Islande : nouvelle éruption à l’approche ? // Iceland : is a new eruption getting closer ?

Dans un entretien accordé aux médias islandais, le Met Office explique que des dizaines de petits séismes ont été enregistrés à l’est de Sýlingafell le 11 octobre 2025 au soir. L’essaim sismique a débuté vers 20 heures et a duré environ une heure avant de disparaître peu à peu. Cela laisse supposer que la prochaine éruption sur la péninsule de Reykjanes ne devrait pas tarder et que « le magma devrait bientôt percer la surface ».
Les volcanologues du Met Office expliquent avoir déjà observé ce type d’activité, généralement quelques semaines avant le début d’une éruption. Selon eux, cela signifie que le magma s’approche d’une fracture ou d’une faiblesse de la croûte.
La pression à l’intérieur de la chambre magmatique continue de monter, mais la question est toujours de savoir quand cette pression deviendra suffisamment élevée pour déclencher une intrusion magmatique et, à terme, une éruption. « Il est difficile de déterminer précisément le moment où cela se produira. » Cependant, selon le Met Office, « d’après l’expérience passée, on peut s’attendre à une éruption dans deux à trois semaines, voire un mois. Le même phénomène s’est produit avant l’éruption de novembre dernier : un petit essaim sismique a été observé vers le 4 novembre, et l’éruption a commencé le 20 ou le 21. En mai 2024, un essaim semblable s’est produit dans la nuit du 10 mai et a été suivi de l’éruption du 29. Reste à savoir si ce schéma se reproduira, mais nous devons nous y préparer.»
Il convient de noter qu’il n’y a eu pratiquement aucune activité sismique dans la région depuis la fin de l’éruption à l’été 2025, de sotye que l’essaim du 11 octobre au soir a immédiatement donné l’alerte sur les systèmes de surveillance internes du Met Office. L’essaim sismique a cessé progressivement et n’a pas été suivi d’autres événements. De plus, aucune déformation mesurable du sol n’a été observée.
Source : Met Office.

Image webcam de la dernière éruption

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In an interview with the Icelandic news media, the Icelandic Met Office explains that dozens of small earthquakes east of Sýlingafell were recorded on 11 October 2025 in the evening. The seismic swarm began around eight o’clock and lasted for about an hour before it subsided, It suggestd that the wait for the next eruption on the Reykjanes Peninsula may be nearing its end and that “the magma is approaching a breaking point”

Volcanologists at the Met Office say they have seen this kind of activity before, typically a few weeks before an eruption begins. It means that the magma is nearing some kind of fracture or weakness in the crust.

Pressure inside the magma chamber continues to build, but the question is always when that pressure becomes high enough to trigger a magma intrusion and ultimately an eruption. “It’s difficult to pinpoint exactly when that happens.”

However, according to the Met Office, “based on past experience, one might expect an eruption in two to three weeks, maybe a month. The same thing happened before the eruption last November — there was a small swarm around November 4th, and the eruption began on the 20th or 21st. In May2024, a similar swarm occurred on the night of May 10th, and the eruption followed on the 29th. Whether this is the same pattern remains to be seen, but it’s something we have to be prepared for.”

It should be noted that there has been virtually no seismic activity in the area since the eruption ended in the summer 2025, which made last night’s swarm stand out and immediately alert the Met Office’s internal monitoring systems. The seismic swarm died down and was not followed by other events. Besides, there was no measurable ground deformation.

Source : Met Office.

Islande : l’heure d’une nouvelle éruption approche // Iceland : Time for a new eruption approaches

Selon le Met Office islandais, une nouvelle éruption est susceptible de se produire le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur dans quelques semaines. L’analyse des événements passés a permis d’estimer la fourchette de volumes nécessaire pour le déclenchement de la prochaine intrusion magmatique ou de la prochaine éruption.
L’utilisation d’un modèle géodésique permet de calculer le temps nécessaire pour recharger ces volumes spécifiques dans la chambre magmatique, en tenant compte des incertitudes qui y sont associées.
À ce jour, on estime que le volume minimum de 11 millions de mètres cubes a été atteint le 27 septembre 2025 et le volume maximum de 23 millions de m3 sera atteint le 18 décembre, sous réserve qu’il n’y ait pas de fluctuations dans le système d’alimentation.

