Effondrements dans les Alpes // Collapses in the Alps

Les Alpes s’effondrent. Cette affirmation peut paraître exagérée, mais elle ne l’est pas tant que ça. Depuis quelques années, on observe une augmentation inquiétante des éboulements dans nos montagnes, qu’elles soient françaises, suisses ou italiennes. Les glaciers fondent à vue d’œil, mais ce sont les chutes de blocs ou de parois rocheuses entières qui inquiètent le plus les alpinistes.

Le dernier événement de la sorte a eu lieu le 22 août 2018 avec l’effondrement d’un pan entier de l’Arête des Cosmiques, à proximité de l’Aiguille du Midi.

Il ne faudrait pas oublier non plus l’énorme masse de glace qui s’est détachée du glacier de Charpoua, sur la face Sud-Est de l’Aiguille Verte, le 9 septembre 2018.

Avec la fonte de la neige et du permafrost de roche, certains itinéraires glaciaires comme le couloir du Goûter, qui permet d’accéder au Mont-Blanc, sont de moins en moins enneigés en période estivale, ce qui favorise les chutes de pierres. Les statistiques montrent que les dérochements sont responsables de 29 % des accidents, souvent mortels. .

Au cours des dernières années, l’effondrement le plus spectaculaire des Alpes françaises fut celui du pilier Bonatti en 2005. Cette paroi verticale de 1 000 mètres de hauteur était un des symboles de l’alpinisme de haute difficulté. Elle s’est effondrée en quatre fois entre le 29 et le 30 juin 2005. 292 000 m3 de roche sont tombés, soit l’équivalent de cinq fois l’Arc de Triomphe !

Plus récemment, le 24 août 2017, l’effondrement du Piz Cengalo en Suisse a provoqué la mort de huit alpinistes et randonneurs (voir ma note du 29 août 2017). Plus de trois millions de mètres cubes se sont décrochés. Quand cette masse de roche est tombée sur le glacier juste en dessous, il s’est liquéfié. Cela a provoqué une avalanche rocheuse puis une coulée de boue – aussi appelée lave torrentielle – qui a parcouru six kilomètres et a envahi le village de Bondo. Heureusement, grâce à un système d’alerte mis en place par les autorités suisses, la population a pu être évacuée à temps. Selon le service sismologique suisse, les vibrations causées par cet effondrement équivalaient à un séisme de magnitude 3.

Selon les guides de haute montagne de Chamonix, l’alpinisme tel qu’on le pratiquait il y a trente ans n’existe plus. Les courses imaginées en 1973 par Gaston Rebuffat sont devenues plus difficiles ou beaucoup plus dangereuses. Certaines sont même devenues impraticables en été car les parois ne sont plus englacées et enneigées et il n’est plus possible d’escalader le rocher mis à nu.

La situation ne semble pas en voie d’amélioration. Les températures continuent d’augmenter ; la glace et la neige désertent les sommets. De nouveaux effondrements sont donc à craindre, en espérant qu’ils n’emporteront pas avec eux les alpinistes en train d’escalader les parois.

