Voyage au centre de la Terre // Journey to the centre of the Earth

Comme je l’ai souvent écrit sur ce blog, nous connaissons plein de détails sur la surface d’autres planètes comme Mars, Jupiter ou Vénus, mais nous ne savons que très peu de choses sur le fond de nos océans, et encore moins sur la structure interne de notre propre planète. En particulier, nous n’avons jamais observé le magma sous la surface de la Terre. Un projet sur le point de débuter en Islande pourrait contribuer à améliorer nos connaissances dans ce domaine.
Le site choisi pour ce projet est Víti, un petit cratère avec un lac à l’intérieur, dans la caldeira de 10 kilomètres du volcan Krafla, dans le nord-est de l’Islande.
En 2009, un forage dont le but était de faire remonter de l’eau chaude pour l’énergie géothermique dans cette région de l’Islande a accidentellement percé une chambre magmatique dont personne ne soupçonnait l’existence. L’incident a provoqué l’émission d’un puissant panache de vapeur et d’éclats de verre volcanique. Le forage a créé le puits géothermique le plus chaud de tous les temps, jusqu’au jour où le tubage s’est brisé. Les échantillons de verre volcanique collectés ont laissé supposer que le magma était non seulement liquide, mais aussi qu’il circulait. Mais peu de choses ont été révélées sur la taille de la chambre magmatique ou sur sa durée d’existence.
Avec le nouveau projet, les chercheurs vont utiliser un équipement plus robuste et créer le seul pôle d’observation du magma dans le monde. Les résultats obtenus pourraient expliquer comment le magma se déplace à travers la croûte, mais aussi améliorer la prévision éruptive. Ils pourraient également apporter une lumière sur la formation et la croissance des continents.
Le projet baptisé Krafla Magma Testbed (KMT) est financé par l’International Continental Scientific Drilling Program. Avec ce soutien, ainsi que plusieurs millions de dollars de financement d’organismes islandais et d’autres agences scientifiques européennes, le projet vient d’entrer dans sa phase de préparation.. Le premier forage, d’un coût de 25 millions de dollars, pourrait commencer dès 2023.
Comme ils n’ont pas la possibilité d’étudier directement le magma dans les profondeurs de la Terre, les volcanologues s’appuient sur les mesures de surface des sismomètres, des capteurs GPS et des satellites radar pour essayer de deviner ses mouvements. Ils peuvent examiner d’anciennes chambres magmatiques solidifiées, mais ces restes géologiques ne fournissent pas suffisamment d’éléments. Ils peuvent étudier la lave à la surface, mais les échantillons qu’ils collectent ont perdu la plupart des gaz qui provoquent les éruptions et dont dépendent la température, la pression et la composition d’origine du magma. Les cristaux, les inclusions et les bulles dans la lave durcie contiennent toutefois des indices sur son état d’origine. Un échantillon de la chambre magmatique du Krafla indiquera aux chercheurs si ces estimations sont vraiment fiables. Obtenir un tel échantillon révélera également la vraie nature de la chambre magmatique.
Le projet KMT pourrait permettre de répondre aux questions de base sur la matière première de la croûte continentale. Les fonds marins dans le monde et une grande partie de l’Islande prennent forme à partir de magma basaltique, c’est à dire à peu près la même substance qui existe dans le manteau. Mais les roches granitiques des continents se forment à partir d’un magma rhyolitique riche en silice qui se trouve probablement sous le site du projet KMT. Personne n’est sûr de l’origine du magma qui forme les continents ; on pense que le magma basaltique altéré par l’eau de mer est soumis à une nouvelle fusion et finit par être émis par les volcans sous forme de rhyolite. Des échantillons de rhyolite provenant d’Islande – où le basalte est majoritaire – pourraient fournir une fenêtre sur le fonctionnement de ce processus dans le monde.
Un but du projet KMT est de collecter plusieurs échantillons au fil du temps et d’intégrer des capteurs dans et à proximité du magma pour mesurer la chaleur, la pression et même la chimie malgré des températures supérieures à 1000°C. Les partenaires de forage de KMT testent des techniques qui pourraient permettre au revêtement en acier du puits de se dilater et de se contracter en cas de chaleur extrême. D’autres partenaires développent une électronique innovante pour résister à la chaleur et à la pression. Une telle technologie pourrait un jour être utilisée sur Vénus.
Ces innovations technologiques pourraient également profiter aux nombreuses entreprises islandaises qui s’investissent dans l’énergie géothermique. Se rapprocher d’une poche magmatique pourrait augmenter considérablement le potentiel énergétique des puits individuels, comme on a pu le voir avec le puits foré 2009 qui, à lui seul, aurait pu alimenter une petite ville.
Il est probable que les grandes quantités d’eau injectées dans le puits pour refroidir et lubrifier la foreuse perturberont un peu le système volcanique, et les géophysiciens surveilleront de près l’évolution du forage. Il ne faudrait pas que l’entreprise déclenche une éruption!

