À l’attention des touristes qui se rendent en Islande // For the attention of tourists visiting Iceland

À l’attention des touristes qui se rendent en Islande

Ces dernières semaines, des changements importants sont survenus dans la partie frontale du Sólheimajökull — une langue glaciaire du glacier Mýrdalsjökull, dans le sud de l’Islande — rendant l’accès au glacier plus difficile et plus dangereux.

Photo: C. Grandpey

La présence de formations de glace instables près des lagunes à l’avant du glacier et les chutes de pierres provenant des versants de la montagne  peuvent présenter un risque pour les personnes se trouvant dans la zone.
Le Met Office islandais signale qu’une petite lagune s’est formée à l’est de la langue du Sólheimajökull. Cette nouvelle lagune et le lac proglaciaire délimitent une arête de glace qui assure une liaison entre la rive et le glacier. Cette arête a récemment diminué rapidement sous l’effet de la fonte et du vêlage du glacier.
Cette arête de glace présente désormais un danger considérable. Il existe un risque d’effondrement des formations de glace instables, ainsi qu’un risque de glissade et de chute dans l’eau très froide de part et d’autre de l’arête de glace. Par conséquent, l’accès à la langue glaciaire du Sólheimajökull est bien plus difficile et périlleux qu’auparavant.

Crédit photo: Met Office

Les conditions sur l’itinéraire menant au Sólheimajökull varient considérablement d’un jour à l’autre, et leur évolution reste incertaine pour les semaines et les mois à venir. Il est crucial que les personnes se rendant dans la zone par leurs propres moyens fassent preuve de prudence à proximité de la langue glaciaire et ne s’aventurent pas sur des formations de glace instables ou dans des zones présentant un risque de chute dans l’eau du lagon glaciaire.
Des guides de montagne locaux surveillent ces changements, et les voyagistes ont annulé leurs excursions par mesure de précaution, tout en recherchant de nouveaux itinéraires plus sûrs. Le Met Office attire l’attention sur le risque de chutes de pierres provenant de la Jökulhaus, la montagne qui surplombe l’itinéraire d’accès au versant sud-est du glacier Sólheimajökull. Il est conseillé aux visiteurs de ne pas s’attarder au pied des pentes abruptes. Les pierres susceptibles de tomber sur le chemin d’accès peuvent être volumineuses et représenter un danger considérable pour les randonneurs. Ces chutes de pierres peuvent survenir sur la majeure partie du sentier ; une extrême prudence s’impose donc. Le risque de chutes de pierres s’accroît lors de fortes précipitations et de variations soudaines de température.
Les visiteurs doivent garder à l’esprit que les glaciers islandais reculent actuellement en raison du réchauffement climatique, ce qui entraîne diverses modifications à leur périphérie susceptibles d’affecter la sécurité et les conditions de déplacement sur la glace. Les randonneurs inexpérimentés peuvent aisément se retrouver dans des situations dangereuses à proximité des langues glaciaires en recul.
Source : Met Office islandais.

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For the attention of tourists visiting Iceland

Over the past few weeks, significant changes have occurred at the margin of Sólheimajökull glaciera tongue of Myrdalsjökull Glacier, in southern Iceland, making access to the glacier more difficult and hazardous. Unstable ice formations near the proglacial lagoons and rockfall from surrounding mountain slopes can pose a danger to people traveling in the area.

The Icelandic Met Office explains that a small lagoon has formed east of Sólheimajökull’s tongue. The new lagoon and the main proglacial lake delineate an ice ridge that forms a connection from the shore to the glacier. The ridge has recently rapidly diminished due to melting and calving, where icebergs break off into the lagoon.

Traversing this ice ridge now poses significant danger. There is a risk of unstable ice formations giving way, as well as a risk of slipping and falling into the cold, deep glacial lagoons on either side of the ridge. Consequently, reaching the Sólheimajökull glacier tongue is far more difficult and hazardous than before.

Conditions on the route to Sólheimajökull have changed substantially from day to day, and uncertain how they will develop in the coming weeks and months. It is critical that people traveling in the area on their own exercise caution near the glacier tongue and do not venture onto unstable ice formations or areas where there is a risk of falling into cold, deep glacial lagoons.

Local mountain guides are monitoring these changes, and tour operators have currently cancelled trips as a precaution while looking into new and safer routes.