Source : IMO

Une fois le volume minimum atteint, on considère qu’il existe une forte probabilité d’intrusion magmatique et d’éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkur. Une éruption peut survenir à tout moment une fois le volume minimum atteint. Cette période, du 27 septembre au 18 décembre, représente la prévision à moyen terme. Elle peut évoluer en fonction des variations du débit d’alimentation magmatique et sera mise à jour en conséquence. Comme lors des événements précédents, les prévisions à court terme seront publiées par le Met Office dès que le réseau de surveillance en temps réel détectera une nouvelle propagation du dyke magmatique.
Pour ces raisons, le Met Office a décidé de relever le niveau d’alerte volcanique pour la zone Reykjanes-Svartsengi de 1 à 2. Une nouvelle carte d’évaluation des risques a été publiée et est valable du 25 septembre au 14 octobre 2025, sauf si des changements d’activité nécessitent une mise à jour.
Source : Met Office.

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According to the Icelandic Met Office, a new eruption is likely to occur along the Sundhnúkur crater row in a few weeks. Analysis of past events has enabled an estimate of the likely volume range required to trigger the next magma intrusion or eruption.

By using a geodetic model, it is possible to calculate the time needed to recharge these specific volumes, including their associated uncertainties.  As of today, it is assessed that the lower volume of 11 million cubic meters was reached on 27 September 2025 and the upper vomume of 23 million m3 will be reached on 18 December, provided no fluctuations occur in the feeding system.

Once the lower volume is reached, it is considered that we have entered a period with increased likelihood of a new intrusion and/or eruption. An eruption may occur any time after this lower volume is reached. This time period from 27 September to 18 December represents the medium-term forecast. This forecast will change based on variations in the magma inflow rate and will be updated accordingly. As in previous events the short-term forecast will be issued as soon as the real-time IMO monitoring network detects new activity indicative of a dike propagation.

For these reasons the IMO has decided to increase the volcano alert level for Reykjanes-Svartsengi from 1 to 2 and, accordingly, a new hazard assessment map for the area has been issued and is valid from 25 September to 14 October 2025, unless activity changes require an update.

Source : Met Office.

La Faille de Sagaing (Myanmar) et la Faille de San Andreas (Californie)

