neutres à partir du mois d’avril. Depuis le mois de décembre, on observe une onde de Kelvin, qui se déplace vers l’est le long de l’Equateur. Elle entraîne la propagation vers l’est du Pacifique des couches d’eau chaude qui sont normalement confinées à l’ouest du bassin océanique. Avec le réchauffement à venir des eaux de surface à l’est, on pourrait assister à des conditions favorables à El Niño mais il est encore bien trop tôt pour avoir des certitudes.

Le mois de janvier 2022 a été marqué par une anomalie de +1,26°C par rapport à 1850-1900. Si l’anomalie observée en janvier se maintenait toute l’année, la température globale sur l’ensemble de 2022 serait de +1,174°C au-dessus de la période préindustrielle. Les deux années les plus chaudes ont été 2016 et 2020 avec respectivement +1,337°C et +1,33°C. D’après la plupart des climatologues, l’année 2022 devrait se situer dans la lignée de 2021, peut-être très légèrement plus chaude. Des niveaux record pourraient en revanche être de nouveau observés en 2023 en fonction des conditions dans le Pacifique, avec le probable retour d’El Niño.

Source: global-climat.

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According to the latest ERA5 data, and pending those from NASA and NOAA, January 2022 was the 6th hottest month, with +0.468°C above the 1981-2010 average.
It should be noted that January 2022 is the hottest ever observed in a pronounced La Niña context. If we look in thearchives of the months of January warmer than 2022, we note that only January 2017 was preceded by a Niña event which was however weaker than in 2022. In addition, January 2017 followed an exceptionally hot year 2016.
La Niña conditions are currently present in the Pacific. According to NOAA, they should be maintained in the first months of 2022, then there should be a transition to neutral conditions from April. Since December, a Kelvin wave has been observed, moving east along the Equator. It generates layers of warm water that are normally confined to the west of the ocean basin and that now spread eastward from the Pacific. With the coming warming of surface waters to the east, we could see favorable conditions for El Niño, but it is still far too early to be certain.
The month of January 2022 was marked by an anomaly of +1.26°C compared to 1850-1900. If the anomaly observed in January were maintained throughout the year, the global temperature for the whole of 2022 would be +1.174°C above the pre-industrial period. The two hottest years were 2016 and 2020 with +1.337°C and +1.33°C respectively. According to most climatologists, the year 2022 should be in line with 2021, perhaps very slightly warmer. On the other hand, record levels could be observed again in 2023 depending on the conditions in the Pacific, with the probable return of El Niño.
Source: global-climat.

Source: ERA5

La fonte de l’Everest // The melting of Mt Everest

Dans plusieurs notes publiées entre 2017 et 2021, j’ai alerté sur la fonte des glaciers dans l’Himalaya. Bien que leurs zones d’accumulation soient situées à des altitudes plus élevées que leurs homologues alpines, elles subissent l’impact du réchauffement climatique et fondent à une vitesse incroyable.
Selon une étude publiée le 1er février 2022 par une équipe de l’Université du Maine, la fonte du plus haut glacier de l’Everest se produit à un rythme alarmant. Les découvertes de l’équipe scientifique montrent que la glace qui avait mis des décennies à s’accumuler fond chaque année, mettant en danger à la fois les alpinistes et ceux qui dépendent du glacier pour l’eau potable et l’irrigation.
Début 2019, le National Geographic et l’expédition Perpetual Planet Everest de Rolex ont lancé « l’enquête scientifique la plus exhaustive » jamais effectuée dans l’Himalaya. Dans le cadre de cette expédition, les scientifiques ont extrait la plus haute carotte de glace de tous les temps et ont installé les deux stations météorologiques automatiques les plus hautes du monde.
En étudiant la carotte de glace prélevée sur le glacier South Col, ainsi que les données des stations météorologiques et des images satellites, les chercheurs ont découvert que les effets du changement climatique n’avaient pas seulement atteint le sommet de la plus haute montagne du monde, mais ils avaient aussi considérablement modifié le paysage au cours des deux dernières décennies. Les chercheurs ont découvert que le glacier South Col avait perdu son manteau neigeux, ce qui a accéléré le processus de fonte.
Les scientifiques ont découvert que le glacier South Col a perdu 54 mètres d’épaisseur au cours des 25 dernières années. Cela signifie qu’il a fondu plus de 80 fois plus vite que pendant les 2 000 ans qu’il a fallu pour former la couche supérieure du glacier. Les chercheurs accusent le réchauffement de la température de l’air, la perte d’humidité et les vents violents.
L’expédition répond à la question que beaucoup de gens se posent : les plus hauts glaciers de la planète sont-ils affectés par le changement climatique d’origine anthropique? La réponse de l’étude est définitivement oui, et de manière très significative depuis la fin des années 1990.
Les chercheurs avertissent également que la perte de la glace du glacier South Col pourrait mettre à nu encore davantage le substratum rocheux, ce qui pourrait rendre les expéditions d’ascension de l’Everest plus dangereuses dans les décennies à venir.
Source : Yahoo Actualités.