——————————————————-

The Alps are collapsing. This statement may seem exaggerated, but it is not. In recent years, there has been a worrying increase in landslides in our mountains, whether French, Swiss or Italian. The glaciers are melting, but it is the rockfalls and the collapse of entire rock faces that worry mountaineers most.
The last event of this kind took place on August 22nd, 2018 with the collapse of an entire section of the Arête des Cosmiques (Cosmic Ridge), near the Aiguille du Midi.
We should not forget either the huge mass of ice that broke away from the Charpoua glacier, on the south-east face of the Aiguille Verte, on September 9th, 2018.
With the melting of snow and rock permafrost, some glacier routes such as the Couloir du Goûter, which provides access to Mont-Blanc, are becoming less snow-covered during the summer months, which favours falling rocks. Statistics show that such rockfalls are responsible for 29% of accidents, often fatal. .
In recent years, the most spectacular collapse in the French Alps was that of the Bonatti pillar in 2005. This vertical wall , 1,000 metres high, was one of the symbols of high difficulty mountaineering. It collapsed four times between 29 and 30 June 2005. 292 000 cubic metres of rock fell, the equivalent of five times the Arc de Triomphe!
More recently, on August 24th, 2017, the collapse of Piz Cengalo in Switzerland caused the death of eight mountaineers and hikers (see my note of August 29th, 2017). More than three million cubic metres were broke loose. When this mass of rock fell on the glacier just below, it liquefied. This caused a rocky avalanche and then a mudslide – also called torrential lava – which travelled six kilometres and invaded the village of Bondo. Fortunately, thanks to an alert system set up by the Swiss authorities, the population was evacuated in time. According to the Swiss Seismological Service, the vibrations caused by this collapse amounted to an earthquake of magnitude 3.
According to the mountain guides of Chamonix, mountaineering as it was practiced thirty years ago can no longer be performed. The itineraries imagined in 1973 by Gaston Rebuffat have become more difficult or much more dangerous. Some have even become impassable in summer because the walls are no longer covered with ice and snow and it is no longer possible to climb the rock which is now exposed.
The situation does not seem to be improving. Temperatures continue to rise; ice and snow desert the peaks. New collapses are therefore to be feared, hoping that they will not take with them mountaineers climbing the walls.

Glacier Blanc dans les Hautes Alpes (Photo: C. Grandpey)

L’éruption du Kilauea (Hawaii) bat des records // The Kilauea eruption (Hawaii) is breaking records

L’éruption du Kilauea continue d’étonner les volcanologues car la quantité de lave émise depuis le 3 mai 2018 éclipse des événements similaires dans l’histoire récente du volcan. Au cours de l’éruption actuelle, il a produit un volume estimé à environ 145 millions de mètres cubes de lave en 47 jours. En comparaison, il a émis 81 millions de mètres cubes d’un lors d’une éruption qui a duré 88 jours en 1955 et 122 millions de mètres cubes pendant une éruption de 37 jours en 1960. Il ne semble pas que l’éruption actuelle ait envie de ralentir.

Au sommet du Kilauea, le cratère de Halema’uma’u a doublé de taille entre le début de l’éruption et le 13 juin. Les effondrements réguliers de la lèvre et des parois du cratère augmentent son volume à raison de 14 millions de mètres cubes par jour. Les bords s’effondrent en moyenne jusqu’à près de 90 mètres de profondeur à chaque séisme et explosion.
Les scientifiques de l’USGS surveillent de près le chenal dans lequel la lave s’écoule vers l’océan à partir de la Fracture n° 8. Avec les petits débordements, les parois du chenal durcissent et prennent de la hauteur. Elles atteignent actuellement 15 à 18 mètres au-dessus du sol. Un débordement plus significatif a récemment été observé à proximité de Pohoiki Road, mais il n’a duré que quelques heures et la lave n’est pas allée loin. La question à plus long terme est de savoir si les parois du chenal résisteront à la pression de la lave et l’empêcheront de se déverser dans la zone environnante.
Selon la protection Civile, le dernier recensement des habitations détruites par la lave s’élève à 577. La vérification s’est faite en comparant les dossiers fiscaux fonciers et les relevés aériens. Le recensement continue.
Source: USGS / HVO, Protection Civile.

——————————————–

The Kilauea eruption continues to astound volcanologists as its output since May 3rd, 2018 has eclipsed similar events in recent history. It has put forth an estimated 145 million cubic metres of lava over 47 days. That compares with 81 million cubic metres from an 88-day event in 1955 and 122 million cubic metres from a 37-day eruption in 1960. And it doesn’t look like the eruption is slowing down whatsoever.

At the Kilauea summit, Halema’uma’u Crater had doubled in size as of June 13th. Regular collapses of the crater rim are expanding its volume at a rate of 14 million cubic metres per day. The edges have slumped down almost 90 metres dropping with each earthquake and explosive event.

USGS scientists are keeping a close watch on the channel of lava flowing to the ocean from fissure 8. As lava dribbles over the edges and hardens, the channel has been rising and now stands about 15 to 18 metres above the ground. An overflow recently occurred adjacent to Pohoiki Road, but it lasted only a few hours and did not travel far. A longer-term concern is if the channel levees fail, allowing lava to pour out onto the surrounding area.