The Icelandic Met Office draws attention to the risk of rockfalls from Jökulhaus, the mountain overlooking the access route to the southeastern side of the Sólheimajökull glacier. Visitors should minimize their time spent beneath steep slopes. Rocks falling onto the access route can be large and pose a severe hazard to travellers. Rockfall can happen along most of the length of the hiking trail, so exercising extreme caution is essential. The likelihood of rockfall increases during heavy precipitation and sudden temperature changes, such as freeze-thaw cycles.

Visitors should keep in mind that glaciers in Iceland are currently retreating due to the warming climate, leading to various changes at the glacier margins that can impact safety and conditions for glacier travel. As a result, inexperienced travellers can easily find themselves in hazardous situations in the vicinity of retreating outlet glaciers.

Source : Icelandic Met Office.

Mégaséismes : un excellent documentaire

Voici un document comme je les aime. Intitulé Mégaséismes – Superbeben en allemand – il a éré réalisé par Fabian Wolf en 2026 et est actuellement visible sur la chaîne ARTE en cliquant sur ce lien :

.https://www.arte.tv/fr/videos/126206-000-A/megaseismes/

Dans le descriptif, on peut lire que le film fait le tour du monde des zones les plus à risque, où différentes approches préventives sont mises en place en concertation avec les scientifiques.

Les séismes d’une magnitude supérieure à M8,5 sur l’échelle de Richter font partie des catastrophes naturelles les plus dévastatrices qui frappent la planète. Certaines métropoles comme Los Angeles et San Francisco pourraient être réduites à néant. Elles sont situées de part et d’autre de la faille de San Andreas qui traverse la Californie.

Au Japon, où la population reste profondément marquée par le mégaséisme de Tohoku – magnitude M9.0 – qui a touché le pays en 2011, et qui a déclenché un tsunami puis l’accident nucléaire de Fukushima, le gouvernement a mis en place des mesures collectives avec des exercices régulièrement pratiqués dès la maternelle.
Le documentaire explore les différentes stratégies suivies pour protéger les populations et met en lumière les défis auxquels sont confrontés les chercheurs qui développent des systèmes d’alerte précoce. Les témoignages présentés sont précieux. Des hommes et des femmes ayant vécu des mégaséismes racontent comment cette expérience a changé leur perception des tremblements de terre.

Faille de San Andreas (Image extraite du film)

Éruption du Mont Parker (Philippines) et effondrement de la Dynastie Ming (Chine) // Mount Parker eruption (Philippines) and collapse of the Ming Dynasry (China)

L’éruption du Laki en Islande en 1783 a eu des conséquences catastrophiques sur le climat, l’agriculture et les transports dans tout l’hémisphère nord. Selon certains chercheurs, elle a contribué au déclenchement de la Révolution française. Le volcan a émis de la lave et des gaz toxiques qui ont dévasté l’agriculture de l’île, décimant une grande partie du cheptel. On estime qu’environ un quart de la population islandaise a péri lors de la famine qui s’en est suivie.

Vu de la fissure éruptive du Laki aujourd’hui (Photo : C. Grandpey)

Les répercussions ont été observées bien au-delà de l’Islande. En Norvège, aux Pays-Bas, dans les îles Britanniques, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Amérique du Nord et même en Égypte, l’éruption du Laki a causé des problèmes car le nuage de poussière et de particules de soufre projeté par le volcan s’est répandu sur une grande partie de l’hémisphère nord.
On pense aujourd’hui que l’éruption a perturbé le cycle de la mousson en Asie, et provoqué une famine en Égypte. Les historiens ont également souligné les perturbations causées aux économies d’Europe du Nord, où la précarité alimentaire a été un facteur majeur dans la montée des tensions qui ont conduit à la Révolution française de 1789.

