Kilauea (Hawaii / Etats Unis)

drapeau francaisLa situation reste relativement stable sur le Kilauea. Le niveau du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u oscille en ce moment entre 33 et 35 mètres sous la lèvre.

Sur le Pu’uO’o, le spatter cone situé dans la partie nord du cratère reste actif mais aucune coulée de lave ne s’échappe de sa base.

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En revanche, la lave continue à s’écouler du spatter cone situé dans la partie sud du cratère. On observe de petites coulées éphémères sur le plancher.

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La coulée Kahauale`a 2 continue à brûler la forêt au NE du Pu’uO’o. Toutefois, l’alimentation est très irrégulière de sorte que la lave a bien du mal à avancer. Elle a couvert seulement 1,6 km depuis le début du mois de novembre 2013. Dans ces conditions, elle ne présente pas une menace pour les habitations du district de Puna.

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 Photos prises par Benoist Goislard qui a la chance de séjourner à Hawaii en ce moment.

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drapeau anglaisThe situation is quite stable on Kilauea volcano. The level of the lava lake within Halema’uma’u Crater currently lies between 33 – 35 metres beneath the rim.

On Pu’uO’o Crater, the north spatter cone remains active but no new lava flow is coming out of its base (see photo).

Flows from the south spatter cone continue to be active with a few small breakouts on the crater floor. (see photo).

The Kahauale`a 2 lava flow keeps burning the forest (see photo). However, the lava supply is quite irregular so that the flow front is moving very slowly. It has not advanced more than 1.6 km since early November 2013. For the time being, lava is not a threat to the communities of the Puna district.

Source: HVO.

Poás (Costa Rica): Niveau du lac en baisse et températures en hausse // Lake level has dropped and temperatures have increased

drapeau francaisUne visite effectuée le week-end dernier sur le Poás par des volcanologues du réseau sismologique (RSN) de l’Université du Costa Rica  a révélé que le niveau d’eau de la Laguna Caliente a diminué de 1,10 mètre au cours du mois d’avril.
Un groupe de scientifiques est descendu dans le cratère pour observer le lac et vérifier les dires des gardes du parc qui indiquaient une augmentation de l’activité volcanique.
La baisse du niveau d’eau dans la Laguna Caliente a été observée à plusieurs reprises ces dernières années, principalement en raison d’une diminution des précipitations pendant la saison des pluies, entre mai et novembre.
La température moyenne de l’eau du lac mesurée au cours de la visite était en hausse de 10 degrés Celsius par rapport à une précédente mesure effectuée début Avril ; on avait alors enregistré 39°C.
Le mois dernier, la lagune a perdu un volume d’eau estimé à 58 000 mètres cubes.
L’eau joue le rôle de filtre naturel pour les gaz du volcan. Une augmentation de l’émission de gaz est susceptible de se produire si le niveau d’eau de la lagune continue de baisser. Ces gaz atteindront rapidement les abords du volcan, et les pluies acides pourraient affecter les zones agricoles dans les communautés voisines.
L’accès touristique au Parc National du Poás reste autorisé pour le moment, mais les autorités locales sont en état d’alerte et signaleront tout changement dans le comportement du volcan.
L’augmentation d’activité du Poás a débuté en mars 2006, avec plusieurs fortes explosions phréatiques. Jusqu’à présent, depuis le début de l’année 2014, les volcanoloques du RSN ont enregistré trois explosions phréatiques importantes. La première a eu lieu le 25 février avec des projections de matériaux jusqu’à près de 300 mètres de hauteur. Le 30 mars, les projections atteignaient 200 mètres de hauteur, et 30 mètres le 30 avril.

Source: The Tico Times.

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drapeau anglaisAn inspection by volcanologists from the University of Costa Rica’s National Seismological Network (RSN) last weekend found that the water level in Poás Volcano’s Laguna Caliente has decreased by 110 centimetres in the last month.

A group of RSN experts descended into the crater’s lagoon, known as Laguna Caliente, to check out reports by park rangers of increased volcanic activity at the site.

The decrease in water levels has been a recurring trend in recent years mostly due to a decrease in rainfall during the country’s rainy season (May-November).