Que ce soit en volcanologie ou en sismologie, le niveau de prévision est très faible. Si nous sommes capables d’anticiper certaines éruptions, nous ignorons totalement à quel moment les puissants séismes se produiront. Nous savons que certaines régions du monde sont particulièrement exposées à des événements majeurs, mais nous ignorons quand.
Une récente étude par le California Institute of Technology (Caltech) établit un parallèle entre le séisme de magnitude M7,7 qui a secoué la Birmanie le 28 mars 2025 et le Big One prédit par les scientifiques américains sur la faille de San Andeas en Californie.
L’étude du Caltech, publiée le 11 août 2025 dans les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences, a utilisé l’imagerie satellite du mouvement de la faille de Sagaing en mars 2025 pour améliorer les modèles de comportement de ce type de failles. L’étude indique que les failles décrochantes, comme celles de Sagaing et de San Andreas, sont susceptibles de provoquer des séismes sensiblement différents de ceux du passé et beaucoup plus puissants. La faille de Sagaing s’étend en suivant une ligne relativement rectiligne du nord au sud du Myanmar. Au fur et à mesure que les deux côtés de la faille se déplacent lentement l’un par rapport à l’autre dans des directions opposées, des contraintes s’accumulent. Lorsqu’elles atteignent un point de rupture, la faille accélère son glissement, ce qui provoque un séisme. Les failles de Sagaing et de San Andreas sont très similaires – ce sont deux failles décrochantes relativement rectilignes qui s’étendent sur des centaines de kilomètres – et le séisme de 2025 au Myanmar met donc en lumière les futurs séismes qui pourraient se produire sur la faille de San Andreas.
Les failles comme celle de San Andreas ne reproduisent pas nécessairement les événements du passé. Autrement dit, le prochain puissant séisme en Californie pourrait être plus important que tous ceux observés auparavant. C’est ce que les sismologues du Caltech ont conclu après avoir étudié le séisme au Myanmar qui a fait plus de 5 000 morts et causé d’importants dégâts. Les scientifiques ont constaté que la faille de Sagaing, responsable de l’événement, s’est rompue sur une zone plus vaste, et à des endroits inattendus, comparé aux événements précédents. Les failles de Sagaing et de San Andreas étant similaires, ce qui s’est produit au Myanmar pourrait permettre de mieux comprendre ce qui pourrait se passer en Californie. Une étude récente a montré que les futurs séismes pourraient ne pas être la simple répétition de ceux du passé. Les ruptures successives le long d’une faille donnée, même aussi simple que celles de Sagaing ou de San Andreas, peuvent être très différentes, avec des glissements bien plus importants que précédemment
La faille de San Andreas est la plus longue faille de Californie, s’étendant sur environ 1 200 kilomètres. En 1906, une rupture dans sa partie nord a provoqué un séisme dévastateur de magnitude M7,9 qui a fait plus de 3 000 morts.
Comme écrit plus haut, les séismes sont imprévisibles, mais les géologues préviennent depuis longtemps que la faille de San Andreas provoquera un séisme de magnitude M6,7 ou plus à un moment donné. Selon l’USGS, la zone la plus proche de Los Angeles a 60 % de chances de connaître un séisme de magnitude M6,7 ou plus au cours des 30 prochaines années. La faille de Sagaing, longue de 1 400 km, est semblable à celle de San Andreas : il s’agit de failles longues, droites et décrochantes, ce qui signifie que les roches glissent horizontalement avec peu ou pas de mouvement vertical. Les géologues s’attendaient à ce que la rupture sur la faille de Sagaing se produise sur une section de 300 kilomètres de long, là où aucun séisme important ne s’était produit depuis 1839. Cette hypothèse reposait sur l’hypothèse du décalage sismique, qui prévoit qu’une section bloquée d’une faille – où il n’y a pas eu de mouvement depuis longtemps – glisse pour rattraper son retard. Cependant, dans le cas de la faille de Sagaing, le glissement s’est produit sur plus de 500 km, ce qui signifie qu’elle a rattrapé son retard avant de glisser plus loin. Les chercheurs ont utilisé une technique spéciale pour corréler les images satellite avant et après l’événement. Ces images ont révélé qu’après le séisme, le côté est de la faille s’est déplacé vers le sud d’environ 3 mètres par rapport au côté ouest. Les scientifiques affirment que la technique d’imagerie utilisée pourrait contribuer à améliorer les futurs modèles sismiques.
Source : Live Science, Caltech.

 

Comme on peut le voir sur cette carte, la plaque indienne entre en collision avec la plaque eurasienne ; des tensions s’accumulent par frottement le long de la faille de Sagaing.Cette dernière glisse sur une section de 200 km, libérant une énergie qui s’évacue sous forme de séisme. (Source : USGS, Advancing Earth and Space Sciences)

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Whether in volcanology or in seismology, the level of prediction is very low. If we are able to anticipate some eruptions, we don’t know when powerful earthquakes will take place. Wey areas in the world wheresignificant events may occur, but we don’t know when.

A recent article published in the website Live Science is a confirmation of all this. It makes a parallel between the M7.7earthquake that shook Myanmar on 28 March 2025 and the Big One predicted by USGS scientists on the San Andeas Fault in California.