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Aujourd’hui, une nouvelle étude publiée dans la revue Climate of the Past révèle qu’une importante éruption volcanique du mont Patker – aujourd’hui mont Melibengoy – (1640-1641) sur l’île de Mindanao, au sud des Philippines, pourrait avoir contribué à l’effondrement de la dynastie Ming en Chine quelques années plus tard. Il semblerait qu’une succession de dirigeants incompétents, de famines, de corruption et leurs conséquences économiques aient conduit à la chute de la dynastie au milieu du 17ème siècle. Les archives historiques rapportent qu’une armée de paysans rebelles, menée par Li Zicheng, s’empara de Pékin en 1644, poussant le dernier empereur Ming au suicide et mettant ainsi fin à 276 ans de règne.
Cependant, cette nouvelle étude suggère qu’un événement volcanique majeur a pu amplifier les crises politiques et environnementales déjà présentes sous la dynastie Ming et sceller son destin. L’éruption du mont Parker, survenue entre décembre 1640 et janvier 1641, a provoqué la formation du lac de cratère. Elle a également contribué à de très mauvaises récoltes, à la famine, à une agitation sociale et à un affaiblissement des finances publiques, ce qui n’a fait qu’aggraver les crises politiques déjà existantes. Elle a notamment entraîné une sécheresse prolongée et sévère qui a potentiellement contribué à l’effondrement de la dynastie Ming.

Vue du mont Parker / Melibengoy et de son lac de cratère (Crédit photo : Wilipedia)

L’étude a analysé les données disponibles sur les grandes éruptions volcaniques du passé et les variations de température qui ont suivi sur la planète. Elle a révélé que ces éruptions perturbent les moussons et les régimes climatiques à l’échelle mondiale, provoquant des sécheresses, des inondations, des mauvaises récoltes et un risque accru de famine dans de nombreuses régions du monde. Dans tous ces cas, les scientifiques ont constaté que les éruptions volcaniques agissent comme des facteurs aggravants des troubles sociaux préexistants. Ils ont notamment constaté que l’éruption du mont Parker a intensifié la sécheresse qui avait précédé la chute de la dynastie Ming en 1644.

Ces résultats concordent avec les conclusions d’études antérieures établissant un lien entre les éruptions volcaniques majeures et de nombreux effondrements dynastiques chinois au cours des deux derniers millénaires. Dans ces cas précis, les éruptions volcaniques ont généré d’importantes quantités d’aérosols de sulfate dans la haute atmosphère, bloquant le rayonnement solaire et provoquant un refroidissement climatique global.
S’ajoutant aux problèmes au sein de l’empire qui était confronté à une pénurie d’argent, à la pression militaire venue du nord-est et aux révoltes paysannes, les conséquences de l’éruption du mont Parker ont, selon les auteurs de l’étude, précipité la chute de la dynastie Ming.
Source : The Independent.

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The eruption of Laki volcano in Iceland in 1783 had catastrophic consequences for weather, agriculture and transport across the northern hemisphere. According to some researchers, it helped trigger the French revolution. The volcano spewed lava and poisonous gases that devastated the island’s agriculture, killing much of the livestock. It is estimated that perhapsa quarter of Iceland’s population died through the ensuing famine.

There were more wide-ranging impacts. In Norway, the Netherlands, the British Isles, France, Germany, Italy, Spain, in North America and even Egypt, the Laki eruption caused problems, as the haze of dust and sulphur particles thrown up by the volcano was carried over much of the northern hemisphere.

The eruption is now thought to have disrupted the Asian monsoon cycle, prompting famine in Egypt. Environmental historians have also pointed to the disruption caused to the economies of northern Europe, where food poverty was a major factor in the build-up to the French revolution of 1789.

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Today, a new study published in the journal Climate of the Past tells us that a major volcanic eruption of Mount Patker – today Mount Melibengoy – (1640-1641) on Mindanao island in the southern Philippines may have led to the collapse of China’s imperial Ming Dynasty years later. It seems that a succession of ineffective rulers, famines, corruption, and their economic fallout led to the collapse of the dynasty in the mid 17th century.Historical records observe that a peasant rebel army led by Li Zicheng captured Beijing in 1644, prompting the last Ming emperor to kill himself and bring an end to 276 years of Ming rule.

However, the new study suggests that a massive volcanic event may have amplified existing political and environmental crises in the Ming Dynasty and sealed its fate.

The Mount Parker eruption dated to between December 1640 and January 1641 caused the formation of the crater lake. It also contributed to severe crop failures, famine, social unrest, and a weakening of state finances that aggravated the already existing political crises. In particular, it led to a prolonged and severe drought that potentially contributed to the collapse of the Ming Dynasty.

The study collectively assessed available data on past major volcanic eruptions and the global temperature changes that followed. It found that such eruptions disrupted monsoons and climate patterns globally, resulting in droughts, floods, and crop failures, and increased famine risk in many parts of the world. In all these cases, scientists found that volcanic eruptions acted “stress multipliers” of existing civic unrest.

