Covid-19 : A lire avant d’aller en Islande // Covid-19 : Read this before you travel to Iceland

Si vous avez décidé de vous rendre en Islande dans les prochaines semaines, vous allez devoir faire face à certains obstacles à cause de la crise sanitaire de Covid-19.

Tous les passagers arrivant en Islande ont le choix entre une quarantaine de 14 jours OU une double procédure de test COVID avec une quarantaine de 5 à 6 jours (avec des exemptions pour les enfants, les passagers en transit et les voyageurs avec un certificat d’infection antérieure au COVID-19 qui répond aux critères gouvernementaux).

Le premier test COVID s’effectue à l’arrivée et le second 5 à 6 jours plus tard. Entre les 2 tests, les arrivants doivent se mettre en quarantaine.

Une fois en Islande, vous devez savoir qu’un nouveau système de codage couleur COVID-19 vient d’être introduit dans le pays. Selon le nouveau système, le nombre de personnes autorisées à se rassembler en Islande ne dépassera jamais 100 pendant la pandémie. La règle de distanciation sociale de deux mètres s’applique également à tous les codes de couleur.

Actuellement, le code d’alerte le plus élevé, Rouge, est en vigueur. Ce code signifie que seulement 5 à 20 personnes peuvent se rassembler à la fois. Les masques sont obligatoires lors de l’utilisation des transports en commun, dans les magasins, lors du passage d’une zone de prévention des maladies à une autre et pour les services qui nécessitent une proximité. Le public est invité à ne passer du temps qu’avec un nombre limité de personnes.

Le niveau suivant est Orange. Entre 20 et 50 personnes peuvent se rassembler à ce stade, et des masques sont nécessaires pour les transports en commun et pour les services qui nécessitent une proximité. Le public est invité à entrer en contact avec un nombre limité de personnes et à faire preuve de prudence envers ceux qui appartiennent à des groupes fragiles (personnes âgées par exemple).

Le code Jaune signifie que 50 à 100 personnes peuvent se rassembler. Les masques sont obligatoires pour les transports en commun et pour les services nécessitant une proximité.

La nouvelle norme est représentée par un code de couleur Gris. Dans ce cas, 50 à 100 personnes peuvent se rassembler à la fois et les masques ne sont plus nécessaires.

Comme indiqué ci-dessus, la règle de distanciation sociale de deux mètres s’applique à toutes les couleurs, même grise.

Source: Icelandair et le gouvernement islandais.

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If you have decided to travel to Iceland in the next few weeks, you will have to face some obstacles because of the Covid-19 sanitary crisis.

All passengers arriving in Iceland must choose a 14-day quarantine OR a double COVID-testing procedure along with quarantine for 5-6 days (with exemptions for children, transit passengers, and travellers with a certificate of previous COVID-19 infection that meets the government criteria).

The first COVID test is at the border on arrival and the second 5-6 days later. In between the 2 tests, arrivals must go into quarantine.

Once in Iceland, you need to know that a new COVID-19 colour coding system has just been introduce d in the country. According to the new system, the number of people allowed to gather in Iceland will never exceed 100 during the pandemic. The two-meter social distancing rule will apply as well for all colour codes.

At present, the highest alert code, Red, is in effect. This code applies when only 5-20 people may gather at once. Face masks are required when using public transportation, in stores, when going from one disease prevention area to another, and for services that require proximity. The public is asked to spend time only with a limited number of people.

The next level below is Orange. Between 20 and 50 people may gather at this stage, and face masks are required for public transportation and for services that require proximity. The public is asked to spend time with a limited number of people and to exercise caution around those who belong to sensitive groups.

The Yellow code is in effect when 50-100 people may gather at once. Face masks are required for public transportation and for services that require proximity.

The new norm is represented with a Grey colour code. Here, 50-100 people may gather at once, and face masks are no longer required.

As stated above, the two-meter social distancing rule applies for all stages, even for the gray one.

Source : Icelandair and Icelandic government.