Average temperatures of the lagoon’s water increased by 10 degrees Celsius compared to a previous measurement in early April, when experts recorded 39°C.

Last month, the lagoon lost 58,000 cubic meters of water.

Water acts as a natural filter for gases from the volcano. An increase in the emission of gases could occur if the lagoon’s water level continues to drop. These gases would reach land surrounding the crater, and acid rains could affect agricultural areas in nearby communities.

Tourist access to Poás National Park currently remains normal, but local authorities are on alert to report any change in the volcano’s behaviour.

Poás’ period of increasing activity was first recorded in March 2006, with several large phreatic explosions. So far this year, RSN experts have recorded three significant phreatic explosions. The first, on February 25th, sent material up to nearly 300 metres high. On March 30th, material reached 200 metres high, and on April 30th, it reached 30 metres.

Source: The Tico Times.

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Vue du Poás et de la Laguna Caliente  (Crédit photo:  Wikipedia)

L’Arenal (Costa Rica) se réveillera-t-il un jour ? // Will Arenal (Costa Rica) wake up some day ?

drapeau francaisOn peut lire sur le site InsideCostaRica un article qui montre bien à quel point nous sommes incapables de prévoir les éruptions volcaniques. Un volcanologue de l’Observatoire Volcanologique et Sismologique du Costa Rica ( OVSICORI ) explique que « le volcan Arenal, qui est inactif depuis 2010, pourrait prolonger son sommeil pendant des siècles…ou se réveiller avec une violente éruption ». Cela revient à dire que pendant une journée d’été, le ciel peut rester bleu ou qu’un violent orage peut se déclencher brusquement ! Le scientifique ajoute : « Le volcan pourrait rester en sommeil pendant une longue période de temps comme il l’a déjà fait [au cours de son histoire]. Il pourrait rester en léthargie pendant 600 ou 800 ans, mais il pourrait aussi se réactiver à travers une explosion, comme en 1968. Tout dépend des conditions internes du volcan, chose que nous ne pouvons pas voir. »
L’Arenal était considéré comme un volcan endormi jusqu’au 29 juillet 1968, jour où il a fait sa propre révolution avec une éruption à la fois soudaine et violente. L’activité éruptive a continué pendant plusieurs jours, enfouissant 15 kilomètres carrés sous les blocs, la lave et la cendre, et tuant au passage 87 personnes. Cet événement est décrit dans mon livre « Killer Volcanoes » ( voir colonne de gauche de ce blog ).
L’Arenal est resté actif jusqu’en 2010 et a permis à la région de devenir l’une des destinations touristiques les plus populaires du pays. Malheureusement, le volcan s’est endormi et ne semble pas près de se réveiller. Par exemple, les émissions de dioxyde de carbone sont si faibles qu’elles sont en dessous du seuil de détection des appareils de mesure. De plus, il n’y a pratiquement pas d’activité sismique.

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drapeau anglaisOne can read on the InsideCostaRica website an article that shows how unable we are to predict volcanic eruptions. An expert at the Volcanological and Seismological Observatory of Costa Rica (OVSICORI) explains that “Arenal Volcano, which has been inactive since 2010, could continue its slumber for hundreds of years – or explode in a violent eruption”. It’s just like saying that on a summer day the sky may remain blue or that a violent thunderstorm may occur!  Adds the volcanologist: “The volcano could remain in a dormant state for a long period of time as it has [in the historical record].  It could remain dormant for 600 or 800 years, or it could reactivate in an explosion such as in 1968.  It all depends on internal conditions of the volcano that we cannot see.”

Arenal was believed to be a dormant volcano until July 29th 1968 when it made its own revolution and erupted suddenly and violently. Eruptive activity continued for several days, burying over 15 square kilometres with rocks, lava and ash and killing 87 people. This event is described in my book “Killer Volcanoes” (see left-hand column of this blog).

The volcano remained active until 2010, transforming the area into one of the country’s most popular tourist destinations. Unfortunately, it has fallen asleep and does not seem ready to wake up. For instance, the carbon dioxide emissions are so low that they are below what measurement devices can detect, and there is almost no seismic activity at the volcano.

