Hausse du niveau des océans : des maisons disparaissent dans la mer // Ocean level rise : houses collapse into the sea

Avec la fonte des glaces dans l’Arctique à cause du réchauffement climatique, on assiste à une hausse du niveau des océans et une intensification de l’érosion côtière. Le littoral recule de plus en plus, surtout lors des tempêtes en période de grandes marées. En conséquence, certaines maisons basculent dans la mer et certaines localités devront être déplacées dans l’intérieur des terres au cours des années à venir.
Les médias américains ont montré une maison de cinq chambres construite en 1980 qui s’est partiellement effondrée dans l’océan Atlantique le 9 février 2022 et a disséminé des débris sur des kilomètres le long des plages de Caroline du Nord.
Une autre maison construite sur la côte a disparu à Rodanthe en 2020. L’érosion des plages continue d’affecter les zones construites le long de la côte de la Caroline du Nord, et certaines maisons qui étaient pourtant éloignées de la côte sont aujourd’hui au bord de l’eau.
Une étude de 2020 publiée dans la revue Nature Climate Change montre que la moitié des plages dans le monde pourraient disparaître d’ici la fin de ce siècle en raison de l’érosion côtière induite par le changement climatique et la hausse du niveau des océans. Alors que la température de la planète continue d’augmenter à cause des émissions de gaz à effet de serre, la fonte des glaces fera monter le niveau de la mer et les phénomènes météorologiques extrêmes deviendront plus fréquents et plus intenses. Si ces processus ne sont pas contrôlés, l’étude indique qu’ils pourraient entraîner la « quasi-extinction » de 50 % des plages de sable d’ici 2100.
Source : Yahoo Actualités.

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With ice melting in the Atrctic because of global warming, oceal level is rising and coastal erosion is increasing. The coasline is receding more and more especially during storms that occur during king tide periods. As a consequence, some houses are colapsing into the sea and some municipalities will have to be relocated in the coming years.

U.S. news media showed a five-bedroom house built in 1980 that partly collapsed into the Atlantic Ocean on February 9th, 2022 and sent debris floating for kilometers along beaches in North Carolina.

Another ocean home vanished from Rodanthe in 2020. Beach erosion continues to affect properties along the North Carolina coast, and some homes built years ago that were farther away from the beach are now on the edge of the water.

A 2020 study published in the journal Nature Climate Change concluded that half of the world’s beaches could disappear by the end of this century as a result of climate change-induced coastal erosion and rising seas. As global temperatures continue to rise, driven by emissions of greenhouse gases, melting ice will raise sea levels and extreme weather events are expected to become more frequent and intense. That would batter vulnerable coastlines around the world. If those processes are left unchecked, the study said they could result in the “near extinction” of 50 percent of the globe’s sandy beaches by 2100.

Source: Yahoo News.

 

Effondrement d’une maison sur le littoral à Rodanthe, Caroline du Nord., le 9 février 2022. (Photo : National Park Service)

Eruption du Cumbre Vieja (La Palma) : dernières nouvelles // Latest news

8 heures : Comme indiqué précédemment, la face nord du cône du Cumbre Vieja s’est partiellement effondrée dans la matinée du 9 octobre 2021. L’effondrement a provoqué une émission de lave dans plusieurs directions. Quelques heures plus tard, dans l’après-midi, le flanc nord s’est définitivement effondré.
Selon INVOLCAN, la nouvelle coulée de lave génère d’énormes destructions dans son sillage et elle rend difficile le déplacement des équipes scientifiques dans la zone. Elle a emporté un nombre important de maisons, mais on ne sait pas si elle a atteint la zone industrielle.La nouvelle coulée de lave se trouve dans la zone qui a été évacuée à la hâte après l’éruption du 19 septembre, lorsque 6000 habitants ont été contraints de fuir leurs maisons et leurs fermes. La police a autorisé les personnes dont les maisons pourraient être menacées par la lave à sauver ce qui pourrait l’être. Des camions sont repartis de la zone avec des matelas, des meubles et d’autres effets personnels.
Dans le même temps, la branche qui s’était détachée de la coulée principale a réussi à atteindre l’océan, avec une bande de lave qui pourrait s’effondrer si elle avançait à de plus grandes profondeurs. Les scientifiques expliquent qu’un tel effondrement provoquerait des explosions et de grosses vagues, mais ne présenterait pas de danger puisque la zone immédiate a été évacuée.
Dans la journée de samedi, la qualité de l’air sur l’île a également suscité des inquiétudes. Un processus d’inversion thermique se situe entre 700 et 900 mètres. Les vents faibles compliquent la dispersion des particules polluantes. C’est pour cela que les cendres ont atteint divers points du nord de Tenerife, affectant le trafic aérien.

Source: Presse espagnole.

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17 heures : Alors que l’éruption du Cumbre Vieja continue sans changement significatif, l’IGN indique que le changement de direction du vent et d’orientation du panache de gaz et de cendres prévu pour le 11 octobre 2021 pourrait affecter le fonctionnement de l’aéroport de La Palma et peut-être aussi celui de Tenerife.