Source : Gouvernement islandais

Fonte et recul des glaciers islandais // Melting and retreat of Icelandic glaciers

Selon une nouvelle étude publiée dans Frontiers in Earth Science, les glaciers islandais ont perdu environ quatre milliards de tonnes de glace en moyenne au cours des 130 dernières années. La moitié de cette perte s’est produite au cours du dernier quart de siècle.

Des scientifiques islandais du Met Office et de différents organismes des Sciences de la Terre ont retracé l’évolution des glaciers depuis leur plus grande étendue de la fin du 19ème siècle jusqu’à aujourd’hui. Au total, les glaciers ont perdu entre 410 et 670 milliards de tonnes de glace entre 1890 et 2019. Ils ont reculé rapidement au cours de la première partie du 20ème siècle, mais les fluctuations naturelles du modèle climatique ont ralenti leur recul des années 1960 aux années 1990. Aujourd’hui, ils fondent de plus en plus rapidement en raison du réchauffement climatique.

Environ la moitié de la perte de masse de glace des glaciers islandais s’est produite entre l’automne 1994 et l’automne 2019, avec une perte d’environ 220 à 260 milliards de tonnes, soit environ 10 milliards de tonnes par an. Ainsi, les glaciers ont perdu près de 16% de leur volume au cours de cette période. Le changement climatique est tenu responsable de ces changements rapides.

Selon la dernière étude, les glaciers islandais rétrécissent plus rapidement que leurs homologues ailleurs dans le monde, en dehors des calottes polaires. C’est l’un des effets  les plus évidents du réchauffement climatique. Même si les pays réussissaient à contenir leurs émissions de gaz à effet de serre et à empêcher une accélération du réchauffement climatique, les glaciers continueraient de fondre pendant des décennies.

Cependant, le réchauffement climatique n’est probablement pas le seul facteur qui explique  la fonte des glaciers islandais. Les scientifiques ont découvert que le glacier Vatnajökull a perdu 3,7 milliards de tonnes de glace lors de l’éruption volcanique de Gjálp en octobre 1996 et au cours de l’été 2010 – soit deux fois la perte de glace habituelle – en raison de l’éruption de l’Eyjafjallajökull. L’activité géothermique, le vêlage dans les lagons glaciaires et le frottement de la calotte glaciaire sur le substrat rocheux ont également contribué à la perte de masse de la glace.

Si l’on considère les glaciers individuellement, on constate que le Vatnajökull a perdu 45 mètres, le Langjökull 66 mètres et le Höfsjökull 56 mètres au cours des 130 dernières années. Dans le même temps, le Vatnajökull a perdu 12% de son volume, le Langjökull 29% et le Höfsjökull 25%.

Les glaciers ne reculent pas de façon linéaire et leur volume fluctue chaque année. Malgré une perte générale de glace au cours des dernières décennies, les glaciers ont repris de la vigueur au cours de l’hiver 2014-2015. Durant cette période, plusieurs systèmes de basse pression ont apporté des précipitations abondantes et ont été suivis d’un été relativement frais. C’est la dernière fois que les glaciers islandais ont pris de la masse pendant l’hiver et le seul hiver de ce type au cours des 25 dernières années.

Le rapport de 2018 de l’Icelandic Science and Technology Council prévoit que les glaciers islandais disparaîtront dans les siècles à venir à cause du réchauffement climatique si rien n’est fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. À l’échelle de la planète, la fonte des glaciers pourrait entraîner une hausse moyenne d’un mètre du niveau des océans au cours de ce siècle. Cette hausse est plus difficile à prévoir en Islande. En raison du rebond isostatique que j’ai mentionné précédemment (élévation des terres en raison de la masse plus faible de la glace), la hausse du niveau de la mer pourrait être moins significative autour de l’Islande, voire être inversée en certains endroits. De plus, certains scientifiques pensent que l’élévation des terres due à la fonte des glaciers pourrait augmenter la fréquence des éruptions volcaniques, mais cela reste à prouver. Pour mémoire, les dernières ont eu lieu en 2010 et 2014.