Les changements dans la vitesse des ondes sismiques après le forage pourraient donner des indications sur l’étendue du magma. L’observation de ces changements subtils pourrait également aider à prévoir les futures éruptions rhyolitiques. Bien que les scientifiques aient progressé dans la détection des signes avant-coureurs d’une éruption volcanique, il reste beaucoup à faire car les fausses alertes sont nombreuses.
Source : Adapté d’un article publié sur le site Science.org.

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As I often wrote on this blog, we know details about the surface of other planets like Mars, Jupiter or Venus, but we know very little about the bottom of our oceans or about the inner structure of our own planet. In particular, we have never observed magma below the Earth’s surface.A project about to start in Iceland might help to improve our knowledge in that field.

The site of the research is the Víti crater, a small craterfilled with a lake within Krafla volcano’s 10-kilometre caldera.

In 2009, drillers trying to tap hot water for geothermal energy in this region of Iceland accidentally pierced a hidden magma chamber. Following a powerful emission of steam and glass shards from quenched magma, the borehole created the hottest geothermal well ever measured, until the casing failed. However, the glassy bits from the 2009 drilling campaign hinted that the magma was not only liquid, but also circulating, interacting with melt lower down. But little was revealed about the magma chamber’s size or how long it had persisted.

This time, researchers are going to use hardier equipment to create the world’s only long-term magma observatory. Results could help explain how magma moves through the crust, while improving eruption forecasts. They could also shed light on how the continents formed and grew.

The project called Krafla Magma Testbed (KMT) is financed by the International Continental Scientific Drilling Program. With that support, along with several million dollars in funding from Iceland and other European science agencies, the project has just entered its preparation phase. The first borehole, costing as much as $25 million, could begin as soon as 2023.

As they are unable to study magma directly, volcanologists rely on surface measurements from seismometers, GPS sensors, and radar satellites to guess its movements. They can examine ancient solidified magma chambers, but those remnants are incomplete,They can study lava at the surface, but the samples they collect have lost most of the trapped gases that drive eruptions and influence the magma’s original temperature, pressure, and composition. Crystals, inclusions, and bubbles in the hardened lava hold clues to its original state. But a sample from the Krafla chamber will tell researchers whether those estimates really reliable. Getting a sample will also reveal the true nature of the magma chamber.

KMT will also help answer basic questions about the raw material of continental crust. The world’s sea floors, and much of Iceland, take shape from basaltic magma, much the same stuff that exists in the mantle. But the granite rocks of the continents form from a silica-rich “rhyolitic” magma that is thought to lie below the KMT site. No one is sure how the continent-forming magma originates; one idea is that basaltic magma gets altered by seawater, remelts, and eventually erupts from volcanoes as rhyolite. Samples of rhyolite from basalt-dominated Iceland could provide a window on how this process works worldwide.