A new study from Caltech released in August 2025 in the journal Proceedings of the National Academy of Sciences uses satellite imaging of the Sagaing Fault’s motion to improve models of how such faults may behave in the future. The study indicates that strike–slip faults, like the Sagaing and the San Andreas, may be capable of earthquakes that are significantly different from past known earthquakes and potentially much larger. The Sagaing fault runs in a relatively straight north-to-south line throughout Myanmar. As its two sides slowly move against one another in opposite directions, stress accumulates along the fault. When the stress buildup reaches a breaking point, the fault slips rapidly, causing an earthquake. The Sagaing and San Andreas faults are very similar – both relatively straight strike-slip faults running hundreds of kilometers – and the 2025 Myanmar earthquake, therefore, sheds light on possible future earthquakes on the San Andreas fault.

Indeed,, faults like San Andreas don’t necessarily repeat past behavior, which means the next big earthquake in California has the potential to be larger than any seen before. This is what Caltech seismologists concluded from studying Myanmar’s earthquake which killed more than 5,000 people and caused widespread destruction. Scientists found that the Sagaing fault, which was responsible for the event, ruptured across a larger area, and in places that they wouldn’t have expected based on previous events.

As the Sagaing and San Andreas faults are similar, what happened in Myanmar could help researchers better understand what might happen in California. The latest study shows that future earthquakes might not simply repeat past known earthquakes. Successive ruptures of a given fault, even as simple as the Sagaing or the San Andreas faults, can be very different and can release even more than the deficit of slip since the last event.

The San Andreas Fault is the longest fault in California, stretching about 1,200 kilometers. In 1906, a rupture in the northern section of the fault caused a devastating M7.9 earthquake that killed more than 3,000 people.

Earthquakes are notoriously unpredictable, but geologists have long warned that the San Andreas Fault will produce another massive earthquake at some point. For instance, according to the USGS, the area nearest to Los Angeles has a 60% chance of experiencing a magnitude 6.7 or greater in the next 30 years.

The 1,400 km Sagaing Fault is similar to the San Andreas Fault in that they are both long, straight, strike-slip faults, which means the rocks slide horizontally with little or no vertical movement.

Geologists were expecting the Sagaing Fault to slip somewhere along its extent. Specifically, they thought that the rupture would take place across a 300-kilometer-long section of the fault where no large earthquakes had occurred since 1839. This expectation was based on the seismic gap hypothesis, which anticipates that a stuck section of a fault – where there hasn’t been movement for a long time – will slip to catch up to where it was.

However, in the case of Sagaing, the slip occurred along more than 500 km of the fault, meaning that it caught up and then extended farther. The researchers used a special technique to correlate satellite imagery before and after the event. Those images revealed that after the earthquake, the eastern side of the fault moved south by about 3 meters relative to the western side. The scientists say that the imaging technique they used could help improve future earthquake models.

Source : Live Science, Caltech.

Licenciements et réductions budgétaires aux États Unis : Trump joue avec le feu // U.S. layoffs and budget cuts : Trump is playing with fire

La presse américaine, CNN en tête, vient de tomber à bras raccourcis sur la politique de licenciements et de réduction des subventions allouées aux agences en charge de la surveillance des risques naturels aux États Unis par l’Administration Trump.

Les journalistes rappellent au public qu’un séisme majeur – le « Big One » – frappera probablement les États-Unis dans les prochaines décennies. Outre la faille de San Andreas, un danger menace les fonds marins au large de la côte nord-ouest du Pacifique. Après des siècles de frottement de deux plaques tectoniques l’une contre l’autre, la zone de subduction de Cascadia, qui s’étend du nord de la Californie à la Colombie-Britannique, pourrait bien se rompre de notre vivant. Le séisme provoqué par cet événement, de magnitude M9,0, pourrait être dévastateur, accompagné d’un tsunami pouvant atteindre 30 mètres de haut, qui submergerait les villes et villages côtiers. Les chiffres officiels estiment qu’environ 13 800 personnes pourraient mourir et plus de 100 000 autres être blessées. Il pourrait s’agir de la pire catastrophe naturelle que les États-Unis aient connue au cours de l’époque moderne. De nombreux scientifiques affirment que le pays n’est pas préparé à affronter une telle catastrophe. L’équipe scientifique qui a passé des décennies à surveiller la situation a été décimée par les réductions de personnel décidées par l’Administration Trump.