Source: Iceland Review.

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According to a new study published in Frontiers in Earth Science, Iceland’s glaciers have lost about four billion tonnes of ice on average over the past 130 years, and about half the loss of volume has occurred in the past 25 years.

Icelandic scientists from the Met Office and Earth Sciences organisations have traced the glaciers’ development from their largest extent at the end of the 19th century to now. In total, the glaciers have lost between 410-670 billion tonnes of ice between 1890 and 2019. They receded quickly during the first part of the 20th century but natural climate pattern fluctuations slowed their recession from the sixties to the nineties. Since then, they have receded quicker than before due to global warming.

About half of the ice mass loss on Icelandic glaciers happened from autumn 1994 to autumn 2019, with a loss of about 220-260 billion tonnes of ice, which amounts to about 10 billion tonnes per year. The glaciers have lost close to 16% of their volume in this period. Climate change is held responsible for these swift changes.

The result of the research is that on average, Icelandic glaciers shrink faster than most glacial areas in the world, outside the polar ice caps. This is one of the most evident results of global warming in the world. Even if people managed to contain their emission of greenhouse gasses and prevent further global warming, glaciers would continue to melt for decades.

However, global warming is probably not the only factor in Icelandic glaciers melting. Scientists found that Vatnajökull glacier lost 3.7 billion tonnes of ice during the Gjálp volcanic eruption in October 1996 and over the summer of 2010, twice the usual amount of ice melted due to the Eyjafjallajökull eruption. Geothermal activity, glacial lagoon calving, and ice cap friction with bedrock also added to the loss of ice mass.

Individual glaciers have thinned by dozens of metres in the last century. Vatnajökull has lost 45 metres, Langjökull 66 metres, and Höfsjökull 56 metres for the past 130 years. During that time, Vatnajökull has lost 12% of its volume, Langjökull 29% and Höfsjökull 25%.

The glaciers don’t shrink linearly, and their volume fluctuates every year. Despite an overall recession in the past decades, glaciers gained mass in the winter of 2014-2015. That winter saw several low-pressure systems arriving one after the other, bringing large amounts of precipitation and was followed by a relatively cool summer. That was the last time Iceland’s glaciers gained mass over winter and the only such winter for the past 25 years.

The science committee of the Icelandic Science and Technology Council’s 2018 report on how climate change would affect Iceland forecasted that Icelandic glaciers would disappear in the coming centuries if the emission of greenhouse gasses continues the way it has.

Globally, melting glaciers might raise ocean levels, on average, by one metre in this century. The development in Iceland is less clear. Due to the isostatic rebound I mentioned previously, ocean levels might rise less around Iceland, even drop in some places. Land rise due to glaciers melting might make volcanic eruptions more frequent, cut this remains to be proved.

Source: Iceland Review.

Au pied du Vatnajökull (Photo : C. Grandpey)

 

La beauté des aurores boréales…

Ce n’est un secret pour personne : j’adore les contrées arctiques et toutes les beautés qu’elles recèlent, que ce soit les glaciers ou la faune qui vit dans ces régions reculées. Il est un spectacle que j’apprécie tout particulièrement : celui des aurores boréales, les « northern lights » comme on les appelle dans les hautes latitudes. Les dernières que j’ai observées illuminaient le ciel du côté de Juneau, la capitale de l’Etat d’Alaska.

Ces derniers jours, les Islandais ont été gâtés, comme le montre la galerie de photos publiée sur le site Iceland Monitor. Elles ont été prises le 23 novembre 2020 à Raufarhöfn, dans le nord-est de l’île, juste au sud du Cercle polaire arctique. Les couleurs étaient si intenses qu’il suffisait d’avoir un smartphone pour capturer ces instants magiques.

https://icelandmonitor.mbl.is/news/nature_and_travel/2020/11/23/spectacular_northern_lights_delight/

Photo : C. Grandpey

Injecter le CO2 dans le sous-sol de la Mer du Nord, une bonne idée ? // Is it a good idea to inject CO2 in the North Sea’s subsoil ?