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In several posts published between 2017 and 2021, I alerted to the melting of glaciers in the Himalayas. Although their accumulation zones are located at higher altitudes than their counterparts in the Alps, they undergo the impact of global warming and melt at an incredible spped.

According to a study published on Frebruary 1st, 2022 by a team from the University of Maine, melting on Mount Everest’s highest glacier is occurring at an alarming pace. The team’s findings suggest that ice that had taken decades to accumulate is melting away each year, jeopardizing both climbers and those who depend on the glacier for drinking water and irrigation.

In early 2019, National Geographic and Rolex’s Perpetual Planet Everest Expedition began « the most comprehensive scientific investigation » ever attempted in the Himalayas. As part of that expedition, the scientists obtained the highest-ever ice core and established the world’s two highest automatic weather stations.

By studying the ice core, taken from the South Col Glacier, as well as data from weather stations and satellite imagery, the researchers found that effects of climate change had not just reached the top of the highest mountain in the world, but had significantly altered its landscape in the last two decades. The researchers found that the South Col Glacier has lost ithe snowpack covering the hard ice of the glacier, which has accelerated the melting process.

The scientists found that the South Col Glacier has lost 54 meters of thickness in the last 25 years. This means it has melted over 80 times faster than the 2,000 years it took to form the top layer of the glacier. The researchers blame warming air temperatures, loss of humidity, and strong winds.

The expedition answers the question whether the highest glaciers on the planet are impacted by human-related climate change. The answer is definitely yes, and very significantly since the late 1990s, qccording to the study.

The researchers also warn that the loss of the glacier ice could lead to significantly more exposed bedrock, which could make Mount Everest climbing expeditions more dangerous in the decades to come.

Source: Yahoo News.

Vue du glacier South Col (Crédit photo : Wikipedia)

Le mot « extrême » inadapté à certains événements climatiques // The word « extreme » unsuitable for certain weather events

Avec l’accumulation d’événements extrêmes au cours des dernières semaines, les Américains prennent de plus en plus conscience qu’ils sont liés au réchauffement climatique, ou au « changement climatique » comme ils préfèrent appeler le phénomène.
Tout juste un mois après le début de l’année 2022, une série d’événements météorologiques extrêmes a paralysé les principales conurbations des États-Unis, provoquant des pannes de courant dans le Massachusetts, un embouteillage gigantesque en Virginie et l’annulation de centaines de vols. Les scientifiques expliquent que tout cela est lié au changement climatique car les températures plus chaudes provoquent davantage de précipitations, avec des tempêtes plus violentes, et des changements de vent qui apportent des vagues d’air froid dans des endroits épargnés jusque là.
En janvier 2022, plusieurs tempêtes de neige d’une rare violence ont frappé le sud des Etats Unis, avec plus de 30 centimètres de neige à Boone, en Caroline du Nord. Une autre tempête a bloqué des voitures pendant plus de 24 heures sur l’I-95 en Virginie où on a relevé une couche de plus de 30 cm, bien plus que les quelques centimètres prévus par les bulletins météo.
Le 3 février 2022, plus de 100 millions d’Américains, de la Nouvelle-Angleterre aux Rocheuses, se sont retrouvés sous alerte météo hivernale. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le Texas a été recouvert de glace et de neige, avec des températures inférieures à zéro. Cela a provoqué des pannes de courant chez des dizaines de milliers d’habitants, un an seulement après qu’une série de violentes tempêtes hivernales ait laissé des millions de personnes sans électricité dans cet Etat.
Les vagues de chaleur estivales et les pluies torrentielles deviennent également plus intenses. Les sept dernières années ont été les sept années les plus chaudes de l’histoire. Juillet 2021 a été le mois le plus chaud jamais enregistré et 25 pays ont connu leur année la plus chaude de tous les temps. En septembre, la ville de New York a été frappée par l’ouragan Ida, qui a entraîné des précipitations record, des inondations dans les sous-sols et les rues et la mort de 46 personnes dans l’Etat de New York.
En fait, certains climatologues pensent qu’un nouveau terme serait nécessaire pour faire référence aux conditions météorologiques les plus extrêmes. En effet, la manière habituelle de définir ces événements ne montre pas à quel point ils peuvent devenir violents. Un chercheur a déclaré : « L’un des problèmes avec le mot « extrême », c’est que une fois qu’on l’a utilisé, il est assez difficile de définir des événements qui sont davantage extrêmes. » Le fait qu’en météorologie le même mot «extrême» puisse désigner à la fois un puissant ouragan et un ouragan totalement dévastateur pourrait inciter les gens à sous-estimer la gravité croissante de ces événements.
Il est particulièrement difficile de s’adapter aux conditions météorologiques les plus extrêmes. Tout comme les villes du sud doivent soudainement faire face à la neige, les zones habituellement tempérées connaissent des vagues de chaleur anormales. En juin 2021, les températures ont dépassé 38 ° C pendant plusieurs jours dans le nord-ouest du Pacifique qui est habituellement doux. Cette chaleur a causé plus de 600 décès supplémentaires dans l’Oregon et l’État de Washington. Un an plus tôt, le 20 juin 2020, le thermomètre avait montré 40°C à Verkhoïansk, en Russie, la température la plus chaude jamais enregistrée au nord du cercle polaire arctique.
En juillet 2021 en Allemagne, certaines régions ont reçu presque deux fois plus de pluie en deux jours que pendant tout le mois le reste du temps. Tous les records de précipitations ont été battus; des dizaines de milliers de maisons ont été inondées et au moins 180 personnes ont perdu la vie.
De la même façon que le réchauffement climatique signifie des températures moyennes plus élevées, les conditions hivernales deviennent également plus extrêmes en raison de l’effet du changement climatique sur le courant jet ou jet stream. Les études effectuées au cours des dix dernières années tendent à montrer que le jet stream n’a pas le même comportement qu’autrefois. Il montre aujourd’hui des ondulations qui génèrent des conditions météorologiques inhabituelles. Toutes les tempêtes hivernales correspondent à de grandes inflexions vers le sud dans le courant-jet.
Il est évident que tant que nous continuerons à émettre des gaz à effet de serre qui emprisonnent plus de chaleur dans l’atmosphère, les événements hivernaux «super extrêmes» deviendront encore plus violents et imprévisibles.
Source : Yahoo Actualités.