KMT intends to collect multiple samples over time and embed sensors in and near the magma to measure heat, pressure, and even chemistry despite temperatures of more than 1000°C. KMT’s drilling partners are testing flexible couplings that can allow the steel liner of the well to expand and contract with extreme heat. And others are developing innovative electronics to withstand the heat and pressure, which could someday be used on Venus.

The technologies could also benefit Iceland’s many geothermal energy companies. Getting closer to magma could dramatically increase the power potential of individual wells, as was clearly seen with the accidental 2009 well, which on its own could have powered a small city.

The large amounts of water injected to cool and lubricate the drill will likely perturb the volcanic system a bit, and geophysicists will be watching closely. Changes in the speed of seismic waves after drilling could reveal the magma’s extent, Watching these subtle changes could also help with predicting future rhyolite eruptions. Although scientists have made progress at detecting a volcano’s warning signs, false alarms abound.

Source: Adapted from an article published on the website Science.org.

 

Le lac Viti

Géothermie dans la région du Krafla

Dans la caldeira du Krafla

Photos: C. Grandpey

De la Geldingadalir (Islande) à la planète Mars // From Geldingadalir (Iceland) to Mars

Pour les scientifiques, l’Islande est un excellent terrain d’entraînement dans le domaine de la conquête spatiale. Aujourd’hui, ce pays sert de banc d’essai pour expérimenter des drones qui pourraient un jour être utilisés dans des missions martiennes.
Dans le cadre d’un tel projet, les scientifiques équipent les drones d’une gamme de dispositifs allant du Lidar capable de déterminer l’épaisseur et le volume de lave, aux caméras d’imagerie thermique et aux foreuses capables de prélever des échantillons. Les paysages islandais sont très semblables à ceux de Mars, ce qui en fait un lieu idéal pour tester différents types de technologies de drones.
Voici une vidéo tournée à Geldingadalir (Islande) dans laquelle le volcanologue Christopher Hamilton (Université d’Arizona) explique toutes les possibilités offertes par les drones :.

https://www.bbc.com/news/av/technology-58104819

Le 19 mars 2021, une éruption a commencé sur la péninsule de Reykjanes. C’était la première fois en 800 ans qu’un tel événement se produisait dans cette partie de l’Islande. À seulement 35 kilomètres de Reykjavik, la facilité d’accès a permis aux scientifiques de collecter des données qui sont souvent impossibles à rassembler lors d’éruptions plus dangereuses ou plus difficiles d’accès.
Christopher Hamilton est professeur de sciences planétaires à l’Université de l’Arizona. Il est également professeur adjoint à l’Université d’Islande. Il se trouvait en Islande lorsque le volcan est entré en éruption. Contrairement à certains autres scientifiques présents dans la Geldingadalir qui essayaient de percer les secrets de la Terre, Hamilton avait en tête des idées allant bien au-delà de notre planète.
Dans la vidéo ci-dessus, il explique vouloir se servir de cette éruption comme d’une fenêtre pour étudier d’autres planètes. Le paysage islandais relativement aride ressemble beaucoup à l’environnement martien
Hamilton a reçu une subvention de trois millions de dollars de la NASA pour mettre au point un drone capable de voler sur Mars. Il s’appelle RAVEN, acronyme de Rover Aerial Vehicle Exploration Network. (voir ma note du 19 janvier 2021 à propos de ce drone). Hamilton explique que les instruments utilisés dans l’espace doivent être testés dans différents environnements. L’Islande constitue un substitut parfait pour le paysage volcanique accidenté de la planète Mars. Avec ses étendues de glace stériles, ses immenses champs de lave et son activité volcanique constante, l’Islande est l’environnement parfait pour tester le projet de drone.
Dans le cadre de la mission Mars 2020 de la NASA, l’hélicoptère Ingenuity a permis de tester avec succès au mois d’avril 2021 un vol motorisé sur Mars. Cet hélicoptère était équipé de deux caméras, une pour la navigation et l’autre pour les images. Il a accompagné le rover (robot d’exploration) Perseverance de sorte que les deux véhicules ont prouvé que les hélicoptères et les rovers peuvent fonctionner ensemble sur Mars. Hamilton dit qu’il s’agit d’une technologie véritablement transformatrice ; la mission islandaise permettra de tester la prochaine génération de systèmes d’exploration spatiale.
Le drone RAVEN sera utilisé avec un rover et volera devant lui et en envoyant des données pour générer des cartes 3D. Il explorera des zones auparavant inaccessibles sur Mars et disposera d’une griffe capable de récupérer des échantillons de roches martiennes et de les apporter au rover.
Hamilton est convaincu que « le drone a révolutionné notre façon de travailler sur le terrain. Si on pouvait envoyer un drone équipé d’une griffe ou une perceuse pour pouvoir acquérir un échantillon et le ramener à un rover, cela fournirait un paradigme radicalement nouveau pour explorer les parties vraiment accidentées et encore inaccessibles de Mars. »