Le gaz carbonique (CO2) est l’un des principaux gaz à effet de serre d’origine anthropique. Afin de s’approcher le plus possible des objectifs de la COP 21 et de l’Accord de Paris sur le climat, des projets sont mis en oeuvre pour essayer de se débarrasser de ce gaz polluant. .

Dans une note publiée le 17 juin 2016, j’abordais le projet CarbFix lancé en Islande à côté d’une centrale géothermique dans la périphérie de Reykjavik. Cette centrale exploite une source de vapeur produite par le magma à faible profondeur, en sachant que du CO2 et des gaz soufrés d’origine volcanique sont émis en même temps que la vapeur. Le but est de capter le gaz et de le réinjecter dans le sous-sol. Vous pourrez lire cette note en cliquant sur ce lien :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

La Suisse s’intéresse elle aussi au stockage du gaz carbonique. C’est ainsi que les usines de retraitement des déchets appellent la Confédération à créer un vaste réseau de gazoducs pour exporter leur CO2 vers la Norvège, où il serait stocké dans d’anciens gisements de gaz naturel sous la mer du Nord. Les 30 usines suisses de retraitement des déchets produisent chacune plus de 100 000 tonnes de CO2 par an.

Comme la Suisse ne dispose pas de capacité de stockage suffisante, les incinérateurs veulent relier leurs usines à un réseau de gazoducs qui permettrait d’exporter ce gaz carbonique vers le nord de l’Europe et plus particulièrement la Norvège. Le pays stocke déjà avec succès du CO2 dans d’anciens gisements de gaz naturel sous la mer du Nord depuis 1996 et il s’apprête d’ici 2024 à ouvrir de nouveaux réservoirs pour y enfouir du CO2 européen.

Plusieurs géants pétroliers comme BP, Royal Dutch Shell et Total ont annoncé le 26 octobre 2020 un partenariat pour mettre en place des infrastructures de transport et de stockage de CO2 en mer du Nord britannique, afin de réduire la pollution du secteur industriel.

Cette initiative, menée par BP, est portée également par le norvégien Equinor, l’italien Eni et le gestionnaire du réseau électrique britannique National Grid. Leur objectif est de participer à deux projets déjà lancés et visant à décarboner des régions industrielles dans le nord de l’Angleterre avec pour objectif d’atteindre la neutralité carbone en 2030.

Ces projets doivent voir le jour en 2026 et misent sur le captage de CO2 émis par les industries ainsi que sur l’utilisation de carburant à partir d’hydrogène. Le captage vise à récupérer le CO2 dans les fumées, à le transporter puis le stocker dans le sous-sol, mais cette technique est coûteuse et encore peu développée.

L’enfouissement du CO2 dans des couches géologiques profondes ne fait pas l’unanimité. Selon Greenpeace, il n’est pas encore prouvé que le CO2 qu’on envoie dans ces couches géologiques y reste; on n’est pas sûr qu’il n’y ait pas de fuites, ne serait-ce que par le biais de failles ou de fractures géologiques, sans parler d’anciens puits dont le colmatage n’est pas forcément parfaitement hermétique. Il est bien évident que du CO2 qui s’échapperait dans la mer mettrait en danger l’écosystème marin et entraîner à fortiori des risques pour la santé humaine.

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Carbon dioxide (CO2) is one of the main greenhouse gases of anthropogenic origin. In order to try and reach the objectives of COP 21 and the Paris Climate Agreement, projects are being implemented to try to get rid of this polluting gas. .

