Le réchauffement climatique responsable des inondations à Yellowstone // Global warming responsible for the flooding at Yellowstone

Les climatologues américains confirment que les précipitations sans précédent qui ont entraîné des inondations sans précédent dans le Parc national de Yellowstone ont été causées par le réchauffement climatique. Le parc a reçu plus de 6 cm de pluie et les montagnes environnantes en ont reçu jusqu’à 12 cm, ce qui a accéléré la fonte de la neige. Au final, la crue des rivières a emporté des routes et des ponts à Yellowstone.

La rivière atmosphérique qui a déversé autant de pluie sur Yellowstone avait auparavant causé des records de précipitations à Seattle qui a reçu plus de 2,5 cm le 9 juin, avec le gonflement de la Columbia River qui était à la limite de l’inondation.

De nombreuses études scientifiques récentes ont établi un lien entre le changement climatique et les conditions météorologiques extrêmes. Les événements de la semaine dernière ont offert de nouvelles preuves de ce lien.

Des études ont également montré que la hausse de la température de surface de l’océan, ainsi que celle de l’air, ont entraîné une hausse de la quantité d’humidité atmosphérique, avec une augmentation des précipitations dans le Pacifique nord-ouest qui se traduisent par des rivières atmosphériques.

Les précipitations extrêmes augmentent dans le monde entier. Aux États-Unis, les données d’observation montrent une augmentation de l’intensité et de la fréquence des événements accompagnés de précipitations extrêmes. L’air plus chaud a la capacité de retenir et de libérer plus d’humidité. Pour chaque degré Celsius de réchauffement, l’air saturé contient sept pour cent de vapeur d’eau en plus. Par conséquent, un volume donné d’air plus chaud a la capacité de laisser tomber de plus grandes quantités de pluie et de neige que le même volume d’air plus frais. La rivière atmosphérique qui a entraîné des records de précipitations dans certaines parties de l’Etat de Washington avant de faire des ravages à Yellowstone était un événement de catégorie 5 – le maximum – sur une échelle établie par le Center for Western Weather and Water Extremes à San Diego.

Les rivières atmosphériques ne se produisent généralement pas dans l’Ouest des États-Unis à la fin du printemps ou en été, et elles atteignent rarement le niveau 5. Avec le changement climatique, cependant, de nouveaux records sont établis avec une régularité alarmante.

Les autorités du parc expliquent qu’elles ne pourront pas dire quand le parc rouvrira tant que la crue des rivières ne sera pas terminée. Il faudra aussi qu’elles évaluent les dégâts dans tout le parc. Il est probable que la boucle nord sera fermée pendant une longue période.

Source : Yahoo Actualités.

Dernières nouvelles : Les services du parc indiquent que la partie nord – et donc la boucle nord – du Parc national de Yellowstone restera probablement fermée pendant une longue période en raison des dégâts subis par les infrastructures. Un survol du parc a permis de constater l’effondrement de plusieurs sections de route entre l’entrée nord (Gardiner, dans le Montana), Mammoth Hot Springs et Lamar Valley. De nombreux tronçons de route ont complètement disparu et leur reconstruction demandera beaucoup de temps. Il est probable que certaines routes dans la partie nord du Parc ne rouvriront pas cette saison.
La boucle sud du Parc semble être moins touchée que les routes du nord et les services d’entretien évalueront les dégâts pour déterminer quand il sera possible de rouvrir la boucle sud. La fermeture actuelle se prolongera au moins jusqu’au 19 juin.
En raison de la fermeture de la boucle nord, les services du Parc sont en train d’effectuer une estimation du nombre de visiteurs qui pourront accéder à la boucle sud après sa réouverture. Cela signifiera probablement la mise en œuvre d’un système de réservation temporaire pour éviter les embouteillages et réduire les impacts sur les infrastructures du parc. Pas évident à gérer à la veille de la saison estivale.