RAVEN est un projet prévu pour s’étaler sur trois années. L’équipe de Christopher Hamilton espère tester un prototype d’ici 2022, et fournir des recommandations technologiques à la NASA d’ici 2023.
Source : BBC News.

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Scientists are using Iceland as a testbed for deploying drone technology that they hope may one day feature on missions exploring Mars.

The project equips drones with a range of devices from Lidar which can help inform the thickness and volume of lava, to thermal imaging cameras and drills capable of taking core samples. The characteristics of Iceland’s environment are very similar to Mars making it an ideal test place for different types of drone technology.

Here is a video shot in Geldingadalir (Iceland) in which volcanologist Christopher Hamilton (University of Arizona) explains all the possibilities offered by the drones:.

https://www.bbc.com/news/av/technology-58104819

On March 19th, 2021, a new eruption started on the Reykjanes Peninsula. It was the first time in 800 years a volcanic eruption had occurred on that part of the country. Only 35 kilometres from Reykjavik, the ease of access provided an opportunity for scientists to collect data that is often lost at more hazardous or remote volcanic eruptions.

Christopher Hamilton is an associate professor of planetary sciences at the University of Arizona. He is also an adjunct professor at the University of Iceland. He happened to be in Iceland when the volcano erupted. Unlike some of the other scientists in Geldingadalir trying to unlock the secrets of the Earth, Hamilton’s interests went far beyond this planet.

In the video, he says that he wanted to be able to use this eruption as a window to study other planets. The landscape in Iceland, with relatively barren vegetation, is very similar to the Martian environment

Hamilton received a three-million-dollar grant from NASA to develop a drone that will fly on Mars. It is called RAVEN, which stands for Rover Aerial Vehicle Exploration Network. (see my post of January 19th, 2021 about this drone). Hamilton explained that instruments used in space need to be tested in different environments. Iceland is the perfect substitute for the rugged volcanic landscape found on Mars. With its barren icefields, huge lava fields, and constant volcanic activity, Iceland is the perfect test environment for the drone project.

Part of NASA’s Mars 2020 Mission, the Ingenuity helicopter successfully tested powered flight on Mars for the first time in April. This helicopter was equipped with two cameras, one for navigation and one for imaging. It accompanied the rover Perseverance, and together the crafts tested how helicopters and rovers can work together on Mars. Hamilton says this is a truly transformative technology; what they are testing in Iceland is the next generation of explorationsystems.

The RAVEN drone will work with a rover by flying ahead of it and sending back data to generate 3D maps. It will explore previously inaccessible areas on Mars, and have a claw that can retrieve Martian rocks and deliver them to the rover.