In a note published on June 17, 2016, I referred to the CarbFix project launched in Iceland alongside a geothermal power plant on the outskirts of Reykjavik. This plant uses a source of steam above Iceland’s shallow magma chambers , but some CO2 and sulfur gases of volcanic origin are emitted at the same time as the steam. The goal is to capture the gas and re-inject it underground. You can read this post by clicking on this link:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/17/islande-de-la-geothermie-au-stockage-du-co2-iceland-from-geothermal-energy-to-the-storage-of-co2/

Switzerland is also interested in storing carbon dioxide. The waste reprocessing factories are calling on the Confederation to create a vast network of pipelines to export their CO2 to Norway, where it would be stored in former natural gas fields under the North Sea. The 30 Swiss waste reprocessing plants each produce more than 100,000 tonnes of CO2 per year.
As Switzerland does not have sufficient storage capacity, the incinerators want to connect their factories to a network of pipelines that would allow this carbon dioxide to be exported to northern Europe and more particularly to Norway. The country has already successfully stored CO2 in old natural gas fields under the North Sea since 1996 and is preparing by 2024 to open new reservoirs to bury European CO2 in them.

Several oil giants such as BP, Royal Dutch Shell and Total announced on October 26th, 2020 a partnership to set up CO2 transport and storage infrastructure in the British North Sea, in order to reduce pollution in the industrial sector.
This initiative, led by BP, is also supported by the Norwegian Equinor, the Italian Eni and the operator of the British electricity network National Grid. Their objective is to participate in two projects already launched and aiming at decarbonizing industrial regions in the north of England with the aim of achieving carbon neutrality by 2030.
These projects are due to be achieved in 2026 and rely on the capture of CO2 emitted by industries as well as the use of fuel from hydrogen. Capture aims to recover the CO2 in the fumes, to transport it and then store it underground, but this technique is expensive and still underdeveloped.

There is no unanimous support for burying CO2 in deep geological layers. According to Greenpeace, it is not yet proven that the CO2 that is sent into these geological layers stays there; we are not sure that there are no leaks, if only through faults or geological fractures, not to mention old wells whose plugging is not necessarily perfectly hermetic. It is obvious that CO2 escaping into the sea would endanger the marine ecosystem and lead to risks for human health

Schéma illustrant le projet Northern Lights d’enfouissage du CO2 en Norvège (Source : Northern Lights).

Islande: Les Fjords de l’Ouest bientôt Parc National // Iceland : The Westfjords soon a National Park

Les sites inclus dans ce nouveau Parc National seraient Vatnsfjörður, Surtarbrandsgil, Geirþjófsfjörður, le secteur de la cascade de Dynjandi ainsi que la ferme Hrafnseyri dans le fjord d’Arnarfjörður, lieu de naissance de Jón Sigurðsson, héros de l’indépendance de l’Islande. Le Parc comprendrait à la fois des sites naturels et des sites d’importance historique pour l’Islande. L’Agence de l’Environnement demande au public de suggérer des noms pour le nouveau parc national. Les suggestions peuvent être faites sur le site Internet de l’Agence :

https://ust.is/nattura/fridlysingar/fridlysingar-i-vinnslu/thjodgardur-a-vestfjordum/sendu-hugmynd-ad-nafni/

Source: Iceland Review. .

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Sites included within the planned park are Vatnsfjörður, Surtarbrandsgil, Geirþjófsfjörður, and the land under Dynjandi waterfall as well as the farmstead Hrafnseyri in Arnarfjörður fjord, the birthplace of Iceland’s independence hero Jón Sigurðsson. The park would this include both natural sites and sites of historic importance to Iceland.

The Environment Agency is asking the public to suggest names for the national park. Submissions can be entered via their website:

https://ust.is/nattura/fridlysingar/fridlysingar-i-vinnslu/thjodgardur-a-vestfjordum/sendu-hugmynd-ad-nafni/

Source: Iceland Review.

Cascade de Dynjandi (Photo : C. Grandpey)

Les Etats-Unis font le forcing dans l’Arctique et se retirent de l’Accord de Paris // The U.S. puts pressure on the Arctic and withdraws from the Paris Agreement

Après le Groenland, c’est au tour de l’Islande d’être convoitée par les Etats-Unis. Katrín Jakobsdóttir, la Première Ministre islandaise, a déclaré qu’il n’était pas question pour l’armée américaine d’établir une présence permanente en Islande ou de construire une nouvelle base militaire dans les fjords de l’Est. C’était une idée émise par l’amiral Robert Burke de la Marine américaine lors d’une conférence de presse à l’ambassade américaine de Reykjavik. Il a suggéré la possibilité pour les avions anti-sous-marins et les forces de soutien d’avoir une présence permanente à l’aéroport de Keflavík. Il a également proposé d’établir des installations portuaires pour la marine américaine dans l’est de l’Islande.