In particular, they found that the Parker volcanic eruption intensified the drought that preceded the fall of the Ming Dynasty in 1644.

The results align with previous studies’ findings that massive volcanic eruptions are linked to many Chinese dynastic collapses over the last two millennia. In these cases, volcanic eruptions released large amounts of sulphate aerosols into the upper atmosphere which blocked out the Sun and caused global cooling.

Coupled with already growing unrest in the empire faced with silver shortages, military pressure from the northeast, and peasant uprisings, the authors of the study explain that the effects of the volcanic eruption brought down the dynasty even further.

Source : The Independent.

Désaccords et incertitudes en Islande // Disagreements and uncertainties in Iceland

Une nouvelle étude menée par une équipe internationale de géoscientifiques nous apprend que l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes serait principalement due à l’accumulation de contraintes à long terme le long de la limite entre les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, plutôt qu’à des essaims sismiques correspondant au parcours du magma à travers la croûte terrestre.

Image de l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes

Parmi les chercheurs à l’origine de cette étude figurent Þorvaldur Þórðarson, professeur de volcanologie, Halldór Geirsson, professeur de géophysique, et Gregory De Pascale, professeur associé de géologie à la faculté des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande. L’étude repose sur des mesures exhaustives effectuées sur la péninsule de Reykjanes entre 2021 et 2025.
Þórðarson indique que la croûte terrestre s’est élargie de près de quatre mètres durant cette période, dont 2,50 mètres le 10 novembre 2023, jour de l’évacuation de la ville de Grindavík. Selon lui, l’expansion crustale, les mouvements de failles et le magma interagissent tous le long de la limite de plaques.

Fracturation du sol à Grindavik (Crédit photo : Iceland Review)

Þórðarson insiste sur un point qu’il a abordé à plusieurs reprises ces derniers mois : les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur ce qui s’est passé sur la péninsule de Reykjanes depuis 2021 et, selon lui, ces divergences sont inhérentes à la démarche scientifique. Il ajoute que, même si les chercheurs travaillent avec les mêmes données, les interprétations peuvent différer car nombre de mesures sont des observations indirectes, et non directes, de ce qui se passe sous la surface. [Remarque personnelle : J’aimerais ajouter que Þorvaldur Þórðarson lui-même s’est souvent trompé dans ses prévisions d’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes !]
Selon Þórðarson, l’un des enseignements les plus importants des événements récents est qu’une incertitude considérable persiste et que personne ne sait vraiment ce qui se passe exactement sous terre. Il souligne l’importance pour les scientifiques de discuter de leurs découvertes et de travailler à des interprétations largement consensuelles.
La nouvelle étude remet en question l’interprétation adoptée par le Met Office islandais, selon laquelle les épicentres des séismes suivent le parcours du magma à travers la croûte terrestre. Selon cette interprétation, l’essaim sismique de novembre 2023 indiquerait la présence de magma sous une grande partie de la région.
Les chercheurs affirment, quant à eux, que les données montrent que des mouvements de failles décrochantes se sont produits en premier, au moment où les plaques tectoniques glissaient horizontalement l’une contre l’autre. Ce n’est que plus tard que le processus a évolué vers une expansion crustale, avec ouverture de la croûte terrestre. Selon l’étude, les importantes fractures et l’affaissement observés à Grindavík en 2021 étaient principalement dus à la rupture au niveau de la limite de plaques. Cette limite a cédé car elle était soumise à une tension constante depuis 800 ans, elle avait atteint sa limite. C’est à ce moment que l’intrusion magmatique sous Fagradalsfjall s’est produite. En réalité, cette intrusion n’a fait qu’accroître légèrement la contrainte exercée sur le système.
En conséquence, selon les chercheurs, le magma est une conséquence plutôt que la cause des mouvements de plaques. Cette conclusion est cohérente avec le fait que la plupart des éruptions le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur se sont produites dans une zone très restreinte, le long d’une fissure d’environ 500 mètres de long entre Stóra-Skógfell et Sýlingarfell.
Un point essentiel de cette nouvelle étude est que les mouvements des limites de plaques islandaises doivent être replacés dans un contexte géologique plus large. Les mouvements observés en Islande, avec la partie ouest du pays qui se déplace vers l’ouest et la partie est qui se déplace vers l’est, et une limite de plaques qui traverse le pays et génère cette activité volcanique, résultent de processus bien plus vastes qu’une simple intrusion magmatique dans la croûte superficielle islandaise.