Source: USGS

La plupart des scientifiques interrogés par les médias ont refusé de commenter la situation par crainte de représailles. La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), qui supervise les tsunamis et les tempêtes solaires, n’a pas répondu aux questions de CNN.

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Les coupes budgétaires rendent difficile la maintenance des sismographes et des capteurs océaniques qui mesurent la vitesse de propagation des vagues de tsunami. Un scientifique a déclaré : « Être capable de détecter, de prévoir et d’alerter la population de l’arrivée d’un tsunami sauverait des centaines, voire des centaines de milliers de vies. On court un risque en réduisant les capacités de la NOAA à effectuer ce travail.» Des équipes de l’USGS se rendent sur le terrain chaque été pour réparer les instruments. Cela deviendra encore plus difficile car ces fonctionnaires fédéraux, et ceux d’autres agences, se sont vu interdire d’effectuer de nouvelles dépenses, ce qui rend cet tâche pourtant cruciale encore plus ardue.
À l’instar des sismographes disséminés le long de la côte, la NOAA maintient un réseau de capteurs en eaux profondes, conçus pour alerter les scientifiques en cas de déferlement d’une vague de tsunami. Les deux centres d’alerte aux tsunamis de l’agence et le programme du Service météorologique national, qui s’efforce de moderniser ses logiciels obsolètes, ont subi des licenciements. Ces centres de surveillance, fonctionnent 24h/24 et 7j/7 et étaient déjà en sous-effectif. Les nouvelles réductions sont donc extrêmement préoccupantes, notamment compte tenu de la menace d’un séisme et d’un tsunami majeurs dans le Pacifique Nord-Ouest. Tous les scientifiques s’accordent à dire que ces réductions de personnel et les coupes budgétaires accroissent le risque de tsunami et de séisme aux États-Unis ; en cas d’événement majeur, elles auront des conséquences dévastatrices pour les populations côtières et l’économie américaine.

Les capteurs océaniques permettent de suivre la progression des vagues de tsunami (Source: NOAA)

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Il existe deux principaux bureaux de l’USGS chargés de surveiller l’activité volcanique : l’un à Hawaï et l’autre en Alaska. Certains volcanologues de l’USGS ont bénéficié du programme de démission différée. Les observatoires volcanologiques sont surveillés 24h/24 et 7j/7, et en cas d’éruption volcanique majeure, tout le monde est sur le pont. Par conséquent, le manque de personnel se fera nettement sentir en cas de crise volcanique, car tous les scientifiques doivent être mobilisés pour assurer la charge de travail.

Le Kilauea à Hawaï est en éruption intermittente depuis 2024 et d’autres éruptions sont à venir. Les volcanologues surveillent également le Grand Sitkin, un volcan des Aléoutiennes qui émet lentement de la lave depuis le début de l’éruption en 2021. Un autre volcan à surveiller de près est le mont Spurr, en Alaska, où une activité sismique a été détectée récemment.

En Alaska, le Mont Spurr a montré des signes d’activité ces dernières semaines (Crédit photo: AVO)

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Si la plupart des dangers les plus importants nécessitant une surveillance constante se produisent sur Terre, d’autres dangers sommeillent dans le cosmos, notamment, ceux liés à l’activité du Soleil. Les tempêtes solaires se produisent lorsque le Soleil projette du plasma et d’autres particules chargées qui transportent le champ magnétique solaire vers la Terre. Les tempêtes qui en résultent peuvent créer de belles aurores boréales, mais elles peuvent aussi perturber nos réseaux électriques et nos systèmes radio. Ce type de tempêtes est d’autant plus fréquent que le Soleil est dans une phase particulièrement active.
Une douzaine d’experts travaillent au Space Weather Prediction Center de la NOAA à Boulder, dans le Colorado, avec généralement deux scientifiques par équipe de 24 heures. Trois employés ont récemment été licenciés.
Le lancement d’un nouveau satellite était prévu pour mieux mesurer et prévoir la météorologie spatiale, mais l’incertitude autour de la situation actuelle pourrait menacer l’avenir de ce programme certes modeste, mais important.