En réponse à ces déclarations, la Première Ministre islandaise a rappelé que l’accord de défense avec les États-Unis et l’adhésion à l’OTAN faisaient partie de la politique de sécurité nationale islandaise. Sur cette base, l’armée américaine dispose de certaines installations à l’aéroport de Keflavík, notamment pour accueillir des avions anti-sous-marins. C’est également sur cette base que des exercices aériens sont régulièrement menés par l’OTAN dans l’espace aérien islandais. Mais tout changement majeur à l’intérieur de cet accord de défense est hors de question.

Source: Iceland Review.

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Le 4 novembre 2020, les Etats-Unis sont officiellement sortis de l’Accord de Paris de 2015 sur le climat. De son côté, Joe Biden a promis de revenir sur cette décision s’il est élu à la tête du pays.

Ratifié par Barack Obama, l’accord avait été rapidement rejeté par Donald Trump, dès 2017. Le président américain avait été contraint d’attendre novembre 2019 pour signifier le retrait américain, puis encore un an pour l’officialisation de cette décision.

Source : Presse internationale.

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After Greenland, it is up to Iceland to be coveted by the U.S. Iceland’s Prime Minister Katrín Jakobsdóttir has stated she considers it out of the question for the US Army to have a permanent presence in Iceland or build a new army base in the East Fjords. I twas a suggestion made by Admiral Robert Burke of the US Navy at a press conference at the US Embassy in Reykjavík. He suggested the possibility of anti-submarine aircraft and support forces having a permanent presence at Keflavík Airport. He also suggested port facilities for the US Navy in East Iceland.

Responding to his statements, Iceland’s Prime Minister said that the defence agreement with the US and membership in NATO are part of Iceland’s national security policy. On that basis, the US military has certain facilities at Keflavík Airport, including to accommodate anti-submarine aircraft. It is also on that basis that exercises in air patrol are carried out by NATO in Icelandic air space on a regular basis. But any substantial change is out of the question.

Source : Iceland Review.

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On November 4th, 2020, the United States officially withdrew from the 2015 Paris Climate Agreement. Joe Biden has promised to reverse this decision if he is elected.

Ratified by Barack Obama, the agreement was quickly rejected by Donald Trump in 2017. The American president was forced to wait until November 2019 to signify the American withdrawal, then another year for the formalization of this decision.

Source: International press.

Aéroport de Keflavk (Source: OTAN)

Islande: séisme de M 5,6 et restrictions sanitaires // Iceland: M 5.6 earthquake and COVID-19 restrictions

Le séisme de M 5,6 qui a frappé le sud-ouest de l’Islande le 20 octobre 2020 n’a pas seulement laissé des fissures dans les plafonds des maisons. Une crevasse de 50 mètres de long et 60 centimètres de large s’est ouverte dans les falaises de Krýsuvíkurberg, sur la Péninsule de Reykjanes, à 5-10 km au sud-est de l’épicentre, dans une zone fréquemment visitée par les touristes*. A noter qu’un randonneur a été renversé par la secousse dans la région de l’épicentre et a été blessé à la tête.
Une forte odeur d’huile et de soufre se dégage du lac Grænavatn près de Krýsuvík, et l’activité dans la source chaude d’Engjahver a considérablement augmenté. Grænavatn est un cratère d’explosion, juste au sud du lac Kleifarvatn, de couleur verte en raison du soufre qu’il contient. La source chaude d’Engjahver, en revanche, est généralement bleu clair, en raison de sa bonne alimentation en eau. Dans de nombreux endroits de la péninsule, la secousse a fait rouler des blocs sur les pentes des montagnes.
Un géophysicien islandais confirme que le dernier séisme fait partie d’une série d’événements provoqués par des mouvements de failles à la frontière entre les plaques nord-américaine et eurasienne, le long de la Péninsule de Reykjanes.