Hamilton is convinced that « the drone has completely revolutionized the way that we do fieldwork, If you could send a drone with a claw or a drill to be able to acquire a sample and bring it back to a rover, that provides a radically new paradigm for being able to explore the really rugged parts of Mars that we haven’t been able to get to on the ground. »

RAVEN is scheduled to be a three-year project. Christopher Hamilton’s team hopes to test a prototype by 2022, and to publish technological recommendations for NASA by 2023.

Source: BBC News.

Le désert de l’Odadahraun a déjà servi de terrain d’entraînement aux missions lunaires (Photo: C. Grandpey)

Islande : bonne vidéo de l’éruption // Iceland : good video of the eruption

L’éruption continue en Islande sur le site de Fagradalsfjall (péninsule de Reykjanes). En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une bonne vidéo réalisée à l’aide d’un drone ces derniers jours:

Comme souvent, le document présente des longueurs mais donne une bonne idée de la situation, depuis le cratère actif jusqu’à la vallée de Natthagi où la lave termine sa course. On se rend compte de l’utilité de la digue édifiée il y a quelques semaines et qui canalise la coulée vers l’aval. Voir la carte que j’ai publiée le 17 septembre 2021 pour l’emplacement (barrettes rouges) de ces digues de terre.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/09/17/peninsule-de-reykjanes-islande-carte-de-leruption/

Le débit éruptif ne semble pas très élevé et la lave semble moins fluide que précédemment. En conséquence, elle n’avance pas très loin une fois atteinte la vallée de Natthagi. Pour le moment, aucun signe ne montre qu’elle a envie de se diriger vers l’océan.

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The eruption continues in Iceland on the site of Fagradalsfjall (Reykjanes peninsula). By clicking on the link below, you will see a good video shot with a drone in recent days:

https://youtu.be/-NscihkfqPk

The document gives a good idea of ​​the situation, from the active crater to the Natthagi Valley where lava ends its course. One realizes the usefulness of the dike built a few weeks ago and which channels the flow downslope. See the map that I published on September 17th, 2021 for the location (red bars) of these earth dikes.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/09/17/peninsule-de-reykjanes-islande-carte-de-leruption/
The eruptive flow does not seem very high and lava looks less fluid than before. As a result, it does not advance very far in the Natthagi Valley. At the moment, there are no signs that it will head for the ocean.

La coulée de lave le 18 septembre 2021 au matin (capture écran webcam)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Selon un volcanologue du Met Office islandais (IMO), tout indique que le volcan sous-glaciaire Grímsvötn est sur le point d’entrer en éruption. La dernière éruption a eu lieu en 2011, avec un VEI 4.
Les données obtenues par une station GPS sur le glacier Vatnajökull montrent que la calotte glaciaire au-dessus du volcan est en phase d’inflation en raison de l’accumulation de magma.
En 2020, l’inflation du Grímsfjall a atteint le même niveau qu’avant la dernière éruption du volcan en 2011. Ce qui est différent en 2021, c’est que la surface des lacs sous-glaciaires est plus élevée qu’elle ne l’a été depuis longtemps. Lorsqu’une crue glaciaire se produit, il se produit une chute de pression très soudaine qui peut déclencher une éruption. Un tel jokulhlaup a eu lieu début septembre 2021 dans les parties est et ouest de la caldeira du Grímsvötn.
Une autre indication d’une possible éruption à court terme est l’augmentation de l’activité sismique.
Source : IMO.

Chaudron glaciaire dans le Grimsvötn (Source: IMO)

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Un essaim sismique significatif a débuté sous la Cumbre Vieja à La Palma (Canaries) dans la matinée du 11 septembre 2021. Le niveau d’alerte a été élevé à la couleur Jaune.
L’activité sismique continue de migrer légèrement vers le nord-ouest, à une profondeur d’environ 8 km, avec des événements à des profondeurs comprises entre 1 et 3 km.
Le maximum de déformation cumulée atteignait environ 6 cm le 15 septembre 2021.