The latest count of dwellings destroyed by lava is at 577, according to Civil Defense. Those are the homes that have been verified by matching real property tax records with aerial surveys, which are ongoing.

Source : USGS / HVO, Civil Defense.

Vue du site de l’éruption le 19 juin 2018. On aperçoit au fond la fracture 18 qui donne naissance à la coulée de lave bien canalisée. On aperçoit également les petits débordements sur les parois du chenal. Il faut espérer qu’elles résistent à la poussée de la lave. (Crédit photo: USGS)

Le périmètre de sécurité sur le site de Kamokuna (Hawaii) // The safety zone at the Kamokuna lava entry (Hawaii)

Même si cela déplaît à certaines personnes que je connais, des restrictions d’accès existent sur le Kilauea et les visiteurs sont invités à les respecter, avec le risque d’être condamné à des amendes s’ils ne le font pas. L’une des restrictions concerne l’accès terrestre et maritime à l’entrée de lave sur le site de Kamokuna.
En lisant la presse hawaiienne, on apprend que la Garde côtière vient d’établir une zone officielle de sécurité temporaire pour les eaux navigables entourant l’entrée de la lave dans l’Océan Pacifique. Cette zone englobe «toutes les eaux sur 984 pieds (300 mètres) dans toutes les directions autour de l’entrée de la lave dans l’océan, entre midi le 28 mars 2017 et 8 heures du matin le 28 septembre 2017».
L’USGS recommande cette distance de sécurité minimale pour éviter les dangers liés à l’entrée de la lave dans l’océan, comme l’instabilité de la falaise, les projections de matériaux lors des explosions, les gaz toxiques et les effondrements potentiels du delta de lave.

C’est au vu de près de 30 années d’observations d’effondrements des deltas de lave dans les archives du HVO qu’un rayon de sécurité de 300 mètres a été décidé autour du point d’entrée de la lave dans l’océan. Les embarcations et les personnes ne sont pas admises dans cette zone, sauf autorisation de la Garde côtière du Port d’Honolulu.

De la même manière, une zone de sécurité avec des cordes et des balises pour la signaler au public a été installée sur le terrain autour de l’entrée de lave. Les visiteurs sont invités à ne pas y pénétrer. Les rangers sont accrédités pour distribuer des amendes aux contrevenants.
Sources: Garde côtière et journaux hawaïens.

°°°°°°°°°°°°

La décision des autorités hawaiiennes de limiter l’approche des bateaux à 300 mètres de l’entrée de lava dans l’océan fait des remous chez les voyagistes locaux. Ainsi, l’agence Hawaiian Lava Boat Tours a publié un communiqué indiquant que les nouvelles restrictions vont nuire à cette petite entreprise et sont susceptibles de la couler entièrement. En tant que tel, ses gérants espèrent contester la nouvelle réglementation et recueillir le soutien de sa clientèle. En conséquence, l’agence demande à ses clients qui ont apprécié ses prestations et se sont sentis en sécurité de rédiger un témoignage sur leur expérience auprès du sénateur démocrate de l’Etat d’Hawai’i, Kaiali’i Kahele : senkahele@capitol.hawaii.gov ou de téléphoner au 808-586-6760.

C’est bien connu, sécurité et Big Money n’ont jamais fait bon ménage !

—————————————

Even if some people I know don’t agree with them, access restrictions do exist on Kilauea volcano and visitors are asked to respect them, with the risk of being fined if they don’t. One of the restrictions concerns the land and water access to the lava entry at Kamokuna.

Reading the Hawaiian newspapers, we learn that the Coast Guard is establishing a temporary safety zone for the navigable waters surrounding the lava entry. This zone will encompass “all waters extending 984 feet (300 metres) in all directions around the entry of the lava flow into the ocean from noon on March 28th to 8 a.m. on September 28th”.

USGS experts recommend this distance as the minimum safe distance to avoid hazards which include the unstable sea cliff, volcanic shrapnel, toxic gasses and potential bench collapses.

