Les COP, 21, 22, 23, 24, etc. : une vaste fumisterie !

La COP 24 vient de se tenir à Katowice (Pologne) dans la plus grande discrétion. Elle a été largement éclipsée par les événements (gilets jaunes, attentat à Strasbourg) en France. Tout compte fait, elle ne méritait peut-être pas qu’on s’attarde sur l’événement. Comme pour les Conferences of the Parties précédentes, la COP 24 s’est terminée avec quelques déclarations de principe, histoire de se donner bonne conscience, mais il n’y a pas eu de décisions significatives susceptibles de modifier l’orientation environnementale des gouvernements. Pour la première fois depuis la COP21, la France a assuré le service minimum : le Président français n’est pas venu et le Premier Ministre a annulé sa venue à cause des mouvements des gilets jaunes. Après le 12 décembre, il n’y a plus eu de ministre français en Pologne, même pas celui de l’écologie. C’est tout dire!

La COP 24 se tenait au cœur du bassin houiller de Silésie dont le charbon alimente les centrales électriques du pays. Un comble pour une COP dont le but est de faire chuter les émissions de CO2 dans l’atmosphère ! Ce bassin houiller fait vivre des dizaines de milliers de personnes. Si on arrêtait la production de charbon elles se retrouveraient au chômage. Il n’est donc guère surprenant que la Pologne ait fait partie des états qui ont bloqué les négociations.

Les organisateurs de cette COP ont fait preuve d’une belle hypocrisie et, avec de tels choix, ce n’est pas demain que la température globale de la planète se stabilisera à une hausse de 2°C. On sait d’ores et déjà qu’elle avoisinera au minimum 3 degrés, mais probablement plus, à la fin du 21ème siècle. Autre preuve de l’hypocrisie de nos dirigeants : Quelques jours après la COP 21 de Paris qui était censée faire changer les mentalités, le président de l’Inde a annoncé que son pays allait augmenter sa production de charbon. Cherchez l’erreur !

Donald Trump s’est retiré de l’accord de Paris pour permettre aux mines de charbon américaines de produire davantage et donner ainsi du travail à la population des régions concernées. On peut se demander si le président américain n’a pas dit tout haut ce que d’autres souhaitent tout bas. Des pays comme les Etats-Unis ou la Russie ont tout intérêt à voir les températures grimper car cela fait fondre la glace des régions polaires. En disparaissant au nord des Etats-Unis et de la Russie, la glace de mer ouvre les célèbres passages du nord-est et du nord-ouest, ce qui permettra aux navires de ces deux pays, mais aussi à ceux en provenance du Japon et de Chine, d’économiser un temps considérable. On connaît les risques de pollution qu’engendrera cette nouvelle voie maritime, mais cela passe après les intérêts économiques.

En fondant, cette même glace découvrira des gisements de gaz et de pétrole intéressants dans l’Arctique et les protections environnementales ne pèseront pas lourd. De plus, la disparition de la calotte polaire permettra l’accès à des gisements de minéraux jusqu’alors inexploitables. Pourquoi croyez-vous que les Chinois investissent en Islande ? Sûrement pas pour la beauté des paysages. Le pays servira de base idéale pour aller prospecter plus au nord.

Et la France dans tout ça ? Quoi qu’on puisse en dire, notre pays ne fait pas partie des très gros pollueurs. Dans les années à venir le principal souci résidera dans la gestion des déchets radioactifs en provenance des centrales nucléaires qui fermeront leurs portes. On accuse souvent les véhicules routiers de trop polluer, mais les contrôles techniques en France sont beaucoup plus rigoureux qu’aux Etats-Unis où ils varient d’un Etat à un autre.

Un nouveau mode de déplacement est en train de naître avec les véhicules électriques qui ne sont pas aussi propres qu’on veut bien le dire. Les batteries incorporent du lithium dont l’extraction pose de graves problèmes environnementaux, en particulier en Amérique du sud. Et puis, pour recharger les batteries, il faut de l’électricité dont la production est loin d’être parfaitement propre.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le monde n’est pas l’affaire d’un seul pays. L’approche doit être globale et ce devrait être le rôle des COP (au demeurant fort coûteuses) d’assurer cette globalité, mais nous sommes très loin de comportements responsables.