La nouvelle coulée de lave, dont la température atteint parfois 1 240°C, a détruit les quelques bâtiments qui restaient debout au nord de Todoque. La lave a actuellement recouvert 497 hectares et touché 1 281 bâtiments. 1 186 ont été détruits et 95 ont été endommagés. Voici une vidéo qui montre la progression impressionnante de la coulée :

Au cours des dernières heures, l’IGN a détecté 21 séismes sur l’île, avec un événement de M3,8 à 34 kilomètres de profondeur dans la municipalité de Mazo.

Source: IGN, El Pais.

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8:00 am : As previously reported, the north face of the Cumbre Vieja cone partially collapsed on the morning of October 9th, 2021. The collapse caused lava emission in several directions. A few hours later, in the afternoon, the northern flank definitely collapsed.
According to INVOLCAN, the new lava flow generates enormous destruction in its wake and makes it difficult for scientific teams to move around the area. It engulfed a significant number of houses, but it is not known whether it reached the industrial area.The new lava flow is in the area that was hastily evacuated after the eruption on September 19th, when 6,000 residents were forced to flee their homes and farms. Police have allowed people whose homes may be threatened by lava to save what may be. Trucks left the area with mattresses, furniture and other personal belongings.
At the same time, the branch that had broken away from the main flow managed to reach the ocean, with a band of lava that could collapse if it advanced to greater depths. Scientists explain that such a collapse would cause explosions and large waves, but would not present a danger since the immediate area has been evacuated.
On Saturday, the air quality on the island also raised concerns. A thermal inversion process is between 700 and 900 meters a.s.l. Light winds make it difficult to disperse polluting particles. This is why the ash reached various points in the north of Tenerife, affecting air traffic.
Source: Spanish press.

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5:00 p.m .: As the Cumbre Vieja eruption continues without significant changes, IGN indicates that the change in wind direction and orientation of the gas and ash plume expected on October 11th, 2021 could affect the operation of the airport of La Palma and maybe also that of Tenerife.
The new lava flow, whose temperature sometimes reaches 1,240 ° C, destroyed the few buildings that remained standing north of Todoque. The lava has currently covered 497 hectares and affected 1,281 buildings. 1,186 were destroyed and 95 were damaged.
During the last hours, IGN has detected 21 earthquakes on the island, with an event of M3.8 at a depth of 34 kilometers in the municipality of Mazo.
Source: IGN, El Pais.

Avant et après l’effondrement du cône

Refuges alpins et dégel du pergélisol

La fonte des glaciers et le dégel du permafrost de roche dans nos Alpes ont commencé à poser de gros problèmes, avec des effondrements spectaculaires de parois et une menace grandissante pour certaines infrastructures. J’ai expliqué comment, en Suisse, plusieurs supports de téléphériques ont dû être modifiés pour assurer une meilleur stabilité car le sol dégelé se dérobait sous les assises des pylônes.

Plusieurs articles parus dans la presse alpine ou environnementale – le site Reporterre, par exemple – nous apprennent que le refuge de la Pilatte, dans le massif des Ecrins (Alpes françaises) a été déstabilisé par la fonte d’un glacier. Il s’est fissuré au point de ne plus pouvoir recevoir randonneurs et alpinistes. Ce refuge n’est pas une exception et d’autres camps de base connaissent le même sort. Ce fut le cas du refuge des Cosmiques en 1998 quand une dalle de 600 mètres cubes a lâché prise, déstabilisant le bâtiment et nécessitant d’importants travaux de consolidation. La situation était à la fois due au retrait du glacier du Géant et à la dégradation du pergélisol qui n’était plus suffisamment cohérent pour maintenir la dalle.

Quand on observe la structure du refuge de la Pilatte, on se rend compte qu’il est fissuré, non par le gel, mais par un mouvement de terrain causé par le retrait du glacier éponyme. La dalle de soutènement a tendance à s’affaisser, le faîtage s’écarte et l’eau s’infiltre. Le refuge est à cheval sur une partie stable et un bloc d’environ 400 000  mètres cubes qui s’appuie sur le glacier. Depuis le 19ème siècle, le glacier a reculé de 2 kilomètres et perdu 100 mètres d’épaisseur. Le gros bloc ne bute plus dessus, déstabilisant tout l’ensemble.

Certains montagnards se demandant s’il faut accuser le réchauffement climatique. La réponse ne fait guère de doute lorsque l’on observe le recul du glacier et ce qui se passe ailleurs dans les Alpes dans des conditions identiques. Pourtant, à ma connaissance, aucune radio et aucune télévision nationales n’ont mentionné la fermeture du refuge de la Pilatte à cause du réchauffement climatique. Comme l’a dit un jour Nicolas Hulot à l’Assemblée Nationale, « tout le monde s’en fiche ! »Je me demande quelle catastrophe majeure devra se produire pour que nos gouvernants – et pas seulement en France – prennent des mesures dignes de ce nom pour ralentir (je ne parle pas de mettre fin) un phénomène qui va faire durement souffrir les prochaines générations.