Vidéo montrant l’ampleur des inondations :

https://us.yahoo.com/news/record-flooding-forces-first-yellowstone-200605781.html

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American climatologists confirm that the unprecedented rainfall leading to unprecedented flooding at Yellowstone National Park was caused by climate change.

After the park received more than 6 cm of rain and nearby mountains were hit with as much as 12 cm that sped up snow melt, a torrent of floodwaters washed out roads and bridges throughout Yellowstone.

The same atmospheric river, or tropical moisture, that dumped rain on Yellowstone set June rainfall records in Seattle, which received more than 2.5 cm on June 9th, and pushed the Columbia River to near flood stage.

Much recent scientific research has linked climate change to extreme weather, and this past week has offered yet more evidence of how that connection can play out. Studies have shown that the increase in ocean surface temperatures, as well as air temperatures, have increased the amount of atmospheric moisture and resulted in an uptick in the amount of rainfall to the Pacific Northwest delivered via atmospheric river storms.

Extreme precipitation is increasing worldwide. Across the United States, observational data shows an increase in the intensity and frequency of extreme precipitation events. This is because warmer air has the capacity to hold and release more moisture. For each 1°C of warming, saturated air contains seven percent more water vapour. Therefore, a given volume of warmer air has the capacity to drop greater amounts of rain and snowfall than the same volume of cooler air.

The atmospheric river that broke rainfall records in parts of Washington before wreaking havoc in Yellowstone National Park was classified as a maximum Category 5 event on a scale developed by the Center for Western Weather and Water Extremes in San Diego.

Atmospheric rivers do not typically hit the western U.S. in late spring or summer, nor do they often measure 5 on the AR scale. But with climate change, however, new records are being set with alarming regularity.

Park authorities say they will not know when the park will reopen until flood waters subside and they are able to assess the damage throughout the park. It is likely that the northern loop will be closed for a substantial amount of time.

Source: Yahoo News.

Latest news : The park Service indicates that the northern portion – and the northern loop – of Yellowstone National Park will probably remain closed for a substantial length of time due to severely damaged, impacted infrastructure. Aerial assessments show major damage to multiple sections of road between the North Entrance (Gardiner, Montana), Mammoth Hot Springs, Lamar Valley. Many sections of road in these areas are completely gone and will require substantial time and effort to reconstruct. It is probable that road sections in northern Yellowstone will not reopen this season.

The park’s southern loop appears to be less impacted than the northern roads and teams will assess damage to determine when opening of the southern loop is feasible. This closure will extend at least until June 19th.

Due to the northern loop being unavailable for visitors, the park is analyzing how many visitors can safely visit the southern loop once it’s safe to reopen. This will likely mean implementation of some type of temporary reservation system to prevent gridlock and reduce impacts on park infrastructure. Difficult to manage on the eve of the summer season.

Video showing the extent of the floodings :

https://us.yahoo.com/news/record-flooding-forces-first-yellowstone-200605781.html

Source: National Park Service

Urgence énergétique aux Etats Unis // Energy emergency in the United States

Avec la sécheresse qui sévit depuis des mois aux Etats Unis, les cours d’eau et les réserves sont au plus bas, ce qui pose des problèmes en agriculture et menace l’approvisionnement en électricité des zones habitées. Certaines régions doivent s’attendre à des coupures de courant.

C’est pourquoi le président américain Joe Biden a déclaré l’urgence énergétique dans le pays le 6 juin 2022 en raison des menaces qui pèsent sur « la disponibilité d’une production d’électricité suffisante pour répondre aux besoins de la population ». L’urgence énergétique restera en vigueur pendant au moins 24 mois.
Voici un extrait de la déclaration de M. Biden :