Source: NASA

Source : Médias d’information américains.

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The U.S. News media,, led by CNN, have just attacked the Trump Administration’spolicy of layoffs and reductions in funding allocated to agencies in charge of the monitoring of natural risks in the United States.

The journalists remind the public that sometime between today and 200 years from now, scientists say a major earthquake – “the Big One” – will hit the United States. Aside from the San Andreas Fault, there is a danger lurking on the sea floor off the Pacific Northwest’s coast: After centuries of two tectonic plates pushing up against each other, the Cascadia subduction zone that runs from Northern California to British Columbia is due to rupture, possibly in our lifetimes. The resulting earthquake could be a devastating M9.0 event, and the subsequent tsunami could be 30 meters high, overwhelming coastal cities and towns. Official figures warn that around 13,800 people could die and more than 100,000 others could be injured. It could be the worst natural disaster the United States has seen in modern times. And many scientists say we are less prepared for it than ever before. The team of scientists that has spent decades keeping watch is being decimated by the Trump Administration’s staffing cuts.

Most scientsist interviewed by the media declined to comment the situation for fear of reprisals. The National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), which oversees tsunamis and solar storms, did not return a request for comment from CNN.

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The budget cuts make it difficultto fix earthquake seismographs and deep ocean sensors that capture how fast tsunami waves are traveling. One scientist said : “Being able to detect forecast and alert people of an incoming tsunami will save hundreds, if not hundreds of thousands of lives. That is the risk we face by reducing the capability to do this work at NOAA.” Teams of scientists from the USGS typically go out every summer to fix broken instruments. This will become more difficult after federal workers there and at other agencies were told they could spend no more than $1 on any single expense, making that critical task increasingly difficult.

Similar to the seismographs scattered along the NOAA keeps a network of sensors deep in the ocean, designed to alert scientists when a tsunami wave rolls through. The agency’s two tsunami warning centers and the National Weather Service program working to modernize their outdated software systems have been hit with firings. The 24/7 monitoring centers were already thinly staffed, and the further reductions are deeply concerning, especially given the threat of an earthquake and tsunami in the Pacific Northwest. All scientists agree to say that these staff cuts and the potential budget cuts make the United States more at risk for a tsunami and earthquake ; they will have devastating impacts for coastal populations and the US economy.

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There are two main USGS offices monitoring volcano activity – one in Hawaii and the other in Alaska. Some USGS volcano scientists have taken the deferred resignation program. The volcano observatories are monitored 24/7, and if there is a big volcanic eruption, it turns into an all-hands-on-deck situation. As a consequence, the staffing shortages will be made much, much worse when there’s a volcanic crisis, because all staff needs to be brought on board to cover the workload.

The Kilauea volcano in Hawaii has been erupting on and off since last year and more eruptions are to come. Volcanologists are also closely watching Great Sitkin, a volcano in the Aleutians that has been slowly spewing lava since it began erupting in 2021. Another volcano to be closely monitored is Alaska’s Mt. Spurr, where recent seismic activity has been detected.

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While many of the biggest hazards that take constant monitoring happen on earth, there are others in the cosmos. Particularly, from the sun. Solar storms happen when the sun flings plasma and other charged particles carrying the sun’s magnetic field toward Earth. The resulting storms can create nice auroras, but they can also wreak havoc on our electric grids and radio systems. And these kinds of storms have been happening more because the sun is in a particularly active phase.

There are roughly a dozen experts who work at NOAA’s Space Weather Prediction Center in Boulder, Colorado, with generally two scientists on any given 24-hour shift. They have recently lost three employees.

The launch of a new satellite had been planned to better measure and predict space weather, but the current uncertainty could threaten the future of a small but important program.

Source : U.S. News media.