Ayant pu me rendre compte, au cours de mes pérégrinations, du drame qui se prépare, je lance régulièrement des alertes à mon petit niveau, bien conscient qu’elle tombent dans un océan de j’menfoutisme….

Vue du refuge de la Pilatte (Crédit photo: Oisans Tourisme)

La hausse du niveau de la mer responsable de l’effondrement en Floride ? // Sea level rise responsible for the collapse in Florida ?

Lorsque j’ai entendu parler de l’effondrement de l’immeuble à Miami, j’ai tout de suite pensé que la cause de la catastrophe pouvait être la hausse du niveau de la mer causée par le réchauffement climatique, ainsi que la nature du sol dans cette partie des États-Unis.

D’un point de vue géologique, le sol du sud de la Floride et des Keys, le chapelet d’îles qui s’égrènent au sud, est majoritairement composé de calcaire poreux. Au fur et à mesure que l’océan empiète sur les terres avec l’élévation du niveau de la mer, avec en plus l’intensification des « king tides », les grandes marées, les eaux souterraines pénètrent dans le calcaire et provoquent des inondations. Cette eau saumâtre, qui inonde régulièrement les parkings souterrains du sud de la Floride, peut entraîner une détérioration des fondations des bâtiments au fil du temps. L’élévation du niveau de la mer est susceptible de provoquer une corrosion des matériaux. Si tel est le cas à Miami, le sol ainsi corrodé n’aurait plus été en mesure de supporter le poids du bâtiment.

Les experts en bâtiment pensent qu’il est possible que l’élévation du niveau de la mer ait contribué à l’effondrement de l’immeuble de Miami qui a fait au moins quatre morts et 159 disparus.

Bien qu’il soit trop tôt pour dire si le réchauffement climatique a participé à l’effondrement des Champlain Towers South qui ont été construites il y a 40 ans, et si le changement climatique menace des milliers de structures similaires le long du littoral de la Floride, il faut garder à l’esprit que le niveau de la mer a augmenté de près de 10 centimètres entre 2000 et 2017 à proximité de Key West. Si l’on se réfère aux projections du gouvernement américain, la mer pourrait monter d’environ 3 à 4 mètres d’ici la fin du siècle en Floride. Or, il n’y a que 3% du comté de Miami-Dade qui se trouve à plus de 3,50 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les Champlain Towers South, qui avaient été construites sur des remblais rapportés sur des marécages, se sont affaissées d’environ 2 millimètres par an entre 1993 et ​​1999.

Au moment où les autorités fédérales et étatiques tenteront de déterminer la cause de l’effondrement de l’immeuble, il ne fait guère de doute que la montée des eaux et les inondations causées par les grandes marées seront prises en compte comme possible facteur contributif. Même si le réchauffement climatique n’est pas considéré comme un comme un contributeur majeur dans le cas présent de défaillance structurelle, il faudra bien se faire à l’idée que si les mers continuent de monter, l’habitabilité d’une grande partie du sud de la Floride sera remise en question.

Source : Yahoo News.

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When I heard about the collapse of the building in Miami, my first thought about the cause of the disaster was sea level rise caused by climate change, together with the structure of the ground in that region of the United States.

From a geological standpoint, the base of the Keys, South Florida’s barrier islands is porous limestone. As the oceans encroach on land due to sea level rise and the worsening king tides, groundwater is pushed up through the limestone, causing flooding. That brackish water, which regularly inundates underground parking garages in South Florida, can potentially lead to the deterioration of building foundations over time. 

Building experts are now looking at the possibility that sea level rise may have contributed to the disaster that has left at least four people dead and 159 missing. Sea level rise does cause potential corrosion and if that was happening, it may not have handled the weight of the building.

While it is too early to say whether climate change is to blame for the collapse of the 40-year-old Champlain Towers South, or if it also threatens thousands of similar structures along Florida’s coastline, sea levels rose by nearly 10 centimetres between 2000 and 2017 in nearby Key West.

Just using the U.S. government projections, the sea might rise by about 3 to 4 metres by the end of the century in Florida. There’s only 3 percent of Miami-Dade County that is more tan 3.50 metres above sea level. The Champlain Towers South, which had been built on reclaimed wetlands, was found to have sunk by roughly 2 millimetres per year between 1993 and 1999.

Though federal and state investigators will attempt to pinpoint the cause of the collapse, rising seas and flooding from king tides will certainly be examined as a possible contributing factor.

But even if climate change is ruled out as a significant contributor to this particular instance of structural failure, there is no avoiding the fact that if seas continue to rise, the habitability of much of South Florida will be put in question.

Souurce : Yahoo News.

Prise de conscience de la montée des eaux à Miami (Photo : C. Grandpey)