Chaleur, sécheresse et manque d’eau : ATTENTION DANGER !

On parle beaucoup de l’Amazonie en ce moment où des feux de forêts gigantesques envoient du CO2 dans l’atmosphère et contribuent à accentuer encore davantage le réchauffement climatique. La hausse des températures est de plus en plus sensible en France, avec des épisodes de canicule à répétition et le mercure qui oscille souvent entre 30 et 35°C sur de longues périodes.

La conséquence de cette situation sur les réserves en eau commence à se faire sentir de manière très aigue dans certaines régions. Si nos gouvernants continuent à pratiquer la politique de l’autruche et à ne pas prendre des mesures drastiques, notre pays va droit dans le mur. Selon le site de Propluvia, 85 départements français sont placés depuis le mercredi 21 août 2019 en restrictions d’eau plus ou moins sévères.

Le Limousin où j’habite connaît en ce moment de graves difficultés d’approvisionnement en eau. C’est un double problème pour les agriculteurs de notre région d’élevage Il n’y a plus assez d’eau pour le bétail et l’herbe ne pousse pas, ce qui oblige les éleveurs à entamer les réserves de foin prévues pour l’hiver.

La population est également impactée car l’eau potable se fait de plus en plus rare.  En Corrèze, certaines communes sont ravitaillées par camion-citerne et l’hypothèse d’une pénurie complète d’eau n’est pas écartée

En Creuse, le maire de Guéret explique qu’ « on a 100 jours de provision d’eau devant nous. » Le département n’a jamais connu une telle sécheresse. Aujourd’hui, la production des sources est quasiment inférieure de 30% à ce qu’elle était il y a quelques temps, si bien que désormais on a une production d’eau qui est inférieure à la consommation. La ville de Guéret va devoir remettre en service le plan d’eau qui servait à alimenter en eau la ville il y a une quinzaine d’années. Le maire explique qu’ « il y a environ 100 jours de provision d’eau. Après, il faudra trouver des solutions extérieures, avec des camions-citernes pour approvisionner la ville. »

Les prévisions météorologiques à court et moyen terme ne sont pas très bonnes. La pluie est annoncée, mais pas en quantité suffisante. Les sols sont très secs, donc des averses ne suffiront pas. S’il n’y a pas de précipitations abondantes en octobre et novembre, la Creuse et le Limousin dans son ensemble vont être dans une situation compliquée ; il faudra aller chercher de l’eau avec des camions-citernes.

Les conséquences de la sécheresse peuvent prendre d’autres aspects.  De nombreuses maisons  construites sur un sol argileux se sont fissurées et 3 000 communes françaises sont concernées. Les journaux donnent l’exemple de la commune de Crégy-lès-Meaux (Seine-et-Marne), où les fissures sont devenues une obsession. Certaines maisons sont devenues invendables en raison du montant des travaux à réaliser.

Le phénomène touche de plus en plus de communes françaises qui n’y étaient pas habituées. Jusqu’à présent, les fissures dans les murs des habitations étaient plus fréquentes dans la moitié sud du pays. Désormais, en particulier à la suite de la sécheresse de 2018, le problème s’étend vers la moitié nord.

Les propriétaires des maisons fissurées n’excluent pas d’avoir recours à la justice si leur demande d’indemnisation est rejetée. De son côté, la fédération française de l’assurance appelle ses experts à examiner les cas avec le plus de bienveillance possible.

Source : France Info.

Photo: C. Grandpey

Sibérie : Accélération de la fonte du permafrost // Siberia : Permafrost melting is accelerating

Pendant les cours de géographie de mon adolescence, les professeurs m’ont toujours appris que la Sibérie est la région du monde où le sol est gelé en permanence. Aujourd’hui, les informations en provenance de Russie nous indiquent que ce permafrost – ou pergélisol – est en train de fondre à une vitesse incroyable, avec des conséquences désastreuses pour l’environnement.

En République de Sakha, également appelée Yakoutie, dans le nord-est de la Sibérie, le réchauffement climatique provoque la fonte de sols jusqu’ici gelés toute l’année. La totalité de cette république grande comme 72 fois la Suisse, repose sur un permafrost d’une épaisseur dépassant parfois 1000 mètres. Où que l’on creuse le sol, même pendant le bref été sibérien, on atteint – ou plutôt on atteignait – une terre dure comme du béton. Aujourd’hui, la couche active, autrement dit celle qui est dégelée, descend jusqu’à 3 mètres de profondeur.

Les conséquences de ce dégel accéléré sont très spectaculaires: déformation du sol, érosion ultra rapide des berges de l’Océan Arctique, inondations, apparition de marais et de lacs engloutissant les pâturages, «forêts ivres» où les arbres s’inclinent de manière chaotique, réveil de microbes et bactéries centenaires capables de déclencher des épidémies .

La fonte du permafrost est visible jusqu’en milieu urbain. A Yakoutsk, la capitale de la région, le pergélisol offrait une fondation parfaite aux bâtiments. Toutes les constructions sont édifiées sur des pilotis plantés dans le pergélisol. Un espace de 1 à 2 mètres est laissé vide entre le rez-de-chaussée et le sol pour que la chaleur des habitations ne fasse pas fondre le sol qui les supporte, et afin que l’air glacial refroidisse la couche active. Jusqu’en 2000, la norme obligeait les constructeurs à planter des pilotis de 8 mètres pour les immeubles. Cela signifie qu’aujourd’hui, pendant plusieurs mois, ces constructions ne sont plus maintenues que sur les 5 derniers mètres. Les conséquences sont faciles à imaginer: des fissures lézardent des dizaines de bâtiments construits à l’époque soviétique et certains bâtiments se sont déjà effondrés. Officiellement, 331 constructions ont été déclarées «inutilisables» par les autorités. Seules 165 seront effectivement détruites, faute de financement. La presse locale a également signalé des affaissements de terrain durant l’été dernier.

Pour pallier le plus urgent, un système de thermosiphons en forme de Y a été installé le long des immeubles les plus menacés. Un thermosiphon est un dispositif de refroidissement qui abaisse la température du sol en faisant circuler un fluide caloporteur contenu dans une canalisation insérée dans le sol. Les thermosiphons ressemblent à des radiateurs inversés dont le pied est planté dans le sol.

Les maisons et les immeubles ne sont pas les seuls à souffrir de la fonte du permafrost. En devenant instable et mouvante, la couche active fait aussi se gondoler les voies de chemin de fer et les routes, phénomène que j’ai signalé à propos de la ville de Bethel, dans le nord de l’Alaska. Plus grave, les déformations subies par les gazoducs et les oléoducs occasionnent des fuites et donc une pollution  Cette situation a été observée dans la Péninsule de Yamal où des techniques innovantes sont constamment mises en oeuvre pour faire face à ce problème.

Le réchauffement climatique est très marqué dans le Grand Nord où la température actuelle dépasse de 3°C celle d’il y a trente ans. Cette hausse du mercure engendre des cercles vicieux dans un milieu très fragile. Le climat n’est plus aussi sec qu’autrefois. Au lieu de 40 mm de précipitations par an, on enregistre de nos jours une pluviométrie pouvant atteindre 80 mm en une seule journée. En conséquence, l’intensité des inondations est décuplée. Celles qui accompagnent habituellement la fonte des neiges à la fin du mois de mai, accélèrent l’érosion des bords de rivière. Une seconde vague d’inondations survient fin juillet à cause des pluies anormales. Le troisième épisode à la fin août est le plus sévère. Il est provoqué par les lacs qui débordent, avec des eaux noires résultant de la fonte du pergélisol, juste avant le retour de l’hiver. Les habitations n’ont pas le temps de sécher que le gel survient et tout doit être abandonné. Il n’y a pas de budget pour aider la population et le gouvernement de la République de Sakha n’est pas préparé pour ce genre de catastrophe.

Comme je l’ai indiqué à propos de l’Alaska, la fonte du permafrost affecte particulièrement la toundra qui couvre le nord de la Yakoutie. Dans le sud, la taïga résiste mieux au changement climatique mais, comme dans le Yukon canadien, on rencontre des « forêts ivres », avec des arbres qui s’inclinent dans tous les sens car leurs racines ne sont plus maintenues en place par le sol gelé. La taïga est également menacée par les incendies et par les coupes de bois excessives à des fins commerciales.

Avec la fonte du permafrost, on redoute le retour de microbes et de bactéries centenaires, voire millénaires. Toutefois, à part une épidémie d’anthrax signalée dans le nord de la Sibérie, le phénomène ne s’est pas vérifié.

Source : The Siberian Times.

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During the geography classes of my adolescence, teachers always taught me that Siberia was the region of the world where the ground was frozen permanently. Today, news reports from Russia tell us that the is melting at an incredible rate, with disastrous consequences for the environment.
In the Sakha Republic, also known as Yakutia, in north-eastern Siberia, global warming is causing the melting of soils that used to be frozen all year round. The totality of this republic, which is 72 times as large as Switzerland, rests on a permafrost of a thickness sometimes exceeding 1000 metres. Wherever one digs the ground, even during the brief Siberian summer, one reaches – or rather used to reach – a ground as hard as concrete. Today, the active layer, the one that is thawed, goes down to 3 metres deep.
The consequences of this accelerated thaw are very dramatic: deformation of the soil, ultra rapid erosion of the shores of the Arctic Ocean, floods, appearance of marshes and lakes engulfing pastures, « drunken forests » where the trees are bowing in a chaotic manner, awakening of century-old microbes and bacteria capable of triggering epidemics.
The melting of permafrost can be seen in urban areas. In Yakutsk, the capital of the region, the permafrost provided a perfect foundation for the buildings. All constructions are built on stilts planted in permafrost. A space of 1 to 2 metres is left empty between the groundfloor and the ground so that the heat of the houses does not melt the soil which supports them, and so that the icy air may cool the active layer. Until 2000, builders were required to plant 8-metre piles for the buildings. This means that today, for several months, these constructions are only maintained on the last 5 metres. The consequences are easy to imagine: fissures crack dozens of buildings built during the Soviet era and some buildings have already collapsed. Officially, 331 buildings were declared « unusable » by the authorities. Only 165 will actually be destroyed, for lack of funding. The local press also reported land subsidence last summer.
To overcome the most urgent situations, a Y-shaped thermosyphon system has been installed along the most endangered buildings. A thermosyphon is a cooling device that lowers the temperature of the soil by circulating a heat transfer fluid contained in a pipeline inserted in the ground. Thermosyphons look like inverted radiators whose feet are planted in the ground.
Houses and buildings are not the only ones to suffer from the melting of permafrost. As it is becoming unstable, the active layer is also distorting railroads and roads, a phenomenon I reported about the city of Bethel in northern Alaska. More serious, the deformations suffered by pipelines cause leaks and therefore pollution This situation was observed in the Yamal Peninsula where innovative techniques are constantly implemented to deal with this problem.
Global warming is very pronounced in the Far North, where the current temperature is 3 ° C higher than thirty years ago. This rise in temperatures creates vicious circles in a very fragile environment. The climate is not as dry as before. Instead of 40 mm of rainfall per year, rainfall today can reach up to 80 mm in one day. As a result, flood intensity is increased tenfold. The floods that usually accompany the melting of snow at the end of May, accelerate the erosion of river banks. A second wave of flooding occurs at the end of July due to abnormal rains. The third episode in late August is the most severe. It is caused by lakes that overflow, with black water resulting from melting permafrost, just before the return of winter. Houses did not have time to dry when the frost occurs and everything has to be abandoned. There is no budget to help the people and the government of the Republic of Sakha is not prepared for this kind of disaster.

As I put it about Alaska, permafrost melting affects the tundra that covers northern Yakutia. In the south, the taiga is more resilient to climate change but, as in the Canadian Yukon, there are « drunken forests », with trees bowing in all directions because their roots are no longer held in place by the frozen soil. The taiga is also threatened by fires and excessive logging for commercial purposes.
With the melting of permafrost, scientists fear the return of century-, or even millennium-old microbes and bacteria. However, apart from an outbreak of anthrax reported in northern Siberia, the phenomenon has not been confirmed.
Source: The Siberian Times.

Exemple d’immeuble construit sur pilotis à cause du permafrost (Crédit photo: Wikipedia)

Eruption du Kilauea (Hawaii): La destruction continue // More houses destroyed

Après des semaines d’écoulement stable en chenal vers l’océan, la lave en provenance de la Fracture n° 8 a commencé à se répandre de nouveau dans les Leilani Estates le 11 juillet et a détruit de nouvelles maisons dans la subdivision. Comme je l’ai indiqué précédemment, des blocages se sont produits dans le chenal, provoquant des refoulements et des débordements. La Protection Civile a déclaré que trois maisons ont été détruites par ces coulées de débordement qui ont ensuite cessé leur progression. Deux des maisons se trouvent dans Luana Street, tandis qu’une autre dans Nohea Street était menacée par la lave.
Le HVO indique qu’une grande partie de la lave a changé de direction à l’extrémité inférieure du chenal. Une partie continue à se diriger vers l’océan mais la majorité de la lave issue de la Fracture n° 8 se dirige désormais vers l’ouest de Kapoho Crater. Le front de coulée se trouve un peu plus loin que la Highway 137, vers Ahalanui Beach Park et l’école de Kua O Ka La. La lave se trouve à moins de 600 mètres de l’école, sur la route entre Kaimu et Kapoho. L’école, qui est en vacances d’été, avait transféré ses classes à Hilo dès le début de l’éruption actuelle.
Des explosions accompagnées d’effondrements sont toujours enregistrées au sommet du Kilauea. L’énergie libérée est généralement équivalente à des séismes de M 5.3.
Source: HVO et Protection Civile.

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After weeks of steadily flowing to the ocean in a self-contained channel, lava from fissure 8 began spilling over into Leilani Estates on July 11th, destroying more homes in the subdivision. As I put it before, several blockages occurred along the cahhel, causing overflows. The Civil Defense said that three homes were destroyed by breakouts that have since stalled. Two of the consumed homes were on Luana Street, while a home on Nohea Street was being threatened.

HVO indicates that much of the lava has changed course on the lower end of the flow. Some of it is going to the ocean but the majority of the flow from Fissure 8 is going to the west of Kapoho crater. The flow front is a little further than Highway 137, going to Ahalanui Beach Park and Kua O Ka La charter school. Lava is less than 600 metres from Kua O Ka La, which is on Kaimu-Kapoho Road. The school, which is on summer break, moved its classes to Hilo since being threatened by lava from the current eruption.

Other collapse-explosion events are still recorded at the summit of Kilauea. The energy released is usually equivalent to M 5.3 earthquakes.

Source: HVO & Civil Defense.

Source: USGS

Eruption du Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

La Fracture n° 8 continue d’être très active et la lave continue d’être canalisée vers l’océan qu’elle atteint à Kapoho. L’entrée océanique présente une largeur de plus de 2 km le long du littoral. Des coulées actives s’échappent de la coulée principale et poursuivent leur action de destruction dans les Kapoho Beach Lots. Une autre coulée avance près du secteur de «Four Corners».
En raison de la situation extrêmement dangereuse, il est rappelé que l’accès à toute cette zone est interdit. Les débordements du chenal et  l’apparition de nouvelles coulées restent possibles tout le long du chenal qui conduit la lave vers l’océan.

Depuis le 2 juillet, la lave continue de détruire les maisons jusqu’à présent épargnées dans la subdivision des Kapoho Beach Lots. Une cinquantaine de ces maisons étaient encore debout. Maintenant, il n’en reste que quatre et chacune d’elles se trouvait à une vingtaine de mètres de la lave le 5 juillet.
Le nombre officiel de maisons détruites est toujours de 668, mais en réalité il est probablement supérieur à 700.
Source: HVO, Protection Civile.
L’USGS a corrigé l’erreur que j’avais remarquée à propos des émissions de SO2. Les niveaux élevés (30 000 à 40 000 tonnes par jour) concernent la Lower East Rift Zone et pas le sommet du volcan où ils sont beaucoup plus faibles.

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Fissure No. 8 continues to be very active and is feeding a lava channel to the ocean at Kapoho. The flow is producing a broad ocean entry along the shoreline, and is also oozing fresh lava at Kapoho Beach Lots and a flow near the “Four Corners” area.

Due to the breakouts of lava near “Four Corners” and within Kapoho Beach Lots, people are reminded that these areas are closed to any access. Spillovers of the channel and other breakouts are possible on the active flow field.

Lava continues to consume the remaining homes in Kapoho Beach Lots subdivision, as it has since July 2nd. Before those houses were lost, there were about 50. Now, there are only four houses left and each of them was within a few metres from the lava on July 5th.

The official tally of homes lost in Lower Puna during the current eruption remains at 668, but the actual total of homes destroyed is likely more than 700.

Source: HVO, Civil Defense.

USGS has corrected the mistake I pointed out about SO2 emissions. The high levels (30,000 – 40,000 tons per day) are occurring at the lower East Rift Zone and not at the volcano’s summit.

Source: USGS

Eruption du Kilauea (Hawaii): La destruction continue

En cliquant sur ce lien, vous verrez une nouvelle vidéo tournée le 30 juin 2018.
https://vimeo.com/277837027

Elle montre la lave en train d’avancer dans les Kapoho Beach Lots où de nouvelles maisons sont détruites. On peut voir l’une d’elles en train de brûler dans la vidéo. La lave a détruit une autre maison dans la partie nord de la subdivision où seules quelques habitations ont été épargnées, mais la lave qui se déplace lentement continue de les éliminer l’une après l’autre. Cela porte le total des pertes dans la région à une demi-douzaine au cours des derniers jours. Selon le décompte officiel établi par la Protection Civile, 668 habitations ont été englouties, sans tenir compte des dernières destructions.
La lave continue d’avancer en direction des Alahanui Hot Ponds et Kua O Ka La Charter School, mais c’est dans le secteur de Kapoho Bay qu’elle est le plus active. La source de l’éruption est, bien sûr, la Fracture n° 8 où les fontaines déversent sans cesse des tonnes de roche en fusion qui ont édifié un cône de près de 60 mètres de haut. La lave s’évacue par une échancrure dans le cône. La rivière ainsi formée s’élargit ici et là, mais montre peu de débordements.
La fracture 22 est également active, avec des projections et quelques coulées vers l’est, mais l’activité y est mineure comparée à celle de la Fracture n° 8.
Le front de coulée dans l’océan présente maintenant une largeur de plus de 3 kilomètres.
Source: Big Island Now.

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By clicking on this link, you will see a new video shot on June 30th, 2018.

https://vimeo.com/277837027

It shows the lava advancing in the Kapoho Beach Lots where more homes are being destroyed. One can see one of them burning in the video. Lava has destroyed yet another home north of the Kapoho Beach Lots. Only a few homes are left to the north and the slowly moving lava continues picking them off, one by one. This brings the total lost in the area to a half dozen over the past several days. According to Civil Defense, the official count is 668, without taking into account the latest destructions.

Lava is now still advancing toward the Alahanui Hot Pond and Kua O Ka La Charter School, but is even more active in the Kapoho Bay area. The source of the eruption upslope is, of course, Fissure 8 where the fountains are pouring tons of hot liquid rock unabatedly out of the nearly 60-metre high cone. The river of lava is widening here and there, but showing few signs of overflowing.

Fissure 22 is also active, spattering and sending out a few flows to the east, but the activity there is minor in comparison to Fissure 8.

The flow front is now more than 3 kilometres across.

Source : Big Island Now.

Crédit photo: USGS

Eruption du Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Kilauea eruption (Hawaii): Latest news

L’éruption dans la Lower East Rift Zone continue sans changement significatif. Les fontaines de lave de la Fracture n° 8 continuent d’alimenter la couler qui se dirige en chenal vers la côte à Kapoha. En amont, des débordements se produisent périodiquement le long du chenal, mais ils sont de courte durée et ne s’étendent pas au-delà du champ de lave déjà en place. La fracture 6 n’est plus active. La fracture 16 montre de l’incandescence. De petites fontaines de lave sont observées à la fracture 22, la plus proche de la centrale géothermique Puna Geothermal Venture
La sismicité reste élevée au sommet du Kilauea. L’affaissement de la lèvre et des parois de l’Halema’uma’u se poursuit en relation avec la déflation permanente du sommet.
Selon le dernier décompte de la Protection Civile, 614 maisons ont été détruites par la lave.
Il est toujours question de mettre en place une plateforme d’observation de l’éruption destinée au public, mais aucune décision concernant son emplacement n’a été prise. La demande est pourtant très forte. La Protection Civile explique qu’elle veut s’assurer de la sécurité parfaite de ce point d’observation. En attendant, arrestations et verbalisations pleuvent…

Source: USGS, Protection civile.

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The eruption in the Lower East Rift continues with little change. Lava fountains from Fissure 8 continue to feed the flow in the established channel to the Kapoho coastline. Upslope, minor overflows from the channel occur periodically, but are short-lived and do not extend beyond the current flow field. Fissure 6 is no longer active. Fissure 16 displays incandescence and weak lava fountaining was observed at Fissure 22, the one closest to the Puna Geothermal Venture

Seismicity remains elevated at the summit of Kilauea. Inward slumping of the rim and walls of Halema’uma’u continues in response to ongoing subsidence at the summit.
The latest count of homes destroyed is now at 614, according to the Civil Defense.

There are no updates on the proposed, public viewing area, but officials are looking into it due to public demand, and scoping out possible sites. Public safety is the top concern. Meantime, there are plenty of arrests and citations…

Source: USGS, Civil Defense.

Dernière carte des coulées (Source: USGS)

Kapoho Bay (Hawaii) : Avant et après // Before and after

L’éruption continue dans la Lower East Rift Zone. Voici une vidéo réalisée le 5 juin 2018:  https://vimeo.com/273593910

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à une carte interactive montrant les maisons qui ont été détruites par la lave dans Vacationlands et Kapoho Lots. Chaque maison est définie par les services de taxes foncières du comté d’Hawaii. Jusqu’à présent, 247 habitations ont été recouvertes par la lave à Vacationland et Kapoho. Le nombre total de maisons détruites par l’éruption atteint maintenant 468.
Un grand merci à Jeana Jones pour avoir diffusé l’information.
https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1ZWnrwPSqtoOpdjj5QKaBZPQACQOzv5YD&ll=19.490983262735764%2C-154.8242931941864&z=15

 

Quand on regarde les photos de Kapoho Bay avant et après l’invasion de la lave, on se rend compte de l’étendue des dégâts.

 

Dernière carte thermique (5 juin 2018) de l’éruption dans la Lower East Rift Zone (Source : USGS)

 

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The eruption continues in the Lower East Rift Zone. Here is a vidéo shot on June 5th, 2018: https://vimeo.com/273593910 

By clicking on the link below, you will have access to an interactive map showing the houses that were destroyed by lava in Vacationlands and Kapoho Lots. Each home is defined by the Hawaii County Real Property Tax. So far, 247 have been covered by lava in Vacationland and Kapoho combined. The total number of destroyed houses now reaches 468.

Many thanks to Jeana Jones for releasing the information.

https://www.google.com/maps/d/u/0/viewer?mid=1ZWnrwPSqtoOpdjj5QKaBZPQACQOzv5YD&ll=19.490983262735764%2C-154.8242931941864&z=15

When you have a look at the photos of Kapoho Bay before and after the lava invasion, you realise the extent of the destruction.

USGS has released a new thermal map (June 5th, 2018). See above.