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With the accumulation of extreme events in the past weeks, Americans are getting more and more aware that they are liked to global warming, or climate change as they’d rather call the phenomenon.

Just one month into 2022, a spate of extreme weather events have crippled major U.S. metro areas, causing power outages in Massachusetts, a daylong traffic jam in Virginia and the cancellation of hundreds of flights. Sxcientists warn that these are all connected to climate change, as warmer temperatures cause more precipitation, leading to heavier storms, and changing wind patterns bring blasts of cold air to previously unaffected locations.

In January, multiple unusually strong winter snowstorms hit the South, one of which dropped more than 30 centimeters of snow in Boone, N.C., while another caused cars to get stuck for more than 24 hours on I-95 in Virginia after more than 30 cm of snow fell far more than the few centimeters that had been predicted.

On February 3rd, 2022, more than 100 million Americans, from New England to the Rocky Mountains, found themselves under winter weather alerts. Such unlikely locations as Texas are experiencing ice and snow with below-freezing temperatures, causing tens of thousands of residents to experience blackouts, just one year after a series of remarkably severe winter storms left millions in the State without power.

Summer heat waves and heavy rainstorms are also getting more intense. The last seven years have been the seven hottest years in recorded history. Last July was the hottest month on record, and 25 countries experienced their warmest year ever. In September, New York City was hit by Hurricane Ida, which brought a record rainfall of 21 cm, causing flooding in basements and streets, and killing 46 people in the metropolitan region.

In fact, some climate scientists think a new term for the most extreme weather may be needed because the usual way of characterizing the events fails to capture how they keep getting more dramatic. Said one researcher : “One of the issues with ‘extreme’ is that once you’ve used that word, it’s kind of hard to talk about what it looks like when you have bigger extremes.” In short, the fact that “extreme weather” can refer to both a bad hurricane and an utterly devastating one might cause people to underestimate the increasing severity of these events.

Adapting to the constantly worsening weather is especially difficult. Just as southern cities are suddenly having to contend with snow, usually cool areas are seeing abnormal heat waves. In June 2021, temperatures were upwards of 38°C for days on end in the normally mild Pacific Northwest, leading to more than 600 excess deaths in Oregon and Washington state. One year earlier, on June 20th, 2020, the temperature in Verkhoyansk, Russia, reached 40°C, making it the hottest temperature ever recorded north of the Arctic Circle.

In July 2021 in Germany, some areas saw almost twice as much rain in two days as they normally get in the whole month, obliterating precipitation records, flooding tens of thousands of homes and killing at least 180 people.

What is more, even though global warming means higher average temperatures, winter weather is also getting more extreme, due to the effect of climate change on the jet stream. There has been a lot of research in the last decade suggesting that the jet stream is behaving differently now. It is wavier than it used to be, and whenever the jet stream takes these big north-south swings, unusual weather conditions tend to unfold along with those. All of these winter storms are associated with big southward dips in the jet stream.

As long as humans keep sending greenhouse gases into the atmosphere, trapping more heat, these “super-extreme” winter events will become even more shocking and unpredictable.

Source: Yahoo News.

Les deux courants jet de l’hémisphère nord (Source: Météo France)