Au train où vont les choses, le mercure va continuer à grimper dans le thermomètre ; la banquise et les glaciers vont continuer à fondre, avec des dommages collatéraux comme la hausse du niveau des océans et des problèmes d’alimentation en eau dans certains pays, ce qui ne manquera pas de causer des conflits. Une guerre de l’eau se déclenchera inévitablement, avec son lot de violence et de migrations de populations. S’il y a la guerre, il faudra des armes, mais les Etats-Unis, la Russie, la Chine et la France seront là pour les fournir….

Les COP passent, la banquise et les glaciers fondent… Tout va bien! (Photo: C. Grandpey)

Incendies et changement climatique en Californie // Wildfires and climate change in California

En Californie, en 2018, 5 090 incendies ont brûlé une superficie estimée à 2 978 kilomètres carrés. Ces chiffres ont été communiqués le 9 août 2018 par le Service des Eaux et Forêts et de la Protection contre les Incendies. Le Mendocino Complex Fire qui a brûlé plus de 1,200 km2 est devenu le plus grand feu de forêt de l’histoire de l’État.

Au-delà des dégâts et des tragédie personnelles qu’ont provoqués ces incendies, une autre catastrophe se profile à l’horizon: la libération brutale du dioxyde de carbone, l’une des principales causes du réchauffement climatique.
Alors que des millions de kilomètres carrés brûlent sur des périodes plus longues et avec plus d’intensité, les efforts considérables déployés par la Californie pour protéger l’environnement peuvent être partiellement réduits à néant par un seul incendie de forêt. Les lois environnementales en Californie sont strictes, mais elles ont des limites car elles s’appliquent uniquement aux émissions de gaz anthropiques. La pollution par le carbone et autres gaz générés par les incendies de forêt n’est pas prise en compte.
Les incendies de forêts causent des dégâts immédiats ; ils rejettent du dioxyde de carbone et d’autres gaz qui réchauffent la planète. Le problème, c’est qu’ils continuent d’infliger des dégâts longtemps après que les incendies ont été éteints. Entre 2001 et 2010, ils ont généré environ 120 millions de tonnes de carbone.
Comme c’est souvent le cas dans les catastrophes environnementales, une chose en entraîne une autre, créant une double punition. En brûlant, les arbres dégagent du carbone noir, mais une fois que la forêt a été détruite, sa capacité à absorber et à stocker le carbone de l’atmosphère a disparu. .
Les scientifiques estiment que dans les zones gravement brûlées, seule une petite fraction (estimée à 15%) des émissions d’un arbre brûlé est libérée pendant l’incendie. La majeure partie des gaz à effet de serre est libérée ultérieurement, pendant les mois et les années pendant lesquelles la plante meurt et se décompose. De plus, si une forêt incendiée est remplacée par du maquis ou des broussailles, cette végétation perd plus de 90% de sa capacité à absorber et à stocker le carbone.
Les incendies à grande échelle peuvent provoquer de graves dégâts en peu de temps. Le Service des Eaux et Forêts estime que le Rim Fire de 2013 dans le centre de la Californie a produit l’équivalent des émissions de dioxyde de carbone de 3 millions de voitures. Cela va à l’encontre des efforts de l’État pour réduire le nombre de voitures sur les routes.
Le rôle des incendies de forêt comme source majeure de pollution a été identifié il y a dix ans, lorsqu’une étude menée par le Centre National de Recherche Atmosphérique (NCAR) a conclu qu ‘« une saison ponctuée de violents incendies peut, en un ou deux mois, libérer autant de carbone que l’ensemble du secteur des transports ou de l’énergie d’un seul État. » La situation a été aggravée par une épidémie qui a entraîné la mort des arbres ; elle a été provoquée par la sécheresse, les maladies et les insectes. On estime à 129 millions le nombre d’arbres morts en Californie. Cette perte à elle seule pourrait porter un coup à la volonté de l’État d’avoir un avenir dépourvu de carbone.
Source: Médias d’information californiens.

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In California in 2018, a total of 5,090 fires burned an area estimated at 2,978 square kilometres, according to the California Department of Forestry and Fire Protection The active Mendocino Complex Fire has burned more than 1,200 km2, becoming the largest wildfire in the state’s history.