Based on a review of nearly 30 years of delta collapse and ejecta distance observations in HVO records, a radius of 300 metres was determined as a reasonable minimum high hazard zone around a point of ocean entry. Entry of vessels or people into this zone is prohibited unless specifically authorized by the Coast Guard Captain of the Port Honolulu or his designated representative.

In the same way, a safety zone with ropes and beacons to signal it to the public has been set up on land around the entry. Visitors are asked not to get into this area. Rangers are mandated to give fines to people who do not respect the restriction measures.

Sources: Coast Guard and Hawaiian newspapers.

°°°°°°°°°°°°

The decision of the Hawaiian authorities to limit the approach of the boats to 300 meters from the lava entry in the ocean is triggering reactions among local tour operators. For example, the Hawaiian Lava Boat Tours agency has issued a statement saying the new restrictions will deeply affect this small business and are likely to sink it entirely. As such, its managers hope to question the new regulations and gain the support of its customers. As a result, the agency asks its clients who have appreciated its services and felt safe to write a testimonial about their experience to the Democratic Senator of the State of Hawai’i, Kaiali’i Kahele: senkahele@capitol.hawaii.gov  or call 808-586-6760.

Everybody knows that security and Big Money have never done a good job!

Source: U.S. Coast Guard.

Exemple de delta de lave (Photo: C. Grandpey)

 

Les explosions de l’Halema’uma’u (Volcan Kilauea / Hawaii) // The explosions of Halema’uma’u Crater (Kilauea Volcano / Hawaii)

drapeau-francaisL’explosion qui a secoué le lac de lave de l’Halema’uma’u le 6 août 2016 est la dernière d’une série qui a débuté en 2008. En effet, l’éruption sommitale en cours a commencé par une un événement explosif le 19 mars 2008, quand un éboulement a bloqué temporairement les gaz à l’intérieur de la nouvelle bouche qui venait de s’ouvrir. La pression s’est accumulée et une explosion s’est produite quelques minutes plus tard. Les matériaux éjectés étaient entièrement composé de roches anciennes tandis que les gaz provenaient du magma qui n’avait pas encore atteint la surface. Sept autres événements explosifs ont eu lieu entre le 9 avril et le 14 octobre 2008. Tous ont mis en œuvre des roches anciennes et du magma juvénile qui était apparu dans la nouvelle bouche. Depuis 2008, 19 rxplosions ont déposé des projections sur la lèvre de l’Halema’uma’u. Leur amplitude peut être définie en se référant à l’Indice d’Explosivité Volcanique (VEI) qui classe les éruptions explosives en fonction du volume de matériaux émis. Le VEI, tel qu’il est défini actuellement, varie de 8 à moins 6 (-6). Un VEI de 8 correspond à un volume de 1018 mètres cubes ou plus. Un VEI de -6 correspond à un volume de 0,1-0,01 mètres cubes.
http://geology.com/stories/13/volcanic-explosivity-index/

Trois parmi les événements explosifs de 2008 ont été répertoriés avec un VEI -2 (entre100 et 1000 mètres cubes émis), quatre avec un VEI -3 (10-100 mètres cubes émis), et un avec un VEI -4 (1-10 mètres cubes émis). Tous les événements depuis 2008 ont un VEI -3 ou un VEI.-4. Aucun n’égale ou dépasse les trois grands événements de 2008. Le VEI de l’événement du 6 août dernier a été estimé à -3.
Un autre facteur important à prendre en compte est la profondeur de l’explosion par rapport à la lèvre du cratère. Davantage de matériaux atteindront la lèvre de l’Halema’uma’u si la profondeur n’est pas importante car la matière éjectée aura moins de distance à parcourir. On ne connaît pas la profondeur des événements explosifs de 2008, ni des deux événements de 2009, mais on pense qu’ils se situaient probablement à plus de 150 mètres de profondeur.
En revanche, tous les événements explosifs ont eu lieu à une profondeur inférieure à 150 mètres depuis 2011, année où des mesures fréquentes de la profondeur du lac de lave ont commencé à être effectuées en utilisant un télémètre laser. Par exemple, l’événement du 6 août 2016 a eu lieu à une profondeur de 125 mètres. Trois événements explosifs en avril-mai 2015 se sont produits alors que le niveau du lac était anormalement élevé, à 85-90 mètres en dessous de la lèvre du cratère principal de l’Halema’uma’u. Toutes les explosions ont été provoquées par les chutes de pierres des parois de l’Overlook Crater qui contient le lac de lave. Ces parois sont devenues de plus en plus stables avec le temps. La preuve de cette stabilité est la faible quantité de roche solide émise quotidiennement ; elle atteint en moyenne aujourd’hui moins de 5% de l’ensemble des éjectas. Néanmoins, il reste des parties instables sur les parois, en particulier en dessous de l’ancien belvédère, aujourd’hui interdit au public. De petits événements explosifs provoqués par des effondrements de cette partie de la paroi peuvent encore « arroser » cette zone. C’est ce qui est arrivé le 8 janvier et le 6 août de cette année. Cette partie de la paroi va finir par se stabiliser, mais elle est probablement encore fragile. Il ne serait pas surprenant que de nouvelles explosions accompagnées de projections se produisent dans les prochains mois.
Source: USGS / HVO.