Image de la gigantesque zone de faille – ici à Thingvellir – qui fait s’écarter l’ouest et l’est de l’Islande (Photo: C. Grandpey)

Ce processus est régi par la convection magmatique au sein du manteau terrestre. Une petite intrusion magmatique en Islande ne déplacera pas à elle seule les limites des plaques, mais tout cela fait partie du même système. En conséquence, comprendre ce qui se passe en Islande permet de comprendre le processus dans sa globalité.

 Illustration du processus d’accrétion (Source: Suffolk University)

Au vu de cette étude, on peut dire qu’il reste encore beaucoup à faire pour comprendre le lien entre la tectonique et le volcanisme en Islande. En attendant, l’accumulation de magma et le soulèvement du sol se poursuivent à Svartsengi, sans que personne ne sache si et quand une nouvelle éruption se produira.
Source : Iceland Monitor.

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A new study by an international team of geoscientists suggests that volcanic activity on Iceland’s Reykjanes Peninsula is being driven primarily by the long-term accumulation of stress along the boundary between the North American and Eurasian tectonic plates, rather than by earthquake swarms marking the path of magma forcing its way through the Earth’s crust.

Among the researchers behind the study are Þorvaldur Þórðarson, Professor of Volcanology, Halldór Geirsson, Professor of Geophysics, and Gregory De Pascale, Associate Professor of Geology at the University of Iceland’s Faculty of Earth Sciences. The study is based on extensive measurements collected on the Reykjanes Peninsula between 2021 and 2025.

Þórðarson says the Earth’s crust widened by nearly four meters during the study period, including as much as 2.5 meters on November 10, 2023, when the town of Grindavík was evacuated. In his opinion, crustal spreading, fault movements and magma all interact along the plate boundary.

Þórðarson emphasizes a point he has made repeatedly in recent months: scientists are not in complete agreement about what has happened on the Reykjanes Peninsula since 2021, and such disagreement is a normal part of the scientific process. He adds that although researchers are working with the same data, interpretations can differ because many of the measurements are indirect rather than direct observations of what is occurring beneath the surface. [Personal remark : I’d like to add that Þorvaldur Þórðarson himself was often wrong about his predictions of volcanic activity on the Reykjanes Peninsula in the past months!]

According to Þórðarson, one of the most important lessons from the recent events is that significant uncertainty remains and that no one yet has definitive answers about exactly what is happening underground. He stresses the importance of scientists discussing their findings and working toward interpretations that can be broadly supported.

The new study challenges the interpretation adopted by the Icelandic Meteorological Office that earthquake epicenters trace the path of magma moving through the crust. Under that interpretation, the earthquake swarm of November 2023 would indicate that magma is present beneath a large portion of the region.

Instead, the researchers argue that the data suggest strike-slip fault movements occurred first, with tectonic plates sliding horizontally past one another. Only later did the process evolve into crustal spreading, during which the crust opened up.

The study proposes that the extensive fracturing and subsidence seen in Grindavík in 2021 were primarily the result of the plate boundary itself rupturing. The boundary broke because it had been under tension for 800 years and reached its limit. This when the magma intrusion beneath Fagradalsfjall occurred. In reality, that intrusion simply added a little extra strain to the system.
The researchers’ interpretation is therefore that magma is a consequence rather than the cause of the movements. This is consistent with the fact that most of the eruptions at the Sundhnúkur crater row occurred within a very confined area, along a fissure approximately 500 meters long between Stóra-Skógfell and Sýlingarfell.

A major point of the new study is that the movement of Iceland’s plate boundaries should be placed into a broader geological context. The movements observed in Iceland, where the western part of the country is moving westward and the eastern part is moving eastward, with a plate boundary running across the country and generating all of this volcanic activity, are the result of processes that are vastly larger than a magma intrusion in the shallow crust of Iceland.

The process is managed by magma convection within Earth’s mantle. A small magma intrusion in Iceland is not going to move the plate boundaries, but it is all part of the same system, and understanding what is happening in Iceland helps understand the process as a whole.

In short, a lot remains to be done to understand the link between tectonics and colcanism in Iceland. Meantime, magma accumulation and ground uplift are continuaing at Svartsengi, but nobody knows if and when an eruption will occur

Source : Iceland Monitor.