Beyond the devastation and personal tragedy of the fires, another disaster looms: the sudden release of the carbon dioxide that drives climate change.

As millions of square kilometres burn in a cycle of longer and more intense fire seasons, the extensive efforts of the State to protect the environment can be partly undone in one firestorm. California’s environmental regulations are known to be stringent, but they have limits: They apply only to human-caused emissions. Carbon and other pollution generated by wildfires is outside the grasp of state law.

The greenhouse gases released when forests burn not only do immediate harm, discharging carbon dioxide and other planet-warming gases, but also continue to inflict damage long after the fires are put out. The air board estimates that between 2001 and 2010, wildfires generated approximately 120 million tons of carbon.

As is so often the case in environmental catastrophes, one thing leads to another, creating a double whammy: Burning trees not only release black carbon, but once a forest is gone, its prodigious ability to absorb carbon from the atmosphere and store it is lost, too.

Scientists estimate that in severely burned areas, only a fraction of a scorched tree’s emissions are released during the fire, perhaps as little as 15 percent. The bulk of greenhouse gases are released over months and years as the plant dies and decomposes.

And if a burned-out forest is replaced by chaparral or brush, that landscape loses more than 90 percent of its capacity to take in and retain carbon.

Severe fires have the capacity to inflict profound damage in a short span. The U.S. Forest Service estimates that the 2013 Rim Fire in central California spewed out the equivalent of the carbon dioxide emissions from 3 million cars. That is a setback to the state’s effort to get cars off the road.

The role of wildfire as a major source of pollution was identified a decade ago, when a study conducted by the National Center for Atmospheric Research concluded that “a severe fire season lasting only one or two months can release as much carbon as the annual emissions from the entire transportation or energy sector of an individual state.” The situation has been made worse by the state’s epidemic of tree death, caused by drought, disease and insect infestation. The number of dead trees across California is estimated to 129 million. That loss alone could be a blow to the state’s vision of a low-carbon future.

Source : Californias news media.

Carte des incendies en Californie le 9 août 2018 (Source : Cal Fire)

 

L’éruption du Kilauea influe-t-elle sur la météo ? // Does the Kilauea eruption influence weather patterns ?

On sait depuis longtemps que les éruptions volcaniques peuvent avoir une influence sur le climat de la planète. Par exemple, 1816, mieux connue sous le nom de «Année sans été», a connu une modification des modèles climatiques dans l’hémisphère nord suite à l’éruption majeure du Tambora (Indonésie) un an plus tôt.
Cependant, on connaît moins les changements subis par les conditions météorologiques dans des secteurs bien définis suite à une augmentation de l’activité volcanique à proximité. Depuis le 3 mai 2018, l’éruption du Kilauea a déversé d’énormes volumes de lave dans le district de Puna. Dans le même temps, on a remarqué que des trombes d’eau se sont abattues sur la Grande Ile d’Hawaii autour de la zone d’activité éruptive. Depuis le début du mois de juillet, pas moins de trois séquences de très fortes précipitations ont été enregistrées dans cette région.
Les précipitations estimées par radar et confirmées par les données sur deux sites de relevés météorologiques proches, tendent à confirmer que des pluies torrentielles ont effectivement eu lieu. Ces deux sites ont reçu des hauteurs de précipitations considérables puisqu’elles ont atteint entre 62 et 75 centimètres au cours des 10 premiers jours du mois de juillet. À deux reprises au moins, les services météorologiques ont diffusé des bulletins d’alerte mettant en garde contre des précipitations abondantes en se référant aux fortes pluies qui stationnaient sur ou près de la bouche éruptive.
En 2010, des dendrochronologues de l’Université de Columbia ont montré, grâce à l’étude des cernes des troncs d’arbres, que de grandes éruptions du passé ont modifié les régimes de précipitations à travers l’Asie. Ces chercheurs ont indiqué que la météo avait été très sèche en Asie centrale pendant l’activité volcanique tandis que davantage de précipitations étaient observées dans le sud-est au cours de la même période.
Les climatologues pensent que nous avons trop tendance à considérer la terre ferme et l’atmosphère comme deux entités différentes alors que tout ce qui existe sur notre planète est interconnecté. De nombreux éléments susceptibles d’ensemencer les nuages ​​et de créer les conditions d’une pluie abondante sont présents. Ce sont la chaleur, la vapeur d’eau et éventuellement du verre volcanique et des particules de cendre. A Hawaii, ces ingrédients sont présents car la lave contient de la vapeur d’eau et des gaz dissous comme le dioxyde de soufre et le dioxyde de carbone qui peuvent être produits par une bouche volcanique.
On ne sait pas si l’activité volcanique au niveau d’une bouche éruptive peut augmenter les précipitations dans la région. Cependant, on sait que les sources de chaleur non météorologiques telles que les feux de forêt et les éruptions volcaniques peuvent favoriser la formation de nuages ​​cumuliformes connus sous le nom de pyrocumulus ou pyrocumulonimbus.
Cependant, tous les scientifiques ne sont pas d’accord avec l’approche selon laquelle les éruptions volcaniques favoriseraient la formation de nuages et donc de précipitations abondantes. Certains affirment que la géographie locale d’Hawaï joue un rôle prépondérant, même si la contribution des gaz volcaniques à l’augmentation des précipitations ne saurait être négligée. Afin de déterminer s’il existe une corrélation directe entre l’activité éruptive et l’augmentation des précipitations, il faudrait évaluer les régimes de précipitations régionaux et les sources d’eau locales.
Il convient de noter que le côté nord du Kilauea est recouvert d’une forêt tropicale tandis que le côté sud est désertique avec des précipitations très localisées.
Dans une étude publiée dans le Journal of Geophysical Research en 2013, des chercheurs de l’Université de Columbia ont indiqué que de grandes éruptions volcaniques peuvent aussi entraîner une réduction des précipitations dans de nombreuses régions, tandis que d’autres secteurs restent plus humides. D’autres chercheurs sont arrivés à des conclusions similaires, avec une tendance globalement plus sèche suite à l’activité volcanique.
Source: National Weather Service.