————————————–

drapeau-anglaisThe explosive event at Halema’uma’u Crater’s lava lake on August 6th, 2016, was the latest in a series that began in 2008. Indeed, the current summit eruption started explosively on March 19th, 2008, when a rockfall temporarily impeded the release of volcanic gas from a new vent. Pressure built up, and an explosion ensued a few minutes later. The erupted material consisted entirely of older rocks from past eruptions; the gas came from magma not yet in the vent. Seven more explosive events took place between April 9th and October 14th, 2008. All involved both old rocks and new magma, which had risen into the new vent.

Since 2008, 19 explosive events have deposited spatter on the rim of Halema’uma’u Crater. Their amplitude can be defined using the Volcano Explosivity Index (VEI) which classifies explosive eruptions by the volume of erupted material. The VEI, as currently defined, ranges from 8 to minus 6 (-6). A VEI of 8 has a volume of 1 trillion cubic metres or more. A VEI of -6 has a volume of 0.1–0.01 cubic metres.

http://geology.com/stories/13/volcanic-explosivity-index/

Three of the 2008 explosive events rated as VEI -2 (100–1,000 cubic metres), four as VEI -3 (10–100 cubic metres), and one as VEI -4 (1–10 cubic metres). All explosive events since 2008 are either VEI -3 or VEI -4. None comes close to matching the three larger 2008 events. The August 6th event rates a VEI of -3.

Another important factor to take into account is the depth below the crater rim at which the explosive event takes place. More material will reach the rim of Halema’uma’u if the depth is shallower, as the ejected material has less distance to travel. We don’t know the depths of the explosive events in 2008 or the two in 2009, except that they were certainly more than 150 metres deep.

In contrast, all explosive events have been shallower than 150 metres since 2011, when frequent measurements of the depth to the lava lake were started using a laser rangefinder. For example, the August 6th event occurred at a depth of 125 metres. Three explosive events in April-May 2015 took place when the lake level was unusually high, 85–90 metres below the Halema’uma’u Crater rim All the explosive events were triggered by rockfalls from the walls of Overlook crater, which contains the lava lake. Those walls are becoming more stable with time. Evidence of increasing stability is the low amount of solid rock material erupted daily from the crater, now averaging less than 5% of the total daily ejecta. Nonetheless, unstable portions of the wall remain. One is under the old visitor overlook on the Crater rim. Even small explosive events caused by failure of this part of the wall can throw spatter onto the overlook area. That happened on January 8th and August 6th of this year.  Eventually this part of the wall will stabilize, but it probably hasn’t yet. We will not be surprised if another shower of spatter lands in the overlook area in the next few months.

Source: USGS / HVO.

Halemaumau-juillet-2007

Cratère de l’Halema’uma’u quelques semaines avant la naissance de la nouvelle bouche éruptive (Photo: C. Grandpey)

Halemau 2008 01

La nouvelle bouche en mars 2008 (Crédit photo: HVO)

Halemau 2011

Explosion dans l’Overlook Crater le 7 mars 2011 (Crédit photo: HVO)