« De nombreux facteurs menacent la capacité des États-Unis à fournir une production d’électricité suffisante pour répondre à la demande de la population. Ces facteurs comprennent les perturbations causées au marché de l’énergie par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et les phénomènes météorologiques extrêmes exacerbés par le changement climatique. Par exemple, dans certaines parties du pays, les conditions de sécheresse couplées aux vagues de chaleur provoquent à la fois des pénuries d’approvisionnement en électricité et une demande record d’électricité. En conséquence, la Federal Energy Regulatory Commission et la North American Electric Reliability Corporation ont toutes deux mis en garde contre les problèmes de distribution d’électricité à court terme. Afin d’assurer l’adéquation des ressources électriques, les services publics et les opérateurs de réseau doivent s’engager à construire dès maintenant de nouvelles capacités de production afin de répondre aux besoins de la population.
L’énergie solaire est l’une des sources de production d’électricité qui se développe le plus vite aux États-Unis. Les services publics et les opérateurs de réseau s’appuient de plus en plus sur de nouvelles installations solaires pour maintenir une bonne distribution d’électricité. Les nouveaux champs photovoltaïques devraient représenter plus de la moitié de la capacité du secteur électrique en 2022 et 2023.
Actuellement, la pénurie de composants compromet les nouvelles installations solaires prévues, ce qui menace à son tour la production d’électricité pour répondre à la demande de la population.
L’électricité produite par l’énergie solaire est essentielle pour réduire la combustion de combustibles fossiles qui entraîne le changement climatique. Le ministère de la Défense a reconnu que le changement climatique était une menace pour notre sécurité nationale.
Ces dernières années, la grande majorité des modules solaires installés aux États-Unis ont été importés. Ceux en provenance d’Asie du Sud-Est représentaient environ les trois quarts des importations en 2020.
Récemment, les États-Unis n’ont pas été en mesure d’importer des modules solaires en quantité suffisante pour assurer les ajouts de capacité solaire nécessaires pour atteindre nos objectifs en matière de climat et d’énergie propre, pour assurer l’adéquation des ressources du réseau électrique, et pour aider à lutter contre la hausse des prix de l’énergie. Cette pénurie aiguë de modules solaires et de composants a brusquement mis en péril les ajouts de capacité solaire à court terme. Ces nouvelles installations pourraient aider à assurer la suffisance de la production d’électricité et répondre à la demande de la population. Environ la moitié du déploiement de modules solaires prévu aux Etats Unis au cours de l’année prochaine est actuellement menacé en raison d’un approvisionnement insuffisant. Dans tout le pays, des projets solaires sont reportés ou annulés.
Le gouvernement fédéral travaille avec le secteur privé pour promouvoir la fabrication solaire nationale, y compris notre capacité à fabriquer des modules et d’autres éléments de la chaîne solaire, mais le renforcement de cette capacité prendra du temps. En attendant, une action immédiate est nécessaire pour s’assurer que les États-Unis auront accès à un approvisionnement suffisant de modules solaires pour répondre à nos besoins de production d’électricité.

Source : Declaration of Emergency and Authorization for Temporary Extensions of Time and Duty-Free Importation of Solar Cells and Modules from Southeast Asia – The White House – June 6th, 2022.

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With the severe drought that has been affecting parts of the U.S. for several months, rivers ans water reserves are at their lwest, which causes problems in the electricity supply. Powercuts are likely in several regions of the country.

U.S. President Joe Biden declared a national energy emergency on June 6th, 2022, due to the threats to the availability of sufficient electricity generation to meet expected customer demand. It will stay in effect for at least 24 months.

Here is an excertpt of Mr. Biden’s declaration :

“Multiple factors are threatening the ability of the United States to provide sufficient electricity generation to serve expected customer demand. These factors include disruptions to energy markets caused by Russia’s invasion of Ukraine and extreme weather events exacerbated by climate change. For example, in parts of the country, drought conditions coupled with heatwaves are simultaneously causing projected electricity supply shortfalls and record electricity demand. As a result, the Federal Energy Regulatory Commission and the North American Electric Reliability Corporation have both warned of near-term electricity reliability concerns in their recent summer reliability assessments. In order to ensure electric resource adequacy, utilities and grid operators must engage in advance planning to build new capacity now to serve expected customer demand.