La table d’orientation auy sommet de la montagne de Keilir a été déstabilisée par le séisme (Source : Iceland Monitor)

* En ce qui concerne la pandémie de COVID-19, la frontière islandaise reste ouverte aux autres États de l’UE et de l’Espace Schengen, mais l’Islande continue de mettre en œuvre des restrictions de voyage.
Les passagers arrivant en Islande peuvent choisir soit de se soumettre à deux tests de dépistage du COVID-19, séparés par cinq jours de quarantaine jusqu’à ce que les résultats du deuxième test soient connus, soit de ne pas subir de contrôle aux frontières mais de passer 14 jours en quarantaine après arrivée.
Les frais de contrôle à la frontière s’élèvent à 9 000 couronnes islandaises s’ils sont payés à l’avance; si les frais de dépistage sont payés au point d’entrée, ils s’élèvent à 11 000 couronnes. Aucun frais n’est facturé pour le deuxième test de dépistage.
Des restrictions sévères sont imposées pendant la période de quarantaine. Vous ne pourrez pas utiliser les transports en commun, aller en voiture, visiter les attractions touristiques et parcourir de longues distances. Vous ne pourrez pas fréquenter les restaurants, les bars, les gymnases, les piscines, les cinémas, les théâtres, assister à des rassemblements publics ou privés de quelque nature ou taille que ce soit, ni visiter les endroits où il y a foule. Vous ne pourrez pas entrer dans les épiceries, pharmacies ou autres magasins. Des services de livraison de nourriture sont disponibles dans certaines villes, mais pas dans toutes.
Une liste des hébergements susceptibles de recevoir (à leurs frais) les personnes en quarantaine est disponible.
Source: Iceland Monitor

Situation actuelle (en date du 22 octobre 2020) de la COVID-19 en Islande

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The M 5.6 earthquake that hit Southwest Iceland on October 20th, 2020 did not just leave cracks in ceilings. In Krýsuvíkurberg cliffs on the Reykjanes peninsula, located 5-10 km southeast of the epicentre, a 50-metre-long and 60-centimetre-wide crevice has opened in an area frequently visited by tourists*. One hiker in the region of the epidentre was knocked out by the quake and suffers from a head injury.

There is a strong smell of oil and sulfur emitting from Grænavatn lake by Krýsuvík, and activity in the hot spring Engjahver, a short distance from there, has increased considerably. Grænavatn is an explosion crater, just south of Kleifarvatn lake, green in color due to the sulfur it contains. Engjahver hot spring, on the other hand, is usually clear blue, due to inflow of water. In many places in Reykjanes, the quake sent rocks rolling down mountain slopes.

An Icelandic geophysicist confirms that the last earthquake was part of a series of events, caused by movements on the North American and Eurasian plate boundaries, which stretch all along the Reykjanes peninsula.

* As far as the COVID-19 pandemic is concerned, Iceland’s borders remain open to other EU and Schengen states, but the country continues to implement travel restrictions.

Passengers arriving in Iceland may choose either to submit to two screening tests for COVID-19, separated by five days’ quarantine until the results of the second test are known, or else not to undergo border screening but instead to spend 14 days in quarantine after arrival.

The fee for border screening remains unchanged at ISK 9,000 if this is paid in advance ; if the screening fee is paid at the point of entry, it is ISK 11,000. No charge is taken for the second screening test.

Severe restrictions are imposed during the quarantine period. You must not use public transport, you must not go for a drive, you must not visit tourist attractions and drive long distances. You must not visit restaurants, bars, gyms, swimming pools, cinemas, theatres, attend public or private gatherings of any kind or size, or visit any place where crowds are likely. You must not enter grocery stores, pharmacies or other stores . Delivery services are available in some, but not all, towns.

A list of accommodations that receive guests in quarantine is available.

Source: Iceland Monitor.