Les volcanologues expliquent qu’il s’agit très probablement d’une intrusion magmatique mais ils ne savent pas si elle débouchera sur une éruption.
La Smithsonian Institution nous rappelle que les éruptions historiques à La Palma depuis le 15ème siècle se sont caractérisées par une légère activité explosive et des coulées de lave qui ont causé des dégâts dans des zones habitées.
La pointe sud de La Palma présente un vaste champ de lave mis en place lors de l’éruption de 1677-1678. Des coulées de lave ont également atteint la mer en 1585, 1646, 1712, 1949 et 1971.
Source : IGN, The Watchers.

 

Sismicité et déformation à La Palma (Source: IGN)

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Après plusieurs jours de pause, l’éruption a repris sur la Péninsule de Reykjanes (Islande). Vers 19h15 (heure locale) le 11 septembre 2021, plusieurs sorties de lave sont apparues au sud du cratère actif. La lave a commencé à s’étaler autour de ces ouvertures. L’incandescence est ensuite réapparue à l’intérieur du cratère, signe du retour de la lave.

Au bout de quelques heures d’observation, il est apparu que, plus que l’ouverture de nouvelles bouches, la lave empruntait d’anciens tunnels et s’échappait par des lucarnes dans leur voûte. La pression ne semble pas très forte dans les conduits et l’activité éruptive n’est pas très intense.

Toutefois, la migration de la lave vers le sud dans les vallées Gelgingadalir et Nattthagi a obligé les autorités à évacuer la zone de l’éruption car la lave avait traversé le sentier d’accès A. Ce dernier reste fermé, mais les autres sentiers sont de nouveau ouverts aux visiteurs.

Sur la base de photographies aériennes acquises pendant la pause éruptive, la superficie du champ de lave atteint 4,6 kilomètres carrés. Le volume total de lave émise est de 143 millions de mètres cubes. Le fond du cratère présente une profondeur d’au moins 70 mètres.
Source : IMO.

Captures d’écran montrant le ruban rouge de la lave dans le secteur du sentier A.

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En dehors des habituels panaches de vapeur d’eau avec un peu de cendre, le CENAPRED a également enregistré plusieurs explosions générant des nuages de cendres sur le Popocatepetl (Mexique) les 11 et 12 septembre 2021. Ces événements se sont accompagnés d’épisodes de tremor et de séismes volcano-tectoniques. Les explosions ont propulsé la cendre jusqu’à environ 2 000 m au-dessus du cratère. Des matériaux incandescents sont également retombés à proximité du cratère.
Le niveau d’alerte reste au Jaune, Phase 2.
Source : CENAPRED.

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Un survol de Fukutoku-Oka-no-Ba par les garde-côtes japonais a révélé que la partie ouest de l’île était inchangée tandis que le côté est était complètement érodé et submergé. La décoloration de l’eau de mer dans plusieurs secteurs montre que l’activité éruptive n’est pas terminée. Les garde-côtes japonais ont émis un avertissement de navigation à destination des navires à proximité de l’île.

Source: Japan Coast Guard.

Source: Japan Coast Guard

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Une éruption a été observée dans le cratère Otake du Suwanosejima (Japon) le 16 septembre 2021. Le volcan a projeté de gros blocs à des centaines de mètres. L’Agence météorologique japonaise a relevé le niveau d’alerte volcanique de 2 à 3. Les autorités ont demandé aux habitants du village de Toshima dans la préfecture de Kagoshima de ne pas pénétrerr dans la zone de sécurité..

Source : JMA.

Séquence éruptive sur le Suwanosejima (Source: JMA)

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Des émissions de cendres intermittentes sont encore observées à White Island (Nouvelle-Zélande). Des panaches fumerolliens très denses contenant de la cendre continuent d’être émis par la bouche active. La sismicité se caractérise par un faible niveau du tremor volcanique et quelques séismes d’origine volcanique. Le niveau d’alerte reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

According to a volcanologist at the Icelandic Met Office (IMO), there is every indication that subglacial Grímsvötn volcano is ready to erupt. The last eruption of this volcano took place in 2011, with a VEI 4.