Solar energy is among the fastest growing sources of new electric generation in the United States. Utilities and grid operators are increasingly relying on new solar installations to ensure that there are sufficient resources on the grid to maintain reliable service. Additions of solar capacity and batteries were expected to account for over half of new electric sector capacity in 2022 and 2023.

The unavailability of solar cells and modules jeopardizes those planned additions, which in turn threatens the availability of sufficient electricity generation capacity to serve expected customer demand.

Electricity produced through solar energy is also critical to reducing our dependence on electricity produced by the burning of fossil fuels, which drives climate change. The Department of Defense has recognized climate change as a threat to our national security.

In recent years, the vast majority of solar modules installed in the United States were imported, with those from Southeast Asia making up approximately three-quarters of imported modules in 2020.

Recently, however, the United States has been unable to import solar modules in sufficient quantities to ensure solar capacity additions necessary to achieve our climate and clean energy goals, ensure electricity grid resource adequacy, and help combat rising energy prices. This acute shortage of solar modules and module components has abruptly put at risk near-term solar capacity additions that could otherwise have the potential to help ensure the sufficiency of electricity generation to meet customer demand. Roughly half of the domestic deployment of solar modules that had been anticipated over the next year is currently in jeopardy as a result of insufficient supply. Across the country, solar projects are being postponed or canceled.

The Federal Government is working with the private sector to promote the expansion of domestic solar manufacturing capacity, including our capacity to manufacture modules and other inputs in the solar supply chain, but building that capacity will take time. Immediate action is needed to ensure in the interim that the United States has access to a sufficient supply of solar modules to assist in meeting our electricity generation needs. »

Source : Declaration of Emergency and Authorization for Temporary Extensions of Time and Duty-Free Importation of Solar Cells and Modules from Southeast Asia – The White House – June 6th, 2022.

Beaucoup de réserves d’eau sont quasiment à sec dans l’Ouest des Etats Unis et la pénurie de composants photovoltaïques n’arrange rien (Photos: C. Grandpey)

Arctique : plus grande étendue de glace de mer en mai 2022 // Arctic : larger sea ice extent in May 2022

Le National Snow & Ice Data Center (NSIDC) indique que l’étendue moyenne de la glace de mer arctique pour le mois de mai 2022 a été la plus élevée depuis 2013 avec 12,88 millions de km2, mais c’est 410 000 km2 en dessous de la moyenne 1981-2010.
La couverture de glace relativement importante pour cette période de l’année est en grande partie due à des températures inférieures à la moyenne dans la baie de Baffin. Les vents du nord ont également ralenti le recul de la glace dans les mers de Béring et de Barents.
Dans l’océan Arctique, la température de l’air au niveau 925 hPa de pression atmosphérique (soit environ 760 m au-dessus de la surface) était proche de la moyenne sur la majeure partie de la région en mai, et de 1 à 5°C au-dessus de la moyenne de 1981 à 2010 le long de la côte des mers de Kara et de Sibérie orientale, de la mer du Groenland oriental et de l’archipel canadien.
Source : NSIDC.
Malgré cette plus grande étendue en mai 2022, la tendance globale est toujours à une baisse de la glace de mer dans l’Arctique comme on peut le voir sur les graphiques ci-dessous.

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The National Snow & Ice Data Center (NSIDC) indicates that the average Arctic sea ice extent for the month of May 2022 was the highest May extent since 2013 at 12.88 million km2, , but 410 000 km2 below the 1981 to 2010 average.

The relatively extensive ice cover for this time of year was largely the result of lower than average temperatures in the Baffin Bay. Winds from the north also slowed the retreat of ice in the Bering and Barents Seas.

Within the Arctic Ocean, air temperatures at the 925 hPa level (about 760 m above the surface) were near average over most of the region in May, and 1 – 5 °C above the 1981 to 2010 average along the coast of the Kara and East Siberian Seas, the East Greenland Sea, and the Canadian Archipelago.

Source: NSIDC.

Despite the larger extent in May 2022, the global tendency is still a decline of the sea ice in the artic as can be seen on the graphs below.

Source : NSIDC

Concentrations record de CO2 dans l’atmosphère // Record CO2 concentrations in the atmosphere

Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) dans l’atmosphère atteignent en ce moment des niveaux jamais vus depuis des millions d’années.
La station de surveillance de la NOAA sur le Mauna Loa (Hawaï) a enregistré une moyenne de 421 parties par million (ppm) de CO2 pour le mois de mai, époque à laquelle le gaz à effet de serre atteint son maximum annuel.
Avant la révolution industrielle à la fin du 19ème siècle, le niveau de CO2 était de 280 parties par million. Il est facile d’en déduire que l’Homme a considérablement modifié l’atmosphère.
Le niveau de CO2 continue d’augmenter, alors qu’il devrait baisser. En 2022, il est de près de 1,9 ppm de plus qu’il y a un an, une hausse plus importante qu’entre mai 2020 et mai 2021.
Tous les pays disent qu’ils essaient de réduire leurs émissions, mais cela ne se voit pas sur la courbe de Keeling (voir ci-dessous).
La pandémie de Covid-19 a quelque peu ralenti les émissions (mais pas les concentrations) de CO2 à l’échelle de la planète en 2020, mais elles ont rebondi en 2021. Les variations dans les émissions sont restées faibles par rapport à la quantité de dioxyde de carbone envoyée dans l’atmosphère chaque année, d’autant plus que le CO2 reste dans l’atmosphère pendant plusieurs siècles.
Le monde envoie environ 10 milliards de tonnes de carbone dans l’air chaque année, dont une grande partie est absorbée par les océans et les plantes. C’est pourquoi mai représente le pic des émissions. Dans l’hémisphère nord, les plantes commencent à absorber plus de CO2 en été à mesure qu’elles poussent.
La NOAA a déclaré que le niveau de dioxyde de carbone est actuellement à peu près équivalent à ce qu’il était il y a 4,1 à 4,5 millions d’années au Pliocène, lorsque les températures étaient de 3,9 degrés Celsius plus chaudes qu’aujourd’hui et que le niveau de la mer était de 5 à 25 mètres plus élevé. Le sud de la Floride, par exemple, était complètement sous l’eau.
Source : Yahoo Actualités.

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The amount of carbon dioxide (CO2) in the atmosphere is at levels not seen since millions of years ago.

NOAA’s long-time monitoring station at Mauna Loa (Hawaii) averaged 421 parts per million of CO2 for the month of May, which is when the crucial greenhouse gas hits its yearly high.

Before the industrial revolution in the late 19th century CO2 levels were at 280 parts per million, which means humans have significantly changed the atmosphere.

Levels of the gas continue to rise, when they need to be falling. This year’s carbon dioxide level is nearly 1.9 ppm more than a year ago, a slightly bigger jump than from May 2020 to May 2021.

The world says it is trying to reduce emissions, but it can’t be seen on the Keeling Curve.

The slowdown from the pandemic cut global carbon emissions (but not concentrations) a bit in 2020, but they rebounded in 2021. Both changes were small compared to how much carbon dioxide is pumped into the atmosphere each year, especially considering that carbon dioxide stays in the atmosphere hundreds to a thousand years.

The world puts about 10 billion metric tons of carbon in the air each year, much of it gets drawn down by oceans and plants. That’s why May is the peak for global carbon dioxide emissions. Plants in the northern hemisphere start sucking up more carbon dioxide in the summer as they grow.

NOAA said carbon dioxide levels are now about the same as 4.1 to 4.5 million years ago in the Pliocene era, when temperatures were 3.9 degrees Celsius hotter and sea levels were 5 to 25 meters higher than now. South Florida, for example, was completely under water.

Source: Yahoo News.

 

La Courbe de Keeling début juin 2021 (Source: Scripps Institution)