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Le sommet de l’Arenal en 2008  (Source:  Wikipedia)

L’Islande est-elle une menace pour le monde ? // Is Iceland a threat to the world?

drapeau francaisActuellement, l’activité volcanique mondiale est relativement réduite. Comme souvent pendant ces périodes calmes, la presse – anglo-saxonne surtout – se met à délirer et à écrire des articles catastrophe susceptibles de faire vendre les journaux. Tel le monstre du Loch Ness, Yellowstone, le Krakatau ou le Tambora font régulièrement surface et les journalistes rivalisent d’imagination pour attirer l’attention de leurs lecteurs.

Le Daily Star et le Sunday Herald viennent de s’en donner à cœur joie avec les volcans islandais. Le premier nommé nous indique que les gaz toxiques en provenance d’un volcan islandais pourraient tuer des millions de gens, tandis que son concurrent affirme que «l’éruption d’un super volcan en Islande représenterait pour le Royaume-Uni la même menace qu’un acte de terrorisme nucléaire ».

Les journalistes font référence à l’éruption du Laki en 1783 avec son cortège de récoltes dévastées et les 23 000 décès britanniques censées être imputables à cet événement. Le Daily Star rappelle les effets sur le climat avec des étés brûlants et des hivers extrêmement froids. Afin de bien sensibiliser les lecteurs, les journalistes en remettent une deuxième couche et rappellent que l’Islande a en réserve une trentaine de systèmes volcaniques du même acabit. Il aurait été demandé au Bureau du Premier Ministre de considérer la menace avec le même sérieux que le terrorisme nucléaire. L’Office Météorologique du Royaume Unis doit fournir en juin un rapport expliquant les conséquences d’une éruption comme celle du Laki en 1783 avec, en particulier, une modélisation de la trajectoire qu’emprunteraient les gaz volcaniques.

Il y a bien sûr une part de vérité dans ces articles. On sait que des volcans comme le Laki ou le Katla peuvent produire des panaches de cendres capables de perturber la vie à grande échelle. Le problème, c’est que l’on ne sait absolument quand ces volcans se réveilleront, à supposer qu’ils se réveillent. On a pu constater ces derniers mois que les volcanologues islandais se sont plantés en annonçant une éruption imminente de l’Hekla.

S’il est louable de prendre en compte l’éventualité d’une éruption majeure en Islande, il est inutile d’ameuter les foules et de faire du catastrophisme à tout-va, passe-temps favori de la presse de nos jours.

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drapeau anglaisGlobal volcanic activity is currently quite low. As often during these quiet periods, the press – especially Anglo-Saxon – becomes delirious with articles relating disasters likely to sell newspapers. Like the Loch Ness monster, Yellowstone, Krakatau or Tambora regularly make the headlines and journalists compete with their imagination to attract the attention of their readers.
The Daily Star and the Sunday Herald are playing this game with Icelandic volcanoes. The former indicates that the toxic gases from an Icelandic volcano could kill millions of people, while the latter states that « the eruption of a super volcano in Iceland might represent for the United Kingdom the same threat as an act of nuclear terrorism. »
Both journalists refer to the eruption of Laki in 1783 with its devastated crops and 23,000 British deaths believed to be caused by that event. The Daily Star recalls the effects on the climate with hot summers and extremely cold winters. To really convince their readers, the journalists remind them that Iceland has in store about thirty volcanic systems of the same ilk. It is said the Cabinet Office has been advised to consider the threat with the same seriousness as nuclear terrorism. The UK Met Office aims to deliver a report in June on the consequences of a future Laki-style eruption. In particular, the Office has been asked to model where the gases from such an eruption might travel.
There is of course some truth in these articles. We know that Laki and Katla can produce ash plumes able to disrupt life on a large scale. The problem is that no one knows when these volcanoes will wake up, assuming they do. One should remember that in recent months Icelandic volcanologists were wrong when they announced an imminent eruption of Hekla.
While it is commendable to take into account the possibility of a major eruption in Iceland, there is no need to alarm the crowds and resort to large-scale catastrophism, a favorite of the press nowadays.

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Fracture éruptive du Laki, source de l’éruption de 1783  (Photo:  C. Grandpey)