Data obtained through a GPS station on Vatnajökull glacier show that the ice cap over the volcano continues to inflate due to magma accumulation.

In 2020, the inflation in Grímsfjall reached the same level as prior to the volcano’s last eruption in 2011. What is different in 2021 is that the surface of the lakes is higher than it has been for a long time. When a glacial outburst floodo ccurs, a very sudden drop in pressure takes place, which can trigger an eruption. Such a jokulhlaup occurred at the beginning of September 2021 from the eastern and western parts of Grímsvötn’s caldera.

Another indication of a possible eruption is increasing seismic activity.

Source: IMO.

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A significant seismic swarm started to be recorded under Cumbre Vieja in La Palma (Canary Islands) on the morning of September 11th, 2021.The alert level was raised to Yellow.

Seismic activity continues to migrate slightly to the northwest, at depths of around 8 km, with shallow earthquakes at depths between 1 and 3 km.

The maximum accumulated deformation reached about 6 cm on September 15th, 2021.

Volcanologists explain that these events are very likely caused by magmatic intrusion but they don’t know if it will lead to an eruption.

The Smiythsonian Institution reminds us that historical eruptions at La Palma, recorded since the 15th century, have produced mild explosive activity and lava flows that damaged populated areas.

The southern tip of the island shows a broad lava field produced during the 1677-1678 eruption. Lava flows also reached the sea in 1585, 1646, 1712, 1949, and 1971.

Source: IGN, The Watchers.

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After a few days’ pause, the eruption resumed on the Reykjanes Peninsula (Iceland). At about 7:15 p.m. (local time) on September 11th, 2021, several vents opened south of the active crater. Lava began to spread around these vents. Incandescence then reappeared inside the crater, a sign that lava was back
After a few hours’ observation, it appeared that, more than the opening of new vents, lava was travelling along ancient tunnels and squirting through skylights in their vaults. The pressure does not appear to be very strong in the ducts and the eruptive activity is not very intense.
However, the southward migration of the lava into the Gelgingadalir and Nattthagi valleys forced the authorities to evacuate the area of the eruption as the lava had crossed trail A.

Based on aerial photography acquired during the eruptive pause, the area of the flow field had grown to 4.6 square kilometres, and the total volume erupted was 143 million cubic metres. The crater floor was visible and was at least 70 m deep.

Source: IMO.

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Apart from the usual « exhalations » essentialy including water vapour and some ash, CENAPRED also recorded several ash explosions at Popocatepetl (Mexico) on September 11th and 12th, 2021. The events were accompanied by episodes of tremor and volcano-tectonic earthquakes. The explosions ejected ash up to about 2 000 m above the crater. Incandescent material was also observed at a short distance from the crater.

The Alert Level remains at Yellow, Phase Two.

Source: CENAPRED.

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A Japan Coast Guard overflight of Fukutoku-Oka-no-Ba has revealed that the W part of island was unchanged while the E side had been completely eroded and submerged. Discoloured water extended from the vent area to several directions suggested continuing eruptive activity. It prompted the Japan Coast Guard to issue a navigation warning to nearby vessels.

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An eruption was observed at Suwanosejima‘s Otake crater on September 16th, 2021. The volcano ejected large rocks hundreds of metres away. The Japan Meteorological Agency raised the Volcanic Alert Level from 2 to 3. Authorities have urged residents of Toshima Village in Kagoshima Prefecture to refrain from entering the danger zone.

Source: JMA.

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Intermittent ash emissions are still observed at White Island (New Zealand). Vigorous fumarolic plumes are emitted by the active vent with some ash contents. Seismicity is characterized by low levels of volcanic tremor and occasional volcanic earthquakes. The Volcanic Alert level remains at 2 and the Aviation Colour Code is kept at Yellow.

Source: GeoNet.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm