Volcans du monde // Volcanoes of the world

Plusieurs événements ont été signalés depuis ma dernière note sur l’activité volcanique dans le monde.

Le nouveau cône de la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) va s’appeler Piton Tikal. C’est ce que viennent d’indiquer la Cité du Volcan, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise et le Parc National de La Réunion. La dernière éruption du volcan a eu lieu du 19 septembre au 5 octobre 2022.

L’appellation de Piton Tikal renvoie aux contes et légendes de La Réunion associés à Gran Mèr Kal. Dans ces différentes « zistwar » il est parfois fait référence à son fils, sous le nom de Ti Kala ou Tikal ». Le nouveau cône volcanique s’étant construit à proximité du Piton Kala Pélé, avec une forme relativement identique, c’est tout naturellement que ce nom est apparu.

Source: Réunion la 1ère.

A lire sur mon blog : Gran Mèr Kal, l’âme damnée de la Fournaise.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2019/12/25/gran-mer-kal-lame-damnee-de-la-fournaise/

 Crédit photo: OVPF

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Un vol d’observation de White Island (Nouvelle-Zélande) confirme que les bouches actives à l’arrière du lac de cratère continuent d’émettre un panache de vapeur et de gaz modéré (voir photo ci-dessous). On observe rarement des périodes d’émission de cendres. La température du panache de gaz et de vapeur a été mesurée à 145 ºC, en légère baisse par rapport aux 165 ºC du 5 octobre. Un vol d’observation le 7 octobre avait mesuré un niveau faible d’émissions de SO2 à environ 217 tonnes/jour.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GéoNet.

 Crédit photo: GeoNet

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Une activité soutenue se poursuit sur le Bezymianny (Kamtchatka) après le puissant événement explosif des 23 et 24 octobre 2022. On observe une activité fumerolienne intense, ainsi qu’une incandescence au niveau du dôme de lave. Les effondrements du dôme produisent des avalanches incandescentes. Le 26 octobre, un énorme nuage de cendres a incité le KVERT à élever la couleur de l’alerte aérienne à Orange le lendemain.
Source : KVERT.

Crédit photo: KVERT

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Une activité éruptive a encore été observée sur le Cotopaxi (Equateur) au cours des derniers jours. Il est bon de rappeler que l’éruption a commencé par un séisme haute fréquence le 21 octobre 2022, suivi d’un épisode de tremor volcanique jusqu’au 22 octobre. Un nuage de gaz et de cendres s’est élevé à environ 2 km au-dessus du sommet. Le Parque Nacional Cotopaxi a été fermé aux visiteurs en raison des émissions de gaz et de cendres. Rien n’annonçait cette éruption, que ce soit au niveau de l’activité sismique ou des données de déformation fournies par les satellites ou le GPS.
Le 22 octobre, les émissions de SO2 atteignaient 1 580 tonnes par jour à proximité du volcan. L’analyse des échantillons de cendres collectés par les scientifiques de l’IG a révélé qu’environ 22% étaient des matériaux juvéniles, indiquant une composante magmatique de l’éruption.
Le Parque Nacional Cotopaxi a rouvert le 26 octobre. La sismicité montrait des niveaux modérés ce même jour. Les émissions de gaz et de vapeur s’élevaient à 500 m au-dessus du cratère.
Source : Instituto Geofisico.

Episode éruptif sur le Cotopaxi en août 2015 (Source: IG)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Taal (Philippines). Les émissions de SO2 étaient en moyenne de 544 tonnes par jour le 27 octobre 2022. On a observé entre 2 à 16 petits événements phréatomagmatiques entre le 25 et le 29 octobre. Les panaches de cendres s’élèvent parfois jusqu’à 600 m d’altitude. Des séismes d’origine volcanique et des périodes de tremor sont encore enregistrés. Des remontées de gaz et de fluides chauds sont toujours observées dans le lac. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5), et il est rappelé au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ).
Source : PHIVOLCS.

Exemple d’éruption phréatomagmatique sur le Taal (Source: PHIVOLCS)

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L’activité éruptive se poursuit dans le cratère Minamidake du Sakurajima (Japon) où l’on observe une incandescence nocturne. Deux événements éruptifs et une explosion ont été enregistrés entre le 24 et le 28 octobre 2022. Des panaches de cendres s’élevaient jusqu’à 1,2 km au-dessus du cratère et de gros blocs étaient éjectés jusqu’à 1,3 km de la bouche éruptive. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5 niveaux), et il est demandé à la population de rester à au moins 2 km du cratère.
Source : JMA.

Sakurajima et Kagoshima (Crédit photo: Wikipedia)

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Le Mauna Loa (Hawaï) montre toujours des signes d’activité. Le réseau sismique détecte chaque jour des séismes de faible magnitude (inférieure à M 3) à 3-5 km sous la caldeira sommitale et à 1-8 km sous la partie supérieure du flanc nord-ouest du volcan. Les données GPS au sommet et sur les flancs montrent une inflation continue, mais les inclinomètres au sommet ne montrent pas de déformation de surface significative. Le niveau d’alerte volcanique reste à Advisory (surveillance conseillée – niveau 2) et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune (niveau 2).
Source : HVO.
Les articles de presse ont tendance à faire croire qu’une éruption du Mauna Loa se produira à très court terme, mais le HVO affirme qu’un tel événement ne semble pas imminent.

Sommet du Mauna Loa (Crédit photo: HVO)

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Dernière minute :

L’Instituto Geofisico (IG) de l’Équateur indique qu’une puissante éruption a commencé sur le Sangay vers 11h40 (UTC) le 4 novembre 2022. Un panache de cendres et de gaz s’est élevé jusqu’à 11,6 km au-dessus du niveau de la mer. Des coulées pyroclastiques ont été observées sur le flanc sud-est du volcan. Des retombées de cendres sont attendues principalement dans la province de Chimborazo.
Un niveau d’activité élevé avait été signalé sur le Sangay du 18 au 25 octobre 2022. Des anomalies thermiques quasi quotidiennes étaient identifiées sur les images satellites.

Source: IG.

L’éruption du 4 novembre vue depuis l’espace (Source: NOAA)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Several events have been reported since my previous post about volcanic activity around the world.

The new cone built by the last eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) will be called Piton Tikal. This is what the Cité du Volcan, the Volcanological Observatory of Piton de la Fournaise and the Réunion National Park have just indicated. The last eruption of the volcano took place from September 19th to October 5th, 2022.
The name of Piton Tikal refers to the tales and legends of Reunion Island associated with Gran Mèr Kal. In these different « zistwar », reference is sometimes made to her son, under the name of Ti Kala or Tikal ». The new volcanic cone was built close to Piton Kala Pélé, with a relatively identical shape; this is why the name was chosen.
Source: Réunion la 1ère.

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An observation flight of White Island (New Zealand) confirms that active vents behind the crater lake are continuing to emit a moderate steam and gas plume (see photo below). Periods of ash emission are rarely observed. The temperature of the gas and steam plume was measured at 145 ºC, down slightly from 165 ºC on October 5th. A gas observation flight on October 7th had measured a low discharge rate of SO2 at about 217 tonnes/day.

The Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Colour Code is kept at Yellow,.

Source: GeoNet.

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Sustained activity continues at Bezymianny (Kamchatka) after the strong explosive event of October 23rd – 24th, 2022. Intense fumarolic activity can be seen, as well as incandescence at the lava dome. Collapses from the dome produce avalanches of hot material. On October 26th, a huge ash cloud prompted KVERT to raise the Aviation Color Code to Orange the next day.

Source: KVERT.

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Eruptive activity was still observed at Cotopaxi (Ecuador) during the past days. The eruption began with a high-frequency earthquake recorded on October 21st, 2022 and was followed by an episode of volcanic tremor until October 22nd. A gas-and-ash cloud rose about 2 km above the summit. Parque Nacional Cotopaxi was closed to visitors due to the emissions. There had been no notable precursory activity including anomalous seismic activity and deformation detected in satellite or GPS data to annouce the eruption.
On October 22nd, SO2 emissions reached 1,580 tons per day close to the volcano. Analysis of ash samples collected by IG scientists revealed that about 22 percent was juvenile material, indicating a magmatic component to the eruption.
Parque Nacional Cotopaxi reopened on October 26th. Seismicity was at moderate levels that same day. Gas-and-steam emissions were rising 500 m above the crater.
Source: Instituto Geofisico.

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Eruptive activity continues at Taal (Philippines). SO2 emissions averaged 544 tonnes per day on October 27th, 2022. There were 2-16 daily small phreatomagmatic bursts between October 25th and 29th. Ash plumes sometimes rise as high as 600 m a.s.l. Volcanic earthquakes and periods of volcanic tremor are still recorded. Upwelling gasses and hot fluids ca still be seen in the lake. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5), and the public is reminded that the entire Taal Volcano Island was a Permanent Danger Zone (PDZ).

Source: PHIVOLCS

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Eruptive activity continues at Sakurajima‘s Minamidake Crater (Japan), with nighttime crater incandescence. Two eruptive events and one explosion were recorded between October 24th and 28th, 2022. Volcanic plumes rose as high as 1.2 km above the crater rim and large blocks were ejected as far as 1.3 km from the vent. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale), and residents are asked to stay 2 km away from the crater.

Source: JMA.

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Mauna Loa (Hawaii) is still showing signs of unrest. The seismic network detects daily small-magnitude (below M 3) earthquakes 3-5 km beneath the summit caldera and 1-8 km beneath the upper NW flank of the volcano. Data from GPS instruments at the summit and flanks show continuing inflation, though data from tiltmeters at the summit do not show significant surface deformation. The Volcano Alert Level remains at Advisory (Level 2) and the Aviation Color Code remains at Yellow (Level 2).

Source: HVO.

Press reports tend to warn people that an eruption of Mauna Loa will occur in the very short term, but HVO says that an eruption does not seem to be imminent.

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Ecuador’s Instituto Geofisico (IG)indicates that a powerful eruption started at Sangay at around 11:40 UTC on November 4th, 2022. An ash and gas plume rose up to 11.6 km above sea level. Pyroclastic flows were observed on the volcano’s southeast flank. Ashfall is expected mainly in the province of Chimborazo.

A high level of activity had been reported at Sangay from October 18th to 25th, 2022. Almost daily thermal anomalies were identified in satellite images.

Source: IG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Plusieurs événements ont été signalés depuis ma dernière note sur l’activité volcanique dans le monde.

En Islande, une grande fracture s’est ouverte il y a quelques jours dans la partie sud du Grímsfjall, près du volcan sous-glaciaire Grímsvötn. Les images montrent qu’il y a beaucoup d’activité hydrothermale dans cette fracture, mais il n’y a pas d’éruption pour le moment.
La fracture s’est ouverte entre les points de conduite A1 et A2, il est donc conseillé aux voyageurs de conduire un peu plus au sud de l’itinéraire traditionnel. La fracture est peut-être en train de s’agrandir et on observe des trous dans le glacier suffisamment grands pour engloutir de grosses voitures.
Il est intéressant de noter que la fracture s’est ouverte moins de deux semaines après le début d’une crue glaciaire du Grímsvötn, ce qui a conduit les autorités à relever la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique à « Uncertainty » (Incertitude).

 

Fissure sur le Grimsfjall (Crédit photo: Andri Gunnarsson / Facebook)

Toujours en Islande, un essaim sismique incluant environ 1 400 événements a été enregistré dans les environs du Herðubreið à partir du 22 octobre 2022. Hormis un séisme de M 4,1, deux ont présenté des magnitudes supérieures à M 3,0.
Selon le Met Office islandais, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Bien que le dernier essaim sismique ait été plus intense que d’habitude, les secousses sont fréquentes dans cette zone.

 Herðubreið et Odadahraun au premier plan (Photo: C. Grandpey)

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Le 24 octobre 2022, le satellite Copernicus Sentinel-2 a pris une superbe photo d’Alaid, le volcan le plus haut et le plus septentrional des îles Kouriles. On peut voir une coulée de lave descendre le versant sud du volcan.
L’Alaid est en éruption depuis plusieurs semaines. Une forte anomalie thermique a été détectée le 15 septembre 2022, indiquant le début d’une nouvelle éruption strombolienne, après plusieurs années de calme. La couleur de l’alerte aérienne est passée du Vert au Jaune le 15 septembre et du Jaune à l’Orange le 18 septembre, car les cendres peuvent causer des problèmes aux avions survolant la région. L’activité éruptive s’est intensifiée le 15 octobre, avec un panache de cendres s’élevant jusqu’à 5 km au-dessus du niveau de la mer
Source : Copernicus, KVERT.

Source: Copernicus EU/Sentinel-2

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Comme cela se produit de temps en temps, une forte éruption explosive a eu lieu sur le Bezymianny (Kamtchatka) le 23 octobre 2022. Le panache de cendres s’est élevé jusqu’à 10 km au-dessus du niveau de la mer. L’éruption s’est accompagnée de coulées pyroclastiques sur le versant sud-est du volcan. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge pendant l’événement, puis a été abaissée à l’Orange.

En ce qui concerne les autres volcans de la région, la couleur de l’alerte aérienne pour l’Alaid, l’Ebeko et le Sheveluch est également Orange. Elle est Jaune pour le Karymsky.

Source : KVERT.

 

Evénement explosif sur le Bezymianny (Crédit photo: KVERT)

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A la Martinique, l’OVSM a enregistré 31 séismes de type volcano-tectonique d’une magnitude inférieur à M 0.3 sous la Montagne Pelée entre le 14 et le 21 octobre 2022, soit 22 de plus que la semaine précédente. Selon l’Observatoire, ces séismes se produisent à l’intérieur de l’édifice volcanique, à environ 1 km de profondeur sous le sommet. Ils sont liés à la formation de micro-fractures dans l’édifice volcanique.

Aucun de ces séismes n’a été ressenti par la population. Le niveau d’alerte reste JAUNE : Vigilance.

 

Photo: C. Grandpey

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Une activité éruptive mineure est observée sur le Cotopaxi (Equateur) avec des émissions de gaz et de cendres. De petites retombées de cendres et une odeur de soufre ont été signalées par des randonneurs. Le VAAC de Washington a indiqué que les 21 et 22 octobre 2022, les panaches de cendres ont atteint 7,6 à 8,5 km au-dessus du niveau de la mer. Le niveau d’alerte a été élevé au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs) le 22 octobre.
Les données sismiques et des rapports des médias montrent que de petits lahars secondaires générés par la fonte de la glace sous les dépôts de cendres ont parcouru de courtes distances sur les flancs du volcan.
Source: Instituto Geofísico.

Emission de cendre sur le Cotopaxi en août 2015 (Source: IG)

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Des panaches de vapeur et de cendres du Kerinci (Sumatra / Indonésie) se sont élevés jusqu’à 750 m au-dessus du sommet entre le 18 et le 24 octobre 2022. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source : CVGHM.

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Le Popocatepetl (Mexique) montre ses émissions habituelles de vapeur et de gaz, contenant parfois de petites quantités de cendres. Le réseau sismique enregistre quotidiennement des épisodes de tremor. Une petite explosion a été observée le 25 octobre 2022. Selon un article de presse, un nouveau dôme de lave, d’environ 60 m de diamètre, serait apparu au fond du cratère depuis le 7 octobre. Le niveau d’alerte reste à Jaune, Phase 2.
Source : CENAPRED.

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L’activité du Villarrica (Chili) est en hausse régulière depuis quelques jours. Le nombre et l’amplitude des séismes longue période ont augmenté en octobre 2022. Le 14 octobre, des images satellites ont montré que le lac de lave actif couvrait une superficie de 36 mètres carrés dans la partie E du fond du cratère. Des fontaines de lave et des explosions stromboliennes étaient visibles sur les images de la webcam le 18 octobre. L’anomalie thermique la plus intense au-dessus du cratère depuis septembre 2019 a été détectée sur les images satellites le 23 octobre et l’incandescence du cratère était visible sur les images de la webcam. Ce même jour, des touristes ont décrit des projections de lave émises depuis une profondeur de 80 m et ils ont entendu de forts bruits de dégazage. Des dépôts de tephra éjecté étaient visibles sur la lèvre du cratère et sur les flancs supérieurs le 24 octobre. Une intense incandescence au niveau du cratère était visible sur les images le 25 octobre. Le niveau d’alerte reste toutefois au Vert, le plus bas.
Source : SERNAGEOMIN.

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Une hausse de l’activité éruptive a été observée sur l’Anak Krakatau (Indonésie) ces derniers jours. 7 explosions ont été enregistrées du 24 au 26 octobre 2022, portant à 78 le nombre total d’événements depuis le début de l’année.
Lors des éruptions, les panaches de cendres sont montés jusqu’à environ 150 – 300 m au-dessus du cratère
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est invité à rester à au moins 5 km du cratère.
Source : PVMBG.
Vous verrez une galerie d’images de la webcam sur cette page :

https://watchers.news/2022/10/26/renewed-activity-at-anak-krakatau-volcano-indonesia/

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaii) se poursuit dans le cratère de l’Halema’uma’u. Aucun changement significatif n’a été observé au sommet ou dans les zones de rift.
La lave est émise par une bouche dans la partie ouest du cratère. Elle de déverse ensuite dans le lac de lave actif et se répand aussi sur le plancher du cratère. Les mesures effectuées lors d’un survol le 5 octobre 2022 ont révélé que le fond du cratère s’était élevé d’environ 143 mètres et que 111 millions de mètres cubes de lave avaient été émis depuis le début de l’éruption actuelle le 29 septembre 2021. Les émissions de SO2 atteignaient environ 700 tonnes par jour le 22 octobre 2022.
Source : HVO.

En lisant le dernier livre de Dominique Decobecq et Claude Grandpey, « Histoires de Volcans – Chroniques d’éruptions » (Editions Omniscience), vous rencontrerez Jules Tavernier, le peintre du Kilauea….

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Several events have been reported since my previous post about volcanic activity around the world.

In Iceland, a large fissure opened up a few days ago in the southern part of Grímsfjall, near Grímsvötn subglacial volcano. Pictures show that there is a lot of hydrothermal activity in this fissure, but there is no eruption at this moment.

The fissure opened between driving points that are often called A1 and A2, so it is advisable for travellers to drive a little south of the traditional route. The fissure is possibly growing and has made holes in the glacier large enough to swallow large cars.

It is interesting to notice that the fissure formed less than two weeks after a glacial flood started at Grímsvötn, prompting authorities to raise the Aviation Color Code to Yellow and the Volcanic Alert Level to Uncertainty.

Still in Iceland, a seismic swarm with about 1,400 events occurred in the vicinity of Herðubreið since October 22nd, 2022. Apart from the largest M 4.1 earthquake, two have registered magnitudes greater than M 3.0.

According to the Icelandic Met Office, there is no need to worry. lthough the latest seismic swarm was more intense than usual, earthquakes are frequent in this area.

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On October 24th, 2022, the Copernicus Sentinel-2 satellite took a great photo of Alaid, the highest and northernmost volcano of the Kuril Islands. One can see a lava flow travelling down the southern slope of the volcano.

Alaid has been erupting for several weeks. An intense thermal anomaly was detected on September 15th, 2022, signaling the beginning of a new Strombolian eruption after several years of quiescence. The Aviation Color Code was raised from Green to Yellow on September 15th and from Yellow to Orange on September 18th, as the ash can cause problems to aircraft flying over the region. Eruptive activity increased on October 15th, with an ash plume rising up to 5 km above sea level

Source: Copernicus, KVERT.

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As this happens from time to time, a strong explosive eruption took place at Bezymianny (Kamchatka) on October 23rd, 2022. The ash plume rose up to 10 km above sea level. The eruption was accompanied by pyroclastic flows along the southeastern slope of the volcano. Thé Aviation Color Code was raised to Red during the event and later lowered back to Orange.

As far as the other volcanoes of the region are concerned, the aviation colour code for Alaid, Ebeko and Sheveluch is Orange too. It is Yellow for Karymsky. 

Source: KVERT.

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In Martinique, OVSM recorded 31 volcano-tectonic earthquakes with a magnitude of less than M 0.3 under Mount Pelee between October 14th and 21st, 2022, This means 22 more events than the previous week. According to the Observatory, these earthquakes occur inside the volcanic edifice, about 1 km deep beneath the summit. They are linked to the formation of micro-fractures in the volcanic edifice.
None of these earthquakes were felt by the population. The alert level remains YELLOW: Watch.

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Minor eruptive activity is observed at Cotopaxi (Ecuador) with gas-and-ash emissions. Minor ashfall and a sulfur odour were reported by mountaineers. The Washington VAAC reported that on October 21st and 22nd, 2022 ash plumes rose to 7.6-8.5 km a.s.l. The Alert Level was raised to Yellow (the second level on a four-color scale) on October 22nd.
Based on seismic data and media reports, small secondary lahars generated from the melted glacier beneath the ash deposit and traveled short distances down the flanks.

Sources: Instituto Geofísico.

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Steam and ash plumes from Kerinci (Sumatra / Indonesia) rose as high as 750 m above the summit between October 18th and 24th, 2022. The Aviation Color Code was raised to Orange. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside the 3-km exclusion zone.

Source: CVGHM.

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Popocatepetl (Mexico) is showing its usual steam-and-gas emissions, sometimes containing minor amounts of ash, The seismic network records daily periods of tremor. A small explosion was recorded on October 25th, 2022. According to a news article a small new lava dome, about 60 m in diameter, had been growing on the crater floor since October 7th. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two.

Source: CENAPRED.

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Activity at Villarrica (Chile) has been gradually increasing in the past few days. Both the number and amplitude of long-period earthquakes increased during October 2022. On October 14th, satellite images showed the active lava lake covering an area of 36 square meters in the E part of the crater floor. Lava fountaining and Strombolian explosions were visible in webcam images on October 18th. The most intense thermal anomaly over the crater since September 2019 was detected in satellite images on October 23rd and crater incandescence was visible in webcam images. That same day tourists described seeing splashes of lava ejected from a depth of 80 m and hearing loud degassing sounds. Deposits of ejected tephra were visible around the crater rim and on the upper flanks on October 24th, and intense crater incandescence was visible in images on October 25th. The Alert Level remains at Green.

Source: SERNAGEOMIN.

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An increase in eruptive activity has been observed at Anak Krakatau (Indonesia) in the past few days. 7 explosions were recorded from October 24th to October 26th, 2022, bringing the total number of eruptions since the start of the year to 78.

During the eruptive events, the ash plumes rose up to about 150 – 300 m above the crater

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1 – 4), and the public is asked to stay at least 5 km away from the crater.

Source: PVMBG.

You will see a gallery of webcam images on this page:

https://watchers.news/2022/10/26/renewed-activity-at-anak-krakatau-volcano-indonesia/

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii) continues within Halemaʻumaʻu crater. No significant changes have been observed at the summit or in the rift zones.

Lava is erupting from the western vent into the active lava lake and onto the crater floor. Overflight measurements from October 5th, 2022, indicated that the crater floor had seen a total rise of about 143 meters, and that 111 million cubic meters of lava had been effused since the beginning of this eruption on September 29th, 2021. SO2 emissions were measured at about 700 tonnes per day on October 22nd, 2022.

Source: HVO.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

La vie à proximité du Cotopaxi (Equateur) // Life close to Cotopaxi (Ecuador)

drapeau francaisAljazeera a récemment mis en ligne sur son site Internet un article très intéressant sur la vie dans un village proche du Cotopaxi qui domine la région de ses 5897 mètres. Le volcan a montré des signes récents d’activité (voir mes notes entre juin et septembre 2015) et les volcanologues locaux pensent qu’une éruption majeure peut se produire à court terme. Voici un résumé de l’article dont l’intégralité (en anglais) se trouve à cette adresse:
http://www.aljazeera.com/indepth/features/2015/11/life-active-volcano-ecuador-151118101849350.html

La dernière éruption majeure du Cotopaxi a eu lieu en juin 1877. Le contexte historique doit être pris en compte. En effet, à cette époque, les églises de Quito, la capitale, étaient silencieuses et leurs portes fermées à clé. Le chef par intérim de l’église avait été contraint à l’exil par le dictateur militaire, le général Ignacio de Veintemilla, que les gens avaient soupçonné d’avoir assassiné l’archevêque de Quito en introduisant du poison dans le vin de son calice pendant les prières du Vendredi Saint. Les habitants de Quito l’évitaient et le craignaient. Un an auparavant, le général avait accédé au pouvoir au cours d’un violent coup d’état suivi d’une guerre civile de trois mois contre les forces fidèles au président déchu, Antonio Borrero.

Le matin du 26 juin 1877, une éruption majeure secoua le Cotopaxi. Selon l’article d’Aljazeera, «le volcan a déversé des torrents d’eau, de gaz très chaud et des roches qui ont détruit les usines et les terres agricoles, ainsi que les villages et les bourgades. Une avalanche de boue a rempli et fait déborder les rivières à proximité. Il a fallu à peine plus de 30 minutes à cette avalanche de matériaux pour atteindre Latacunga, la ville la plus proche, et moins de 18 heures pour atteindre la côte Pacifique. »

Bien que Quito ait été épargnée par cette avalanche de matériaux, la ville est restée dans l’obscurité complète et a été recouverte d’une fine couche de cendre. Un historien local explique que «les habitants de Quito ont été choqués d’apprendre que, en plus des victimes des affrontements avec l’armée de la dictature, de nombreuses personnes étaient mortes à cause des coulées de boue qui recouvraient la partie centrale de Los Chillos Valley où les familles riches avaient leurs haciendas. » On estime qu’au moins 1000 personnes ont perdu la vie et des millions de dollars de biens ont disparu à jamais. Ce fut la dernière éruption majeure du Cotopaxi.

138 ans plus tard, aux premières heures du 21 août 2015, cinq explosions se firent entendre au sommet du Cotopaxi, avec un panache de cendre de cinq kilomètres de hauteur au-dessus du cratère. Aucune éruption majeure n’a été observée depuis ce jour-là, mais les abords du volcan ont été désignés comme « zones à risques » et les 90 000 personnes qui y vivent sont en alerte jaune et doivent se préparer au pire.

Mulalo est une bourgade agricole située à 30 km du Cotopaxi. Un panneau vert sur lequel ont peut lire Evacuación Hacia (Vers l’évacuation) a été apposé au bord de la route. Il montre la direction de Tanicuchi, à 580 mètres, que le gouvernement a désigné comme point de rassemblement dans l’éventualité d’une éruption. On peut voir de gros blocs volcaniques le long des routes. Ils rappellent la catastrophe de 1877.
Aujourd’hui, Mulalo, 12 000 habitants, ressemble à une ville fantôme, avec des rangées de petites maisons abandonnées et des drapeaux rouges qui flottent sur leurs toits pour signaler que l’on entre dans la « zone à risques ». Quelque 4 000 personnes ont quitté Mulalo dès que le Cotopaxi a vomi de la cendre au mois d’août et seulement 40 pour cent d’entre elles sont revenues dans leurs maisons. La ville est très calme avec un petit nombre de magasins ouverts et une école où une poignée d’enfants fréquentent encore des classes.

Avant le mois d’août, il y avait 800 élèves dans l’école mais près de 200 d’entre eux sont partis avec leurs familles dans des villes voisines. Un médecin dit que la cendre cause des problèmes chez les enfants, avec de nombreux cas d’allergies. Près de 80 pour cent des gosses souffrent de conjonctivite à cause de la cendre. Il y a des pièces de sécurité où les enfants  peuvent venir se réfugier en cas de chute de cendre. Si une éruption plus importante devait se produire, les enseignants sont censés escorter les enfants jusqu’à la zone de sécurité la plus proche – à 20 minutes à pied – où ils retrouveront leurs parents avant de se diriger vers d’autres zones de sécurité qui ont été établies en fonction de l’impact des éruptions précédentes.

Cela fait plus de sept mois que le Cotopaxi émet de la cendre. Des réseaux de sirènes ont été installés et des bénévoles ont été équipés de talkies-walkies. Ils seront informés par SMS en cas de changement du niveau d’alerte du volcan. En cas d’alerte rouge, ils devront faire du porte à porte pour alerter les habitants.
Des exercices de simulation ont été effectués dans trois provinces situées dans la zone à risques, avec des sirènes et des annonces dans différentes langues. Les services responsables de l’approvisionnement en eau portable, des itinéraires d’évacuation, des écoles et de la santé publique ont tous participé à ces exercices. Un budget de plus de 67 millions de dollars a été alloué à des mesures d’urgence en cas d’éruption.
Au pied du versant sud du Cotopaxi, il y a des dizaines de petites communautés agricoles dont les maisons sont loin des zones d’évacuation. Ainsi, à San Ramon, les habitants disent que seules 20 familles sur les 150 qui vivaient ici ont choisi de rester sur place. Beaucoup sont des personnes âgées et trop fragiles pour fuir par leurs propres moyens si le volcan entrait en éruption. La plupart espèrent que des membres de leurs familles seront assez proches pour les aider à atteindre les zones de sécurité dans de telles circonstances.

Les conséquences économiques d’une éruption majeure du Cotopaxi seraient catastrophiques pour la région. Les abords du volcan possèdent de vastes plantations de fleurs. Cette région de l’Equateur produit des millions de fleurs qui, fraîchement coupées, se vendent sur les marchés internationaux. Le pays est le troisième exportateur mondial de fleurs coupées, dont les trois quarts sont des roses. Après les premières émissions de cendre en août, des milliers de roses ont été salies, ce qui les a rendues impropres à l’exportation. Les propriétaires des plantations ont perdu des milliers de dollars.
Les éleveurs ont connu une diminution de la production de lait lorsque la cendre a détruit des hectares de pâturages en août. Certains d’entre eux ont été contraints de vendre et parfois d’abattre leur bétail. Le Ministère de l’Agriculture a envoyé des unités vétérinaires mobiles dans les régions touchées et distribué des tonnes d’aliments pour le bétail. Plusieurs grandes fermes ont déjà déplacé leur bétail vers d’autres secteurs, avec parfois l’aide de parents qui possèdent des fermes en dehors des zones à risques.

Le Cotopaxi est l’un des volcans les plus surveillés d’Amérique du Sud. Les scientifiques de l’Instituto Geofisico utilisent des caméras, des capteurs et des sismomètres pour détecter la moindre activité. Il faut espérer que les populations auront suffisamment de temps pour déguerpir en cas d’éruption majeure du volcan!

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drapeau anglaisThe Aljazeera website has recently released a very interesting article about life in a village close to Cotopaxi. The volcano has shown recent signs of activity (see my posts between June and September 2015) and local volcanologists think a major eruption might occur in the short term. Here is a summary of the article that can be found (in English) at this address:

http://www.aljazeera.com/indepth/features/2015/11/life-active-volcano-ecuador-151118101849350.html

Cotopaxi’s last eruption was in June 1877. The historical context needs to be taken into account. By that time, in Quito, the churches were silent and the doors remained locked. The interim head of the church had been forced into exile by the military dictator, General Ignacio de Veintemilla, who people suspected of murdering the Archbishop of Quito by lacing his chalice of wine with poison during the Good Friday prayers. Residents of Quito shunned and feared him. A year before, the general had ridden to power through a violent coup and a three-month civil war with forces loyal to the deposed president, Antonio Borrero.

On the morning of June 26th 1877, a major eruption shook Cotopaxi. According to the article, “torrents of water, hot gas and rock poured down, destroying factories and farmland, villages and small towns. An avalanche of mud filled nearby rivers, bursting their banks. It took just over 30 minutes for the debris to reach the nearest town, Latacunga and less than 18 hours to reach the Pacific coast”.

Although Quito was spared the devastation, it was shrouded in complete darkness and the entire city was coated in a fine layer of ash. A local historian explains that “the inhabitants of Quito were shocked to know that, besides the deaths produced by the clashes with the dictatorship’s army, many people had died because of the mud slides that covered the central area of Los Chillos Valley, where rich families had their haciendas. » It was estimated that at least 1,000 people had lost their lives and millions of dollars worth of property was gone forever. That was the last time Cotopaxi erupted on a significant scale.

138 years later, in the early hours of August 21st 2015, there were reports of five explosions and an ash plume five kilometres above the crater. No major eruption has occurred since that time but the areas around the volcano have been designated as risk zones and the 90,000 people living in them are under yellow alert, preparing for the worst.

Mulalo is a small farming town, 30 km from Cotopaxi. A green street sign – Evacuacion Hacia (Towards evacuation) – stands at the side of the road. It points in the direction of Tanicuchi, 580 metres away, which the government has designated as a gathering point in the event of an eruption. Large volcanic boulders lie by the side of the roads, a reminder of the devastation caused by the volcano in 1877.

Today, the town of 12,000 people resembles a ghost town, with rows of small, abandoned houses with red flags fluttering at the top to signal that they fall within the risk zone. About 4,000 people left Mulalo when Cotopaxi first spewed ash in August, and only about 40 percent of them have returned since. The town is quiet with just a few shops open and a school nearby where a handful of children still attend classes.

Before August, there were 800 pupils studying here, but close to 200 of them have left along with their families for nearby towns. A doctor says the problems for children that are caused by the Cotopaxi ash are allergies. Almost 80 percent of the kids here have conjunctivitis because of the ash. There are safe rooms for the children here in case of ash fall, but if an eruption is significant, teachers are supposed to escort the children to the nearest safe zone – a 20-minute walk away – from where their parents are expected to collect them before heading to designated safe zones, chosen based on the impact of previous eruptions.

Cotopaxi has been emitting ash for more than seven months. Early warning systems of electronic sirens have been installed and volunteers have been provided with walkie talkies. They will be notified by SMS if there is a change to the alert level. In the case of a red alert, the men have been made responsible for going door to door to notify residents and sound the alarms.

Simulation drills have been conducted in three provinces in the risk zone, with sirens sounded and announcements made in different languages. Portable water supplies, evacuation routes, education and health services were all part of the drill. A budget of more than $67m has been allocated for contingency measures in case of an eruption.

At the southern foot of Cotopaxi there are dozens of small farming communities. These isolated homes are far from the evacuation zones. In San Ramon, locals say only 20 of the 150 families who lived there remain. Many are elderly and too frail to flee by themselves should the volcano erupt. Most hope that family members will be close enough by to take them to safety in such circumstances.

 The economic consequences of a major eruption of Cotopaxi would be very serious for the region. The foothills of the volcano are a site of vast flower plantations. This is where Ecuador produces millions of fresh flowers to sell in international markets. The country is the world’s third-largest exporter of cut flowers, three-quarters of which are roses. After the first emissions in August, thousands of roses were covered in ash, making them unfit for export. The plantation owners lost thousands of dollars.

Cattle owners saw a decrease in milk production when the ash destroyed acres of pasture in August. Some of them have been forced to sell and at times kill their cattle. The Ministry of Agriculture has now despatched mobile vet units in the affected regions and given out tonnes of cattle feed. Some large farms have already moved their cattle to other areas, sometimes relying on relatives who farm outside the risk areas.

Cotopaxi is one of South America’s most closely monitored volcano with scientists at the Instituto Geofisico using cameras, sensors, instruments and seismometers to detect any activity. Let’s hope the populations will have enough time to evacuate in the case of a major eruption!

Cotopaxi 22 aout

Vue du Cotopaxi le 22 août 2015 (Crédit photo: Instituto Geofisico)

Au secours de la grenouille du Cotopaxi (Equateur) // Trying to save the Cotopaxi frog (Ecuador)

drapeau-francaisLe Cotopaxi est entré en éruption le 14 août de l’année dernière après près de 140 ans de sommeil. Aujourd’hui, le volcan s’est calmé – le niveau d’alerte est Jaune – mais il pourrait se manifester de nouveau à court terme. C’est la raison pour laquelle des scientifiques équatoriens parcourent les berges de la rivière Pita, sur les flancs du volcan, pour essayer de sauver l’une des espèces de grenouilles les plus menacées dans le pays, qui répond au nom latin de Hyloxalus jacobuspeters .
Avant même l’éruption du Cotopaxi, la grenouille était encore plus menacée de disparition que les ours polaires, pandas, baleines et autres animaux emblématiques. Beaucoup moins connue, elle n’a jamais fait la une des médias.
La grenouille est de petite taille avec moins de 2,5 centimètres de longueur. Elle était autrefois très répandue à travers les Andes du centre et du nord de l’Équateur. Les populations de grenouilles ont diminué rapidement dans les années 1980 et 1990, probablement en raison de la maladie et du changement climatique. Les scientifiques redoutaient la disparition définitive de la grenouille, jusqu’au jour où l’unique population qui avait survécu a été découverte sur les rives de la rivière Pita en 2008.
Afin d’essayer de sauver l’espèce, une équipe de scientifiques recueille des grenouilles et des têtards dans la Pita et les confie à un laboratoire à Balsa de los Sapos, sous la responsabilité du Musée Zoologique de l’Université Catholique de l’Équateur.
L’équipe scientifique a recueilli 45 des 100 têtards prévus dans le plan de sauvetage. Quelques-uns ont déjà atteint la métamorphose et les petites grenouilles semblent être en bonne santé. Elles seront relâchées dans leur environnement sauvage dès que leur condition le permettra. Si leur habitat est détruit par le volcan, les grenouilles pourront être conservés à Balsa de los Sapos pendant plusieurs années. Si le programme d’élevage est couronné de succès, la grenouille sera également réintroduite dans d’autres secteurs où les populations ont disparu il y a plusieurs décennies.
Source: Journaux équatoriens.

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drapeau anglaisCotopaxi erupted last year on August 15th, for the first time in nearly 140 years. Today the volcano has calmed down – the alert level is Yellow – but it might erupt again in the short term. That’s why Ecuadorian scientists are busy along the Pita River, on the flanks of Cotopaxi, trying to save one of the country’s most endangered frog species, Hyloxalus jacobuspeters.
Even before the emergency situation, the frog was at a higher risk of extinction than polar bears, pandas, blue whales and other iconic endangered animals.
The Quito rocket frog is small, less than 2.5 centimetres long, and was once widely distributed across the central and northern Andes of Ecuador. Populations of the frog declined rapidly in the 1980s and 1990s, probably due to disease and climate change. Scientists feared the frog had become extinct, until the only remaining population on the banks of the Pita River was discovered in 2008.
In an effort to save the species, a team of scientists are collecting individual frogs and tadpoles from the Pita River and moving them to a lab at Balsa de los Sapos maintained by the Museum of Zoology at the Catholic University of Ecuador.
The team has collected 45 of the 100 tadpoles they plan to rescue. A few have already reached metamorphosis, and the froglets appear to be healthy. The frogs will be returned to the wild as soon as possible. If their habitat is destroyed, the frogs may be kept at Balsa de los Sapos for several years. If the breeding program is successful, the frog will also be reintroduced in other locations where populations went extinct decades ago.
Source : Ecuadorian newspapers.

Cotopaxi 22 aout

Vue de l’éruption du Cotopaxi le 22 août 2015  (Source: Instituto Geofisico)