Le site Accuweather nous rappelle que certaines régions de l’est d’Hawaï sont réputées pour les fortes pluies et reçoivent généralement entre 3 000 et 7 000 mm de précipitations par an (voir la carte ci-dessous).

Il est bon de rappeler la différence entre les mots ‘climat’  et ‘météo’. On parle de climat lorsque sont considérés une série d’événements météorologiques sur une longue période. Il n’y a pas de durée précise, mais les climatologues évoquent souvent une période d’au moins 30 ans qui leur permet d’établir une moyenne significative. La dernière période de référence est la période 1981-2010. De son côté, la météorologie correspond à l’observation des conditions météo en un lieu donné et à un instant précis. Elle se définit par quelques valeurs instantanées et locales de température, de précipitations, de pression, d’ensoleillement, etc.

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It has long been known that volcanic eruptions can alter global climate patterns. For instance, 1816, better known as the « Year Without a Summer, » confirmed this situation when global climate patterns were altered in the Northern Hemisphere following the explosive eruption of Indonesian volcano Mount Tambora one year earlier.

However, less has been documented on the impacts of localized weather patterns following an increase in nearby activity. Since May 3rd, 2018, the eruption of Kilauea Volcano poured huge volumes of lava in the Puna district. Meantime, torrential downpours also struck Hawaii Big Island around the area of activity. Since the start of July, no fewer than three separate instances of very heavy rainfall have happened over this area of southeastern Hawaii.

Radar estimated rainfall, backed by actual rainfall data from two nearby weather observers, strongly tend to confirm that, indeed, torrential rainstorms have taken place. These two sites have received rainfall of at least 62-75 centimetres within the first 10 days of the month. On at least two occasions, the local National Weather Service issued statements warning of high rainfall rates, owing to stationary heavy rain returns centered over or near the eruptive vent.

In 2010, dendrochronologists at Columbia University showed that large eruptions in the past altered rainfall patterns throughout Asia through their analysis of tree rings. The team’s research indicated much drier weather in central Asia during volcanic activity, while more rain tended to fall in southeastern Asia during the same period.

Climatologists say that we might think of the study of the solid earth and the atmosphere as two different things, but really everything in the system is interconnected and many of the ingredients for seeding clouds and creating the conditions for heavy rain are present during volcanic venting. The ingredients needed include heat, additional water vapour and potentially volcanic glass or ash particles. The lava contains water vapour and dissolved gases like sulfur dioxide and carbon dioxide as prime examples of being released by the volcanic vent in Hawaii.

It remains unknown whether volcanic venting may be increasing rainfall in the region. However, non-meteorological heat sources, such as forest fires, can create clouds. Towering cumuliform clouds triggered by a non-meteorological heat source, such as wildfires and volcanic eruptions, are known as pyrocumulus or pyrocumulonimbus.

Howevern alla scientists do not agree with this approach. Some say that Hawaii’s local geography plays the primary role, even if the possibility that volcanic gases could contribute to the ingredients needed to create storm systems should not be left aside. In order to determine if there is any direct correlation between the volcanic venting and increased precipitation, regional rainfall patterns and local water sources would need to be assessed.

It should be noted that the north side of Kilauea is a rain forest while the south side is desert, stating that rainfall in the area is very localized.

In a study published in the Journal of Geophysical Research in 2013, researchers indicated that large volcanic eruptions can actually lead to reduced rainfall in a wide range of areas, while some trended wetter. Columbia University researchers came to similar conclusions, seeing an overall drier trend in most areas following volcanic activity.

Source : National Weather Service.

The website Accuweather reminds us that parts of eastern Hawaii are famous for heavy rain and usually receive between 3,000-7,000 mm of precipitations per year (see map below).

It is useful to remember the difference between the words ‘climate’ and ‘weather’. We talk about ‘climate’ when we consider a series of meteorological events over a long period. There is no precise duration, but climatologists often mention a period of at least 30 years that allows them to establish a significant average. The last reference period is 1981-2010.
For its part, ‘meteorology’ is the observation of weather conditions in a given place and at a specific time. It is defined by some instantaneous and local values of temperature, precipitation, pressure, sunshine, etc.

Bilan hydrologique de la Grande Ile (Source : Accuweather)

Les volumineux panaches de vapeur d’eau et de gaz volcaniques provoquent-ils un excès de précipitations dans la région de l’éruption? (Crédit photo : USGS / HVO)

Eruption sur l’île Fernandina (Iles Galapagos) // Eruption on Fernandina Island (Galapagos)

On attendait une éruption du Sierra Negra sur l’île Isabela aux Galapagos, mais c’est finalement La Cumbre sur l’île Fernandina qui déjoue les pronostics avec une nouvelle éruption ! La dernière avait eu lieu en septembre 2017. Après un épisode sismique avec des événements atteignant M 4.1, une nouvelle éruption a commencé vers 15 heures (TU) le 16 juin 2018.  Selon l’Instituto Geofisico, elle se situe sur le flanc nord-nord-est du volcan et se caractérise jusqu’à présent par l’émission de coulées de lave et une colonne de gaz s’élevant jusqu’à 3 km  de hauteur. La lave a déjà atteint l’océan.
Les habitants et les touristes sont invités à rester à l’écart, en particulier de la zone où les coulées de lave entrent dans l’océan, en raison de possibles explosions et d’une grande quantité de gaz toxiques.
Source: Instituto Geofisico
On peut voir des images de l’éruption sur le site web The Watchers:
https://watchers.news/2018/06/16/fernandina-volcano-erupts-lava-flow-reaching-the-ocean-galapagos/

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One expected an eruption of Sierra Negra volcano but La Cumbre Volcano on Fernandina Isla,d was faster in the Galapagos ! After a seismic episode with events reaching M 4.1, a new eruption started at Fernandina volcano at about 15:00 UTC on June 16th, 2018. The volcano last erupted in September 2017.

According to the Instituto Geofisico, the eruption is taking place on the north-northeast flank of the volcano and is so far characterized by the emission of lava flows and a gas column rising up to 3 km. Lava has already reached the ocean.

Residents and tourists are advised to stay away, in particular from the area where lava flows are entering the ocean due to possible explosions and a large amount of toxic gas.

Source: Instituto Geofisico

Images of the eruption can be found on the website The Watchers:

https://watchers.news/2018/06/16/fernandina-volcano-erupts-lava-flow-reaching-the-ocean-galapagos/

 La caldeira sommitale de l’île Fernandina vue depuis l’espace (Crédit photo: NASA)